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    La Zona, propriété privée
    note moyenne
    3,6
    1300 notes dont 240 critiques
    répartition des 240 critiques par note
    92 critiques
    75 critiques
    21 critiques
    39 critiques
    6 critiques
    7 critiques
    Votre avis sur La Zona, propriété privée ?

    240 critiques spectateurs

    SebD31
    SebD31

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    5,0
    Publiée le 11 juin 2008
    Un excellent film, montrant les inégalités sociales au Mexique et un monde dès plus cynique. Les acteurs sont épatants. Dur et immoral! Incontournable!
    Multiface
    Multiface

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    4,0
    Publiée le 1 octobre 2008
    Pour décrire La Zona, le réalisateur s’est inspiré de ce qui se passe en Amérique et au Mexique où prolifère des forteresses de riches. La Zona est une cité privée pour familles de bourgeois, fermé par des murs et surveillé par des caméras pour se protéger des bidonvilles qui l’entourent. Filmé comme un thriller, La Zona relate une terrifiante chasse à l’homme qui est organisé par les habitants eux – même suite à l’intrusion dans l’enceinte de 3 adolescents pauvres qui ont pu déjouer les systèmes de sécurité. Allégorie sur le repli sécuritaire et la haine du pauvre, le film tend bien à dénoncer des inégalités de classe, la corruption et l’excès d’auto – défense thèmes déjà abordés à maintes reprises au cinéma, mais sans apporter d’éléments nouveaux dans ce qu’il observe, à l’instar de la fin brutale qui n’ajoute rien au film. Néanmoins, la tension dramatique et l’intrigue menée font que La Zona se regarde avec un minimum d’intérêt même si on n’éprouve pas forcément d’empathie pour le jeune traqué tout comme pour le seul gosse du riche qui essaye de le protéger. Le réalisateur mexicain semblant s’être d’avantage appliqué à faire du cinéma de divertissement qu’à réaliser du cinéma d’auteur, l’effet suspense l’emporte finalement beaucoup plus sur la force du sujet ou la finesse des personnages mal définis. Ainsi, allant d’un genre à un autre La Zona ne parvient pas à satisfaire pleinement si on y vient découvrir un film engagé même si on comprend bien que le film interroge sur l'impunité des plus puissants et la complaisance des autorités corrompues par l'argent.
    Nelly M.
    Nelly M.

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    4,0
    Publiée le 17 mars 2009
    Description d'un microcosme privilégié vivant en surplomb de "la pègre" : caste réglant tout en privé, des pots-de-vin si jamais la police se pointe, le big boss des flics fixe lui-même le montant des chèques. Un milieu qui donne envie de cabanes en haut des arbres... D'instinct, on va s'attacher aux rares vertueux de l'histoire... Jeunes envahisseurs écrasés, nantis têtes à claques, oui mais pas tous, dans chaque camp se trouve une âme plus pure que la majorité. La palme revient à cette bouille craquante échouée là, a besoin de baskets, fichtre, attention au protocole... On met du temps à accepter l'étau qui donne une furieuse envie d'ouvrir en grand toutes les voies privées de nos villes ... Va et vient de l'écran de contrôle au noir dédale, tension dans les appartements, désaccords de ces messieurs-dames dans une salle réfrigérante, l'apnée est presque totale, à peine le temps d'une bouffée d'oxygène, l'anniversaire, ce papa jouant au légo avec fiston... L'art de vivre traqués, sciemment, collectivement... Etant donné le foisonnement et la noirceur, bien vu de revenir sur l'épisode déclencheur, ce pan de mur qui tombe... Par contre, la musique funèbre tout au long de la démonstration est en surdose et j'ai trouvé grotesque de faire du flic le plus droit un pourri de dernière heure, les femmes auront envie de lever le poing !
    Cluny
    Cluny

