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    La Zona, propriété privée
    note moyenne
    3,6
    1300 notes dont 240 critiques
    répartition des 240 critiques par note
    92 critiques
    75 critiques
    21 critiques
    39 critiques
    6 critiques
    7 critiques
    Votre avis sur La Zona, propriété privée ?

    240 critiques spectateurs

    Pierre E
    Pierre E

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    5,0
    Publiée le 18 avril 2008
    D'un réalisme assez percutant, LA ZONA est un constat inquiétant d'une société en proie à la paranoïa, au sectarisme, à la corruption et à l'auto-justice. C'est cette réflexion politico-sociale qui se consrtuit sur une intrigue vaguement anticipatoire, qui n'est pas sans rappeler le genre de la science-fiction, notamment par certains côtés la charmante ville de Stepford ("The Stepford Wives")... La différence c'est que le contexte n'est pas si fantastique, et qu'ainsi, il apparait plutôt comme une réalité très imminente et face à laquelle nous sommes impuissants. Interprété avec force par Daniel Gimenez Cacho, que l'on reconnait de "La Mauvaise Education" et Daniel Tovar, grande découverte du film, c'est en leur compagnie que l'on pénètre dans l'enfer de la prison dorée que constitue LA ZONA.
    cristal
    cristal

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    2,5
    Publiée le 3 avril 2008
    Des maisons blanches et qui brillent au soleil, mille pelouses parfaites, des fontaines qui jaillissent, des gens heureux, un ciel bleu. Puis une voiture noire qui déambule silencieusement sur la route si parfaite de cette belle petite ville. Quartier résidentiel de Miami? Los Angeles? Non, La Zona, Mexico. Dans cette petite cité huppée et peuplée de gens aux dents parfaites qui bronzent au soleil, on ne voit que le bonheur. La caméra, lentement, se hisse vers un mur mystérieux. Peu à peu, des barbelés, puis une caméra de surveillance. Et enfin, derrière, le vrai Mexico, délabré, rouillé, pluvieux, noirci par les centaines d'ombres des taudis malformés. Avec cette approche sensuelle puis monstrueuse du monde, Rodrigo Pla lance son film sur une belle voie, avec férocité et questionnement. Ces deux minutes, à elles seules, valent le coup d'oeil. Mais, dès que le récit s'installe (trois jeunes passent le mur pour cambrioler une maison chic de l'autre côté de l'enfer), tout va trop vite. La caméra se fige déjà sur les trois jeunes dans la maison, sans même les voir errer et découvrir une ville qui signifie leur espérance future. Puis rapidement, un mort. Et puis deux, et puis trois. Même si, par exemple, l'idée de la caméra de vidéosurveillance rend bien les regroupements, on croit avoir raté plusieurs épisodes tant peu de choses nous sont montrées. A ce point, ce n'est plus de l'ellipse mais des trous d'air! Cette propension à toujours économiser le suspens pour le récréer dans un point culminant, d'annihiler les sentiments pour déverser la bombe lacrymale finale, font de "La Zona" un film qui se prive de puissance. Tout est coupé trop court, et les choix même de montage sont souvent discutables. Le scénario, trop focalisé sur les dossiers, se perd dans de trop longues errances. Heureusement, Pla se reprend sur une fin furieuse qui dit assez bien l'injustice et le pouvoir, l'argent et le droit, le personnel et l'impersonnel. Les clivages sociaux sont mieux établis et b
    Requiemovies
    Requiemovies

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    2,5
    Publiée le 4 avril 2008
    Bel effort mais hélas trop filmé dans une forme télévisuelle. L'histoire qui nous renvoie à une critique de la société actuelle est hélas trop parsemé de redites et de non subtilités dans certaines de ses métaphores pour être intéressantes. Le traitement n'en est pas la cause mais ce que le film dénonce est du solde de "oui on sait et alors..." une critique un peu facile d'un sujet actuel. Le discours aurait voulu être plus subtil dans sa dénonciation. Reste l'idée et l'intention louable de ce réalisateur...
    EricDebarnot
    EricDebarnot

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    4,5
    Publiée le 2 février 2011
    "La Zona" est un film intelligent qui utilise les armes du cinéma le plus "populaire" - le cinéma Hollywoodien, avec sa virtuosité narrative, ses effets de suspense, son efficacité émotionnelle - pour nous parler de nous, de l'avenir de notre monde, de la mostruosité qui sommeille (d'un sommeil de plus en plus léger dans la société que la droite sarkozienne nous prépare) en chacun d'entre nous : être prêt à tout pour se protéger soi-même - ou sa famille -justifie dans bien des films l'auto-défense, mais où à partir d'où, à quel niveau de la "pyramide de Maslow", passe-t-on à l'injustifiable ? Plà pose la question sans aucun didactisme, sans aucune bonne conscience (et c'est certainement là ce que les intellectuels bien pensants d'Europe peuvent apprendre de pays comme le Mexique), mais, et c'est là plus bluffant dans "la Zona", sans aucune manipulation (en dépit de son talent de mise en scène impressionnant, on l'a déjà dit). On sort de là ébranlés, pas forcément optimistes quant à l'avenir de l'humanité. Mais sur l'avenir de ce genre de films, si !
    pitch22
    pitch22

