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    Two Lovers
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Two Lovers" et de son tournage !

    Vu à Cannes

    Two lovers a été présenté en Sélection officielle en compétition, au Festival de Cannes en 2008. Les deux précédents longs métrages de James Gray avaient déjà été en lice pour la Palme d'or. Mais à chaque fois, l'Américain est reparti bredouille.

    Two friends

    Après The Yards et La Nuit nous appartient, c'est la troisième fois que James Gray a choisi Joaquin Phoenix pour jouer le rôle principal de son film. Il a écrit le personnage de Leonard en pensant à lui. "Joaquin est comme un frère pour moi. Nous sommes proches d'une façon rare. Ensemble, nous avons parlé de ce que nous voulions explorer chez le genre humain. Joaquin a une perception et une compréhension très aiguës du comportement humain, de ce que sont les gens et de ce qui les motive. Il possède les mêmes centres d'intérêt que moi, c'est pour cela que j'aime beaucoup travailler avec lui."

    On n'arrête plus le pro Gray...

    L'annonce du projet Two lovers a constitué une double surprise pour les fans de James Gray : d'abord, le cinéaste ne les avait pas habitués à tourner aussi vite : six années s'étaient écoulées entre son premier opus Little Odessa (1994) et son deuxième, The Yards (2000), et il avait fallu attendre sept ans pour voir le troisième, La Nuit nous appartient, présenté en mai 2007 au Festival de Cannes, soit quelques mois seulement avant le tournage de Two lovers ! Le sujet du film a également étonné, car, pour la première fois, il n'est pas question de la Mafia, son thème de prédilection, qui était au coeur des trois précédents. En découvrant le film, ses admirateurs ont néanmoins pu être rassurés : même s'il s'agit d'une histoire d'amour, la noirceur est encore au rendez-vous...

    Sentimental... mais Paltrow

    Gwyneth Paltrow, qui incarne Michelle, a été impliquée très tôt dans le projet, comme le raconte James Gray : "Gwyneth m'a inspiré dans ma décision d'explorer un nouveau genre et d'écrire quelque chose sur l'amour. Un jour, elle m'avait dit : "J'aimerais beaucoup faire un film avec toi, mais seulement s'il n'y a pas tout un tas de flingues et de types qui hurlent des gros mots !". D'une certaine façon, elle est donc à l'origine de ce scénario qui m'a permis de sortir de mes histoires de criminels." Une fois le scénario achevé, Gray l'a soumis à la comédienne... au cours d'un échange d'e-mails culinaires ! "J'en souris encore...", se souvient celle-ci. "J'étais à Londres à cette époque. En plein milieu d'un e-mail à propos d'une sauce tomate, il avait marqué : "J'ai écrit un film pour toi, il faut que tu le lises." Pour produire le film, le réalisateur s'est adressé à Donna Gigliotti, productrice oscarisée pour Shakespeare in Love, le film qui valut également une statuette à Gwyneth Paltrow...

    "Nuits blanches" lui appartient

    L'une des sources d'inspiration de James Gray pour ce film est Nuits blanches, "une nouvelle de Dostoievski sur un homme qui développe un amour platonique et une véritable obsession pour une femme qu'il rencontre dans la rue", explique le réalisateur. "J'ai trouvé cette nouvelle très émouvante. Cet homme souffre de toute évidence d'une sorte de trouble psychologique, mais l'histoire se penche avant tout sur son rapport à l'amour. Elle montre ce concept sous une perspective différente que je trouvais très intéressante. C'est souvent difficile de traiter sérieusement de l'amour ; en général les films qui en parlent sont des comédies romantiques parce que c'est un état qui apparaît parfois comme un peu absurde. Très souvent, nous tombons amoureux d'un rêve ou d'une obsession. Cela m'a donné envie d'écrire une histoire sur l'amour, mais d'un point de vue qui m'apparaissait comme plus personnel." A noter que Nuits blanches a fait l'objet d'une adaptation cinématographique réalisée par Luchino Visconti, cinéaste auquel Gray à parfois été comparé.

    Deux méthodes

    A propos du travail avec Joaquin Phoenix sur le tournage, James Gray confie : "Sur le plateau, la relation entre Joaquin Phoenix et moi est parfois assez orageuse. Joaquin est toujours à fond dans son rôle. Quand il doit jouer une dispute dans une scène, il est aussi en colère que son personnage, et si c'est une scène pleine de tendresse il est adorable avec tout le monde, ce qui était souvent le cas sur ce film." Il ajoute, au sujet de la collaboration entre Phoenix et Gwyneth Paltrow : "Quand Joaquin et Gwyneth ont joué ensemble leurs premières scènes, j'étais un peu inquiet parce que leurs techniques sont très différentes. Joaquin aime improviser et faire plusieurs prises. Il aime être libre, essayer de nouvelles choses, laisser libre cours à l'inspiration du moment. De son côté, Gwyneth est extrêmement précise, elle aime tourner une scène en deux ou trois prises maximum (...) Le mélange est étrange, mais passionnant."

    Gray, amoureux du 7ème art

    Au moment du casting, la mémoire de cinéphile de James Gray compte beaucoup. Pour le personnage de Donna, il avait ainsi à l'esprit Claudia Cardinale. La productrice lui a alors soufflé le nom de Vinessa Shaw, qu'elle avait vu dans 3h10 pour Yuma et qui lui avait justement fait penser à la star italienne. Pour sa part, Gray note : "Je l'avais vue dans Eyes Wide Shut et Le Poids de l'eau, et elle était vraiment merveilleuse dans ces deux films. Elle est blonde, mais dans 3h10 pour Yuma, elle avait teint ses cheveux en brun et cela lui donnait un look complètement différent. J'ai alors commencé à la voir autrement." Autre exemple, avec le rôle du père de Leonard : " Quand Douglas [directeur du casting] m'a parlé d'Elias Koteas, je me suis immédiatement souvenu de lui dans La Ligne rouge. Il était fantastique dans ce film", précise Gray. Et à propos de Moni Moshonov (qu'il avait déjà dirigé dans La Nuit nous appartient), il note enfin : "Je l'ai découvert pour la première fois dans le film Mariage tardif. C'était un très beau film et sa prestation était formidable."

    L'autre Joaquin

    Salué pour la beauté de sa photo, Two lovers doit beaucoup au chef-opérateur Joaquin Baca-Asay, avec qui James Gray a déjà collaboré sur La Nuit nous appartient. Ensemble, ils ont regardé des peintures afin de définir l'esthétique du film. "Nous voulions créer une certaine dynamique visuelle à travers les mouvements de caméra, un certain lyrisme", précise le réalisateur. "Je recherchais la beauté dans la banalité. Et parce que l'histoire possédait déjà des éléments fantastiques, je voulais aussi quelque chose de très pragmatique, presque naturaliste. L'amour en lui-même tend à être une expérience fantastique, parce que c'est un état plus intense, et sous cet aspect, l'histoire faisait déjà une partie du travail." Le cinéaste s'est entouré d'autres collaborateurs avait qui il avait déjà travaillé, tels le monteur John Axelrad, le costumier Michael Clancy ou le directeur de casting Douglas Aibel.
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