The Addiction
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    Note moyenne :   3,3 pour 47 notes dont 9 critiques  | 
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    Sebmagic
    Sebmagic

    35 abonnés | Lire ses 916 critiques |

      1 - Très mauvais

    Avec un tel synopsis, je m'attendais à quelque chose de sympatoche. Pourtant, même si The Addiction ne dure que 1h15, j'ai souffert comme jamais pour le terminer. Je ne savais pas qu'il était question de vampires et ce simple constat m'a déjà agacé dès le départ. Je ne suis pas contre les films de vampires, mais là Ferrara ne va pas bien loin avec son film. Il nous passe en revue la plupart des caractéristiques vampiriques, à savoir la soif de sang, la sensibilité à la lumière, l'impossibilité de se voir dans un miroir, l'exclusion sociale, sans oublier les bons vieux clichés (après avoir bu du sang, celui-ci dégouline bien de la bouche). Bref, à part nous présenter une vampirette qui vagabonde dans la ville et pompe le sang de tout le monde avant de nous pomper l'air, le réalisateur ne nous offre pas grand chose. La plupart des scènes sont assez insupportables pour moi : il faut dire que je déteste cette partie du cou, ainsi que les seringues dans les bras, et que Ferrara prend un malin plaisir à filmer ces deux choses pendant des plombes. Résultat, dès la 7e minute je n'ai fait que souffrir et je crois même que j'ai rarement autant fermé les yeux devant un film (on va dire que je suis une petite nature mais franchement, je ne supporte pas). Bref, donc le cinéaste s'amuse à ça, mais entre ces scènes il ne se passe pas grand chose. On n'a aucun moyen de s'attacher au personnage principal, ce qui fait que la fin du film ne nous touche absolument pas, et pour le reste c'est franchement ennuyeux. Il ne se passe quasiment rien, et le talent de Lili Taylor ne change rien à la donne. Les dialogues sont d'une lourdeur pas possible, ça se veut philosophique mais ça ne fait que citer des auteurs pendant une heure (on en compte facilement 15, est-ce pour se rendre intelligent ou est-ce volontaire ? on ne sait pas bien, mais même dans le second cas je recherche toujours l'intérêt). L'ambiance est noire et assez glauque, c'est pratiquement le seul point positif du film, que j'ai trouvé sans saveur. On ajoute à ça, régulièrement, des images de toute l'horreur de l'Holocauste, qui n'ont rien à foutre là si ce n'est soulever toute cette thématique du "mal", mais honnêtement c'est un peu facile d'illustrer le film avec cette période de l'Histoire. Non seulement facile, mais presque ridicule. Je retiendrai simplement l'apparition furtive de Christopher Walken qui s'en tire bien, car son personnage est intéressant et donne de l'espoir à l'espèce Vampire, malheureusement il n'est absolument pas exploité et part aussi vite qu'il est arrivé. Bref, certainement que je vais me faire disputer car pour certains, ce film est le chef d'oeuvre du "maître Ferrara". C'était mon premier film du bonhomme et je ne vois pas ce que le film a de si extraordinaire, s'il avait été réalisé par quelqu'un d'autre il n'aurait peut-être pas été aussi bien reçu... Dommage car au niveau de la philosophie il y a sûrement de quoi faire un bon truc sur les vampires, quelque chose qui soit moins lourd que cette accumulation de citations (Baudelaire, Descartes, Sartre, Proust, Beckett et compagnie).

    Ajoutée le 04 mai 2011 à 19h23
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    Chambermaid
    Chambermaid

    1 abonné | Lire ses 54 critiques |

      4 - Très bien

    Voilà un film éminemment personnel, d'une grande rigueur plastique (comme toujours chez Ferrara), assez radical dans son approche. Traiter de la culpabilité, de la transmission au travers d'une vision classique du vampirisme au cinéma aurait pu être intéressante bien que déjà vue. Mais le cinéaste déjoue nos attentes, en ne niant pas les origines de son sujet. Alternant naturalisme confortable diurne et expressionnisme pour les séquences nocturnes, la mise en scène balance avec subtilité entre dissection quasi documentaire d'une ville, témoin de l'Histoire des hommes en même temps que catalyseur de leur maux, et séquences vampiriques, poétiques et étranges, qui échappent à la convention par leur aspect inattendu. L'intrusion de la violence se fait ici par le montage et le cadrage, sans éclat. C'est ce climat serein d'une violence apaisée qui prédomine et donne au film l'allure d'une contemplation des rapports humains, magnifiée par la photographie. Très maîtrisée, cette oeuvre de Ferrara s'inscrit cela dit comme une expérience radicale, qui pourra en rebuter quelques uns.

    Ajoutée le 19 août 2008 à 12h25
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    Vous avez vu The Addiction ?
    scorsesejunior54
    scorsesejunior54

