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Un premier long métrage extraordinairement hypnotique, terriblement excitant et d'une puissance onirique incomparable. L'envoûtement cinématographique porte un nom : Institut Benjamenta. Un chef d'oeuvre du Septième Art, un sommet de formalisme expérimental à ranger aux côtés des films de Patrick Bokanowski ou encore du Eraserhead de David Lynch. Une esthétique qui frise l'indécence tant la beauté des images sidère littéralement le spectateur ; le travail sur le son est l'un des plus impressionnants jamais entendus auparavant : grincements, frottements, crissements, martèlements... Une expérience sensorielle qui échappe totalement au temps qui passe, nous conviant dans un espace labyrinthique aux multiples résonnances. Enigmatique et crayeux, le film des frères Quay ne ressemble à rien de connu mais évoque en paradoxe - et de manière perpétuelle - une infinité d'autres films, par son absurdité et sa puissance fascinatrice. Inénarrable également, Institut Benjamenta subjugue et habite l'esprit, se refusant à expliquer quoi que ce soit pour mieux nous ouvrir la porte de son imaginaire tout à fait singulier, offrant par la même occasion la possibilité au spectateur de vagabonder à sa guise... Voici un film incroyablement beau et envoûtant qui - si l'exigence vous le permet - marquera un tournant dans votre parcours de cinéphile : un chef d'oeuvre.
Ajoutée le 07 mai 2012 à 02h59 Signaler un abus
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