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    Passe ton bac d'abord
    note moyenne
    3,1
    90 notes dont 17 critiques
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    35% (6 critiques)
    12% (2 critiques)
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    Votre avis sur Passe ton bac d'abord ?

    17 critiques spectateurs

    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Publiée le 31 juillet 2011
    Le cinéma de Pialat continue de m'impressionner, c'est quelque chose de rare et de touchant que de voir des personnages évoluer sous la caméra de Pialat. Il arrive à capter l'âme humaine, mais pas comme le ferait Bresson par exemple, où ça serait plus dans une beauté universelle, malgré tout très austère, Pialat, c'est plus âpre, rugueux, blessant. Alors si "passe ton bac d'abord" n'est pas le film le plus méchant de son auteur, et de loin pas, on est loin d'un film gentil, certes ici pas de coups tragiques du destin qui vont briser les personnages comme dans La maison des bois, on est plus dans l'enfance nue, où la jeunesse semble incomprise par le monde adulte, a des attitudes qu'on n'explique pas, elle est jeune quoi. Là où je pense que Pialat livrait des films universels sur l'enfance (entre autres) avec l'enfance nue et la maison des bois, il fait quelque chose d'universel sur l'adolescence ici, sur ce passage à l'âge adulte, au moment où on se dit il faut faire quelque chose de sa vie, et les personnages dans toute leur bêtise propre à cet âge trop souvent qualifié de bête, arrivent à sortir naturellement, sans que ça choque, des vrais pensées sur la vie, ils ne veulent pas du métro boulot dodo, ils veulent vivre, et je les comprends. La scène finale est particulièrement émouvante à ce point de vue, lorsqu'on demande à une jeune fille à quoi elle rêve, elle répond : à rien. Il y a deux sens à cette phrase, un premier degré évident, à ce moment elle pense à rien, mais un second degré beaucoup plus triste, elle a perdu ses rêves, son enfance s'est envolée. Ces personnages ne sont pas spécialement beaux, intelligents, mais ils dégagent quelque chose, quelque chose dont j'ai l'impression que seuls des gens comme Pialat ont parvenu à saisir, capturer ainsi quelque chose de vrai pour le retranscrire sur pellicule, c'est tellement beau. Ici pas de grands enjeux métaphysiques, juste la vie, l'adolescence, l'âge adulte, ce futur qui fait peur, très peur même, on veut le fuir. La seule chose qui a changé aujourd'hui, c'est peut-être l'âge du mariage, sinon depuis 1978, à part le look qui change, heureusement on n'a plus le petit duvet sous le nez pour les garçons, c'est pareil, ce même manque de motivation pour des générations perdues, sans véritables repères, se laissant aller aux plaisirs simples, drogues, sexe… Sans que tout ceci ne soit diabolisé par Pialat, non c'est juste que, c'est comme ça… Voir un film tellement vrai, semblant improvisé tant les réactions sont criantes de vérités, ça me parle. Je pense à la scène juste après un mariage avec une mère qui craque, on a pas tant de vérité ailleurs que chez Pialat pour ce genre de scènes, ça dégage vraiment quelque chose, on est pas dans le chiqué, dans le toc, c'est ce qui manque à 99% de la production actuelle, cette vérité là, cette sincérité là, sincérité que le cinéma de Pialat possède, et sans doute plus que nul autre au monde. Qu'est ce qui est plus vrai que de voir ces deux jeunes en cours de sport s'échanger des regards ? Rien, tout simplement rien… C'est aussi ça l'adolescence, les premiers échanges amoureux, savoir quelle fille couche, quelle fille ne couche pas, ce désir sexuel, cette envie de découvertes. Alors ce n'est pas le meilleur Pialat, mais malgré cela c'est un film qui dégage énormément de choses, qui n'a pas un regard accusateur sur cette jeunesse qu'il film, et qui est magnifique, à partir de là, on peut parler de grand film, malgré qu'il ne paye pas de mine au départ.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 26 janvier 2012
    Dans "Passe ton bac d'abord", Maurice Pialat soumet à la cruautè de son scalpel ethnographique une certaine France (la magnifique ville de Lens) peu reprèsentèe au cinèma! Nul mieux que lui ne sait filmer le grain de la peau, le tissu du vêtement, le relief des objets et des aliments (la tartelette aux fraises des jeunes mariès) à travers ces adolescents dansant par exemple dans un cafè sur une chanson de Patrick Juvet ("Où sont les femmes"). Variations à la mode Pialat sur les amours adolescentes, sera le dernier film de ce qu’on peut appeler sa première pèriode! Vèritè des sentiments, des rapports amoureux, des extèrieurs mais aussi des acteurs pour la plupart non-professionnels auxquels le cinèaste accorde un grand soin en les filmant avec un parfait naturel et dans un point ultime de dèpouillement! Le chômage sèvit mais ces lycèens tentent de savoir pourquoi on vit aujourd'hui, entre le bistrot du coin et une virèe à la belle station balnèaire de Stella Plage, et ce que sera demain où ils verront la fin de leur adolescence! Depuis sa sortie en 1979, le film vèhicule plus que jamais sa force et son bon sens avec ce charme certain d'une èpoque dèfinitivement rèvolue où Internet et portable n'existaient pas! Les personnages n’ont aucune ambition et se contentent de petits bonheurs (le match de foot à Bollaert, les flirts, une virèe au bord de mer). Cependant, malgrè leur insignifiance, Elisabeth (Sabine Haudepin, l’une des reprèsentantes de cette èpoque, a le talent qui convient au personnage), Philippe, Patrick, Bernard, Valèrie ou Agnès sont bien rèels, à la fois rèvoltès et indècis! L’ombre et la lumière y sont aussi mouvantes que les hèsitations et les angoisses! A rèestimer au plus vite car c’est l’une des œuvres les moins connues de Pialat avec une pensèe toute particulière à Jean-François Adam (formidable metteur en scène) qui joue le prof de philo et surtout au rohmerien Philippe Marlaud: deux acteurs tragiquement disparus peu de temps après le film (suicide pour l’un, mort accidentel pour l’autre à seulement 22 ans). Entre documentaire et fiction, "Passe ton bac d'abord" est un peu pour eux...
    Tom-A
    Tom-A

