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Les Bas-Fonds
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note moyenne
3,8 83 notes dont 13 critiques
38% 5 critiques 23% 3 critiques 8% 1 critique 23% 3 critiques 8% 1 critique 0% 0 critique

13 critiques spectateurs

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Critiques les plus utiles
FLMdu29

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 11/04/2010

Ce n'est pas le meilleur Kurosawa, mais ce n'est pas le moins bon non plus, les Bas Fonds par sa lenteur rallonge un peu le film qui semble trop long, mais le scénario et la mise en scène compense très largement ce défaut de rythme.

teofoot29

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 03/04/2010

Un univers superbement retranscrit par Akira Kurosawa, les bas fonds est une avalanche d'humanisme et de sentiments, la réalisation est comme d'habitude magistrale, un chef d'oeuvre qui mériterait d'être plus connu.

Tsuba

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 05/07/2004

On retrouve dans cette adaptation de la pièce de Gorki, transposée ici au coeur du Japon, l'étonnante ambiance pesante de la pièce. A voir sans hésitation.

MemoryCard64

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2,5Moyen • Publiée le 02/05/2016

Akira Kurosawa est un cinéaste qui a la capacité de faire des films longs mais passionnants et rythmés de bout en bout. Cependant, il lui arrive parfois de s'embrouiller et de produire quelque chose d'assez lourd. C'était le cas pour l'un de ses premiers films, et c'est également le cas pour Les Bas-Fonds, ce qui nuit fortement à l’expérience cinématographique. Je ne sais pas si cela vient de la pièce de Maxime Gorki, mais l'ensemble tourne très rapidement en rond. J'imagine que cela représente la fatalité qui pèse sur les personnages, leur incapacité à se sortir de leur situation misérable, mais c'est profondément ennuyant. Le réalisateur propose du début à la fin la même chose, c'est à dire des disputes entre des pauvres amers et égoïstes. Au début, il y a une certaine fascination à voir chaque personnage magouiller dans le but d'enlever le pain de la bouche des autres, mais quand on constate que rien n'évolue, l'ambiance déprimante du film devient communicative. L'intrigue principale, celle du personnage de Toshiro Mifune, maintient quand même un certain niveau d'intérêt, mais une fois qu'elle se termine, le film continue pendant une grosse demi-heure alors qu'il n'a strictement rien à raconter. Kurosawa utilise quand même le matériau de base pour construire efficacement son film en huis clos. Le dortoir dans lequel se déroule l'intrigue paraît complètement délabré, et toutes les lignes obliques rendent l'endroit sordide. De plus, l'utilisation de cet espace est brillante : le réalisateur emploie la profondeur de champ pour mettre en scène les dialogues. Une discussion qui se déroule au premier plan peut ainsi avoir des répercussions sur les oreilles indiscrètes situées au second plan, voire à l'arrière plan. Il arrive même que des personnages s'avancent vers le premier plan pour interrompre la discussion. Grâce à ce système, les intrigues se nouent et se dénouent avec une facilité déconcertante. Malheureusement, cela ne suffit pas pour rattraper les défauts susmentionnés, auxquels s'ajoute un trop plein de personnages secondaires difficiles à distinguer les uns des autres à cause de leur manque de personnalité et d'impact dans l'histoire. Bien qu'il soit loin d'être un ratage, Les Bas-fonds s'affirme timidement comme un Kurosawa mineur, dont la narration alourdit le propos déjà pesant.

Sergio-Leone

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3,0Pas mal • Publiée le 30/09/2012

Un peu comme l'idiot je n'ai pas réussi à me passionner pour ces personnages inspirés de la littérature russe mais dont l'adaptation japonaise ne parait pas réussie. On sent la passion qui habite chacun des personnages mais le style russe est trop imposant pour être adapté dans une culture radicalement différente. L'histoire concernant le personnage de Toshirô Mifune est également étrangement vite expédiée.

