Derniers Avis : Comme une étoile dans la nuit - Page 3
Comme une étoile dans la nuit
Note moyenne
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JCOSCAR
131 abonnés
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4,0
Publiée le 12 décembre 2008
Cette comédie dramatique est une bouleversante histoire d'amour. La mort gagne petit à petit la pellicule avec beaucoup d'émotion et de pudeur. C'est triste mais le message à cette étoile qui brille dans la nuit.
Fatalement, au bout de quelques temps, ce film restera comme le grand film érotique de la merveilleuse Salomé Stévenin. C'est dommage mais c'est fatal. Quand une actrice donne autant d'elle-même dans un rôle, elle doit en porter ensuite les stigmates. Comme une image est un film pertinent sur l'affrontement entre "le couple" en temps que notion et l'horreur de la maladie. C'est un film fort et beau sur un sujet grave et rebutant. A voir si votre moral tient la route. Pour ceux qui veulent être réconfortés et dorlotés au cinéma parce que la vie est trop dure, n'y allez pas, vous passeriez à côté.
Passons les questions basiques et courantes (mais essentielles) sur la façon de filmer un sujet aussi grave que la relation dans un couple après que la maladie s'y soit immiscée. Anne et Marc, amoureux, heureux, sourire aux lèvres, décident de grands projets. Sauf qu'un jour, Marc apprend qu'il est malade. D'une petite radiographie sans importance, son cas s'aggrave. Peu à peu, le doute s'installe, le vernis des idéaux se détériore à mesure que le virus grandit. Ca y est, Marc a un cancer, qu'il devra combattre. Tant d'amour n'est pas innocent, rappelle Anne. Mais pourtant non, la déclaration d'une mort qui se rapproche de plus en plus vient anéantir ce couple parfait, empli de joie et de futur. A partir de là, "Comme une étoile dans la nuit" (titre à la fois splendide et niais) va mettre à une valeur inestimable l'amour que continuent à se porter Anne et Marc. Plus forts que la mort, que la fatalité, c'est l'amour qui les guide, qui sait peut-être nulle part puisque la fin semble dictée d'avance. Pourtant, c'est la beauté de cette extrême caresse avec la mort, devenue presque un espoir, une barrière que Marc accepte de franchir, sur lequel le film tient. Le début n'est pas spécialement convaincant. Beaucoup d'éléments sonnent faux, en particulier les comédiens dans un rôle délicat et entre le sublime et le grotesque. Mais plus l'amour semble impossible, plus le film résonne de sa belle musique puisque la relation est transcendée en un excessif poème d'espérance. Anne flâne nue dans son appartement, devant les yeux émerveillés de Marc, nudité qui semble la dernière chose concrête qu'elle puisse lui offrir. On peut trouver malsain la captation parfois crue de certaines scènes, notamment celles où Marc, gravement atteint par sa maladie, ne parvient plus à dormir, tremblant de froid et de peur. Pourtant chaque séquence est suivie d'une note ensoleillée, d'une possible échappatoire. Sans pathos, et avec des acteurs qui grandissent à chaque scène jusqu'à arriver à une ré
Extrèmement déçu... Salomé Stévenin est souvent juste dans son interprétation. Le vrai problème du film en est le scénario qui ne suit pas l'idée générale. Le but déclaré et évident étant de faire un film optimiste, l'anti-thèse de "Love story" en évitant tout pathos. Alors pourquoi ne pas avoir été au bout en privilégiant la guérison ?! Hollywood nous lasse avec ses happy-end mais la France nous lasse avec ses "bad-end". De la volonté unqieu et absolu d'y croire le film termine dans "l'amour rend la mort beau"... Bref un hors-sujet que les dialogues n'aident pas. En effet les dialogues irréalistes s'ancrent plus dans une sorte de monologue psy dont le leitmotiv serait la "positive attitude" jusqu'au bout : "je t'ai compris je vivrais pour toi", "il y a trop d'amour entre nous ça ne peut pas être inutile", "je suis en phase avec moi-même"... La fille (joué par Salomé Stévenin) est dans un trip où elle se met à croire que son fiancé mourrant prépare son futur autre homme... On peut le croire mais on peut croire aussi le contraire, le fiancé n'ayant à aucun moment dit quoi que ce soit dans ce sens !... la fin est digne d'une seccte "ne soyez pas triste car Marc n'est pas triste"... Ce qui revient à dire qu'il est content de mourrir ?! Dur à croire... Cependant Nicolas Giraud est vraiment magnifique et les scènes d'intimité sont vraiment pleines de justesse. Le scénario aurait du donner une fin plus en adéquation avec le thème de départ et les dialogues moins "slogan".