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    3,5
    Publiée le 16 octobre 2012
    Une BMW roule doucement dans une décor de maisons luxueuses à l'alignement et la propreté dignes du "Truman Show", croisant une femme qui fait son jogging, des écoliers en uniforme qui traversent la rue, et un papillon que l'on suit jusqu'à un grillage électrifié sur lequel il se carbonise, alors qu'en franchissant le mur, la camera dévoile la favela qui encercle la résidence. D'emblée, cette scène d'ouverture expose le rôle central de ce mur, et des oppositions qu'il symbolise : celle entre la richesse indécente et la pauvreté environnante, celle entre la légalité de l'extérieur et la loi de la résidence, celle entre la corruption généralisée des adultes et la solidarité des jeunes. On sait que ce genre de cité s'est développé depuis quelques années aux Etats-Unis, au Brésil, dans le sud de la France et apparemment au Mexique. En créant un espace clos, protégé et surveillé en permanence, les promoteurs de ces Sun Cities ont voulu répondre à un besoin de sécurité pour une population riche qui ne se sentait plus défendue dans le monde extérieur. Ghettos inversés, ces communautés ont développé un mode de gestion démocratique inspiré de la copropriété, le coût de l'accès à ces résidences garantissant l'appartenance à un même monde. Toute proportion gardée, cela relève de la même contradiction que l'idéologie des kibboutz : l'autogestion et la démocratie s'arrêtent une fois franchies les limites ; pire, cette solidarité ne trouve son sens que contre ceux qui ses trouvent de l'autre côté des barbelés. Dans la Zona, il y a bien quelques gens de l'extérieur : employés de maison ou gardes. Mais en cas de crise, on reprend les badges des premiers et on maquille en suicide la mort des autres victimes d'un friendly fire. Individuellement, la plupart des résidents de cette communauté sont plutôt sympathiques : le vieux monsieur est rongé de remords d'avoir accidentellement abattu le garde, Daniel est un père attentionné, et les adolescents, et bien... ce sont des ados comme tous les autres. Mais collectivement, la loi de la meute et la peur de la racaille les transforment, que ce soit dans la version policée de la réunion des délégués, où les minoritaires subissent des pressions, ou dans la version brute, celle de la chasse au pauvre et du lynchage. Remarquez, dehors, ce n'est pas forcément mieux, et le seul policier qui refuse la corruption (Là-bas, ça se dit : "Vous souhaitez investir dans notre institution ?") s'avère finalement être une brute qui passe ses nerfs et refoule sa frustration en tabassant les plus faibles. Malgré quelques insistances un peu superflues (les remords de Daniel, par exemple), le scénario de Rodrigo Pla tisse habilement la montée de la tension et des antagonismes au sein de la communauté, et l'on pense souvent à certains westerns ou à Peckinpah. La réalisation est nerveuse, alternant des plans fixes de facture classqiue, des scènes filmées à la caméra portée comme dans un documentaire, et des images provenant des caméras de surveillance de ce Big Brother locatif, un peu comme dans "Redacted". Après Alejandro González Iñárritu, Guillermo Del Toro, Alfonso Cuarón et Carlos Reygadas, le cinéma mexicain révèle un nouveau réalisateur à suivre et montre une nouvelle fois sa capacité à adapter les genres narratifs de l'époque à la réalité si particulière de ce pays. http://www.critiquesclunysiennes.com
    MC feely
    MC feely

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    2,5
    Publiée le 12 mars 2015
    Immersion dans un Mexique bouffé par la corruption et par une justice de la jungle!pas de langue de bois on nous montre les pires aspects de l'être humain et pourtant je ne l'ai pas trouvé prenant,ce n'est pas mauvais loin de la mais des longueurs se font ressentir et le suspens n'est pas bien emmené alors qu'une chasse à l'homme est engagé sincèrement dans le genre on a vu bien mieux!Aussi,c'est un film à voir impérativement en vost car la version fr est déplorable.2,5/5
    real-disciple
    real-disciple

