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La Ligne rouge
note moyenne
4,0
10713 notes dont 755 critiques
56% (425 critiques)
23% (177 critiques)
7% (51 critiques)
6% (45 critiques)
5% (39 critiques)
2% (18 critiques)
Votre avis sur La Ligne rouge ?

755 critiques spectateurs

Marceau G.

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4,0
Publiée le 06/12/2013
Tout le monde sait que chez Mallick, réalisateur très rare et précieux, chaque image à une signification précise...La ligne rouge en est le plus bel exemple: tous les plans; de batailles, de réflexion, les flash-back et surtout les images sublimes des îles Mélanésienne veulent dirent quelque chose. Le film utilise très bien les voix-off des soldats et porte un discours philosophique intelligent. Les scènes d'actions sont magistrales et très rudes et violentes. Moins direct que "il faut sauver le soldat Ryan"; "la ligne rouge" n'en est pas moins réussi... Même si le film possède quelques longueurs, il aborde très bien le conflit Pacifique entre les Japonais et les Amércains. Le film n'est pas un simple film de guerre, il parle également de la relation qu'a l'homme avec la nature, les conflits stupide qui séparent les hommes et la dégradation de la nature a cause de l'épanouissement humain et de son pseudo-développement!!! Un très bon film de guerre, réaliste, philosophique, et intelligent. À voir absolument!
Sebmagic

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5,0
Publiée le 02/05/2012
Rien à dire... C'est certainement l'un des plus beaux films de guerre jamais créés : des images puissantes, accompagnées d'une BO poignante, servant un propos intelligent, servies par un casting de taré, et réalisées par un cinéaste de génie. Ce film est un incroyable assemblage de qualités qui laisse bouche bée. Deuxième film que je vois de Terrence Malick (avec The Tree of Life) et deuxième grande claque. Quand on voit ça, on se dit que la rareté du réalisateur est une chose regrettable pour le cinéma. La Ligne Rouge, comme tous les bons films de guerre qui se respectent, utilise des images brillantes au profit d'un propos touchant et percutant. Par l'intermédiaire d'une voix off qui rappelle celle de The Tree of Life, Terrence Malick fait réfléchir le spectateur sur l'intérêt de la guerre, sur le sens de la vie, sur la place de l'homme dans ce monde, et j'en passe. Je me souviens qu'avant, j'avais beaucoup de mal avec les films de guerre (ou plutôt des à-priori très négatifs). Mais ces dernières années j'ai enchaîné Full Metal Jacket, Les Sentiers de la Gloire, Apocalypse Now, Voyage au bout de l'enfer et La Ligne Rouge, et je ne peux que constater mon erreur d'avoir mal jugé un genre cinématographique aussi riche et intéressant. Je n'ai pas grand chose à dire sur La Ligne Rouge tant ce film semble parfait, réfléchi et extrêmement précis sous tous ses aspects. Il n'y a rien à enlever ou à ajouter, chaque chose est là pour une bonne raison et je ne peux qu'être impressionné par le perfectionnisme du bonhomme. Malick filme la guerre de la façon la plus sublime qui soit, à l'aide de travellings somptueux et d'une caméra proche du sol qui nous donne l'impression de ramper aux côtés des soldats dans les hautes herbes. Pour un film de guerre, il s'installe assez lentement (je veux dire que le premier coup de feu arrive assez tard) mais je n'ai fait que savourer pendant 3 heures qui passent à une grande rapidité. Toute la première heure est pleine de tension, nous présentant des personnages très variés. La diversité des personnalités des soldats et la qualité du casting sont à se sortir les yeux de la tête. Chaque personnage a une réaction différente face à la guerre, et chacun est représenté par un grand acteur, on peut dire qu'en terme de "All Star Movie" ce film bat des records. Sean Penn est excellent, au même titre que Ben Chaplin qui sert de personnage principal à la dernière partie du film. Adrien Brody est extrêmement touchant en soldat horrifié par ce qu'il voit, son regard est purement déprimant et il sait bien le faire. Jim Caviezel, le "déserteur" nous montre un soldat qui se sent bien loin de ce monde terrible et sa dernière scène est mémorable. Nick Nolte joue le Lieutenant strict et autoritaire qui aboie des ordres sans en comprendre les enjeux, sacrifiant ses soldats comme des pions sur un échiquier. Elias Koteas est certainement l'un des personnages les plus passionnants, tandis que Woody Harrelson nous offre une scène des plus cultes (la scène de la goupille, complètement triste et surprenante). Et puis à côté on a plusieurs apparitions de John Cusack, Miranda Otto, Nick Stahl, John Travolta, Jared Leto, Thomas Jane, John Savage, John C.Reilly, George Clooney et j'en passe, oui rien que ça ! On pourrait penser que cet étalage de stars n'est là que pour faire beau, car un casting ne fait pas un film (souvenons-nous... Astérix aux Jeux Olympiques...), mais même pas. Chacun d'entre eux est impliqué dans son rôle (même les simples acteurs "clin d'oeil"), ce qui donne un film monstrueux. A côté de ça, la réalisation est dantesque, alternant les flashbacks sublimes et poétiques à la Tree of Life et les fusillades poignantes qui prennent aux tripes. A titre d'exemple : l'attaque du village japonais une heure avant la fin du film, qui est pour moi la meilleure scène du film et certainement l'une des meilleures scènes de guerre jamais tournées. La virtuosité de la caméra nous fait vivre cet assaut tragique et émouvant, assourdissant nos oreilles avec l'une des plus belles oeuvres de Hans Zimmer, j'ai nommé The Journey of the Line, tout en nous montrant que le camp "ennemi" est tout aussi désemparé et choqué par cette guerre. Les plans centrés sur les japonais en détresse sont à pleurer et toute la séquence est un immense morceau de génie. Tout en adoucissant le ton du film, la voix off ("Etais-tu aimé de tous ? ... Sache que je l'étais aussi") ne cesse de nous faire réfléchir sur la condition de ces soldats et sur l'absurdité de la "haine contre l'ennemi" pour des soldats qui se contentent de tuer sans savoir qui ils tuent réellement. Certains personnages, bouleversants, en perdront leur esprit. Bref, une oeuvre magistrale qui m'incite à découvrir encore plus ce mystérieux Malick.
selenie

