Né pour l'enfer
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Yannickcinéphile

2 882 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 octobre 2016
Un film sur un fait divers assez connu que ce Né pour l’enfer, pour lequel je n’ai pas eu un véritable transport, mais qui reste une série B plutôt glauque qui saura surprendre par certains aspects.
Je rejoins un peu la critique précédente, le souci de Né pour l’enfer c’est son rythme affreux ! Que la présentation est lente, et que le déroulé de la seconde partie est redondant, mou, en dépit de quelques scènes « choc », que je mets entre guillemet car même dans sa version non censurée ce film n’est pas franchement graphiquement violent. Dans un genre assez proche, j’avais trouvé La Maison au fond du parc de Ruggero Deodato nettement supérieur à ce métrage qui, tout tourné autour du tueur, peine réellement à avancer. Après la fin n’est pas mauvaise, il y a de bonnes idées dans la seconde partie, reste quand même une première partie désastreuse qui dure plus de 35 minutes, pleine de lourdeurs, molle et peu digeste.
Le casting est composé d’acteurs peu connus, tout du moins chez nous ! Les actrices sont charmantes mais leurs personnages restent globalement peu travaillés et tous assez proches. Mathieu Carrière hérite du rôle délicat du tueur, qu’il porte avec un charisme certain, et ce charme séducteur et piégeux qui sied bien à un tueur de ce genre. Plutôt efficace, pas trop dans le surjeu, son personnage reste le plus dégrossi du lot, mais l’écriture manque d’application. A noter donc que les performances sont bonnes, et les acteurs ne sont pas pour rien dans l’intérêt de plusieurs passages du film.
Coté réalisation c’est le méconnu Denis Héroux qui s’y colle, lui qui fut surtout un producteur. Son travail reste très basique, néanmoins j’ai apprécié son choix de ne pas en faire trop dans la provoc facile, distillant tout de même des scènes sérieuses et peu vues au cinéma, surtout dans les années 70, avec une efficacité appréciable. On reste dans un huis-clos plutôt basique dans l’ensemble, mais Né pour l’enfer sans séduire outre mesure n’est pas un ratage. On soulignera une bande son assez faiblarde, voire franchement ratée dans la première partie du film.
Né pour l’enfer est un film sérieux et parfois glauque qui ne conviendra pas à tout public, mais personnellement j’ai trouvé des failles dans ce métrage. Il y a des intentions louables, mais ça restera sans doute trop série B pour celui qui attendait un vrai huis-clos étouffant, et trop « auteurisant » pour celui qui attendait du sexe, de la violence, du sang aux limites du torture-porn ou du rape and revenge cru et racoleur. Un exercice étrange, qui ne m’a convaincu qu’à moitié. 2.5
AMCHI

6 946 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 avril 2011
Coproduction internationale pour Né pour l'enfer réalisé par un québécois dont lequel joue des actrices francophones et un acteur Allemand interprétant un soldat américain déserteur du Vietnam et j'allais oublier de dire que tout ceci se déroule à Belfast. Et qu'est-ce que ça donne ? un thriller très faible qui a du mal à démarrer et tire assez en longueur, un film assez froid qui même durant ses scènes d'horreur (jeune infirmière violée et massacrée) ne suscite pas la moindre intérêt de notre part. Un film d'exploitation oubliée des années 70 et qui franchement ne mérite pas de sorti de son oubli.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 854 abonnés 8 178 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 24 juin 2026
Cain, un déserteur (de la guerre du Vietnam), se retrouve à Belfast en Irlande. Encore traumatisé par ce qu’il vient de vivre là-bas, il est à nouveau confronté à un pays en proie à la violence avec le conflit nord-irlandais mené par l’IRA. Ses démons intérieurs ne vont pas tarder à venir prendre le dessus…

Pour son avant-dernier long-métrage, le réalisateur québécois Denis Héroux (La Nuit des mille chats - 1977) s’inspire des crimes perpétrés par le tueur en série Richard Speck qui avait assassiné des étudiantes infirmières à Chicago, en 1966.

Il en résulte une oeuvre foncièrement nihiliste et crasseuse, où l’on retrouve ce soldat atteint de TSPT (troubles du stress post-traumatique) spoiler: au sein d’un foyer pour étudiantes, qu’il finira par séquestrer, humilier, vioIer et assassiner.
Un drame psychologique à l’effet d’un pétard mouillé. C’est glacial, mal interprété, on ne parvient jamais à s’identifier aux protagonistes et ou à avoir de l'empathie pour eux. Dans le même registre, mais en bien plus radical (c’est un film X), on pourra citer le film subversif de Shaun Costello, sorti 3 ans plus tôt : Forced Entry (1973).

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