Les Trois singes
Note moyenne
2,8
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58 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 22 février 2009
J’avais pris la totale, tant qu’à faire, alors un film en VO, allons y, et pas en anglais hein, mais en turc, comme cela je suis sûr de ne rien comprendre et de bien plonger dans les regards des acteurs. Et puis avec Sean Penn comme président du festival de Cannes qui lui a délivré le prix de la mise en scène, ça devait être bien… Alors c’est l’histoire d’un politicien mollasson, d’un père psycho rigide, d’un fils feignasse et d’une mère hystérique qui s’ignore. La famille habite au dernier étage d’un immeuble pourri et si mince que le vent qui souffle dans tout le film devrait le faire tomber vite fait. Tout le monde ment à tout le monde, y compris à soi-même. Pour nous faire comprendre leurs tempêtes intérieures, les acteurs soufflent dans le micro pour bien faire saisir au spectateur leurs respirations haletantes et pleines de motions, euh… d’émotions. Et si on n’a pas compris, des orages éclatent pour bien insister et les plans sur les visages sont longs, longs. Donc si tu as Parkinson, inutile de briguer un poste de caméraman dans les films de Ceylan. Alors en résumé, nous étions deux dans la salle (salle d’art et d’essai, voyez-vous ça très chèèèère), et le titre aurait dû être : écoute, je ne dis pas que je l’ai vu.
Emmanuel Cockpit
Emmanuel Cockpit

90 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 août 2025
Lumières, angles de la caméra et cadrages subliment les regards et plongent le spectateur dans l’âme de cette famille pleine de souffrances. Le vent et les courants d’air omniprésents sont les seuls mouvements qui poussent la lente narration, comme pour nous arracher des pensées qui semblent envoûter les personnages. Dans un style différent, j’y ai retrouvé l’esprit de « In the mood for love », moins évanescent et sophistiqué, mais plus primal, plus « tripal ». Les images sont superbes et les regards débordent de toutes les émotions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 février 2009
Pris de la mise en scène à Cannes. en effet, c'est le moins que l'on puisse dire.Quel magnifique travail sur les couleurs, le cadrage, les regards, le hors champ. C'est toujours derrière la porte, dans un coin du cadre que cela se passe, jamais étalé sous vos yeux (une petite réserve au passage sur le plan inutile à mon goût du cadre recelant une photo de famille un peu trop excplicite)
L'émotion est tenue, contenue, et les larmes peinent à couler, alors pourtant que l'eau ruisselle de partout, sous la douche dans les rêves, sous l'orage qui tarde à exploser.
Du beau, du grand cinéma que ces trois singes : rien n'est dit, rien n'est montré, rien n'est entendu , mais tout est dit ....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 février 2009
Nuri Bilge Ceylan confirme son talent de réalisateur. Il arrive à créer une tension, un suspens et une atmosphère qui ne vous quitte pas tout le long du film. D'une lumière magnifique (même si elle doit sûrement être retravaillée avec des filtres)
et d'un récit bien mené, c'est un film à voir absolument.
JCOSCAR
JCOSCAR

131 abonnés 1 100 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2009
Les trois singes est un drame dans une atmosphère de mensonges où va s'installer la jalousie, l'arrogance du pourvoir, la violence... Un genre particulier du cinéma.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 28 janvier 2009
Tout le film est conçu comme un hommage à l'Argent de Bresson, tant par le choix du montage que par l'épure des dialogues. Le film n'a peut-être pas la sombre luminosité des "Climats" avec son exceptionnel plan séquence final, mais le scénario, la mise en scène,la direction d'acteurs font de cette histoire une démonstration brillante sur le destin social et la lâcheté dans l'actuelle société de classes européenne finissante. Courez-y vite : ce film ne vous donnera pas le moral.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 janvier 2009
Un autre chef d'œuvre de Ceylan. Les images magnifiques de bosphore et de istanbul, les caractères très bien exploite'. Va le voir!
max6m
max6m

78 abonnés 180 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 1 décembre 2010
Un politicien renverse de nuit un piéton. Pour sauver sa carrière, il propose à son chauffeur d’endosser la responsabilité de l’accident et de purger une peine de prison contre rémunération à la sortie. Tel est le point de départ, éminemment dramatique, du film. Dévoiler plus avant le récit est inutile. Non qu’il ne se passe rien, mais les actes n’intéressent pas Ceylan, qui les suggère en un minimum de plans ou en élude même complètement la représentation. Ce qui l’intéresse, ce sont les conséquences de ces actes sur les personnages. Et c’est là, pour suggérer ces sensations, ces impressions, que son travail cinématographique est remarquable. Dans la lignée des grands de la modernité, Bergman ou Antonioni entre autres, Ceylan déploie un langage artistique, où le cadrage, la mise en scène et le travail du son ne sont plus affaire de récit, mais permettent de révéler les véritables enjeux dramatiques, qui sont ici psychologiques. Les cadrages resserrés sur les visages, le cloisonnement des espaces, l’utilisation de plans fixes, permettent ainsi de dévoiler non seulement le trouble et l’isolement des personnages mais également la complexité de leurs rapports. Le cinéaste creuse toujours plus le sillon de l’incommunicabilité. Le travail minutieux du son et de la couleur renforce et souligne chacune des émotions, en même temps qu’il confère à l’œuvre son atmosphère pesante, celle de la lourdeur qui précède les orages. Absolument rien n’est laissé au hasard et le prix de la mise en scène à Cannes nous apparaît comme l’évidence même. Par l’utilisation du numérique, Ceylan se démarque de ses références et présente de nouvelles formes esthétiques, réinventant la modernité. On restera scotché devant la beauté des images, avec une mention spéciale pour les plans larges qu’il nous offre du Bosphore sous les nuages, dignes des toiles de David Friedrich. Pour ceux qui en doutaient encore, Ceylan est bien l’un des cinéastes les plus importants du paysage cinématographique actuel.
Addyct-26
Addyct-26

