HAL9000-Computer
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4 - Très bien
Grand film méconnu du grand public. Kevin Spacey (Buddy Ackerman) est impressionnant comme dans la plupart de ses films, il tient un rôle de directeur de production avide de pouvoir et de respect hiérarchique. ‘Swimming with sharks’ lui donne une nouvelle fois la possibilité d’exposer son jeu talentueux et charismatique, la démonstration est splendide. De l’autre côté du miroir, Frank Whaley (Guy) joue l’assistant peu débrouillard qui subit tous les ordres du patron. Le physique de l’acteur est assez laid, coiffure improbable, chemises trop grandes et pantalons à pinces ne mettent le mette pas en valeur surtout lorsqu’on compare à la classe de Spacey. Le duo est rejoint par Michelle Forbes (‘Kalifornia’) en directrice puissante et séductrice aux intentions troubles. Benicio Del Toro ne fait qu’une courte apparition histoire de faire émerger le contexte du film et d’initier le jeune premier. Les scènes d’humiliation sur ce faire-valoir sont hallucinantes de violence verbale mais peu de pitié est émise envers Guy, le personnage étant légèrement sur-joué et sans aucun charisme contrairement à la personne de Ackerman. Tout dépend du spectateur mais on est plus enclin à rentrer dans le jeu de Spacey plutôt que dans celui du raté, on comprend très vite (sans attendre le final) que ce directeur possessif en a bavé et pense -à juste titre d’ailleurs- qu’il mérite son statut. C’est pourquoi la scène de torture qui est dévoilée au fur et à mesure que le scénario progresse inverse les rôles et on ressent plus de pitié pour Ackerman, être en apparence détestable mais qui rejette sa colère sur ses subordonnés. Petite réserve : on sent que le film se cherche dans son style comme dans de nombreux films des années 90 (par exemple ‘Leaving Las Vegas’). La mauvaise qualité d’image que l’on peut trouver nous renvoie dix ans en arrière en terme d’éclairage, il y a du grain, on dirait que tous les acteurs (sauf Spacey) ont cru voir des fantômes sur le tournage tellement leurs visages sont blancs, le tout est terme et maussade, dommage… Sinon, l’ensemble fait réfléchir sur les relations au travail et en particulier sur la méritocratie, l’accès à des postes supérieurs, la cruauté de la hiérarchie…
Ajoutée le 12 sept. 2011 à 01h21
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