Notez des films
Mon AlloCiné
    Mother
    note moyenne
    4,1
    1844 notes dont 253 critiques
    répartition des 253 critiques par note
    52 critiques
    119 critiques
    49 critiques
    19 critiques
    8 critiques
    6 critiques
    Votre avis sur Mother ?

    253 critiques spectateurs

    islander29
    islander29

    Suivre son activité 297 abonnés Lire ses 1 847 critiques

    5,0
    Publiée le 17 février 2010
    Je dois avouer que je suis sorti de la salle totalement conquis par la subtilité du film....Derrière un crime et une enquête se cache une relation entre une mère et son fils....Beaucoup de dignité chez ces deux personnages et de l'ambiguité parfois....Bong Joon Ho maitrise de façon époustouflante la technique de son film ce qui est en soi un pur régal....Les personnages coréens sont ici naturels et profonds et l'histoire s'étoffe brillamment au fur et à mesure que le film avance jusqu'à nous offrir une fin totalement jubilatoire faite de détails et de surprises...L'humour invisible de certaines scènes résident dans l'enchainement des plans et la lenteur subtile de cette oeuvre est un bonheur que je ne saurais trop vouloir partager....A voir sans hésiter.
    Puce6386
    Puce6386

    Suivre son activité 415 abonnés Lire ses 1 069 critiques

    4,0
    Publiée le 29 décembre 2013
    Un thriller sud-coréen à l’histoire déroutante et au sujet universel. L’intrigue, empreinte de noirceur, offre du suspense et de nombreux rebondissements. Le personnage principal est puissant et charismatique. Un film solide et touchant, intelligemment écrit, qui présente une excellente mise en scène et des plans magnifiques. Après "The Host", Bong Joon-ho nous délivre une superbe illustration de l'amour maternel à son paroxysme !
    Djack le Flemmard
    Djack le Flemmard

    Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 127 critiques

    3,0
    Publiée le 27 mai 2014
    Le combat d’une mère, l’interprétation d’une femme. Son évolution dans le récit prend bien plus d’ampleur que le récit lui-même. Mitigé.
    stebbins
    stebbins

    Suivre son activité 318 abonnés Lire ses 1 747 critiques

    4,0
    Publiée le 3 février 2010
    C'est un étrange moment de cinéma que nous offre ici le réalisateur de The Host. Mother, sorte de comédie noire reprenant les ficelles du polar - pour mieux les tordre au final - est un long métrage audacieux et parfaitement hors du commun. Bong Joon-Ho porte à son paroxysme la singulière relation entre une mère exclusive et son fils hébété : il en résulte un film tout sauf introspectif, se moquant éperdument des analyses psychologiques faciles et réductrices. Non : Mother est un film d'extérieur et d'exubérance, un film qui laboure en surface sans jamais s'en tenir à cette seule surface. L'actrice principale, d'une gestuelle enivrante, évocation infantile et maladive d'une poupée de chiffon malmenée, est tout simplement magnifique. Mother, parfois inégal dans son suspense, trouve un élan salutaire dans sa coda : danse euphorisante rappelant au spectateur que ce polar n'en est pas vraiment un, plutôt une peinture baroque parfaitement décalée. A noter l'excellente musique de la séquence d'ouverture, reprise à la toute fin. Une belle surprise.
     Kurosawa
    Kurosawa

    Suivre son activité 243 abonnés Lire ses 1 351 critiques

    4,5
    Publiée le 12 mai 2019
    Aux deux extrémités de "Mother", une même danse : folle, hallucinée, inquiétante. Cette danse est celle d'une mère et elle doit être comprise comme une échappatoire, une manière d'enterrer l'horreur et le malheur, un refoulement nécessaire pour continuer à vivre. La douleur ressentie par cette mère est étroitement liée à la trajectoire de son fils unique : Do-joon, figure de l'Idiot qui subit les événements plus qu'il ne les contrôle, davantage jugé sur ses capacités mentales que sur les faits. Ainsi, Bong Joon-ho reprend sa critique d'autorités dépassées et corrompues – déjà entamée dans le glaçant "Memories of Murder" – qui ne veulent pas prêter attention au combat de cette mère et, par ce fait, deviennent responsables d'un drame inévitable. L'idiotie de Do-joon est terrible parce qu'elle l'isole mais elle porte aussi en soi un potentiel naturellement comique : faire tenir la drôlerie et le drame dans un même plan, c'est le génie de Bong Joon-ho, un mélange qui ne tient au aucun cas du dosage mais d'une combinaison idéale entre profondeur de l'écriture – les personnages existent dans toute leur opacité, leur complexité – et clarté de la mise en scène. Peu de plans larges dans "Mother" mais une pluralité de plans rapprochés pour dire l'attention portée aux détails et aux regards; il faut dire à quel point Bong insiste sur les regards de la mère sur le fils – et vice-versa : les deux sont incapables de ne pas se regarder parce que leur amour est total, maladif, et leur destin devient forcément commun. Unis dans l'amour, dans la tragédie, le tout dans un pays qui refuse d'appréhender la folie, Do-joon et sa mère sont les héros médiocres, donc sublimes, de ce bouleversant mélodrame, pièce majeure dans l'oeuvre de Bong Joon-ho.
    Appeal
    Appeal

