La horde porte bien son nom. Le jugement dernier s'abat sur la terre et les morts vivants investissent chaque recoin de vie jusqu'au dernier centimètre carré. Un film en huis clos impitoyable et à l'issue fatale. Le happy end est à exclure dès les 1er instants car il n'y a pas de place à la compassion. La violence est son fil conducteur. Je dirais même une extrême violence, mêlant en rythme effréné, combats au corps à corps et cartons de gros calibres. Comme étant le cas de bon nombre de films de zombies, la source de la contagion est tout à fait obscure, ce qui nous laisse une fois encore sur notre faim de ce côté là. Néanmoins, ce dernier à la sauce purement française inflige une énorme claque aux séries B américaines. Les morts vivants sont on ne peut plus convaincants et leurs attaques fulgurantes ne laissent que très peu de marge de manœuvre aux protagonistes. Il nous dévoile un décor apocalyptique d'une extrême noirceur; une atmosphère glauque et oppressante, quasi suffocante et entrecoupée d'inévitables frayeurs. Le plus impensable est cette touche d'humour vielle France qui s'immisce dans les bains de sang, un humour tout à fait antagoniste à ce genre de contexte mais qui trouve toutefois une place appréciable. La base scénaristique lance les hostilités sous forme d'une vengeance à la sauce policière sans foi ni loi. Mais le côté polar s’efface rapidement pour laisser place au carnage. Le casting est assez hétérogène mais les acteurs sont littéralement habités par leurs personnages, mêlant détresse morale à folie meurtrière. C'est un fait, pour un film de zombies ce dernier est assez inattendue. Son côté new age brise les codes d'honneur de la série B dite traditionnelle, et ses clichés n'en sont que plus digestes. Une excellente surprise à découvrir très vite. Avis aux fans du genre. 4/5
Un long métrage au scénario ultra banal, au bord champ tres nombreux, qui offre des acteurs incompétents aux accents des banlieues agressifs mais si doux a l'oreille telles que des productions comme "Banlieue 13". Les scènes d'action restent efficaces, violentes et sanglantes mais si parfois elles sont carrement tirées par les cheveux! Coup de boule aux zombies dans tous les sens. "La horde" est plus un film d'action qu'un film d'horreur.
Réalisé avec des moyens quasi dérisoires, ce film de genre reste, malgré quelques qualités, bien en-deçà de qu'on pourrait attendre d'un vrai film d'horreur. La faute principalement à une direction d'acteurs pour le moins hasardeuse et à une mise en scène bien balourde. Le pire ce sont les acteurs : leur jeu est par moments si affligeant qu'on ne sait plus quoi penser, a t-on affaire à une comédie ou à un nanar horrifique ? La mise en scène provoque quant à elle plus souvent les sourires que les frissons grâce à des scènes jouissivement stupides (par exemple le personnage de Claude Perron qui tue un zombie en lui écrasant la tête avec un frigo) mais surtout des réalisateurs et un script qui ne se prennent pas au sérieux. Si le résultat n'est pas brillant et la scène de fin quelque peu bâclée, on est dans l'ensemble assez diverti, et c'est finalement ce qui compte le plus...
Les français eux aussi se mettent à l'attaque de zombies ! Un jeu d'acteurs bas de gamme pour un délire à la "Left 4 dead" (pour les gamers). "La horde" se résume davantage à un essai d'élèves en étude cinématographique. Ils ont compris les effets-spéciaux concernant les headshots, alors ils se sont contentés de trouver le scénario le plus simple pour exercer leur savoir.
Une bonne série B, et l'un des rares films français sur l'univers zombie qui soit crédible. "La Horde" pâtit néanmoins d'un jeu d'acteurs et de dialogues assez catastrophiques. Mais le tout est sauvé par une intensité qui ne faiblit que rarement, et par des maquillages très réussis, n'ayant rien à envier aux productions américaines. Le ton monte crescendo, jusqu'à un final assez bluffant. Les amateurs de gore et de sensation fortes y trouveront leur compte, et c'est bien là l'essentiel.
On est vite tenté d'être sévère avec ce film MAIS, il faut l'analyser vraiment. D'abord c'est un film français sur un thème quasiment jamais abordé dans le cinéma français. Ensuite son budget était ridicule et il ne se faisait qu'avec des nouvelles têtes. Ca pose déjà le décor.
Alors oui le scénario est abracadabrantesque et tient pas super bien la route, mais il en est presque drôle et si le film était américain on lui aurait trouver un air d'hommage aux séries B plutôt plaisant.
Finalement on a un film à l'histoire originale, pas orgueilleux du tout, fait par des amoureux du film de genre, on passe quand même un bon moment, on sourit parfois, stresse à un ou deux moments ... bref, un film qui m'a séduis et qu'il ne faut surtout pas comparer à ce qui n'est pas comparable.
Ouh la, ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film aussi désespérant... Improbable mélange entre le film de gangsters de banlieue et le film de zombies, La Horde en devient pathétique par son côté ultra-couillu, téstostéroné à l'extrême, empilant les clichés jusqu'à plus soif. Le problème est qu'il n'y a même pas d'échappatoire possible vers le second degré, tant les réalisateurs (et les acteurs, tous mauvais et sans finesse, hormis Claude Perron - mais qu'est-elle venue faire dans cette galère?) semblent se prendre au sérieux. Restent quelques bonnes scènes de dézinguage de zombies, qui malgré tout ne sauvent pas l'ensemble du naufrage.