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    3,5
    Publiée le 20 mars 2011
    Après la noirceur et l'austérité de La gueule ouverte, Pialat se tourne vers la jeunesse et force le trait, force le drame de chaque personnage, mais insuffle aussi beaucoup d'humour. Et si parfois certains dialogues nous apparaissent moins naturels que ce à quoi le Maurice nous a habitué jusque là, nombreux sont les instants touchés par la grâce. Pour ne rien gâcher, la photographie est remarquable.
    cinono1
    cinono1

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    2,0
    Publiée le 20 août 2012
    Un peu vieilli, celui-la. Déjà, les looks, ça prend un peu de temps pour s'y faire (et la qualité technique dans l'édition DVD est catastrophique). Ensuite, trop répétitif et trop saccadé à la fois, la multiplication des personnages fait perdre de la fluidité au récit de Pialat. Des bons moments de méchanceté gratuite malgré tout. Bof.
    Yannickcinéphile
    Yannickcinéphile

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    2,0
    Publiée le 2 février 2016
    Bon, c’est du Pialat ! Deuxième film, et une impression bien mitigée encore une fois. Mieux que A nos amours, mais enfin, Pialat s’enlise dans le fait de filmer la vie, et forcément, sans beaucoup de vie aussi. Le cinéma de Pialat au travers de ce film c’est une succession de scènes qu’on a plus ou moins tous vécu, si tant est que l’on a connu cette époque, et l’on se retrouve plongé dans le quotidien de jeunes du Nord, avec tous les problèmes qu’on peut vivre à cet âge et les craintes de l’avenir. En soi tous n’est pas mauvais. Le sujet est ambitieux, il y a de belles séquences, justes et touchantes, on sent du potentiel, et on sent que le réalisateur aime ce qu’il fait. Mais après… Pas vraiment de scénario, des ellipses temporelles qui rendent le film décousu et pas bien clair, beaucoup de personnages pour un film d’1 heure 20, une fin très abrupte, beaucoup trop abrupte même. En fait Passe ton bac d’abord c’est une tranche de vie de quelques mois d’un groupe de jeune, avec des morceaux pris de ci de là, et cela ne fait pas vraiment un film plaisant. Formellement c’est le style Pialat. Très sobre, un style presque documentaire, aucun effet de style, cela n’est pas trop mauvais comme choix, et en tous les cas bon point sur l’ambiance du Nord, rare au cinéma, et bien retranscrite dans toute sa mélancolie, et sa tristesse ! Le cinéma de Pialat est assez austère en la matière en général, et ici cette austérité trouve une juste place. Reste que la prise de son pour les dialogues est très mauvaise, parfois les bruits d’ambiance prennent complètement le dessus, et musicalement il est vrai qu’on aurait pu avoir un peu plus d’efforts de fait. Reste le casting. Plutôt un bon point, du moins pour les acteurs principaux. Beaucoup de seconds rôles restent fades, peu marquants, et ne retiennent pas l’attention ou alors cabotinent comme de beaux diables (la mère). Reste que le couple de la plage joue juste et est crédible, tout comme le couple marié, lesquels nous campent des scènes crédibles, réalistes, et forcément marquantes au milieu d’un ensemble qui, comme souvent chez Pialat, ressemble à la réalité, mais avec des artificialités gênantes. Mon avis sur ce film reste plus positif qu’A nos amours. C’est moins redondant, moins surjoué, mais ça reste faible. On tient un film stylé Michel Lang, mais en plus sombre et austère, et cela aurait pu être super aussi dans son genre. Mais finalement c’est assez mal fait, pas assez scénarisé, et on a l’impression d’assister à un documentaire sur la vie des jeunes dans le Nord en 1978. Curieux, mais pas fameux. 2.
    totoro35
    totoro35