Arthur de Bussy

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5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 17/05/2012

Génial! Tout simplement génial! «Les Bas-Fonds» est certainement l'un des Kurosawa les plus sous-estimés et méconnus, pourtant c'est bien l'un de ses (nombreux) chefs-d'oeuvres! La mise en scène est magistrale, il suffit de regarder la composition du plan (faites un arrêt sur image) pour avoir un apperçu du génie de Kurosawa : sa gestion de l'espace, des corps, des mouvements est tout bonnement extraordinaire. Mais ce qui marque surtout dans «Les Bas-Fonds», c'est bien sûr l'humanité exacerbée des personnages, dans ses extrêmes les plus inimaginables tout comme dans ses subtilités les plus fines. Akira Kurosawa nous fait passer par tous les sentiments possibles, du rire aux larmes, toujours avec une pertinence et une sincérité désarmantes. Il faut louer une fois de plus le talent de Kurosawa à brosser le portrait de personnages d'une richesse et d'une justesse rares, les montrant sous un jour peu flatteur sans pour autant les humilier. Akira Kurosawa a toujours refusé le misérabilisme, et c'est en cela que réside la valeur de son oeuvre, ne pas verser dans la complaisance mais plutôt montrer l'insoutenable pour s'en guérir. Car dans son film tout n'est que misère et désolation, les hommes et les femmes s'entredéchirant dans cette promiscuité infernale, cet espace commun délabré et ceint par d'immenses murailles de pierre, signes de l'impossibilité d'en sortir (situation reprise ultérieurement de façon imagée par Béla Tarr avec son «Satantango» ou par Kurosawa lui-même avec «Dodes'Kaden»). Pourtant demeurent l'espoir, l'amour et les rêves, et pour qui les embrasse subsiste la possibilité d'un réel échappatoire. Pour les autres ce sera l'alcool ou la fête, qui une fois évanouis rendront d'autant plus dure la triste réalité. «Les Bas-Fonds» est donc une oeuvre sombre et amère, oscillant sans arrêt entre sagesse et folie pure, parfait point de rencontre entre les deux grands sentiments qui ont toujours tiraillés Akira Kurosawa : l'humanisme et le pessimisme. Bouleversant. [4/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/

cylon86

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4,0Très bien • Publiée le 03/02/2011

Réalisé la même année que "Le Château de l'Araignée", "Les Bas-Fonds" s'aventure vers un autre registre cher à Akira Kurosawa. On y parle de gens rejetés par la société, de marginaux, le tout avec humanisme. Adaptation d'une pièce de théâtre de Maxime Gorki déjà mise en scène par Jean Renoir en 1936, "Les Bas-Fonds" se déroule donc au Japon de l'ère d'Edo, alors que les disparités sociales sont monnaie courante. On y suit tout un groupe de miséreux et de gens déchus (un voleur, une prostituée, un ancien samouraï, un acteur sur le déclin) habitant dans une auberge miteuse tenue par l'avare Rokubei et son impitoyable femme Osugi (incarnée par Isuzu Yamada, déjà diabolique dans "Le Château de l'Araignée"). Toute cette galerie de personnages évoluent dans un coin inférieur de la ville, un endroit où les gens les plus riches viennent déverser leurs ordures sans scrupules. C'est donc un endroit sans espoir que nous décrit Kurosawa, un endroit qu'il ne nous fera jamais quitter durant deux heures, nous attachant à ses protagonistes et à leur condition. Mais l'espoir finit par ranimer ces bas-fonds quand un vieux pèlerin débarque à l'auberge. Celui-ci n'hésite pas à mentir pour redonner à ses compagnons d'infortune le droit de rêver. A son contact, tout ce petit monde s'humanise, exceptés Rokubei et sa femme. Celle-ci fait d'ailleurs du chantage au voleur Sutekichi : si il tue son mari, elle le laissera partir avec sa sœur dont il est amoureux. Mais au-delà de l'intrigue qui se dessine entre Osugi et Sutekichi (et qui sera d'ailleurs vite expédiée), "Les Bas-Fonds" s'attarde surtout sur ses personnages. Des losers magnifiques comme en trouve beaucoup dans le théâtre de Gorki ou de Beckett, des gens qui ne croient plus en rien si ce n'est au pouvoir de la boisson, du jeu et du chant. Des êtres qui n'osent plus croire en une vie meilleure jusqu'à ce que le pèlerin fasse resurgir en eux leurs rêves et leurs espoirs les plus fous. Le film est cependant loin d'être naïf, ces personnages peuvent bien rêver mais le seul moyen pour eux de quitter ces bas-fonds est l'emprisonnement ou la mort. Se hisser hors de cet endroit est quasiment impossible, même en employant la fourberie. Ce qui n'empêche pas le réalisateur de constater toute la superbe humanité qui réside en ces rebuts de la société, peut-être plus chez eux que chez les habitants du haut. Kurosawa a toujours été doué pour laisser son humanisme parler (on se souvient encore de son bouleversant "Vivre") et ici, il utilise son extraordinaire sens du cadre (chaque plan a une composition travaillée) pour que les acteurs puissent s'exprimer. Ceux-ci, bénéficiant de dialogues au ton aussi tragique que désabusé, sont au premier plan dans "Les Bas-Fonds". Évidemment, Toshirô Mifune est de la partie dans le rôle de Sutekichi, composant une fois de plus avec aisance un personnage charismatique et complexe dans cette œuvre aussi tendre que désespérée.