    Suivre son activité 104 abonnés Lire ses 569 critiques

    3,5
    Publiée le 8 mars 2013
    Mother a quelque chose de décevant, car mon attente était grande pour plusieurs raisons. Bong Joon Ho est l'un des réalisateurs coréen les plus talentueux de sa génération, si ce n'est le plus talentueux. Mother à une affiche très attirante (je la trouve vraiment belle et touchante), et surtout, les critiques sont assez unanimes sur ce film. Je ne vais pas dire que c'est un mauvais film, ce serait évidemment faux, mais rien qu'en comparaison avec ses deux autres chef d'oeuvres, The Host et Memories of Murder, Mother est plus faible. Tout d'abord, peut-être sur le simple pan technique, Mother n'est pas un film particulièrement beau; et si la caméra se déplace de manière ingénieuse, il n'y a pas de plans fabuleux. Ce n'est pas pour autant un défaut car Bong Joon Ho concentre son regard sur les visages des protagonistes, ce qui est tout autant légitime. Sur le scénario, ca se casse déjà un peu plus les dents. Outre qu'il peine un peu à se lancer, même si encore une fois c'est nécessaire pour mettre en place les personnages, à savoir la mère castratrice et le fils paumé, une fois qu'on fait le bilan en fin du film on peut remarquer que c'est assez léger, que l'enquête mené par la mère est quand même bien bâclée, qu'elle est forte simple. On remarque donc également que beaucoup de passages sont rallongés un peu inutilement. En fait, je pourrais dire que c'est là le principal défaut du film, c'est un sérieux manque de rythme, avec notamment une première heure laborieuse. Si les premières minutes sont très drôles, ca s'essouffle par la suite, avant de se reprendre pour le deuxième heure. Mais Mother a aussi d'incroyable qualités, et il faut lui faire justice. Si je le descend c'est surtout parce que j'en attendais beaucoup, alors qu'il reste un très bon film. On peut tout d'abord souligner le jeu de Won Bin et de kim Hye-Ha, tout deux très touchants dans leurs rôles, drôles aussi. Mais surtout, ce qui caractérise tout l'art de Bong Joon Ho, c'est son art de mélanger les genres, et de proposer une progression des sentiments atypiques, et généralement incroyable. Ainsi Mother touche tour à tour au pan social, où sont exposés les difficultés des paumés et des pauvres, qui finissent par se rejoindre. Mais aussi de la relation mère fils, si nécessaire mais si dangereuse, comme on le remarque si souvent dans les enquêtes criminelles où l'assassin a souvent des problèmes avec sa mère. Mother touche aussi au film policier, avec l'enquête mené par la mère, ou a la comédie avec les scènes assez idiotes où Won Bin est pitoyablement mis en scène. La force des films de Bong Joon Ho reste la progression de ces films. Certes, la première heure est laborieuse, reste qu'on reste couché devant le ballet des sentiments que nous propose le réalisateur Coréen. Comme The Host ou Memories of Murder, le film part sur un ton de comédie, très décalé et presque très superficiel, on voit des idiots on se marre bien. L'idiot est mis en taule, mais c'est toujours rigolo. C'est très léger, c'est frais. Puis sans qu'on s'en aperçoive, car l'art du coréen n'est pas de marquer une rupture nette mais bien une progression, le film change de ton et devient plus sombre. La mère angoissée et ailleurs devient calme, sérieuse et impliquée, ses traits tombent; les scènes se déroulent de nuit ou dans des lieux plus lugubres; les personnages qui rentrent en jeu racontent des histoires malsaines; tout se précise, tout devient grave et dramatique, tout devient noir et désespéré, jusqu'à une fin en coup de point dans le ventre. Ainsi donc pour conclure, si je maintiens que Bong Joon Ho est un réalisateur à découvrir, cela ne doit pas passer par Mother. Memories of Murder est magistral et The Host aussi, ils démontrent tout autant les qualités du réalisateurs, en faisant fi des défauts. Mother reste un film très agréable malgré tout, bien interprété et touchant.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 12 décembre 2012
    Après "Memorie Of Murderer", Bong Joon-ho revient et frappe presque aussi fort. Original, surprenant, désarmant, maîtrisé, et ce malgré quelques longueurs. Mother est une oeuvre solide, à la portée universelle, dont la puissance augmente crescendo durant son déroulement. Au-delà de ses qualités techniques et esthétiques, c'est l'histoire qui prime et emporte tout sur son passage. Le cinéma Sud-Coréen pèse de plus en plus, et en matière de thriller, ils n'ont plus rien à prouver. Un grand moment.
    Shephard69
    Shephard69