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    3,0
    Publiée le 24 mars 2011
    La Zona est un bon film qui traite des Gated community, et c'est effrayant car on a des riches qui sont près à tout pour le rester, du moins à première vue. L'ensemble tient la route grâce au scénario, même si c'est trop manichéen, et certaines scènes sont exagérées voir mal expliquées. Mais on ressent beaucoup d'émotion avec ce troisième survivant qui va "sympathiser" avec un garçon riche. Un film à voir.
    orlandolove
    orlandolove

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    3,0
    Publiée le 26 juillet 2010
    Il faut une vingtaine de minutes pour rentrer complétement dedans, la faute à un rythme assez poussif au début. Mais très vite les péripéties se multiplient, le film s'accélère, et peu à peu, les pièces se mettent en place conduisant à un quart d'heure gigantesque d'une violence physique et morale terrible (je vous aurez prévenu). Scénario brillant donc pour ce thriller social, mais pas que : la mise en scène est posée mais inspirée, la musique en parfait accord... Y peut être que certains acteurs qui sont un peu limites. Rodrigo Pla, c'est un nom dont on se souviendra, pour sûr...
    Henrico
    Henrico

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    4,0
    Publiée le 5 mars 2010
    Techniquement parfait et sans aucun manichéisme, Rodrigo Plà, aborde de manière très intéressante la question de la sécurité dans la société mexicaine. L'angle de vue est judicieux: qui est victime de qui? Résidents aisés acculés à l'auto-défense ou classes défavorisées n'ayant d'autre choix que la criminalité. La police, loin d’être magnifiée ou grossièrement dénigrée, est montrée aux prises avec ses toutes ses contradictions.
    pierreAfeu
    pierreAfeu

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    5,0
    Publiée le 30 mars 2008
    Le libéralisme, comme tous les totalitarismes, érige des règles que ses plus ardents défenseurs ne s’appliquent pas à eux-mêmes. La loi du marché, donc du plus fort, c’est bon pour la populace. Les nantis, ceux qui ont « réussi », se regroupent, se protègent, dussent-ils pour cela construire des murs autour d’eux. La grande force du film de Rodrigo Pla est de nous plonger au cœur de cette zona. Mais l’image est sombre et la tension nous prend aussitôt pour ne pas nous lâcher. La peur est au centre du film. La peur de l’autre, de l’invasion, de la souillure, mais aussi la peur de mourir du jeune Miguel, littéralement coincé dans la zona, petit animal traqué par une horde de chasseurs. Car le désir de sur-protection rend fou. Le désir de sécurité démultiplie le sentiment d’insécurité. On finit par tout craindre, on tire sur un vigile, on organise des battues, les jeunes gens traquent l’intrus comme ils le feraient dans un jeu de rôles. Quand la police s’en mêle, on lui offre de l’argent, persuadé que ce langage est universel. Il ne doit rien se passer dans la zona, sinon c’est la perte des privilèges. La mise en scène est sobre et efficace. Pas de discours, mais un rythme prenant, des scènes qui glacent le sang. Pas de manichéisme mais une histoire à hauteur d’homme, que l’homme soit un salaud ou une victime, il reste un homme. La zona est aussi un récit initiatique, celui du jeune Alejandro qui, au contact de Miguel, va changer de regard, se rebeller, réagir. Le plus terrible là-dedans c’est de savoir que La zona n’est pas un film d’anticipation. De tels quartiers existent, au Mexique ou ailleurs. Ce premier film brillant, vif, efficace et poignant, à l’interprétation parfaite et la morale terrible, a le mérite et le courage de regarder notre société en face et de lui prédire l’avenir : elle va droit dans le mur.
    Hakim G
    Hakim G

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    4,0
    Publiée le 10 novembre 2008
    On a d'abord du mal a rentré dans ce film mais cette Zona totalement moderne et une satire sensationnel, les 30 dernières minutes sont d'une émotion incroyable.
    wykx
    wykx