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5,0
Publiée le 03/08/2015
Le réalisateur culte de "La Ballade Sauvage" (1973) revient avec ce film 20 ans après "Les Moissons du Ciel" (1978). Le sujet du film n'a pas aidé le film puisqu'il est sorti seulement quelques mois après "Il faut sauver le soldat Ryan" (1998) de Steven Spielberg. Mais là où Spielberg a voulu montrer la violence dans un style de pur entertainment (mais de grande qualité !) Malick lui livre un poème pamphlétaire d'un lyrisme qui dénote avec la violence omniprésente. Malick s'intéresse moins au conflit armé qu'à la souffrance et à l'angoisse qui habite les soldats.
lhomme-grenouille

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5,0
Publiée le 10/01/2015
Sorti dans l’ombre du « Soldat Ryan », cette « Ligne rouge » est pour moi un pur chef d’œuvre à classer parmi les plus grands films de guerre. Le décalage opéré entre l’évènement militaire et le théâtre paradisiaque de cette lutte est remarquable de sens et de sensation. Seule ombre au tableau, que j’occulte volontiers tant j’adore le reste, ce sont les inégalités de rythme. Malick est un photographe avant d’être un cinéaste, or ça se ressent clairement dans son dernier tiers où les évènements s’enchaînent sans logique de climax ou de résolution. C’est dommage, mais encore une fois, cela ne retire rien à ce qui reste pour moi un film d’une incroyable richesse de sens et d’émotion. Une pièce maitresse du cinéma…
Florian Malnoe

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5,0
Publiée le 08/02/2016
Le talent de conteur de Malick donne ici toute sa pleine mesure et sa magnificence dans cette œuvre à la candeur lyrique infiniment merveilleuse qui reste comme le film de guerre introspectif le plus abouti jamais réalisé. C'est cette manière de brouiller le contraste de toute ceci avec l'horreur de la guerre qui interpelle car amenant le genre au-delà de toute ce qu'on a déjà vue. Un chef-d'oeuvre à ranger parmi les Coppola, Kubrick, Spielberg, Cimino et autres Stone.
cylon86