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    1,0
    Publiée le 21 juin 2012
    Rien à faire, j'ai beau essayer, je n'arrive pas à suivre un film de Maurice Pialat et ce film ne va pas arranger les choses. Alors oui, l'évocation de la jeunesse de la fin des 70's, de ses amours à ses désillusions en passant par leur avenir incertain, est criante de vérité. Mais le rythme est tellement lent, l'élocution des comédiens tellement inaudibles (le preneur de son était en grève ?) que le temps fut fort long malgré la durée très courte du métrage. Peut-être que dans quelques années, le cinéma de Pialat parviendra enfin à me parler mais pour le moment, ça me déprime plus qu'autre chose, tout ça.
    Jo D
    Jo D

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    2,0
    Publiée le 2 juillet 2012
    On ne peut pas reprocher à Pialat d'avoir dépeint avec justesse le désarroi dans lequel pouvait se trouver la jeunesse des années 70 au moment de s'orienter vers la vie active. Le fait de situer ce film dans un bassin réputé difficile, la région du Nord, nous fait toucher du doigt le malaise dans lequel se situait les jeunes à cette époque là (Remarque, 70's - 2012 : on est pas si éloigné que ça non plus !). Mais voila, on finit quand même par bien s'ennuyer par moments, ça tourne un peu en rond : flirts, rebellion, bars... et un chouilla de plaisirs annexes (Ouf !) : match du RC Lens, virée à la plage, qui nous permettent de sortir un petit peu de la grisaille nordiste. Côté acteur, à part 1 ou 2 (Sabine Haudepin et Philippe Marlaud bien au-dessus du lot), la plupart sont aussi expressif que des thons en boite... Gros bémol aussi : le son ! Même en mettant mon volume à 48 sur ma TV, par moment les dialogues étaient totalement inaudibles, ce qui n'arrange rien quand on veut rentrer totalement dans un film. En somme, un Pialat méconnu mais qui reste quand même mineur dans sa filmographie.
    Dustin Cruise
    Dustin Cruise

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    1,5
    Publiée le 30 novembre 2014
    Au cinéma et à la télévision, le réalisateur nous avait habitué à des scénarios plus consistants. Le manque de relief de cette histoire, associé à une bande son exécrable, justifie la sévérité de ma note. Le regard complaisant que jette Maurice Pialat sur ces adolescents plus ou moins désabusés ne nous apprend pas grand chose sur leurs problèmes..La scène la plus intéressante dans cette galerie de portraits, est sans doute celle d'une lycéenne en face à face avec son professeur de philo dans un café. Et puis, ce film n'échappe pas à trop de stéréotypes. Mais le ratage de la production du DVD est surtout dû à la technique..En effet, les dialogues sont de très mauvaise qualité, souvent même inaudibles. Connaissant le perfectionnisme du réalisateur, on ne peut que s'en étonner. Non vraiment, pas du meilleur Pialat.
    QBN
    QBN

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    2,0
    Publiée le 13 février 2013
    Chronique du nord.
    Loskof
    Loskof