    Suivre son activité 85 abonnés Lire ses 1 956 critiques

    4,5
    Publiée le 8 juillet 2018
    Pour son quatrième long-métrage, le réalisateur coréen Bong Joon-ho livre un éblouissant polar très proche de son oeuvre précédente "Memories of murder" par son atmosphère sombre et son scénario aux rebondissements savamment dosés. Dans une intrigue centrée sur le rôle d'une mère cherchant à tout prix la vérité autour de son fils accusé de meurtre, Kim Hye-ja est superbe de délicatesse et de justesse avec un jeu sans fioritures. Un synopsis tout simple en apparence mais servi par une mise en scène riche et recherchée, un rythme globalement assez lent pour au final, un ensemble extrêmement solide.
    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

    Suivre son activité 82 abonnés Lire ses 1 061 critiques

    4,0
    Publiée le 24 décembre 2019
    Le film s’ouvre et une mère danse, applique une chorégraphie qui semble répéter des gestes nourris par l’habitude et où l’improvisation s’enracine dans quelque chose de profond, dans une lassitude devant l’existence synonyme de persévérance. Car la danse, traduction de la joie de vivre, semble la seule échappatoire dans une Corée gangrenée par la lutte des classes et l’absurdité ambiante, où l’avocat s’intéresse davantage aux jeunes femmes et à la nourriture qu’à son affaire, où la police résout les enquêtes en puisant parmi les fous du village, ces êtres sans défense qui apparaissent comme les coupables parfaits, où une famille tente pourtant de survivre en dépit de son handicap : absence de père, fils unique et simple d’esprit, mère qui vit de bric et de broc. On peut lire assez aisément la relation qui unit la mère – celle qui donne son nom au film – au fils comme une métaphore de la société coréenne et des liens qu’elle entretient avec ses enfants : soit la peinture d’un monde déraisonné et ségrégué qui propose un bonheur synonyme de combat quotidien et concessions morales. Tout le monde est coupable, même l’innocent qui n’a pas conscience de ce qu’il fait ; et cette contamination progressive du bien par le mal traverse tous les genres, de la comédie pure au thriller haletant, en passant par la méditation poétique – voir la veuve marcher parmi les champs bleutés ou contempler ses mains souillés par le crime – et le brûlot politique. Mother est une œuvre monstrueuse qui s’éparpille pour mieux frapper fort et rassembler les facettes opposées et pourtant constitutives de la société coréenne sous la forme d’une pêche à l’indice où la réalité finira par rassembler ses pièces. Et contre la bêtise et l’injustice sociale, la danse est un remède à la portée de chacun. On recommence la gestuelle, on coordonne ses pas comme jadis on regroupait les tiges pour les couper. Alors on danse, et le monde vient à nous. Face au soleil couchant, dans un théâtre d’ombres.
    Djo D
    Djo D

    Suivre son activité 34 abonnés Lire ses 690 critiques

    3,0
    Publiée le 18 novembre 2014
    J'avais envie de le voir depuis longtemps, peut-être trop même. Car je dois l'admettre, même si j'ai été conquis par ce film, j'ai un soupçon de déception, un petit truc qui me gêne et m'empêche de mettre plus que 3 étoiles qui pourtant semblait tout vu. Peut-être est-ce l'intrigue trop longue, la fin, où le scénario titube un peu. Je ne sais pas. Reste en tout cas un super film, bien ficellé, bien foutu, bien filmé, bien joué, avec une gestion du suspens admirable.
    Val_Cancun
    Val_Cancun