223 abonnés 723 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 25 janvier 2009
Les Trois singes de "Nuri Bilge Ceylan", est un film ...
très chiant.
Un drame familial d'une durée d'1h49, qui peine à décoller ... Il ne se passe rien, mais alors vraiment rien, c'est un film VIDE.
Il n'y a rien, si peut être sa mise en scéne que j'ai trouvais sympatique, faut dire aussi que le film a était récompensé du prix de la mise en scène lors du Festival de Cannes 2008, présidé par Sean Penn.
Le prix n'a pas était volé, le film mérite ce petit prix. Faut bien avouer .
Mais bon, la mise en scène ne fait pas tout.
Dans ce film ... elle n'apporte rien !
J'ai vraiment détesté ce film, je ne le comprend pas, ne m'intéresse pas non plus.
C'est très peu trop simple, long , lent et répétitif .
Je pense pas être le seul à avoir cette opinion, en allant voir ce film j'étais accompagné de 4 personnes, nous avons tous détesté le film ..
Une grosse perte de temps, à éviter, ce film m'a parut interminable, j'ai bien cru qu'il allait jamais ce terminé !
hulot02
hulot02

19 abonnés 193 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 janvier 2009
Mise en scène de manière éblouissante (l'extrodinaire première séquence met tout de suite la barre très haute) cette réflexion d'une grand profondeur sur la culpabilité impacte la rétine et habite le spectateur longtemps après la vision.

Du très grand cinéma !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 janvier 2009
En deux mots : magistral et magnifique !
pour moi, le film de ce début d'année !
à ne pas louper tant qu'il passe encore un peu partout !!!
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 janvier 2009
Adultère et palette graphique, vanité et vacuité.
Les précédents films du réalisateur intriguaient savamment entre lenteur et cruauté. Ici malgré une science des cadrages, le scénario s'enlise dans l'ennui. Les personnages ne portent rien d'autre qu'un corps poisseux et un mutisme qui veut en dire long mais n'est, finalement, que convention. C'est un vaudeville convenu qui s'autorise des pirouettes faciles (la mère trompe son mari et celui-ci en prison devine tout évidemment, juste parce que son fils est taiseux comme d'habitude ; éclipse dudit fils quand il encombre la petite mécanique du film, on le fera réapparaitre pour un deux ex-machina bien aisé)... Est-ce que sur sa table de montage, le réalisateur devant la vacuité de son film a décidé de ripoliner tout ça à la palette graphique ? Après tout Antonioni avait mené quelques recherches sur la couleur au cinéma (Desert rouge, le mystère Oberwald), après tout Tarkovsky avait nimbé son Sacrifice entre couleur et noir et blanc, alors lui aussi tantôt désature ses plans, ou les tire au contraire vers un sepia jaune proche des mauvais clips. Mais cela embourbe encore davantage son film et ce n'est pas les ralentis et le bruit forcé d'une goutte de sueur qui pourront le sauver.
stebbins

564 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 janvier 2012
Un vrai délice que ce film ! Nuri Bilge Ceylan est un artiste prodigieux qui manie merveilleusement bien cette Art qui me passionne : la suggestion par le son et les images. Les Trois Singes est une oeuvre généreuse qui ravira les cinéphiles les plus insatiables : une bande-son ainsi qu'une lumière au delà de toute espérance, un quatuor d'acteurs remarquable et une mise en scène d'une rigueur désarmante. Comme dans Uzak ( film incroyable sur la condition humaine ), Nuri Bilge Ceylan exerce un travail admirable sur les silences, moments de tension dramatique qui en disent plus long que les propos des personnages. Film exigeant mais gratifiant, Les Trois Singes se penche sur les rapports pervertis existant entre les quatre protagonistes : jalousie, mépris, colère ou encore hypocrisie ( l'une des scènes les plus réussies restera celle des retrouvailles de l'homme et de sa femme, scène exprimant l'embarras comme rarement au cinéma ). Enfant d'Antonioni, Nuri Bilge Ceylan se démarque toutefois de son modèle en parsemant son film de petites touches d'humour noir. Précis et passionnant, le cinéaste n'a pas volé son prix de la mise en scène à Cannes en 2008 : il signe le meilleur film de ce début d'année. Génial !
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 19 janvier 2009
Boulversifiant..!!
petithom
petithom

10 abonnés 473 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 19 janvier 2009
Cylan s'essaie ici au film de genre puisque les trois singes ressemble à un film noir avec mari trompé,magouille et meurtre.Même si l'esthétisme de ce film est époustouflante,on s'ennuie parfois devant ses personnages dépressifs qui s'agitent un peu.Dans une atmosphère très lourde,le réalisateur réussit parfois à y insérer une touche d'ironie(sonnerie de portable) mais son récit ne nous touche pas vraiment.Pas totalement réussi mais intéressant.
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