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5,0
Publiée le 10/06/2008
Après deux films et vingt ans d'absence, Terrence Malick revenait au cinéma en 1998 avec "La ligne rouge", sans aucun doute son meilleur film à ce jour. Sous le couvert du film de guerre, le cinéaste explore l'être humain et sa nature, confrontée à une violence totalement aberrante dans un décor paradisiaque. S'il ne manque pas de nous offrir une scène de bataille incroyablement prenante, ce n'est clairement pas ça qui l'intéresse, le réalisateur préférant s'attarder sur les moments de latence, ceux avant et après la bataille, remettant les personnages face à leurs questionnements. Jamais un film n'aura approché la grâce avec une telle justesse, porté par des magnifiques décors et une voix-off subtilement écrite, capable de parler à n'importe qui de sujets universels nous touchant au plus près. Rajoutez à cela un casting monstre (Nick Nolte, Sean Penn, Jim Caviezel, John Cusack, Elias Koteas pour ne citer qu'eux) et vous aurez l'un des plus beaux films de guerre jamais réalisés.
gimliamideselfes

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5,0
Publiée le 22/07/2005
La ligne rouge, c'est bien plus qu'un simple film de guerre ou l'on montre des drapeaux américains tout les plans et où l'on entend pour le monde libre. Il n'y a aycune propagande, on vois les japonais comme les américains faire des masacres. Les plans qui montre les animaux fond vraiment le contraste avec l'énormité et la noirceur de la guerre. Les acteurs sont irréprochable ! L'un des meilleurs film de guerre jamais réalisé, tant par le scénario que par l'horreur montré !
Benjamin A

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4,0
Publiée le 09/03/2014
Terrence Malick revient dans le monde du cinéma après 20 ans d’absence, pour nous livrer un film de guerre fort et poignant "La Ligne Rouge". C'est un film plus cérébral que beaucoup de ce genre (et notamment "Il Faut Sauver Soldat Ryan" de Spielberg, sorti peu de temps avant). La vrai force du film de Malick, c'est d'aborder la guerre et sa folie de manière poignante et surtout de ne pas s’arrêter à un simple conflit entre les USA et le Japon, mais de nous montrer l'horreur de la guerre vis à vis de la nature. Il n'est pas là pour flatter les égos des uns ou des autres, mais il dépeint l'humanité, ses choix, sa nature ou encore sa conscience. Bien évidemment, on ne s'ennuie pas une seconde, tout le long c'est captivant et même fascinant. La photographie est superbe, tout comme le cadre et les paysages. Les interprétations sont dans l'ensemble toutes très bonne. Un grand film de guerre, qui nous plonge directement dans l'horreur et notamment psychologique.
DomCobb78

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5,0
Publiée le 22/02/2014
C'est avec une infinie beauté que Monsieur Terrence Malick nous parle de la vie, de la mort, de l'amour, de la guerre et de la nature. Véritable chef-d'oeuvre, La Ligne Rouge ne nous montre ni gentils ni méchant, juste des Hommes, perdus dans la peur et la destruction, et nous offre une très puissante réflexion sur... Et bien sur à peu près tout. D'une incroyable force, presque magnétique, jamais le film ne moralise, mais toujours interroge,et émeut. Chapeau bas, car ça, c'est du cinéma.
Anonymous :)

