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Sergio-Leone
210 abonnés
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2,0
Publiée le 5 octobre 2010
Loin d'être le cinéma que j'admire chez Wes Anderson qui me fascine avec ses œuvres poétiques remplies de mélancolie et d'humour. "Hôtel Chevalier" est un court métrage étrangement associé à "Darjeeling limited", une oeuvre romantique et érotique qui sonne comme une envie du réalisateur qui n'avait jusqu'alors pu être comblée. Cependant cela tourne plus à l'essai qu'autre chose et l'intérêt se dégonfle assez vite.
Ce prequel de A bord du Darjeeling Limited est bien différent du film. On découvre l'un des trois personnages du film et son ex-petite amie la sublime Natalie Portman. Un court-métrage original, sexy, triste, esthétiquement bien fait.
Que dire a par le fait que ce court métrage est un préquel absolument génial au non moins fabuleux Darjeeling Limited! Musique parfaite, dialogues détonnants, duo hilarant...Bref, que du bonheur!
C'est en effet un peu surprenant d'entrer dans la salle et de voir un court métrage qui s'appel HOTEL CHEVALIER alors que vous êtes venus voir A bord du Djarjeeling limited mais cette scène est l'introduction du film et met en valeur le personnage de ce frère. Une fille magnifique en la personne de Nathalie Portman, un cadre charmant "Paris", une vue imprenable avec un son qui n'est autre que where do you go to my lovely (when you're alone in your bed) de Peter Sarstedt. Ca parle de Marlène Dietrich, Zizi Janmer, Sacha Distel, Balmain, du boulevard St Michel, de la Sorbonne et de Juan les pins... on est mort de rire sur le côté kitch mais ce n'est pas dénué de sens quand on regarde le court métrage, cette musique colle. Quand le film commence on cherche le lien avec ce qui a précédé et on le retrouve, on comprend mieux certains éléments du film. Filmé d'une main de maître,on sent les émotions passer et il fait chaud dans la salle! Tout le monde se tait...
Court-métrage précédant "A bord du Darjeeling Limited", Cet "Hôtel Chevalier" peut il est vrai dérouter quelque peu, mais si on se laisse plonger ne serait-ce que quelques instants dans cet univers décalé, on peut prendre un réel plaisir à plonger dans cet instant pour le moins original, illuminé par la beauté de Natalie Portman et par certaines répliques particulièrement réjouissantes. Savoureux.
13 minutes : c'est le temps qu'il faut à ce cinéaste remarquable pour nous présenter un condensé de sa panoplie artistique. Ce court-métrage est assez déroutant en ce qu'il diffère radicalement du film dont il est censé être un prologue (la parenté entre les deux oeuvres est en réalité très ténue). Cependant, ne le réduisons pas uniquement à la dimension du film qui dévoile à la planète entière les fesses de Natalie Portman (quel veinard ce Jason Schwartzmann...). L'intérêt paradoxalement est ailleurs : ici l'amour ne fait pas souffrir explicitement, le malaise est plus pernicieux. Le silence pesant au début du court-métrage qui suit une conversation téléphonique reflet de l'incommunicabilité des deux amoureux (qui elle-même suit l'introduction du court-métrage, occasion de découvrir le délicieux français de Jason Schwartzmann, fidèle à sa prestation dans le génial A bord du Darjeeling Limited), la tentative ridicule de séduction sur une chanson désespérément kitsch parlant de Zizi Jeanmaire... on pressent ce qui sera évoqué par la suite dans le film. Travellings, plans d'ensemble donnant l'impression d'un mauvais cadrage... la technique de Wes Anderson est toujours remarquable. Hommage non dissimulé à notre beau pays (qui fait écho aux Champs Elysées de Joe Dassin au générique de fin du long-métrage), le court se conclut sur une scène d'amour assez particulière (troublante du fait des ecchymoses recouvrant le corps voluptueux de la belle Natalie), un enfilage de peignoir jaune (la couleur prédominante du court-métrage, présage des couleurs ocres de l'Inde du long-métrage à venir) au ralenti et la contemplation faussement complice des rues de Paris, sur lesquelles se clôt cette nouvelle pépite qu'est Hôtel Chevalier.
Il faut deja savoir que un cour metrage est tres special dans celui si on retrouve la magnifique natalie portman avec son petit ami Jason Schwartzman dans un hotel parisien avec notamment une scene tres chaude de natalie portman c est aussi la premiere partie de darjeeling limited meme si cela na rien avoir avec la comedie d owen wilson
Attention à bien faire la différence entre le court métrage et Darjeeling limited qui suit aprés. Hotel Chevalier n'est pas vraiment un prologue aux aventures sympathiques des trois frères, c'est une histoire indépendante. Si la coupure n'est pas nette au niveau des images (on retrouve ce goût pour les couleurs) elle l'est au niveau du ton. Car il faut prendre Hotel Chevalier pour ce qu'il est, un court métrage mélancolique. Loin de l'humour décalé et de du vide émotionnel qui suit, le court métrage est fondamentalement triste. Il n'y a qu'a voir ces visages et ces corps, pas question ici de blagues puériles, au contraire la dureté prévaut. Le corps de Portman couvert d'échimoses, ces dialogues lourds de sous-entendus, on découvre presque un autre Wes Anderson. Un Anderson plus mature qui en 13 minutes touche à ce que l'on pourrait appeler les dommages collatéraux de l'amour. Et si l'on sourit de Jason Schwartzman qui se donne des airs c'est avec un petit pincement car tout dans cet Hotel Chevalier a un aspect nostalgique, comme le sourire faussement enjoué du personnage qui sert à couvrir les blessures du passé. ce court-métrage d'une grande justesse mérite le coup d'oeil.
Prologue très particulier mais dont la patte de Wes Anderson est présente à chaque. Tout cela est très minutieux, très travaillé et forcément très intriguant.
Jason Schwartzman est marrant, Natalie Portman très belle, la musique totalement foutraque.
Dommage qu'il n'ait pas pensé à faire un prologue pour les deux autres frères aussi.