    Suivre son activité 24 abonnés Lire ses 764 critiques

    3,5
    Publiée le 25 février 2015
    Cinéaste habitué au mélange des genres, Bong Hoon-Jo récidive avec "Mother" (2009), son 4ème long-métrage qui mêle habilement le drame, le polar et la comédie noire. "Mother" comprend des similitudes avec "Memories of a murder", précédent film du réalisateur coréen : le héros est à chaque fois un simple d'esprit, accusé de meurtre à tort semble-t-il, et la police locale constituée d'incapables se contente de ce suspect idéal. Bong Hoon-Jo en profite pour ridiculiser les différentes institutions coréennes, par des séquences absurdes dans lesquelles le film prend des airs de comédie burlesque, dans une confusion des genres très inhabituel pour nous autres occidentaux, mais rendu possible par une mise en scène au cordeau, permettant de jongler habilement entre ces registres. Bong n'est pas tendre non plus avec ses personnages, qui se débattent comme ils peuvent, et non sans bassesses, dans cette société inégalitaire et viciée. Ainsi, la figure maternelle emblématique (incarnée par la non moins emblématique actrice Kim Hye-Ja) est elle-même égratignée : les valeurs d'amour inconditionnel et de protection, habituellement célébrées, sont ici questionnées avec pertinence, voire dénoncées. Le scénario est une mécanique de précision qui permet à Bong d'effectuer une démonstration implacable illustrant la remise en question évoquée ci-dessus. A noter que Won Bin est impressionnant de justesse dans le rôle du fils attardé et surprotégé. Toutefois, ces louanges sont hélas à relativiser, en raison d'un défaut majeur de "Mother" : la mise en scène contemplative est certes élégante, mais entraîne également des longueurs récurrentes, et un certain ennui pointe parfois au cours de ces 2 heures. Dommage...
    JeanSéééééé
    JeanSéééééé

    Suivre son activité 19 abonnés Lire ses 279 critiques

    5,0
    Publiée le 19 février 2010
    Incontestablement le meilleur film de Joon-ho Bong. Dès le générique le film nous plonge dans une terrible atmosphère qui mélange beauté, poésie, noirceur et folie. Le scénario est très bien ficelé, qui nous embarque complètement et nous amène exactement là où il veut. Les acteurs sont tous parfaits à l’image de Kim Hye-Ja dans le rôle titre. Que demande le peuple ? ‘’Alors c’est fini les films de monstres ? ‘’ Pas vraiment en fait…
    pietro bucca
    pietro bucca

    Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 977 critiques

    3,5
    Publiée le 12 mai 2018
    Un film prenant et intrigant. Si dans la première partie, il faut un petit peu de temps a ce que cela se mette en place, la seconde partie s'accélère et jusqu'au dénouement final, on reste accrocher.
    Akamaru
    Akamaru

    Suivre son activité 596 abonnés Lire ses 4 339 critiques

    3,0
    Publiée le 28 mai 2011
    Le style de Bong Joon-Ho,l'un des artisans du renouveau du cinéma coréen,est facilement reconnaissable,faisant un amalgame entre la comédie acide et le drame intense.Il abolit la frontière entre les genres,pour faire de son art l'essence même de la vie.Si au premier abord,"Mother" peut sembler moins ambitieux que "Memories of murder"ou "The Host",c'est parce qu'il se concentre sur cette figure maternelle.Envers et contre tous,une mère s'échine à prouver l'innocence de son grand benêt de fils,même lorsque les preuves jouent contre lui.L'actrice Kim Hye-Ja,opiniâtre,bouleversante,transmet toute la douleur de cette modeste femme,acupunctrice à ses heures,ne vivant que pour sa progéniture.Finalement,l'amour maternel est le plus effrayant,car il est inconditionnel.Bong Joon-Ho favorise ce point de vue en employant des vues subjectives,en laissant divaguer sa caméra dans un champ de céréales,ou lors d'une escapade nocturne.Il n'évite pas les longueurs,avant les révélations majeures de la dernière heure.Mais son talent de cinéaste suffit à accrocher,d'autant que ses ruptures de ton sont toujours savoureuses,et qu'il se moque également de la bureaucratie coréenne.
    NeoLain
    NeoLain

    Suivre son activité 212 abonnés Lire ses 4 726 critiques

    3,5
    Publiée le 30 août 2013
    Après l'excellent Memories of Murder puis The Host, Bong Joon-ho réalise Mother. Le coréen ne délaisse pas sa forme surtout concernant sa réalisation. Donc je m’arrêterais pas là-dessus. Une mère protège son fils unique ayant un état d'esprit à la renverse (remarque la mère est pas loin d'être dans le même cas...). Protéger oui, mais à l'extrême, elle est tout le temps sur le qui-vive. L'histoire ne laissera pas non plus son spectateur dans le vide, rien que le début du film j'étais déjà mort de rire avec une cohue dans un terrain de golf savamment mener. Bong Joon-ho utilise toujours le système ou la police est incompétente, c'est une réussite à nouveau, même si j'espère qu'il ne restera pas trop cramponné dessus tout au long de sa carrière à venir.
    Les meilleurs films de tous les temps
    • Les meilleurs films de tous les temps selon les spectateurs
    • Les meilleurs films de tous les temps selon la presse
    Back to Top