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4,5
Publiée le 09/03/2013
Après vingt ans d'absence, Terrence Malick réussit son come-back spectaculaire, avec son troisième long métrage intitulé " La Ligne Rouge ". Ce film est tout simplement excellent, d'ailleurs pour moi ce n'est pas trop un film de guerre, c'est plutôt un poème sur la guerre ou plutôt contre la guerre. Les monologues intérieurs fusionnent avec les personnages pour créer une âme aux milliers de visage et les découvrir tout terrorisés démunis et si fragiles. C'est une oeuvre philosophique sur le sens de la guerre, les monologues intérieurs permettent d'avoir accès aux sentiments intimes des personnages, découvrir leurs réflexions sur la vie et le sens de la vie, la nature humaine. Le film commence sur des instant calmes et poétiques. En 1942, le film évoque la bataille de Guadalcanal dans la Pacifique, opposant les Américains aux Japonais dans le cadre de la Seconde Guerre Mondiale. Dans un paysage paradisiaque, les soldats vont se livrer une bataille sanglante où tous perdront une partie d'eux mêmes. Le film commence par des instants calmes et poétiques, sur une île tenue par les japonais, Guadalcanal. En effet l'île est filmée comme un lieu idyllique, aux airs de jardin d'Eden, où la joie et l'harmonie y règnent, loin des combats sanglants, accompagnée d'une musique subtile. Terrence Malick filme cette île paradisiaque pour donner au film un caractère contemplatif ainsi qu'un aspect poétique, propre à son cinéma. Nous voyons ensuite les soldats, terrifiés avant même leur débarquement, ils devront parcourir un long chemin pour finalement arriver à la colline 210, fortement protégée par un bunker. L'assaut sur cette colline ne peut être que frontal, accompagnée d'une mauvaise préparation d'artillerie. La capitaine (Elias Koetas) constate rapidement que les pertes seront très lourdes, ce qui l'amènera à désobéir à son supérieur (Nick Nolte), car il juge cet acte de massacre inutile, là où le film montre un aspect humain au sein de cette guerre cruelle. S'ensuit alors une atroce boucherie où les Japonais sont massacrés. Par malheur, ils seront repérés par l'ennemi et le soldat Witt se sacrifiera seul dans une diversion, dépassant la ligne rouge. Tout d'abord le scénario, adapté du roman éponyme de James Jones intitulé " Mourir et Crever ", est très complet. S'ensuit un casting haut de gamme, emmené par un Nick Nolte excellent, débordant de charisme, ainsi que Sean Penn et Jim Caviezel en très grande forme. Elias Koetas, Ben Chaplin et Adrien Brody sont très crédibles eux-aussi. L'action est au rendez-vous, très intense mais la réflexion sur la guerre l'emporte grâce aux monologues intérieurs. Les reconstitution de combats sont franchement magnifiques. En effet, le film possède de majestueux décors, car le film a été principalement tourné dans la forêt de Daintree, dans le région du Queensland en Australie. Ensuite la réalisation est du grand art, (en même temps c'est Terrence Malick vous me direz), grâce à une caméra fluide, une mise en scène impeccable de Terrence Malick. Ca valait le coup d'attendre plus de vingt ans ! Ensuite la BO signée Hans Zimmer est remarquable, elle donne un aspect paradisiaque au début du film, ensuite elle colle parfaitement aux scènes. Par conséquent, " La Ligne Rouge " est une oeuvre philosophique qui nous montre l'absurdité de la guerre, qui nous entraîne dans de longues et profondes réflexions sur la nature humaine.
Le cinéphile

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5,0
Publiée le 30/09/2012
Il n'y a pas de qualificatif assez bien pour d'écrire ce film. Il est beau... Un excellent film de guerre avec toujours les questions existentielles, sur la vie, la mort, l'amour mais elles prennent tout leur sens au près des soldats qui côtoient la mort a chaque instant. Pour comparer avec les autres films de Mallick, jamais on ne s'ennuie, jamais on est agacé ( comme dans the tree of life malgré ses nombreuses qualités ). Et malgré sa longueur on est tenu en allène jusqu'au bout. Meilleur que Voyage au bout de l'enfer, meilleur que Full metal jacket, meilleur que Apocalypse now, et même meilleur que Platoon! Superbe!!
goldfish

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5,0
Publiée le 08/07/2006
Après 20 ans d'absence, Malick renoue avec le cinéma et livre un film somptueux sur la bataille de Guadalcanal. Il n'y a que lui pour nous donner une toute autre vision de la guerre. On suit le destin de ces soldats perdus dans la nature où leur esprit divague et se laisse aller aux pensées les plus profondes. La voix-off permet d'identifier de nombreux soldats, dont le troublant Jim Caviezel, l'excellent Sean Penn et d'autres acteurs poignants comme John Cusack, Ben Chaplin, Adrien Brody et Nick Nolte. La nature est sublimée par la caméra, avec ses plans magnifiques et ses longs mouvements de caméra. Le contraste entre la boucherie qui se prépare et le calme apaisant de la splendide végétation est d'une telle émotion que les larmes nous montent vite aux yeux. Quoi de mieux que la musique de Hanz Zimmer pour acompagner cette odyssée tragique. Malick veut nous montrer la folie des hommes et la destruction de la nature qu'elle provoque pour il le montrera plus tard dans le nouveau monde. La ligne rouge est un donc un prequel philosophique pourvu d'une poésie là où on ne l'attendais pas.
Mad Gump 10