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    4,0
    Publiée le 21 avril 2008
    L'enfer doré de l'obsession sécuritaire, dans tout le dégoût qu'elle peut nous inspirer. Un film vraiment horrible!... Terriblement désespérant. Bravo à Rodrigo Pla et aux acteurs-trices. Aucune sensiblerie ni musique larmoyante, la réalité nue suffit à marquer profondément. Dans "la zona", la vraie justice n'a plus court... ni la liberté individuelle d'ailleurs. Les caméras quadrillent faits et gestes (c'est le cas aussi dans de nombreuses villes et ça fait froid dans le dos). Seule la vengeance organisée de la petite "communauté", irrationnelle et lâche, s'exprime, protégée par une pratique ouverte de corruption de la police.
    Pascal I
    Pascal I

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    4,0
    Publiée le 20 juillet 2011
    Un film très fort, limite anticipation sur le point juridique et sacrément représentatif des ghettos des nantis. Un drame filmé comme un thriller qui met en lumière le coté le plus sombre de l'espèce humaine, surtout en collectif. Assourdissant de vérité, avec l'impunité, le "no limit" est à portée de main. On regrettera des interprétations un peu inégales. Sujet traité subtilement. 4/5 sans hésitation !!!
    Fabrice G
    Fabrice G

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    4,5
    Publiée le 5 août 2010
    Lorsque le film commence, on se croit dans Wisteria Lane, les rues sont bordées de villas cossues et les 4X4 ornent les trotoirs. Et puis, on se rend rapidement compte que cette banlieue aisée est en fait entourée de hauts murs, surveillées par des caméras de surveillance, car au-delà, il y a l'autre visage de Mexico, les favelas et la misère, hors de question que ces 2 mondes se cotoient... Et puis, lorsqu'une brèche se créée dans la muraille, trois ados un peu paumés y voient l'occasion de s'y faire de l'argent facile, en organisant un rapide cambriolage dans une de ces maisons bourgeoises... sauf que l'affaire tourne mal, et que Miguel, le plus jeune des 3, le seul rescapé, va devenir la proie des habitants de "La Zona" prêts à tout pour le punir. Car dans la zona, c'est oeil pour oeil dent pour dent et Miguel qui n'a rien à faire là va devoir payer son intrusion faussement criminelle. Si l'absurdité de l'évènement réveille les consciences de certains, la plupart des habitants seront gouvernés pas un désir de vengeance où la lacheté, l'égoïsme et la corruption seront les maître-mots. Drame puissant et glaçant, ce film révèle les côtés les plus obscurs de l'âme humaine. Un monde où l'on a peur de son prochain, où l'on se sent constamment en insécurité, où l'argent gouverne le monde et la justice est baffouée. Le film dénonce une violence sociale qui est partout. L'action se passe à Mexico mais peut être envisagée à l'echelle internationale. Il pourrait s'agir d'un film d'anticipation, or, de tels quartiers existent déjà: le ghettoisation des riches pour mieux cacher la misère, l'ignorer. De plus, la mise en scène brillante de Rodrigo Pla nous tient en haleine du début à la fin, car en plus d'être un puissant brulôt politique, "La Zona" est un captivant thriller. Primé à Venise où il a reçu le Prix du Meilleur Premier Film, "La Zona" est un film indispensable, un film coup de poing qui glace le sang et qui ne peut pas laisser indifférent.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 29 septembre 2012
    Une vision de ce qui peut arriver un jour entre les riches et les pauvres qui pousse à réfléchir, et fait froid, très froid dans le dos. Encore une preuve du fort potentiel du cinéma Mexicain et par là même, de tout le cinéma Sud-Américain en général.
    oranous
    oranous

