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Que peut faire le cinéma face aux horreurs de la guerre ? "Je veux voir" y répond admirablement !
Ajoutée le 12 déc. à 11h05 Signaler un abusEx. : J. Edgar, Pathé, Gaumont, 69001, Marseille...
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Que peut faire le cinéma face aux horreurs de la guerre ? "Je veux voir" y répond admirablement !
Ajoutée le 12 déc. à 11h05 Signaler un abus0 abonné | Lire sa critique |
bien
Ajoutée le 14 mai à 22h05 Signaler un abus
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Docu plutôt sympa.
Ajoutée le 23 mars à 19h55 Signaler un abus
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Film très intéressant tant sur le fond que sur la forme malgré la durée (trop courte) et quelques problèmes de rythme.
Ajoutée le 17 févr. à 00h19 Signaler un abus
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"Je veux voir" est une réalisation à mettre au même rang que les souvenirs de vacances de votre voisin à son retour de vacances au Grau du Roi ou à Phuket : un film brut de camescopage, sans la moindre coupure. On a droit à tout, la caméra qui tourne seule et filme les pieds des acteurs, un travelling interminable sur un oiseau qui passe par là, et des images floues pour montrer qu'on n'est pas un beauf, et qu'on a un côté artiste ! Autre petit effort : quelques morceaux de musique plaqués ici et là, pris au hasard dans une maigre collection de CD. Le film raconte quand même une historiette : une star fait un caprice, elle veut voir des restes de bombardements... On lui trouve des gardes du corps et un chauffeur sympathique pour la promener ; mais il n'est pas très bavard. Normal : lui, il a subi le traumatisme des guerres successives. Ça tombe bien, la star n'a pas très envie de discuter ; elle-veut-voir, et c'est tout. Il n'y a pratiquement aucun dialogue dans le film, à part, à chaque démarrage de la voiture, "je boucle ma ceinture ; vous ne mettez pas la vôtre ?". Immédiatement suivi par "ça ne vous dérange pas si je fume ?". Et hop, gros plan sur la star qui allume sa clope, et s'en fout si elle intoxique le chauffeur ... On se demande si l' union des cigarettiers n'a pas payé pour cette publicité très voyante. Très vite, la star se lasse ... elle en a marre de voir... Alors, elle se laisse envahir par le sommeil ; elle n'en est pas à une contradiction près ! La caméra s'attarde longuement sur le célèbre visage endormi... Heureusement, le film se termine par un "happy end" : la diva retrouve le sourire... Normal, elle a réintégré son palace 5 étoiles sup, ça va mieux ! Elle a revêtu une robe du soir signée par un grand couturier ; une foule se rassemble autour d'elle pour la rassurer : même dans un pays ravagé par la guerre, on l'a reconnue. On lui dit qu'elle est encore belle, et qu'on l'aime... Bref, un film voyeuriste à fuir absolument ...
Ajoutée le 11 févr. à 21h04 Signaler un abus
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La révolution de «Je veux voir» (Liban/France, 2008) de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige n’est pas inédite. Les deux cinéastes s’adonnent à une expérience qui vise à situer une grande star de cinéma, un corps-fiction, pour reprendre l’expression de certains critiques, dans un lieu de désastre et de misère, au cœur des ruines de la guerre du Liban. Rossellini, dans ses quatre films avec Ingrid Bergman, avait d’ores et déjà incrusté un corps-fiction, le réceptacle de toute une tradition, de tout un privilège dans le réalisme. Lorsque Rossellini, de même que lorsqu’Hadjithomas & Joreige, projettent sa star dans les colonnes de la réalité, ce n’est pas pour en ridiculiser la figure mais plutôt pour laisser communier la présence de la fiction et le fantôme du réel, pour souligner le renversement des rapports dans notre société moderne. «Je veux voir», injonction cinéphile s’il en est, qui ordonne l’accomplissement de la pulsion scopique, est vivifiant. Constater à quel point le cinéma numérique, par l’émancipation de ses formes, permet d’exprimer une vérité de l’instant, un drame anti-tragique de l’évènement est formidable. La mise en scène qui s’efface au profit des présences et des absences qui se jouent dans le cadre et entre les collures des plans est d’une symbolique modernité. Les déambulations dans les rues rappellent les personnages de Tariq Teguia dans «Roma wa la n’touma» où des jeunes algériens se perdent dans les ruines d’un quartier à la recherche d’un ami à eux. A la différence que dans «Je veux voir», le couple chercheur est composé d’acteurs qui ne jouent que leur propre existence. L’intrusion de la fiction dans le documentaire, immixtion récurrente dans les derniers grands films, permet d’interroger le rapport toujours ambigu qui relie la fiction au réel. Les deux cinéastes ne répondent pas à la question mais aide à en préciser les termes : la fiction peut-elle supporter les horreurs de la réalité ? Suivez le regard de Catherine Deneuve.
