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Teresa L.
21 abonnés
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2,5
Publiée le 25 février 2014
En dépit des anachronismes à peine cachés, et qui ne donnent pas d'ambiguïté au film, d'une actrice principale un peu mièvre, on peut sauver de ce film Karole Rocher, brillante comme presque toujours, Libéreau touchant et trop rare, Biolay pas si mal en acteur mutique quoique trop lyonnais pour jouer le banlieusard. Personnellement la musique m'a semblé être trop présente- Ti amo en boucle, Sheila dont nous est infligé la quasi entière discographie, et surtout Lavilliers (je suis certaine que le disque que Stella tient sous le bras est sorti dans les années 80, pas 70). Bref, à prendre et à laisser.
Ce film a beaucoup de qualités, en particulier la reconstitution de l'ambiance du bistro populaire, qui sonne juste. Les enseignants, qui ne sont pas gâtés, forment aussi une galerie impayable. L'ensemble est malheureusement gâché par une voix off aussi insupportable qu'inutile, sur un texte qui ne correspond pas du tout à la petite héroïne. Le scénario est un peu faiblard et ça traîne parfois en longueur. Quant à la morale sur la réussite scolaire... pour devenir plus tard chömeuse avec bac + 6 ? elle détonne un peu avec l'esprit naturaliste du film.
j'ai été vraiment touchée dans mes fibres par ce film. L'enfant Stella, son sentiment de solitude au milieu d'adultes qui la voient si peu... c'est poignant et la fin me fait tout le temps pleurer. C'est juste là où on lui laisse sa chance, une victoire, elle n'est pas si bonne élève et a des lacunes mais elle s'accroche et trouve le réconfort dans l'amitié d'une autre petite. C'est fort et puissant, elle doit se déprendre d'abus sexuels, n'a personne à qui en parler, personne pour l'en protéger. c'est de la nostalgie et aussi sûrement combien d'autres comme elles qui doivent vivre ça, encore elle était bien habillée et avait un peu de tendresse de sa maman, des clients du bar... joli film à voir et revoir, j'ai beaucoup aimé aussi l'interprétation de Karole Rocher, quelle belle actrice.
Un film à la réalisation typiquement française (dans le bon sens du terme) qui reste posée et centré sur la rentrée scolaire d'une petite fille. Le film ne décolle jamais vraiment mais devient attachant au fil des minutes. Un bon petit moment à apprécier!!
Des pseudo acteurs a baffer, à peine concernés qui jouent pas bien du tout mention a la petite fille, des decors quelconques voire laids une mise en scene chiantissime. Je me suis laissée avoir par les notes assez flatteuse mais au final film sans aucun interet
"Stella" est le genre de film qui redonne le sourire même si tout n'est pas rose dans ce qui nous est donné. Les acteurs sont tout bonnement excellents et font se que l'on attend d'eux, c'est à dire leur boulot. La jeune Léora Barbara a une très grande maturité pour son âge (je parle à l'époque du film) et franchement, je pense qu'elle peut aller loin même si elle n'a rien fait depuis. Karole Rocher est l'une des actrices qui montent (sur le tard) grâce à de très bonnes prestations que j'ai vu (la série "Braquo" et le film "Polisse") et une nouvelle fois, elle ne déçoit pas. Guillaume Depardieu et Benjamin Biolay sont aussi très convaincants. On sent le film amateur qui a de la gueule et qui prend aux trippes grâce à des ingrédients simples mais rudement efficaces. Ce film m'a fait penser à l'excellent "My Queen Karo" qui est sorti à peu près au même moment. La bande originale est d'époque et malgré quelques classiques que l'on a trop entendu, pour le reste, c'est du tout bon. L'ambiance de l'époque est superbement retranscrite, sans fioritures, et ça fait vraiment plaisir. Je regrette le passage de la boum et du premier amour de la protagoniste qui fait trop cliché et qui vient un peu gâcher ce drame, ou plutôt comédie dramatique. Il y a quelques petits détails à revoir mais franchement cette réalisation m'a donné envie de voir d'autre film de cette auteur belge. 13/20.
C'est plutôt bien joué ; Boilay y joue même bien, la bonne surprise... Mais qu'est ce que c'est long.... L'idée est bonne, on rentre dans l'histoire, ça fait assez réaliste type docu parfois mais ça manque terriblement de rythme.... J'aurais aimé voir la suite mais j'ai arrêté à 45 mn de film, trop trop lent.