Lenalee23

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2,5Moyen • Publiée le 21/03/2010

Loin des réalisations habituelles ce terriblement théatral film inspiré de la pièce de Maxim Gorky. Originellement l'oeuvre réussit à transmettre un message d'espoir et de pensée positive aux pauvres des bas fonds cependant ici la vision est autre et l'optimisme n'est pas réelement constitutif de l'histoire.

Surgeon Visceral

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4,0Très bien • Publiée le 25/08/2009

Adapté de la célèbre pièce de Gorki, "Les bas fonds"est entièrement fidèle à l'esprit de l'auteur. Akira Kurosawa fait partie de mes réalisateurs favoris car il arrive a nous faire la différence entre la vie et la mort et sa technique immense de reprendre des pièces de théâtre connus et de les faire a sa petite sauce Japonaise car il y a souvent du théâtre dan ses oeuvres. ce qui était très nouveau a l'époque. Ce n'est pas son meilleur film car il y a peu d'action et pas vraiment d'histoire. c'est plus une façon que Kurosawa nous montre la société a travers un asile et comment ils se supportent les uns les autres entre : un voleur, une prostituée, un samouraï, un acteur râté, un artisan, un policier. L'ambiance entre les personnages est parfaite. Transporté dan le Japon féodal, le récit permet a kurosawa une remarquable peinture du petit peuple de l'ancienne Tokyo. mais ce genre de film cela va bien une heure et demi mais deux heures...

anonyme
Un visiteur
5,0Chef-d'oeuvre • Publiée le 24/08/2009

Génial! Tout simplement génial! «Les Bas-Fonds» est certainement l'un des Kurosawa les plus sous-estimés et méconnus, pourtant c'est bien l'un de ses (nombreux) chefs-d'oeuvres! La mise en scène est magistrale, il suffit de regarder la composition du plan (faites un arrêt sur image) pour avoir un apperçu du génie de Kurosawa : sa gestion de l'espace, des corps, des mouvements est tout bonnement extraordinaire. Mais ce qui marque surtout dans «Les Bas-Fonds», c'est bien sûr l'humanité exacerbée des personnages, dans ses extrêmes les plus inimaginables tout comme dans ses subtilités les plus fines. Akira Kurosawa nous fait passer par tous les sentiments possibles, du rire aux larmes, toujours avec une pertinence et une sincérité désarmantes. Il faut louer une fois de plus le talent de Kurosawa à brosser le portrait de personnages d'une richesse et d'une justesse rares, les montrant sous un jour peu flatteur sans pour autant les humilier. Akira Kurosawa a toujours refusé le misérabilisme, et c'est en cela que réside la valeur de son oeuvre, ne pas verser dans la complaisance mais plutôt montrer l'insoutenable pour s'en guérir. Car dans son film tout n'est que misère et désolation, les hommes et les femmes s'entredéchirant dans cette promiscuité infernale, cet espace commun délabré et ceint par d'immenses murailles de pierre, signes de l'impossibilité d'en sortir (situation reprise ultérieurement de façon imagée par Béla Tarr avec son «Satantango» ou par Kurosawa lui-même avec «Dodes'Kaden»). Pourtant demeurent l'espoir, l'amour et les rêves, et pour qui les embrasse subsiste la possibilité d'un réel échappatoire. Pour les autres ce sera l'alcool ou la fête, qui une fois évanouis rendront d'autant plus dure la triste réalité. «Les Bas-Fonds» est donc une oeuvre sombre et amère, oscillant sans arrêt entre sagesse et folie pure, parfait point de rencontre entre les deux grands sentiments qui ont toujours tiraillés Akira Kurosawa : l'humanisme et le pessimisme. Bouleversant. [4/4]

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