Miel
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    Note moyenne :   3,4 pour 217 notes dont 23 critiques  | 
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    Nowherestar
    Nowherestar

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      4 - Très bien

    Filmé en Anatolie, "Miel" suit le parcours de Yusuf, un petit garçon de 6 ans très timide et introverti, et de son père apiculteur. Qu'est-il donc arrivé au père de Yusuf ? Pourquoi ne rentre-t-il pas la maison? A travers l'univers solitaire de l'enfant, c'est aussi sa personnalité complexe qui se dévoile: relation de confiance avec son père, méfiance avec sa mère, manque de sociabilité, adaptabilité difficile dans son milieu scolaire... Le tout filmé avec beaucoup de pudeur et de sensibilité. Le scénario parvient à retranscrire avec justesse les peurs de l'enfance. Très peu de dialogues, le récit préfère s'attarder sur les expressions des personnages, justes et émouvants. Les paysages, somptueux, nous font découvrir les forêts de cette région sauvage et isolée, ainsi que la vie de ses habitants. La lenteur des scènes, loin d'être pesante, participe à l'ambiance teintée de suspens. Recommandé.

    Ajoutée le 13 janv. 2012 à 11h10
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    chrischambers86
    chrischambers86

    276 abonnés | Lire ses 6827 critiques |

      1.5 - Mauvais

    Ours d'or au festival international du film de Berlin 2010 et troisième volet de sa trilogie inversèe (composé de "Miel", "Le Lait" et "L'Oeuf") Semih Kaplanoğlu raconte ici l'histoire du jeune Yusuf, gamin reclus dans un profond mutisme, qui ne daigne s'adresser qu'à son père, apiculteur auquel il voue une admiration sans borne! La première sèquence est remarquable avec sa nature hostile et belle! Malheureusement le reste respire une certaine lassitude avec une mise en scène si pesante que l'on est rapidement gagnè par l'ennui! Heureusement, les acteurs sont là pour sauver les meubles, notamment le jeune et attachant Bora Altaş! L'ètendue des paysages d'Anatolie nous console un petit peu avec des cadrages très longs et soignès! Dans une veine contemplative, ce n'est pas ce qu'on a fait de mieux...

    Ajoutée le 12 avr. 2011 à 05h56
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    norman06
    norman06

    37 abonnés | Lire ses 794 critiques |

      3 - Pas mal

    Un Ours d’or un brin académique, prototype d’un certain film de festivals. On est loin de la splendeur de Tarkovski auquel le cinéaste semble se référer. Mais ce récit d’une enfance pourra séduire par ses ellipses et son utilisation insolite d’un décor naturel.

    Ajoutée le 21 mars 2011 à 22h26
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    Maxanouk
    Maxanouk