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3,0
Publiée le 27/07/2015
J'avoue que je ne suis pas entièrement convaincu par la Ligne rouge malgré toutes les éloges qu'on m'en a fait. Tout d'abord je vais aborder ce que je trouve réussi dans ce métrage, car il faut avouer qu'il a d'indéniables qualités : la photographie est magnifique, les paysages sublimes (j'aime bien le contraste paysage paradisiaque/théâtre de guerre), les scènes de batailles savent se faire intenses, violentes et choquantes, le film montre l'horreur des deux côtés, la musique de Hans Zimmer est magnifique et il y a de l'émotion. Alors pourquoi pas plus que 3/5 ? Eh bien parce que 3 heures c'est long, et l'histoire n'avance pas, donc ce serait mentir que de dire que pendant ces trois heures je ne me suis pas ennuyé ou que je n'ai jamais décroché. Ensuite, j'aime bien le fait de nous montrer des soldats torturés et dépressifs, mais leurs monologues intérieurs philosophiques et métaphysiques ont fini par me lasser. Et puis à quoi ça sert d'avoir un tel casting de malade mental pour qu'au final tous ces personnages soient tellement pauvres dans leur développement, parce qu'à part Elias Koteas en capitaine compatissant envers ses troupes, Nick Nolte en colonel obsessionnel et Jim Caviezel en soldat idéaliste, et peut-être même Sean Penn en sergent désabusé, et bien le reste ne sert à rien, c'est limite si on se souvient d'eux à la fin : Georges Clooney a 10 secondes d'apparition à la fin, Travoltat 3 minutes au début, Brody a 10 minutes en tout, Léto pareil, Harrelson j'en parle pas... Alors pourquoi avoir pris des grands noms ?! Moi ça m'a juste fait sortir du film en me disant "tiens Adrien Brody, tiens Georges Clooney, oh Travolta, mais ce serait pas Jared Léto"... En terme d'immersion c'est pas super. Un film avec des grandes qualités, mais long et lassant.
B-Lyndon

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5,0
Publiée le 27/12/2011
Dès le début, un arbre. Mangé par les feuilles, l'herbe, et la lumière, auréolant. Traversant ses branches, immergeant. Projetée sur les feuilles, suivant les racines, ces serpents filés au sols, tordus et immobiles. Peu après, du bleu. Du vert. L'océan et les montagnes, le haut, le bas. La pureté, la beauté, et toujours la lumière. Celle, que l'on ne fait que chercher, alors qu'il suffirait d'ouvrir les yeux. De tendre la main, de sentir la chaleur nous couvrir de frissons. Celle, que l'on ne fait fait qu'espérer, et qui nous file entre les doigts, comme ces rayons de soleils, tels des lasers incandescents, filtrant les branches cassées. Celles que l'on a cassées. Et que nous regrettons. Nous tous, cette âme gigantesque, aux milliers de visages, ces visages qui tours à tours, se parlent, se questionnent, se lamentent. Une ligne de voix, ponctuée de silences, de regrets, une ligne tracée, de sons entremêlés comme des racines, continuant jusque dans la mort. Car mourir est insoutenable s'il n'y a rien à regretter. Malick, le poète, le cinéaste mystérieux, prend son temps, et déploie devant nos sens une seule âme, et plusieurs hommes, courant dans la nature, sous leurs casques encombrants. Des soldats, barbouillées de honte à l'idée de s'emparer de vies, où d'autres, hurlant de fierté après avoir fait jaillir les balles. Anonymes, effacés, et pourtant biens vivants, tous. Des soldats, angoissés, effrayés, qui se parlent, pour ne dire qu'une chose, pour n'exprimer qu'un regret : être ordonné de marcher dans ce monde trop sali, déjà mort. Mort et cassé, cassé comme les branches des arbres. D'un arbre. De l'arbre. L'arbre qui est le monde que nous détruisons, dans notre vaine recherche du paradis terrestre, et de la paix, que paradoxalement, nous ponctuons de guerres. De bombes, de balles et de sang. Tout ce qui nous transforme en chiens, nous déshumanise, et nous rend encore plus absurde. La ligne rouge est l'histoire de ce chemin, de cette ligne que nous suivons, que ces soldats casqués suivent, las, dans leur marche difficile. Leur marche infini dans la nature hostile, touffu, luxuriante, et pourtant si splendide. La nature qui les engloutiront, un par un, qui par les lianes de ces arbres, les envelopperont. Les balanceront, d'un coté du monde à l'autre. Leur feront voir les traces, dans les hautes herbes, de leurs pas. Les pas de leur chemin. Leur chemin vers la mort.
mr. edward

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5,0
Publiée le 08/06/2011
Sublime, magnifique, magique, profond, intelligent et tant d'autres adjectifs pour qualifier ce chef d’œuvre signé Terrence Malick.
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