    54 abonnés | Lire ses 790 critiques |

      4 - Très bien

    Bien loin d'un "Body Snatchers" (pourtant plus qu'honorable) achevé l'année précédente, "The Addiction" marque un certain retour aux sources pour l'un des cinéastes les plus doués (et probablement le plus passionnant) de sa génération. Abel Ferrara, à qui l'on doit plusieurs tentatives belles et déjantées dans le monde du mystique mettait en scène au cours de l'année 1994 (et pas 1996 comme indiqué sur allociné) un nouvel essai, littéralement habité d'un bout à l'autre de son empreinte. Elargissant son champ de création traditionnel, il s'attache à une histoire de vampirisme servant à brillamment appuyer le contraste entre sa patte très "underground" que l'on perçoit régulièrement et le délire surréaliste et fantastique visible à un premier niveau de lecture. La beauté de son noir et blanc, l'immense soin qu'il a accordé à la lumière choquent car il pose un en même temps regard frontal aux mouvements de caméra hésitants sur son action. Ces prises de risques, un peu plus perceptibles encore lorsqu'après de belles scènes lentes et léchées interviennent de brusques ruptures de ton frappent fortement le spectateur. Dans un second temps, celui-ci pourra se laisser porter jusqu'à se perdre dans l'univers typiquement Ferrarien ici décrit. Les obsessions du réalisateurs sont nombreuses et se combinent toutes les unes les autres avec plus ou moins de logique. Je vous laisse vous faire votre propre interprétation quant à l'étudiante en philosophie vampirisée mais vous pourrez retrouver dans "The Addiction" un immense et fascinant melting-pot de ce qui a fait la renommée d'Abel F. Son raisonnement halluciné a de quoi déconcerter, quoique si vous daignez comme moi lui accorder une importante attention et que vous rentrez dans son délire, vous aurez beaucoup de mal à en sortir. Car au-delà de la simple culpabilité chrétienne et des pulsions de morts revenant sans arrêt se présente une magnifique synthèse de ce monde que Ferrara a créé et imposé avec brio. Avis aux fans.

    Ajoutée le 10 mai 2008 à 18h54
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    dahbou
    dahbou

    64 abonnés | Lire ses 2080 critiques |

      1 - Très mauvais

    Après les succès de film comme "Bad Lieutenant" ou "The king of N.Y.", Abel Ferrara s'est un peu perdu entre friction avec les studios ( Body Snatchers ) et films auteuristes cherchant à produire du "sens" pour plaire aux festivals, "The addiction" est clairement de la deuxième catégories. Cassant les codes du vampires et du cinéma d'horreur, le film multiplie les réflexions pompeuses sur le mythe du vampire empaqueté dans un fourre-tout de philosophie tout en questionnant la "foie chrétienne" de son auteur, une habitude récurrente chez lui. Et c'est bien là le gros problème du film qui est très bien interprété avec une ambiance incroyable ( une autre habitude positive cette fois-ci de son auteur), c'est juste un "gros trip" d'auteur vraiment lourd et assez ennuyeux par moment.

    Ajoutée le 29 avr. 2008 à 18h11
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    renoncule
    renoncule

    0 abonné | Lire ses 2 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Je suis passionné par tout ce qui se rapporte au vampirisme, livres, cinéma, et la je dois reconnaître que j'ai été fasciné, déjà par le noir et blanc qui s'apprête bien à ce genre de film, d'autre part, par la façon nouvelle de traiter le sujet: addiction, réflexion sur la vie, la mort.... Je reste sur ma faim, d'une part car le film se termine brutalement par une orgie de vampirisme, et du coup n'achève pas cette réflexion philosophique sur ce qu'est la vie, la mort, l'agonie, l'éternité... D'autre part, parce que Cristopher Walken, que j'adore n'apparait que quelques instants dans le film...

    Ajoutée le 28 avr. 2008 à 22h25
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    defdef
    defdef

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      5 - Chef d'oeuvre

    Qui est responsable? Question certe un peu en vogue (harrent) mais sublimée, réelle et sincère grâce aux images. Film complet, dans lequel on ne peut rien ajouté, juste jonction entre le présent et les questions omniprésentes auxquelles il est juste de répondre par l'action.

    Ajoutée le 13 janv. 2007 à 03h45
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    AMCHI
    AMCHI

    87 abonnés | Lire ses 4270 critiques |

      1 - Très mauvais

    Si Abel Ferrara aborde de manière originale le thème du vampirisme, il n'en reste pas moins que The Addiction est très ennuyeux à voir.

    Ajoutée le 10 nov. 2006 à 11h23
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    Dr.Strangelove
    Dr.Strangelove

    0 abonné | Lire ses 21 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    Ceux qui ne sont pas touché par l'ambition de son film et ses dénonciations sous-jacentes multiple et si typique de Ferrara seront simplement abassourdi par la beauté plastique des images. Cruelle, dure mais sensible : un plongeon de l'autre côté du mirroir pour Lilly Taylor qui nous offre son meilleur rôle dans un des plus grand film du maître Ferrara, sombre cruel et sans aucun sens comme la vie. Le film touche l'âme et en parler reste un effort pénible. Un pur chef-d'oeuvre ! Le film le plus abouti de l'histoire du cinéma traitant du vampirisme avec son voisin "Nadja". Un très grand film: surprenant, éblouissant, sombre, mystérieux, triste...

    Ajoutée le 24 juin 2005 à 02h28
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      2.5 - Moyen

    A priori on se demandait ce que venait faire Ferrara dans la galère du vampirisme (vous connaissez beaucoup de bons films sur le sujet, vous ? Moi, aucun). On comprend vite que son ambition n'est pas de faire du spectacle mais de faire de son sujet une métaphore sur Dieu, la drogue, le Sida et j'en passe. Il ne nous surprend guère, le film traîne ses gros sabots et on se demande ce qu'on fait là. Mais, malgré tout, la réalisation (somptueux noir et blanc), l'héroïne, Lili Taylor, et une certaine ambiance glauque parviennent à nous captiver par moments (par moments seulement). On sort en se disant que Ferrara a souvent fait mieux, mais en gardant en tête l'atmosphère sordide, pesante et démesurée du film. Bilan mitigé donc.

    Ajoutée le 25 oct. 2001 à 18h14
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