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      3.5 - Bien

    L’apiculteur, son fils, la nature et… l’épilepsie D’entrée de jeu, une étrange inquiétude règne. Inquiétude soulignée par l’absence (l’absence !) de musique. L’enfant, Yusuf, à l’école, répète silencieusement sur ses lèvres un texte lu par une camarade. Quand vient son tour de lire, il veut lire la même histoire mais le maître lui en demande une autre ; la scène est pathétique et douloureuse car il bégaye, est terrorisé et ses camarades le moquent : il ne sait pas lire et voulait la même histoire que celle lue par la petite fille car il l’a connaissait par cœur. Yusuf est un enfant mutique, solitaire et très perturbé. Il en est ainsi dès le début du film et non pas comme le disent plusieurs critiques, plus tard, soit un bon tiers après le début, quand le père va disparaître. Absence est le mot –clef de la terreur qui détruit cet enfant. Des scènes symboliques illustrent cette absence (le jeu de Yusuf avec l’interrupteur électrique, le jeu du ruban sur les yeux, les abeilles mortes et brûlées). L’absence du père bien avant qu’il disparaisse réellement. Au cours d’une sortie en forêt où Yakup le père et son fils Yusuf vont visiter des ruches jugées dans les arbres, le père a une attaque fulgurante d’épilepsie (il fait une crise grand mal [tonico-clonique] [1]) On comprend que pour le fils, il s’agit d’une routine (terrorisante) car il est manifestement habitué aux malaises du père. Donc ce père, grave épileptique, monte très haut dans les arbres pour récolter du miel : il sait pertinemment qu’une chute serait mortelle ; Yusuf aussi et ses troubles graves sont compréhensibles. Une sorte de complicité règne entre père et fils qui laisserait entendre un grand amour entre les deux. En tout cas Yusuf idolâtre son père et celui-ci ne fonctionne que dans une sorte de complicité avec le fils. Nous ne savons pas si la mère est au courant de la maladie de son mari. Très inquiète de l’état de son fils, elle se fait rejeter par son mari. Son silence buté est blessant pour elle. Incontestablement, elle aime son Yusuf mais le père lui l’aime-t-il malgré les apparences ? Question : Yakup, le père sait qu’il sème une inquiétude terrifiante et destructrice chez son fils qui s’attend à tout moment à perdre son père adoré en chutant d’un arbre en état de crise d’épilepsie. La mort du père n’est même pas probable, elle est certaine s’il ne se résout pas à changer d’activité pour un métier compatible avec son mal. Mais il n’en fait rien, voire dénie ce qui se passe : sa propre mise en danger, la douleur de sa femme, l’état de trouble intense de son fils, bref toute la souffrance qu’il sème autour de lui. La question ici n’est pas de savoir pourquoi agit-il ainsi mais pourquoi refuse-t-il LA RESPONSABILITE de ce qui lui arrive au risque de se tuer, de faire un mal peut-être inguérissable chez son fils et d’infliger un terrible souffrance à sa femme. IL semblerait normal si Yakup était responsable et aimant qu’il se trouve une activité qui permettrait à Yusuf de grandir (comment pourrait-il apprendre à lire alors que son père l’occupe en permanence) et sa jeune femme de vivre. Sait-elle l’épilepsie ? En ce qui me concerne, j’ai l’impression que non. Mais de toute façon elle est à terre de voir son fils dans une telle souffrance et son mari dans une telle indifférence/absence ; voire plus, Yakup instaure une complicité permanente qui met sa femme hors jeu : il fait tout pour que Yusuf ne puisse pas vraiment aimer sa mère. Quand le père va partir plusieurs jours, qu’il ne revient pas, tout comme l’enfant, nous spectateurs avons compris : Yakup ne reviendra pas vivant. La terreur de Yusuf rejoint la réalité : il savait. Et quand l’imaginaire rejoint la réel, c’est connu des psychanalystes, la trauma est ravageur. Rien n’est magique dans cette histoire : un épileptique qui prend des risques totalement incompatibles avec sa maladie car il l’a dénie signe son arrêt de mort et/ou un accident grave et la douleur insensée des êtres qui l’aiment (insensée car les autres savent à l’avance qu’il ne s’agit en aucun cas d’une fatalité mais d’une attitude tout à fait irresponsable, particulièrement égoïste qui va fabriquer l’accident à venir). Il est remarquable que dans beaucoup de commentaires au sujet de ce film, cette dimension de l’irresponsabilité, du déni d’une maladie qui fait très peur, soit l’épilepsie, n’est pas soulignée. La mort du père est envisagée comme une sorte de destin tragique, la douleur de l’enfant est vue qu’à partir du départ du père (c’est absolument faux) et la relation père-fils comme une grande histoire d’amour, le tout baigné dans une sorte d’hagiographie de la nature qui serait aussi inquiétante. ‘Une seule chose et inquiétante : Yakup et sa complète irresponsabilité. Ce n’est même pas l’épilepsie puisqu’une attitude adulte permettrait d’y remédier. La nature est belle et innocente, la mère merveilleuse d’amour et de douceur… et le malaise n’a rien à voir avec une sorte de prémonition.

    Ajoutée le 20 déc. 2010 à 14h26
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    labellelurette
    labellelurette

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      4 - Très bien

    Un film tout en délicatesse, le temps s'y écoule comme dans une autre vie: celle d'un peuple à la vie rude aux valeurs humaines d'antan, vivant dans un cadre magnifique. Très beau sous tous rapports, je le recommande aux amoureux de la nature et des rapports humains pétris de respect et de tradition. J'aimerais voir toute la trilogie (c'est le dernier)

    Ajoutée le 28 nov. 2010 à 09h11
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    Quentinboussa
    Quentinboussa

    0 abonné | Lire ses 20 critiques |

      0.5 - Nul

    Alors là...Je crois qu'on tient le navet du siècle.La réalisation est abominable, le scénario inexistant.Il faudrait peut être prévenir le réalisateur qu'en matière de cinéma, il existe d'autre techniques que le plan long... Les acteurs sont corrects mais c'est loin de suffire à faire un bon film.A oublier.