5 étoiles, pas une de moins. Car que demander à un film sinon nous procurer des émotions ? C'est le cas de la Horde, fanatiques de films de Zombies, ne tournez pas le dos à ce fabuleux films français emprunt d' un talent certain. Comme d'habitude, on fera abstraction des critiques des deux vendus que sont première et studio cine live, les deux " magazines " finis et bidons, et les braillards qui attendent un film stéréotypé. Fort, violent, intelligent, excellemment filmé, sonorisé au millimètre, original, le film prend aux tripes dès le début sans jamais retomber, quelques scènes nous permettant toutefois de reprendre notre souffle...pas pour longtemps, la horde reprend le dessus. Fabuleux et rare dans le cinéma Français.
C'est rare quand je coupe un film avant la fin mais là j'ai pas eu le choix (j'ai tenu jusqu'à la moitié). spoiler: Lorsque le premier zombie débarque, les mecs l'arrose et le zombie se prend bien 5 chargeurs dans la tronche. Evidemment le zombie ne meurt pas puisqu'il est un zombie. C'est alors que les mecs décident de lui sauter dessus pour le finir à main nu. Faut vraiment être c** pour penser qu'un mec, sur lequel une trentaine de balle ne fait rien, puisse être mis hors d'état de nuire via des coups de pieds et de poing... Heureusement, l'un des non-zombie a la lucidité de lui tirer dans la tête. C'est d'ailleurs bizarre que le zombie se prenne une trentaine de balle et aucune d'entre-elles ne finit dans sa tête . Le peu de décor en dehors de la tour est assez moche (ça pue le fond vert à des kilomètres), les personnages sont creux et clichés. Le mélange de genre aurait pu être pas mal (flic/zombie), ce film ne m'a pas du tout séduit.
Il est difficile de créer un bon film de ce genre avec un faible budget. On sent que « La horde » réussit l'exercice en manquant de pas mal de petites choses techniques pour parvenir à exprimer pleinement son potentiel. L'idée de base et la façon de l'envisager étaient loin d'être idiotes. Au final, le film parvient tout de même à divertir, sans plus certes, mais ce n'était pas gagné d'arriver déjà à ce niveau. CEPENDANT, un faible budget n'excuse pas tout. Pas tout et surtout pas des dialogues aussi minables. Franchement, « La horde » est gravement plombé par des répliques foireuses, volontairement grossières et grotesques, facilement ordurières et répétitives à souhait. Si encore c'était drôle, ça doit l'être 2 ou 3 fois sur 1h30, autant dire un ratio bien faible. Beaucoup de critiques reprochaient le jeu des acteurs, il faut clairement souligner que ces dialogues, visiblement écrits avec le cul, ne les aident pas vraiment. Bref, « La horde » partait d'une bonne idée, se laisse regarder, est flingué par ses dialogues et n'entrera pas au panthéon des films du genre, ni dans sa fosse septique, déjà bien remplie.
La Horde présenté comme le vrai premier film français de zombies (en son temps il y a eu Les Raisins de la mort de Rollin qui est pas mal du tout) est dans son ensemble une bonne série B tourné avec beaucoup de dynamisme et sans temps mort. Commençant comme un polar puis virant au bout d'une dizaine de minutes au film d'horreur La Horde se mate avec un certain plaisir, on peut regretter quelques scènes d'action filmées un peu trop en gros plan et avec la caméra qui tremblote mais les réalisateurs s'en sortent bien et le casting plus ou moins bon à un atout avec Yves Pignot qui apporte une touche de déconnade avec ce papy prêt à en découdre avec les zombies. La fin est pas mal et sombre.
Présentée à Gérardmer, cette histoire de zombies se déroule dans une banlieue parisienne, les forces de l'ordre tentent de forcer un repaire de trafiquants de drogue. S'ensuit une lutte pour la survie face à l'apparition de goules plutôt véloces dans un HLM grouillant de mortels ennemis. Une histoire vue et revue à la sauce française, marquée (pour une fois) par une pleurote de comédiens convaincants dans leur approche de la situation et (pour une fois) d'une production artistique à la hauteur rehaussant l'intérêt visuel de la chose. Les zombies, le sang, les décors, les costumes, tout se fond à l'ambiance apocalyptique urbaine avec des espaces sombres réussis. Autant ne pas se préoccuper de l'histoire, le mieux est de ne se concentrer que sur ce qui se passe à l'écran et pas en dehors, vous passerez un meilleur moment. Alors oui, c'est pas du grand cinéma mais c'est tout de même sympa, pour une soirée tranquille entre potes avec de la bière.
normalement je deteste les films d e morts vivants mais je dois dire que devant celui la je ne me suis pas ennuyé j'ai préféré les passages ou Yves pignot joue car il est excellent et arrive a nous faire rire meme au milieu du carnage
Bon film qui se laisse regarder sans plus, ce qui m'a étonné le plus ce sont les policiers : à croire qu'ils n'ont jamais fait d'opération ni tenu un fusil de leur vie. A part ça, c'est pas mal et quel étonnement, c'est Français !