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    2,0
    Publiée le 18 mars 2015
    C'est mon 2ème Pialat après A nos amours, et j'ai vraiment l'impression d'avoir vu le même film... Pas dans le scénario mais dans la forme et dans les reproches à formuler. A savoir que le film est incroyablement riche de sens, avec cette jeunesse post mai 68 désœuvré, qui ne voit pas d'avenir, dans une cité ouvrière, bref c'est vrai, le portrait social est pratiquement parfait. La scène de dispute entre les deux jeunes mariés est vraiment réussie sur ce point, on sent la rupture, la volonté de se marier "à l'ancienne", pour la sécurité, et en même temps le fait que ça n'apporte pas forcément le bonheur. Mais là où le film pêche, et gravement, c'est dans la forme... C'est inaudible tout le long, il y a un vrai souci de production. Et l'ensemble est décousu à souhait, comme pour A nos amours, il y a plein d'ellipses qui ne sont pas amenés, ni expliquées, bref on met du temps à comprendre. Je sais pas si c'est parce que l'on a fait mieux depuis (17 filles notamment) mais là ça saute aux yeux, c'est lourd à regarder. Et c'est dommage car le sujet est bien traité...
    brunetol
    brunetol

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    3,0
    Publiée le 19 février 2014
    Beaucoup de metteurs/metteuses en scène français contemporains se revendiquent de l'école Pialat. Mais la plupart du temps on peine à voir la filiation. Revoir "Passe ton bac d'abord" après avoir découvert l'insignifiant "Grand Central", par exemple, est une occasion de mesurer le gouffre qui sépare une œuvre hirsute et effrontée d'un pensum de bonne élève appliquée. Réalisé avec très peu de moyens dans des conditions chaotiques, après l'échec de "La gueule ouverte", et sans réel scénario, le film de Pialat est une chronique décousue traversée de moments de grâce, mêlant acteurs amateurs et comédiens confirmés dans un joyeux bazar, formellement assez moche mais suffisamment imprévisible pour rester captivant. On ne sent pas le moindre formatage des fonds d'aide, l'accumulation de compromis subventionnés, l'auto-censure labellisée "commission du CNC", la tyrannie de la continuité dialoguée. Pialat tourne au petit bonheur, improvise, bricole, perpétuellement en recherche, projettant sans scrupules ses obsessions et ses névroses sur un groupe de jeunes lycéen(ne)s, qui se débrouillent comme ils peuvent avec des scènes parfois embarrassantes, souvent comiques. J'ai souvent pensé au Bruno Dumont de "La vie de Jésus" (notamment pour l'ancrage régional et le naturalisme), dont le film de Pialat serait une sorte de prémisse brouillon, chiffonné et léger, sans le formalisme puissant, sans le sens du cadre et de l'espace, sans la dimension mythologique, mais avec le même souci chez les deux auteurs d'intégrer une forme d'authenticité anthropologique dans les plis de leur subjectivité.
    BlindTheseus
    BlindTheseus

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    4,0
    Publiée le 7 janvier 2009
    Plein de réalité & se jouant des clichés, ce vrai-faux documentaire parfois très ironique pourra cependant être qualifié de partial, sinon ne représentant qu'une frange certaine de la population: Surtout pour amateurs...
    Maqroll
    Maqroll

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    4,0
    Publiée le 7 juin 2009
    Après sa première trilogie sur l’enfance (L’Enfance nue), le couple (Nous ne vieillirons pas ensemble) et la mort (La Gueule ouverte), Pialat entame ici un nouveau cycle consacré essentiellement à la jeunesse et à ses rapports en décalage avec la « société des parents ». Cela donne comme toujours un film sans concession, pas le meilleur Pialat, mais du grand cinéma quand même.
    loulou451
    loulou451

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    2,5
    Publiée le 11 août 2009
    Certainement pas le meilleur film de Pialat, qui, cette fois, nous plonge au cœur de l'adolescence. le résultat est médiocre, il faut le dire, bien moins réussi que l'inégalable "Enfance nue". A croire que l'adolescence demeure au final moins importante que l'enfance, là où l'adulte se forge réellement. Un film ennuyeux.
    Jonathan M
    Jonathan M

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    1,5
    Publiée le 20 mars 2015
    Une ribambelle de petits (non) bacheliers, fils et filles des corons, qui pensent surtout à se divertir plus qu'autre chose. Oui, à 19ans, c'est plutôt l'esprit de 3/4 des jeunes. Pialat commet ici sa première faute de goût. A ne pas vouloir un plan sémantique de l'histoire, on finit par ne plus bien voir où il veut nos mener.
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