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Un lac
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Un lac" et de son tournage !

Un lac difficile à trouver

Philippe Grandrieux a mis un certain temps à trouver le lac du film. "Il devait avoir une certaine taille, être entouré de très hautes montagnes et de forêts denses et profondes, sans maison autour, commente le cinéaste. Ce lac, je l'ai cherché partout ! En Finlande, en Norvège, en Suède, en France... mais je ne le trouvais pas. Les paysages que je voyais pouvaient être magnifiques, mais ils ne correspondaient pas à la "vue" mentale que j'en avais. La difficulté était là, trouver dans la réalité, ce que j'avais imaginé." Finalement, c'est en Suisse que le réalisateur l'a découvert, "un lac absolument sublime, à une heure de Zurich". "Le lac est finalement peu présent à l'image, ajoute-t-il. C'est qu'il a été bien plus qu'un décor que l'on filme ostensiblement pour qu'il soit vu, il est resté ce lac rêvé, inscrit en moi, une présence aussi forte et décisive que celle des acteurs, une présence que je retrouvais chaque matin et qui a irrigué profondément tout le travail."

Note d'intention

"Des choses doivent mourir pour que l'on puisse grandir, commente Philippe Grandrieux. C'est la question d'Un lac. Comment on se sépare de ce qui nous entrave, de ce qui nous soumet. C'est ça grandir, c'est parvenir à accueillir les forces qui nous constituent, et les accueillir sans qu'on se sente menacé. C'était d'ailleurs les premières notes que j'avais prises sur le film. Des courants très profonds irriguent les êtres, bien au-delà des raisonnements psychologiques. En ce sens-là, on retrouve le fondement archaïque déjà mis en scène dans La Vie nouvelle."

Côté casting...

Philippe Grandrieux a pour habitude de ne pas s'intéresser à la capacité technique de l'acteur, à sa capacité à assurer le "minimum d'émotion garanti". "C'est leur présence qui me touche, leur force à soutenir le film, à s'y engager, commente le cinéaste. Je savais que je voulais travailler avec des Russes. Nous avons organisé un casting à Moscou. J'ai vu des acteurs impressionnants. Ils portent en eux la force et le fracas de leur histoire, l'immensité des paysages."
Le réalisateur a proposé aux acteurs pressentis pour le rôle d'Alexi de le retrouver dans une forêt de la banlieue de Moscou et leur a seulement demandé de porter du bois sur leurs épaules. "Quand ce fut le tour de Dima (Dimitry Kubasov), la première chose qu'il a faite a été d'enlever sa montre, se souvient Philippe Grandrieux. Puis il s'est enfoncé lentement dans la forêt en caressant les hautes herbes. Je l'ai filmé. C'était Alexi qui marchait. Dima s'éloignant, marchait dans la forêt d'Alexi. Durant tout le tournage il n'a pas cessé un instant d'être Alexi. J'ai vu le film s'ouvrir dans son regard. C'est la même évidence que j'ai eu avec Aliocha (Alexei Solonchev) pour le rôle de L'Étranger. Il avait une manière de se laisser filmer dans les rues de Moscou, à la fois inquiète et sauvage. Il transmettait une tout autre matière humaine que celle de Dima. Une autre histoire. En ce sens il était d'emblée un "étranger". Son engagement dans le film, malgré le froid, la neige, l'épuisement physique, a été total, sans limite. Vitaly Kishchenko qui joue le rôle du père, je l'ai rencontré juste avant de quitter Moscou. Il m'attendait dans le hall de l'hôtel. Je l'ai vu de loin. J'ai été fasciné par la puissance de sa présence silencieuse. Je me suis approché de lui et j'ai su qu'il était le père que je cherchais. Je n'ai qu'un regret c'est de ne pas avoir pu lui donner plus de place dans le film."

Pourquoi des acteurs étrangers ?

Philippe Grandrieux a souhaité très tôt ne vouloir avoir recours qu'à des acteurs étrangers. "D'abord, il y avait le désir de la langue, commente le cinéaste. Je ne voulais pas d'un français bien articulé mais "attaqué" par les difficultés de prononciation des acteurs. Une langue brute, maladroite. C'est un parti pris poétique ou disons musical. Cette envie était claire dès le départ, elle a fabriqué un dispositif puissant. C'était la tour de Babel sur le tournage ! Il y avait des des Suisses allemands, des Russes avec un traducteur russe qui parlait anglais, des Tchèques avec une traductrice tchèque qui parlait français, le petit garçon flamand avec ses parents qui traduisaient aussi... Les acteurs ne pouvaient pas communiquer entre eux. Je pouvais à peine leur parler..."

Retrouvailles avec Simona Hülsemann

Pour Un lac, Philippe Grandrieux souhaitait retravailler avec Simona Hülsemann qui jouait le rôle d'une des prostituées dans La Vie nouvelle. "Je lui ai proposé le rôle de la mère, commente le cinéaste. Elle était trop jeune à priori, pour jouer le rôle de la mère d'Alexi, mais sa beauté m'a permis de filmer une femme qui n'avait pas renoncé à l'amour. Simona est capable de laisser apparaître, dans un abandon complet, sa plus grande fragilité."

Récompensé à Venise

Sélectionné lors de la 65e Mostra de Venise, Un lac a reçu la Mention Spéciale dans la catégorie Orizzonti qui récompense les films ouvrant de nouvelles tendances pour le cinéma.
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