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Attigus R. Rosh
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1,5
Publiée le 6 décembre 2020
Sans vouloir paraître vieux-jeu et réactionnaire, je suis assez d'accord avec les critiques négatives qui avaient plu sur ce film à sa sortie en 1973 et la controverse qu'il avait suscité (le statut de film culte et de chef-d'oeuvre du cinéma ne lui a été attribué que beaucoup plus tard). Le pitch : 4 amis passent un week-end entier à se goinfrer, faire l'amour, … jusqu'à la mort. Ce film est fondamentalement obscène, scatologique et écœurant. Et si cela était voulu car il voulait épouser un point de vue satirique sur la société bourgeoise décadente ou bien sur notre société de consommation nous poussant à la boulimie ; je pense qu'il y avait mieux à faire. Je ne vois pas trop comment apprécier un film qui donne la nausée. La longueur du film n'aide pas à le rendre plus plaisant. La qualité de l'interprétation sauve un peu le film (le film bénéficie d'un quatuor d'acteurs impressionnant : Philippe Noiret, Ugo Tognazzi, Michel Piccoli et Marcello Mastroianni), mais vraiment pas beaucoup. A mon goût, le film est bien peu ragoûtant.
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0,5
Publiée le 12 octobre 2020
La Grande Bouffe mérite d'être comptée parmi les plus grands films de tous les temps. Or le soussigné Marco Ferreri ne prétend pas être une opinion universelle tant la liberté de la presse et la liberté d'expression est sacro-sainte mais une réduction sincère et personnelle des effectifs résumée comme suit le but ne peut pas toujours justifier les moyens. Evidemment cette hypothèse Ferreri ne l'a même pas envisagée à distance en choisissant la plus drastique des façons pour y aller. La Grande Bouffe est l'œuvre d'un homme arrivé au comble de l'aliénation mentale. L'exemple de comment la dépendance généralisée générée par un éloge critique bondé et pompeux peut littéralement étouffer l'esprit du spectateur moyen. Vaguement subversif, inutilement provocateur, décidément nihiliste le film se révèle être une obscénité sans précédent à vouloir montrer un monde au bord de l'abîme qui s'engloutit. Avec de fréquents gros plans extrêmes visant à améliorer les mouvements les plus répétés des mandibules à mâcher engagées à avaler beaucoup de nourriture et des scènes explicites de vomissements, flatulences orales et de brûlures intestinales fréquentes et prévisibles. L'humiliation complète des deux plus grands plaisirs de la vie, la nourriture et le sexe ici minés par un des besoins physiologiques spasmodiques tendaient à vouloir symboliser le désir sans fin et mortel de nourriture emblème d'une apocalypse imminente. Si c'est ca un chef-d'œuvre nous sommes frais a ne pas voir pour éviter les effets secondaires désagréables...
Ferreri a voulu faire un film contestataire (ce ne sera pas le dernier) et provoquant; beaucoup de critiques s'esbaudissent sur cette critique de la surconsommation et de la grande bourgeoisie; le problème est que Ferreri a chaussé des gros sabots pour conter cette histoire, a remis couches sur couches sans la moindre finesse. N'est pas Pasolini qui veut... C'est long comme un jour sans pain; ça ne choque évidemment plus personne maintenant. Ce film complètement dépassé est surtout ennuyeux.
Cinéphile, j'ai souhaité voir ce film "culte". Sans être choqué comme l'ont pu l'être les spectateurs du Festival de Cannes à sa 1ère diffusion, j'ai finalement trouvé que cette grande bouffe n'avait pas beaucoup d'intérêt. Je ne perçois pas de critique de la société de consommation, simplement un ensemble finalement confus, certes drôle par moments, mais qui finit par lasser le spectateur au bout de 2 longues heures de bouffe, de sexe et de flatulences.
