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NammJones
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4,0
Publiée le 6 septembre 2009
3 étoiles pour l'originalité totale du scénario ! 3 étoiles pour l'interprétation d'Alexandra Lamy, de Mélusine Mayance et même du petit Arthur Peyret qui semble vraiment être fait pour le cinéma ! 3 étoiles pour l'ambiance du film, tout à fait réaliste, vivante, prenante et touchante.
Mes jugements sont habituellement plus argumentés mais cette fois je n'ai vraiment rien a dire à part que ce film est totalement pourrit ... Très mou, sans queue ni tête ... Je ne comprend absolument pas comment ce film peut s'attribuer 3 étoiles en critique presse ...
Très fébrile et pas du tout crédible... Certes, François Ozon nous concocte un film original et qui sort des sentiers battus, mais force est de constater que l'histoire est tout bonnement incroyable dans le mauvais sens du terme. En effet, on assiste à un conte moderne totalement niais, défaillant, peu captivant et plus décevant qu'autre chose. On s'efforce de rester attentif devant tant de bons sentiments et de "magie" quelconque, mais honnêtement c'est difficile. Hormis quelques scènes intéressantes, l’ensemble n’est pas aussi reluisant qu'on aurait pu l'espérer. Les personnages sont loin d'être attachants malgré leurs spécificités audacieuses. Quant aux acteurs, ils sont les uniques points forts du film puisqu'ils nous livrent des prestations honorables. En conclusion, "Ricky" est une véritable perte de temps.
Ricky est un petit conte moderne qui se joue entre une mère face à la maternité même et la naissance face à l'emprisonnement égoïste de parents bien maladroits. Même si la libre magie du film nous berce quelquefois, surtout par sa fraîcheur, Ricky ne s'envole malheureusement pas dans nos coeurs...
Le film se joue sur plusieurs paradigmes d'interprétation étroitement liés. Nous pouvons y voir une fable oniro-marxiste comme une critique des masses et des classes qui cherchent son exutoire à une vie morose dans les jeux et les sensations fortes. Une critique des médias pourvoyeuse de de ces mêmes jeux et sensations au peuple (la télévision et les journalistes dans le film). Une fable biblique (Ricky au bord du lac?)ou un conte scientifico-angélique, on pense un peu à Wenders et "les Ailes du Désir", dont la quête serait la recherche du bonheur social et individuel. Ricky incarnerait par sa "lévitation" l'échappatoire de notre condition matérialiste dans une vie plus consacrée à l'esprit et à l'écoute des autres. Ricky ne survole-t-il pas la ville, les masses, Il a une vue panoramique et globale. Il est notre ange de l'Annonciation. Ozon s'incarne dans Ricky en fait. Il nous dévoile ses angoisses et ses désirs sur notre monde actuel, sur la vie de couple, l'enfance maltraitée,etc...,. C'est pour cela que ce film est profondément réaliste et cru et cet emprunt au fantastique ne fait que renforcer son message, en jouant sur notre inconscient collectif, sur nos désirs et nos peurs inhibés. Le "Paradis Perdu" pour Ozon, est-ce cette part d'innocence perdue ou oubliée en nous? l'Homme est-il devenu perverti, a-t-il perdu son âme? L'homme prométhéen est-il cet homme de science qui veut percer les secrets de la Nature pour mieux la maîtriser? Le chirurgien dans le film incarne peut-être le mieux cette image omnipotente de l'homme de science. Le spectateur voudra-t-il voir et accepter un tel film à idées, et à concepts? Cette présence saillante, en exergue, du réalisateur derrière la scène avec ses marionnettes qui présente au spectateur son propre miroir (déformant?)va peut-être plus ennuyer que convaincre?Un pari très audacieux de Ozon qui risque de se brûler les ailes à en vouloir faire de trop. L'Icare du cinéma français?
Formidable conte urbain, le dernier Ozon fait non pas appel à Michel Ange mais à Ricky l'ange pour nous proposer une oeuvre artistique créative et relativement inédite. Le film mêle la fresque sociale et familiale d'un point de vue réaliste et l'onirisme d'un enfant libérateur. "Ricky" peut être vu, compris et lu (n'est ce pas un conte ?) à différents niveaux d'interpretation car si Ozon nous prépare habilement et malicieusement à l'idée d'un enfant ailé (ailes de fée, ailes de poulet, tapisserie ciel) c'est pour souligner son futur intêret intrinsèque et non pas son effet décoratif. Le film peut etre vu à travers le prisme du réalisme et de la chronique sociale car on a droit au regard du réal sur les difficultés liées à la création d'une famille amplifiée par Ricky, révélateur des angoisses de la maternité et des relations familiales (angoisse de l'enfant unique, mari inclu mais exclu de la relation mère/enfant) avec pour justification des ailes : les produits chimiques. On peut néanmoins regarder le film d'un regard plus aérien, plus métaphorique.Ici Ricky est alors un ange libérateur censé préparer Katie et les siens à l'arrivée d'un enfant, il est censé les léser du mal être qu'ils ressentent en parcourant avec eux toutes les étapes de la relation parent/enfant (possessivité,rejet,crainte,émancipation).Annonciateur de sérénnité, il permet la libération sociale et économique (loto,interviews) autant que psychologique comme le montre le parallèle entre la scène du début où les rôles mère/enfant sont inversés et la séquence finale où la mère sereine et protectrice enlace sa famille.C'est d'ailleurs dans cette séquence que le potentiel émotionnel et lyrique du film explose et où la prestation réaliste d'Alexandra Lamy (exit le glamour, place au talent pur) éclate dans une ambiance poétiqu-réaliste.Une des réussites du film se trouve d'ailleurs dans la faculté d'Ozon à faire vivre l'impression de surnaturel au coeur d'un film très encré dans le réel (ex:grossesse).