Un film au style atypique qui me fait d'ailleurs beaucoup pensé au style de mise en scène de Gus van sant pour "Paranoid parc" ou des films des frères Dardenne en général, en tout cas c'est très réussi.
Belle mise en scène faite de gros plans et de zoom ce qui permet de bien capter les émotions des personnages et il y en a dans ce film.
L'histoire est celle d'une gamine de 11 ans dans les années 70, elle grandie dans une famille qui n'a hélas pas le temps ou la volonté de s'occuper d'elle et bien qu'elle n'ait pas besoin de cela pour être un peu paumé elle a du mal à s'épanouir.
Elle se cherche et fuie le monde qui l'entoure, mais tout va bientôt changer.
Le miracle du film c'est que tout le monde peut s'identifier à cette fillette perdue, les questions qu'elle se pose à son âge sont en fin de compte semblable à celle que n'importe qu'elle personne perdu jeune ou moins jeune se posent.
Bonne narration et jolie scénario qui donne le sourire.
Côté interprétation la jeune Léora Barbara s'en sort très bien avec sa belle petite bouille.
Karole Rocher qui interprète sa mère livre une très belle interprétation, alors que les Biolay et Depardieu n'apporte pas grand-chose il s sont à l'image du personnage qu'ils se sont crée dans la vie.
Un bijou de film sur la pré-adolescence, son insouciance apparente et ses affres, surtout quand on est fille de bistrotiers de banlieue, un peu esseulée au milieu de gentils poivrots. Une superbe chronique sur la jeunesse en 70, peu différente de celle d’aujourd’hui sur bien des points, sur la société française, sur l’école laïque, ses faiblesses et ses atouts. Probablement très autobiographique, ce film cumule la justesse à la finesse, l’émotion à l’angoisse de l’adolescence, l’intuition à l’incompréhension des ados. Bref, il est une véritable tranche de vie, d’une rare richesse. Les deux enfants sont époustouflantes et les adultes, tous des seconds rôle, à part la mère, jouent admirablement. Un vrai petit chef-d’œuvre qui n’a pas passé le filtre des distributeurs-requins. Dommage !
Très bon film. Dialogues et action ancrés dans le réalisme, les acteurs jouent très bien. Les personnalités sont travaillées, la photo est parfois très maitrisée. L'intrigue soulève l'intérêt, on s'attache aux personnages et la bande son est très intéressante. Original, sincère et touchant, 5/5.
« Stella » est un très joli film réalisé par Sylvie Verheyde, une chronique de l’enfance largement autobiographique basée sur les souvenirs de la réalisatrice. Stella, issue d’un milieu modeste, fait sa rentrée dans un grand collège parisien où elle va fréquenter des élèves d’un milieu social différent du sien. Ses parents sont gérants d’un café ouvrier qui dispense une atmosphère chaleureuse et conviviale mais peu propice à l’épanouissement d’une petite fille. D’autant que les parents de Stella la laissent le plus souvent livrée à elle-même. Léora Barbara interprète magnifiquement Stella, tantôt espiègle, tantôt émouvante. Les seconds rôles sont également très bien distribués et la mise en scène retranscrit avec justesse la fin des années 70, période à laquelle se déroule le récit. « Stella » est un long métrage saisissant, témoignage plein de nostalgie et de sincérité d’une réalisatrice qui porte un regard attendrissant sur une période de sa vie.
Stella convainc en premier lieu par les performances d'acteurs puis par le style trés personnel pour filmer cette histoire à vue d'enfant. Si les différents univers sont trés bien décris (le lycée de centre-ville haut de gamme, l'univers du bar populo bluffant, voire même la cité prolo du Nord), il manque sans doute un réel regard sur cette confrontation d'une jeune issue des classes populaires à la réalité de la société. En effet, l'objectif de la réalisatrice se borne aux sensations de la jeune fille davantage qu'à l'inscrire dans une perspective sociale et donc émancipatrice.
Stella est aussi bien un film sur le passage de l'enfance à l'adolescence qu'une chronique sociale. La thèse développée dans le film est que notre comportement est lié à notre naissance, mais que l'on peut surpasser cet état de fait. Dommage que la réalisatrice tente de nous esbrouffer avec des gros plans sur des visages adolescents regardant ailleurs, l'air perdu, de manière pas naturelle. C'est quand on voit que les acteurs sont en train de jouer qu'un film perd de sa crédibilité. Mention spéciale à Depardieu fils, acteur prodige trop tôt disparu. La gamine est épatante aussi, personnage central d'un film où l'enfant perd toute candeur quand elle se fond dans un monde adulte brutal.