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    5,0
    Publiée le 6 avril 2008
    Le rythme n'est pas toujours très engageant mais certaines scènes son vraiment impressionnantes. La Zona coté riche et derrière les murs s'est la misère totale. L'ultra sécurisation ou la paranoïa constante. L'ultra sécurisation ou l'envie de faire justice soi même. On voit dans ce film, que la démocratie peut être l'objet des "plus belles choses" mais aussi des choses les plus abominables. Un chasse a l'homme s'engage. Très bien filmé, une histoire des plus passionnante, un thriller haletant, de très bons acteurs ! Que demande le peuple ? Un vrai film noir, policier, thriller comme on en redemande plus.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    2,5
    Publiée le 27 mars 2008
    Il s’agit en l’occurrence d’une variation sur le thème des » superguettos « ; il est vrai rarement traité au cinéma ( c.f : 'Funny Games'...) : Les repères n’existant guère surtout dans ces pays en Europe ne connaissant pas le juste phénomène des quotas et encore moins celui du droit d’aînesse - plus guère d’actualité - tout comme l‘appellation « sexe faible« , on ne peut que cautionner que difficilement cette œuvre emplie d’hystériques parvenus un peu trop haineux et puis enfin bien trop complaisante, et que ; par ailleurs, d’autres ont mieux contés tels que J-G Ballard avec ’Super-Cannes‘ et surtout Robert Merle, avec le livre ‘Les Hommes Protégés’ pour ne pas parler de l'oeuvre de Gabriele Garcia Marquez !
    norman06
    norman06

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    2,5
    Publiée le 8 avril 2008
    Thriller efficace, qui dépasse les écueils du film à thèse pour cerner avec un réel sens du découpage une micro-société rongée par le totalitarisme sécuritaire. Les personnages (le flic faussement intègre) sont plus nuancés qu'en apparence mais certains excès (le dénouement un peu lourd) atténuent la force de l'ensemble. Bonne surprise toutefois.
    Shephard69
    Shephard69

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    3,0
    Publiée le 4 novembre 2013
    Sorte de pamphlet intellectuel dénonciateur du totalitarisme de la société actuelle avec la peur du terrorisme et de l'autre de façon plus générale. Une réussite dérangeante avec une bonne interprétation des acteurs.
    ygor parizel
    ygor parizel

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    4,0
    Publiée le 24 janvier 2013
    Film d'anticipation paranoïaque, c'est crédible et intelligent. Le délire sécuritaire poussé à son paroxysme, le style des images est très froid. Le scénario est bien écrit.
    foxart
    foxart

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    4,0
    Publiée le 1 mai 2009
    Les médias nous en rabattent les oreilles régulièrement: le Mexique est aujourd'hui devenu un des pays les plus dangereux au monde, entre l'explosion de la délinquance et de la violence, la corruption de la police comme de la justice et le pourrissement des institutions, l'image du pays dans le monde est de moins en moins reluisante. Mais le film prend place dans un "havre de paix", une zone résidentielle paisible et luxueuse cernée de hauts murs et de barbelés qui la protègent de la violence des bidonvilles environnantes Vu d'en haut dans cette Zona, tout semble n'être qu'ordre et beauté, luxe, calme et volupté... Mais le ver est si clairement dans le fruit que l'on se demande vite de quel coté du mur se trouve la vraie prison et si la "zone de non-droit" n'est pas forcément celle que l'on croit Si La Zona avait été tourné dans les années 70, dans la lignée des films d'Alain Jessua, on aurait sans doute parlé de cinéma d'anticipation... Mais ce qui glace le sang à la vision du film c'est qu'il s'apparente aujourd'hui davantage à de la télé réalité qu'à de la science fiction. L'usage constant des caméras de surveillance dans la mise en scène en attestant. La chasse à "l'homme" qui est au cœur du récit place le spectateur devant tous les dilemmes possibles et le scénario, en démontant rouage après rouage tous les mécanismes qui peuvent pousser des humains à faire les mauvais choix, mène peu à peu à la description sans concession de la naissance d'un système fasciste, totalement protectionniste, régressif et barbare. Le tout charpenté comme un efficace thriller et en évitant miraculeusement tout manichéisme... les riches ou les flics ne sont pas tous des ordures, et les pauvres ne sont pas tous d'innocentes victimes, en tous cas les choses ne sont jamais aussi simples et le film est plus subtil que cela, plus sombre aussi... Je l'ai trouvé, pour ma part tout à fait brillant et solidement mené. Il m'a constamment pris aux tripes. Un premier film très prometteu
    BeatGeneration
    BeatGeneration

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    4,0
    Publiée le 1 avril 2008
    Bonne pioche. Certes un cinéma bien gauchisant, manichéen, expéditif, extrémiste mais qui va jusqu'au bout de sa démarche et de sa pensée. La fin est d'une cruauté terrassante mais efficace. Voilà un bon (et rare) premier long métrage. Que R. Pla continue sur cette lancée et sa prometteuse carrière de cinéaste n'en sera que meilleure. Un thriller d'anticipation qui en dit long sur notre société à deux vitesses, où la justice n'a plus son mot à dire, où la corruption a la mainmise sur n'importe quelle loi, où les alibis ne manquent pas pour creuser insondablement un fossé entre les classes, où chacun essaie de faire régner sa petite personne au travers un porte-monnaie préférentiellement bien garni et toute l'influence qui peut en découler. Triste affaire.
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