Ajoutée le 30 janv. à 19h36 Signaler un abus0 abonné | Lire ses 41 critiques |
Magnifique !! mi film mi reportage, on se laisse transporter au Liban pendant plus d'une heure avec catherine et son compagnon de route, j'ai adoré et certains passages sont mêmes drôles ! très bon moment de cinéma
Ajoutée le 24 janv. à 15h42 Signaler un abus
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Dispositif de documentaire fiction attachant et singulier dans sa démarche cinématographique et politique. L'engagement et la sincérité de Catherine Deneuve ne font pas de doute même si on peut regretter ses poses de star face à la détresse humaine.
Ajoutée le 30 déc. à 19h42 Signaler un abus
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Je veux voir, ou une nouvelle approche du cinéma. Ce film n'est pas parfait, mais il est tellement novateur qu'il mérite bien ces quatre étoiles. Malgré un problème de rythme, ce film est très riche. D'abord, pour Catherine Deneuve. Ensuite pour l'union constante apparente de la réalité et de la fiction. Dans quel monde est-on ? Ce fameux plan dans lequel il ne faut pas filmer l'immeuble, alors on filme le sac de Catherine pour patienter. Cut. Reprise des mouvements mais avec l'immeuble voisin en fond. Et c'est reparti. Voyage au Liban, odeur de sang, renaissance du vivant. Patiemment.
Ajoutée le 23 déc. à 20h14 Signaler un abus
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Comment aborder le thème de la guerre au cinéma, sans tomber dans le voyeurisme et le moralisme? "Que peut le cinéma?": c'est la question qui est à l'origine du projet, consacré à la guerre du Liban de 2006. Un sujet sans doute trop actuel pour avoir le recul nécessaire, mais de toute façon ce n'est pas vraiment ce qui intéresse les réalisateurs. Tout est dans le titre, tout revient à "voir". Le film semble vouloir redonner un sens à l'image, dans une société où l'on nous assène quotidiennement d'images sordides, dans un flux si ininterrompu qu'elles ne signifient plus rien. La guerre, à la télé comme à la radio, est quotidienne. Mais qu'est-ce que l'on n'en sait vraiment? Déplacer Catherine Deneuve, incarnation du cinéma dans un monde "réel", marqué par la guerre, montre bien ce qui est recherché par les réalisateurs: défendre une conception du cinéma comme vérité. La frontière entre la fiction et le réel, le documentaire et le film, est trouble, poreuse. Ce parti pris de ne pas trancher et de ne pas en faire un documentaire "traditionnel" est extrêmement fin et intéressant. Dans cette logique de "cinéma-vérité", Deneuve ne joue pas, et apparaît incroyable humble, pudique, humaine. Par sa simple présence, elle apporte selon moi une immense contribution au cinéma. Avec Je veux voir, les deux réalisateurs semblent réaffirmer le cinéma comme une ouverture sur le monde, comme reflet du réel. C'est pourquoi Je veux voir fait l'effet d'une expérience cinématographique vibrante. On traverse le Liban, ses paysages, ses ruines. On ne dit rien. On voit simplement. Ce qui domine, c'est l'incompréhension. Le monde est saisi dans ses contradictions, dans sa dureté. Les images sont sublimes, et la caméra hypnotique. Elle capte les émotions avec une grande pudeur. Tout est intériorisé. Il y a une vraie idée du cinéma dans ce film, atypique et courageux. Du cinéma qui, par sa vérité, bouleverse. Un film indispensable, tant il est actuel, passionnant et émouvant.
Ajoutée le 22 déc. à 11h02 Signaler un abusEnvie de voir ce film ?
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