Une histoire que j'ai eue à vivre personnellement. Je me suis retrouvé dans les situations qui existent vraiment entre celui qui part et celui qui reste. Tout est vrai et bien vu. La grande qualité de ce film tient dans la réalisation sobre, le scénario, aussi, juste et percutant. Les acteurs sont tous magnifiques. Un grand bravo à N. Giraud qui illumine le film de bout en bout par son talent et son extraordinaire sincérité. ALLEZ-Y !!! Préférez ce film sans publicité à d'autres navets qui bénéficient d'une scandaleuse et lassante promotion.
Mon dieu que ce film est mou du genou ! Là ou François Ozon avec "Le temps qui reste" réussi à émouvoir sur le sort de Melvil Poupaud, ici tout n'est qu'ombre, silence, apathie. Les spectateurs partent en cours de séance : j'aurais du faire de même, tellement la comparaison avec le film d'Ozon joue en défaveur de Féret.
Dès la première scène ça sonne faux, des personnages aux situations, en passant par la réalisation qui, à trop vouloir éviter le pathos, semble totalement détachée de son sujet. Bref, faut se forcer pour s'intéresser à cette histoire, si peu originale et si mal racontée. Bizarrement, ça prend forme petit à petit, et je dois admettre que le film est presque sauvé par sa dernière partie, qui, paradoxalement, arrive enfin à insuffler un peu de vie à ses personnages et à émouvoir le spectateur.
Le cinéma de René Féret est toujours une bouffée d'air frais, qu'il décrive le cas d'un transexuel au XIXe siècle dans "Mystère Alexina", l'initiation amoureuse dans "L'Enfant du pays" ou cette histoire de maladie mortelle frappant un jeune couple. C'est l'histoire d'un amour plus fort que la mort ; tout est délicatesse et le cinéaste évite tout pathos.
Une histoire d'amour entre deux êtres dans laquelle la maladie fait son entrée. En évitant tout matos et tout mélodrame excessif, le réalisateur dresse le portrait d'un couple qui s'aime et qui doit affronter le pire. Grâce à ces deux comédiens, qui se donnent corps et âme, on ressort bouleversé de la salle.
ce film qui ne fait l'objet malheureusement d'aucune publicité par rapport à d'autres navets que je ne citerai pas est magnifique et il faut courir pour le voir, c'est poignant merveilleusement joué et admirable!!
Grosse surprise que ce film, de René Féret je n'attendais plus rien depuis BIEN longtemps, je dois avouer. La pudeur avec laquelle le sujet de la maladie est traité ici demande le respect. La galaxie Stévenin ne cesse de surprendre, et cete fois-ci c'est la douce et belle Salomé qui émerveille dans un rôle des plus casse-gueule. Je trouvais le titre atroce et/ou racoleur (?), mais la mise-en-scène de Féret rend toute sa noblesse aux interprètes et au sujet. Courez-y.
Un film qui change un peu de ce qu'on à l'habitude de voir. Une histoire vraie adaptée au cinéma, le jeu des acteurs est juste, la mise en scène aussi, rien n'est surjouer... Touchant, un film qui retranscrit avec justesse la réalité d'un couple profondément amoureux face à la maladie. De quoi donner envie d'aimer, de se battre, d'aider et d'espérer. Sortez des sentiers battus et aller le voir !
Un film bouleversant , qui touche au plus profond de notre sensibilité , de nos histoires personnelles. Deux acteurs qui sans cesse tentent d'elever la fin au rang d'une continuité , et non d'une rupture brutale. Les dialogues sont justes , bien choisis , et ont beaucoup de force. Une réussite.
Ce n'est pas un mélo (seul le titre du film est - faussement - sucré), jouant sur la sensiblerie et le pathos, c'est un film sur l'amour : l'amour comme une évidence, une force, une énergie, l'amour qui se joue des épreuves - ici, la pire, la maladie, et même, au bout du combat, la mort. C'est un film joyeux et généreux, lumineux, mis en scène avec pudeur par un Féret inspiré dont le propos est merveilleusement traduit à l'écran par d'excellents comédiens : Anne/Salomé Stévenin et Marc/Nicolas Giraud bien sûr, mais aussi tous leurs proches, parents et amis.