De nombreux films ont essayé de surfer sur le succès d'Aliens ou d'autres films du genre. Certains l'ont réussi comme " La Mouche" mais "la Mutante" arrive en tête des films les plus ratés sur ce genre. Avec de mauvais effets spéciaux et un scénario médiocre, les personnage cabotinent et chacun essaie de sortir la tête de l'eau pour mieux y replonger.
Petit film de science-fiction tourné par Roger Donaldson, barroudeur ayant déjà œuvré sur de multiples thèmes ("Le Bounty", "Coktail", "Guet-Apens", "Cadillac Man"), "La Mutante" nous propose un sujet intéressant et original : 30 ans après le lancement du projet S.E.T.I. qui visait à savoir si une intelligence extra-terrestre existait dans l’univers, un laboratoire a réussi a crée une forme de vie en suivant les instructions reçues par deux messages intersidéraux. Cependant l’expérience doit prendre fin et on décide de tuer la créature ; mais, instinct de survie oblige, elle s’échappe du labo grâce notamment à sa force herculéenne. Semant des cadavres sur son chemin, les autorités décident donc d’engager des chasseurs afin d’en finir définitivement avec celle que l’on nomme « Sil ». C’est simple, comme tout le reste du film en fait. Nous suivons la poursuite entre les chasseurs et Sil, cette dernière étant « devenue » adulte ne cherchant plus qu’à se reproduire. Ceci n’est finalement que prétexte pour nous montrer la belle Natasha Henstridge nue (ah ça, ses seins on les voit bien, pas de soucis !!) lors de scènes aguicheuses. Pour être franc je préfère encore la jeune et mignonne Michelle Williams qui interprète Sil ado. Côté effets spéciaux là aussi c’est moyen : autant les effets « physiques » et les maquillages sont bien faits (c’est même parfois gore : voir la scène des toilettes), autant les effets numériques sont réellement dégueulasses. Quand à la créature créée par H.R. Giger, même si elle est plutôt sympa, son design est lui aussi foutu en l’air lors des scènes en effets numériques et elle demeure tout de même assez éloignée du travail somptueux que Giger avait réalisé sur "Alien" (le rare moment du film où on reconnaît bien son style est le rêve de Sil où elle essaie de fuir un train-squelette). Bref, en passant moins de temps à filmer les seins de Natasha, peut-être que certaines scènes auraient eu un meilleur rendu visuel. La seule bonne surprise du film (et elle est de taille vu son budget), c’est son casting 5 étoiles : Ben Kingsley, Forest Whitaker, Marg Helgenberger, Michael Madsen et Alfred Molina sont impeccables et leurs interprétations sauvent le film de l’ennui. Ni mauvais, ni inoubliable, La Mutante demeure une sympathique petite série B qui sort de l’ordinaire et fait passer un bon petit moment.
J'adore ! La mutante c'est le charme de certaines séries B auquel s'ajoute une inversion de l'identification du spectateur. La mutante est méchante, on devrait donc prendre parti pour ceux qui la pourchassent. Et bien non, c'est la mutante qui a toute notre sympathie, elle est d'ailleurs fort jolie. Un bon moment de cinéma sans prise de tête.
Cette série B avait bien des arguments pour occuper une place de choix dans le cœur des amateurs de science-fiction: une idée de départ originale, un casting solide (Ben Kingsley, Michael Madsen, Forest Whitaker…), un génie absolu à la supervision des effets visuels et quelques scènes chaudes pour appâter le chaland. Pourtant, le résultat est loin d’être convainquant. Entre l’intrigue d’une banalité affligeante, les personnages mal interprétés, la réalisation indigne du budget et le final opportuniste, on échappe de justesse au navet. Seule la magnifique Natasha Henstridge, assez crédible dans son rôle de mangeuse d’homme (au sens littéral du terme) met un peu de piment dans ce spectacle bien terne.
Le concept est génial : nous présenter une mutante super sexy (mais néanmoins dangereuse). La prestation de Natasha Henstridge dans ce rôle est tout à fait réussie, d'autant qu'elle a en face d'elle une bande de "gentils" qui est en fait un véritable catalogue de têtes à claques. Alors évidemment c'est à la mutante que l'on s'identifie ! Après tout pourquoi pas ? Le rythme est très enlevé, il y a juste ce qu'il faut d'érotisme. Bref un bon moment pour un excellent film.
Je savais à quoi m'attendre en regardant ce film, mais j'étais quand même assez curieux de voir le résultat avec Roger Donaldson comme réalisateur (j'avais beaucoup aimé "Braquage à l'anglaise") et un casting aussi impressionnant que celui-ci, évidemment on se demande ce que viennent faire ces gens dans un film comme celui-ci. En plus de ça, aucun ne semble vraiment concerné ni convaincu par l'histoire, si ce n'est Natasha Henstridge qui tient ici son premier rôle au cinéma et qui se débrouille pas mal (si on trouve que montrer ses seins tous les trois plans c'est bien jouer). A côté de ça, on a une histoire stéréotypée, pénible avec des litres de sang qui coulent, des effets spéciaux absolument exécrables (avec 35 millions de budget pourtant..) et une course poursuite à dormir debout et sans intérêt. Bref c'est très mauvais, et dire qu'ils ont osé en faire un 2, un 3 et un 4, quelle honte...
3 petites étoiles pour ce film qui frise les 20 ans. Je l'avais vraiment apprécié fin 90'. L'histoire est bien et se laisse suivre avec intérêt le problème de ce film est la fin. Mal réalisée, baclée et peu probable. Je me pose toujours cette question: C'est de l'eau ou du pétrole? Dommage. -----Mai 2012----
Tellement cheap que j'étais persuadé que ce film était sorti durant les années 80... Le cocktail SF+boobs le classe directement dans la catégorie nanar. Le casting plutôt prestigieux (Molina, Kingsley,...) ne suffit pas à porter le film.