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    5,0
    Publiée le 29 mars 2008
    On ne va pas faire la fine bouche. C'est très descriptif comme cinéma mais c'est terriblement efficace au niveau du scénario, les problèmes sont rendus de façon très réalistes. A voir pour comprendre et ressentir.
    Typi35
    Typi35

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    4,0
    Publiée le 4 juillet 2010
    Alors qu'on est habitué à voire des films émouvant, tristes, révoltants, La Zona est le premier film donnant une sensation de désespoir. Un film bien plus réaliste qu'il pourrait le laisser croire, et c'est une réalité qui refroidit... Peut-être que seul un réalisateur mexicain pouvait retranscrire un tel degré de réalisme car il connait son sujet, rien n'est laissé au hasard. On cherche parfois à voire la mauvaise face du monde, la voici servie sur un plateau avec une saveur détestable. Un scénario parfait, très bien ficelé et ordonné et un très bon jeu d'acteur. A ne pas rater!
    jeremie747
    jeremie747

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    3,5
    Publiée le 19 juillet 2010
    Tout à la fois thriller tendu et réflexion sociale, "La Zona" raconte l'histoire de trois adolescents qui s'introduisent dans une communauté riche protégée du monde extérieur pour y perpétrer un cambriolage qui va mal tourner. A travers la chasse à l'homme qui va s'ensuivre, le réalisateur nous montre comment une communauté traumatisée, torturée par une peur qui l'a poussée à se retirer du monde (cachée derrière murs, barbelés, caméras de surveillance et milice privée) en vient à cautionner une violence superflue. Sous des dehors de démocratie (la minorité se plie aux exigences de la majorité), cette petite société à part, se créée sa propre petite dictature, hors de toute loi commune : censure, intimidation, règne de la peur... Tout est mis en oeuvre au nom d'un bien commun qui exclut le monde extérieur. Cette autodétermination abusive est permise par la corruption dramatique qui gangrène les autorités légales. Rodrigo Pla, au-delà de la charge politique, signe un film intense et oppressant, une chasse à l'homme terrible où la bestialité des hommes, chasseurs ou traqué, excitée par le sang prend le plus souvent le pas sur leur humanité.
    orties
    orties

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    5,0
    Publiée le 19 avril 2008
    Excellent film sur la terreur des autres qui font que certains préfèrent les prisons dorées à la liberté.Ce film mexicain aurait pu être tourné dans n'importe quel pays puisque le slogan des gouvernements mondiaux sont tous les mêmes "attention aux autres, ceux qui ne sont pas comme vous sont dangereux" et pour vous protéger nous sommes là, nous vous écoutons,nous vous filmons, nous vous vérifions mais attention c'est pour votre sécurité et votre quiétude. Ce film est terrifiant par son discours très moderne et totalement d'actualité en France comme ailleurs. Bravo
    manoj94
    manoj94

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    2,5
    Publiée le 25 mars 2010
    "La Zona, propriété privée" dénonce les travers d'une société sécuritaire à outrance. La traque sans relâche témoigne d'une nature humaine alarmante. Mêlant une ambiance sombre à cette intrigue sobre, le réalisateur tente de mettre l'accent sur le côté réaliste de l'histoire afin de proposer un long-métrage crédible. Dans ce sens, la vraie force de cette production est la création d'un climat délétère. Sur le plan du contenu, le spectateur assiste donc à un honorable moment de cinéma. Cependant, il y a une once de déception qui se fait tout de même ressentir. Force est de constater que les divers rebondissements sont classiques et prévisibles. Et, il faut admettre qu'on dénombre beaucoup trop de longueurs et de scènes assez lentes qui sont vite préjudiciables. Quant aux personnages, ils sombrent malheureusement dans des clichés répétitifs. Les acteurs essaient tant bien que mal de tirer leur épingle du jeu, mais hélas ils sont aspirés par l'enjeu de la chasse à l'homme. En conclusion, "La Zona, propriété privée" est un bon divertissement qui aurait toutefois mérité plus d'intensité et de rythme pour devenir incontournable.
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