    Ajoutée le 20 nov. 2010 à 01h40
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    Patrick Braganti
    Patrick Braganti

    27 abonnés | Lire ses 271 critiques |

      3.5 - Bien

    Vu au travers du regard d’un enfant, Yusuf, Miel est un film très lent où les événements rares, vécus au rythme d’une vie agricole éloignée de la modernité et de l’agitation du monde, vont pourtant déterminer l’avenir du petit garçon solitaire, mis au ban par ses camarades d’école à cause d’un bégaiement récurrent. La beauté du film réside principalement en la rudesse de l’existence de cette famille simple et aimante au milieu d’une nature luxuriante, peuplée d’animaux, à la fois refuge onirique pour le gamin et lieu de travail aussi de son père, un apiculteur anatolien dont les ruches sont perchées à la cime des arbres, en en faisant un intrépide équilibriste. On retrouve ici le même mystère de la profondeur sylvestre comme on l’avait déjà éprouvé dans Oncle Boonmee, à la différence que le réalisateur thaïlandais mettait en scène un trajet vers la mort, alors que le cinéaste turc construit un récit d’apprentissage, certes âpre, dont l’axe majeur sera l’affranchissement de la figure tutélaire paternelle. La relation au père, faite d’une complicité qui passe par des chuchotements et de longs moments ensemble, exclut du coup la mère, demeurant en marge dans une grande partie du film. Miel, une substance naturelle, pouvant être douce ou suave, sucrée ou amère, est donc un film, sorte de conte sur l’enfance, qui déploie avec finesse et épure une palette de sensations.

    Ajoutée le 16 nov. 2010 à 18h23
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    rpcine
    rpcine

    0 abonné | Lire ses 50 critiques |

      3.5 - Bien

    C'est une oeuvre très touchante. Jamais un film n'a abordé avec autant de justesse et de finesse le point de vue de l'enfant. Ce dernier est au coeur de cette jolie oeuvre. Le réalisateur parvient à traiter l'exclusion et la "différence" sans pour autant faire du film un drame larmoyant. Par ailleurs, il place au centre de l'intrigue les relations entre un père et un fils, et les magnifie. La mise en scène se distingue par sa sobriété et sa poésie. Par contre, si le scénario repose sur la simplicité, la lenteur de l'oeuvre peut rebuter. Enfin, notons que la photo est sublime et le (très) jeune interprète du petit héros parfait.

    Ajoutée le 15 nov. 2010 à 22h05
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    Tumtumtree
    Tumtumtree

    4 abonnés | Lire ses 94 critiques |

      4 - Très bien

    Le cinéma permet parfois de s'immerger totalement dans une autre culture. C'est le cas ici où l'on entre dans l'univers d'un petit Turc, fils d'apiculteur, au milieu des montagnes de ce pays-passerelle entre les cultures (et que l'on comprend si mal...). L'immersion demande de la lenteur, du silence et donc de la patience, mais aussi une sensibilité toujours aux aguets pour capter les ambiances sonores et lumineuses de cette maison, cette école et cette forêt. Les relations entre le père et le fils sont très émouvantes. La mère se révèle dans la deuxième partie. Et sous ses airs minimalistes et simples, la mise en scène est d'une grande élégance et d'une grande subtilité.

    Ajoutée le 14 nov. 2010 à 22h07
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    Andelle
    Andelle

    0 abonné | Lire ses 43 critiques |

      4.5 - Excellent

    Voila un film vraiment magnifique. Un film contemplatif et lent. Quelle poésie ! C'est un grand plaisir de sortir de notre vie agitée et souvent vaine pour entrer dans un autre temps, suspendu, et plonger dans la nature, ses bruits, sa respiration.La fraicheur du jeune héros du film qui découvre la difficulté et les drames de la vie est bouleversante. Un cinéaste à découvrir et j'ai hâte de voir les deux autres films de la trilogie.

    Ajoutée le 07 nov. 2010 à 18h43
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