François Ozon avait abandonné le spectateur sur une relecture raccourcie de «Gone with the wind», «Angel». Avec «Ricky» (France, 2008), Ozon poursuit l'immixtion du féerique avec le réalisme. Poursuivant un certain idéalisme naïf qui gangrenait «Angel», «Ricky» souligne la fusion du fantastique dans le réel. Enfant d'un père et d'une mère ouvriers à la chaîne dans une usine, le bébé Ricky se révèle dès ses premiers mois doués d'une déformation physique pour le moins singulière : il possède dans son dos une paire d'aile. L'apparition de cette curieuse anomalie n'intervient qu'après que la condition sociale des parents aient été clairement instauré au spectateur. L'intrusion progressive de cette difformité fabuleuse risque de désarçonner le spectateur, toute la réussite du film repose dans ce risque. Car enfin le postmodernisme flagrant dont fait preuve Ozon, en mêlant avec une telle désinvolture le surnaturel et le prosaïsme social le plus élémentaire, n'est pas de grande ampleur. «Ricky» réussit son exploit d'oeuvre audacieuse en prenant le parti pris de faire confiance à l'imagination du spectateur. Ceux qui objecteront aux films son invraisemblance ou sa débile naïveté, il leur reste à revoir la façon sciemment irrationnelle avec laquelle Ozon conçoit son récit. Le cinéma pour Ozon n'est pas affaire de raison ou de forces politiques. C'est bien là le problème du film, d'oublier que le cinéma est un outil de résistance et de défiance politique puisqu'il est l'objet de cet Homme, l'animal politique. La solution au joug qui conserve le prolétariat dans leur condition se trouve être l'échappée dans l'idéalisme. La filiation classique chrétienne qui parsème la chimère du film, et qui est soulignée par la séquence finale (d'une lourdeur symbolique peu appréciable), retient l'oeuvre et l'empêche d'atteindre des ambitions sociales. «Ricky» ne prétend pas à cela, pas davantage qu'«Angel». Le cinéma d'Ozon se confirme être la composition d'une fresque pittoresque.
j'ai trouvé ce film très ennuyeux. les scènes se passent toujours à l'appartement et sont, pour la plupart, inutiles. c'est mal fait, pas crédible. je le déconseille.
Il va falloir que je me fasse une raison : François Ozon, n'est pas mon ami. J'avais déjà vu deux de ses précédents films (Le refuge & Potiche) et le résultat m'était paru fort misérable. Mais bon, je récidive avec ce "Ricky", histoire de voir un peu comment notre réalisateur parvient à retranscrire une histoire aussi étrange. Imaginez un peu : un bébé née dans le fruit de "l'amour"avec en plus des bras et des jambes, deux ailes dans le dos ! Bref au début, tout va bien. On fait la connaissance des personnages, le couple Lopez/Lamy assez naturel bien que peu attachants étant donné le peu de profondeur accordé à leurs psychologies respectives & une Mélusine Mayance dont l'expression se résume à un seul regard. Le rythme est lent certes, mais correspond assez au genre. Agréable petite demie-heure jusqu'à l'apparition des dites ailes. De la fable poétique, on passe à un drame fantastique aux effets spéciaux bâclés et dans lequel les situations grotesques s'enchainent à un rythme presque insoutenable. Après peut-être qu'il y a des symboliques, des doubles sens & de l'allégorique en pagaille cependant le tout est peu passionnant, peu parlant mais très brouillon. La fin tout aussi survolée clôt un film assez court, qui se laisse regarder à conditions d'avoir un passe temps à portée de main. Un gilet de sécurité par exemple. Et puis ce Ricky, qu'est ce qu'il peut chouiner alors...
Drôle de film, pas très réussi. Il y a ce que l on y voit, une première partie à la ken loach, du social a la française assez soigné quoiqu'un peu banal, puis vient ce qui aurait pu être une envolée vers autre chose, une autre histoire, un autre cinema, une autre émotion. Hélas rien de tout cela n'arrive.Ce que le film nous donne à voir est bien petit, la scène au supermarché, les medias etc,tout cela est assez convenu et filmé tres cheap. Et le jeu est certes impeccable, mais tellement naturaliste; ça ne nous aide guère. C'est du côté de ce que l'on n'y voit pas qu il faudrait se tourner pour trouver la clé de l'hstoire. A quoi se réfere la séquence d'ouverture : à un abandon ? et ces traces de sang dans le lit : à un enfanticide ? Le personnage troublé (hélas pas troublant) de la mère est de toute évidence la piste a suivre : folie, culpabilité, mythomanie . Le film doit se cacher quelque part la dessous mais ne parveint jamais a nous emmener avec lui sur ces pistes. Dommage.
C'est mon deuxième film de François Ozon (après le très sympathique "8 femmes") et ça me donne très envie de voir le reste de sa filmographie (notamment "Les amants criminels"). Au début je suis allé le voir par curiosité, m'attendant à un film pas très réussi, gnangnan, et en fait pas du tout. J'ai beaucoup aimé: une parabole sur les médias et la différence avec des acteurs très bons (Sergi Lopez et Alexandra Lamy, très justes)des effets spéciaux très réussis et un joli final. Une bonne surprise.
un ovni dans la scene cinematographique ,on ne comprends pas tout et surtout l interet du film et du message a faire passer. une etoile tout de meme pour alexandra lamy qui a un tres bon jeu .