LE film a scandale par excellence, oui, mais c’était en 1973 ! Depuis, une flopée de longs métrages, de qualités inégales, ont largement dépassé cette œuvre de Marco Ferreri: En provocation, en répugnance, en amoralité, en sexe, en gore, en tout ce que vous voulez…. !! Reste un (bon) monument du cinéma contemporain au travers duquel on peut y voir une farce, une satire sociale ou la dénonciation de la bourgeoisie sclérosée? Le menu n’est pas détaillé par Ferreri. Et si le film peut traîner un peu en longueur, et se perd peut-être un peu dans une sorte de surréalisme suranné (tout de même), on savoure son originalité, son quatuor d’anthologie et une belle actrice (Andréa Ferréol) innocente, gourmande à souhait. On peut tout autant détester ce film. Chacun appréciera selon ses goûts et sa faim. .... 3/5
Annonçant le très controversé "Salo" de Pasolini (sorti 3 ans plus tard), "la grande bouffe" s'y apparente en une version plus soft mais pas forcément plus plaisante. Sexe, scatologie, bouffe à en vomir : tout est ragoutant, et la dénonciation de la bourgeoisie n'est pas un argument qui permette d'alléger vraiment l'ensemble. On y éprouve plutôt du mépris pour ces gens uniquement voués aux plaisirs charnels, au détriment des autres (en l'occurrence ici les femmes ou les animaux). Pourtant cette dénonciation n'a rien de subtil. En quoi montrer 4 bourgeois en train de s'empiffrer ou de coucher avec des prostituées pendant plus de 2h apporte une vraie réflexion sur la vie ou la société ? ou quelque chose de plus à ce que nous savions déjà ? En outre, malgré cet étalage de viande, de merde, ou de pâtisseries, on s'ennuie… comme si ce nihilisme vulgaire voulant choquer produisait exactement l'inverse de l'effet escompté.
Qu'on aime ou pas La Grande Bouffe, il faut quand même admettre qu'il a marqué son époque et a même provoqué un gros scandale à sa sortie. C'est un film provocateur, assez culotté (sans mauvais jeu de mot). Quelqu'un qui ne connaît pas du tout le film et voit l'affiche et le titre du film aurait tendance à croire qu'il s'agit d'un film comique dans la lignée des Charlots ou du Splendid, mais on en est bien loin. Quatre amis désirant mettre fin à leur vie respective mettront en œuvre leur plan en s'enfermant dans une maison appartenant à l'un deux et en mangeant jusqu'à ce que mort s'ensuive durant un week-end, leurs proches n'étant évidemment pas au courant.
Émétophobes s'abstenir : plats dévorés et ingurgités en temps records, vomis et malaises à gogo, mais le film ne rentre toutefois pas dans le gore absolu, on sent que le réalisateur aurait pu aller bien plus loin.spoiler: La mort des 4 acteurs est vraiment remarquable, en particulier celle d'Ugo Tognazzi.
Ce qui fait un peu froid dans le dos, c'est qu'aucun des personnages n'évoque dans les dialogues le souhait de mourir. spoiler: Seules les prostituées invitées autour des repas et également l'institutrice l'évoqueront, mais très succinctement.
Je reproche cependant à ce film une certaine lenteur, du moins par moment et surtout au début du film. J'avoue également ne pas comprendre le rôle d'Andréa l'institutrice, spoiler: si sage et sérieuse (sûrement par sa profession) en début de film et devient petit à petit encore plus libertine que les hommes, sans vraiment d'explications. De plus, elle donne l'impression de manger encore plus qu'eux mais ne souffre absolument de rien, ce qui est assez étrange (bien qu'elle ait commencé les orgies après eux) . Mais j'attribue 4 étoiles car l'histoire est plutôt bien pensée et je reconnais volontiers une audace et une prise de risque pour l'époque qui ont bien payé. Pari réussi même si le film a quelques défauts et n'est pas assez exploité à mes yeux.
ça y est, c'est fait, j'en avait souvent entendu parler de ce film que je m'étais promis de le mater un jour à l'occasion. L'occasion s'est présentée, j'en sors à l'instant... Pfffff affligeant, il n'y a franchement rien à sauver, deux heures super ennuyante, et même quand les raisons pour lesquels ces messieurs se retrouvent pour cette grande bouffe, parait à l'écran, aucune émotion ne vient me parcourir, si ce n'est l'ennui profond de se dire: "tout ça pour ça".
Je peut comprendre qu'en 73, le film ait pu en choquer quelques uns, mais ce film devait être aussi nul à l'époque qu'il ne l'est à regarder aujourd'hui. Economisez deux heures et passez votre chemin
Je l'ai trouvé long, ennuyeux et sans intérêt. Peut être qu'il y a 45 ans, c'était un chef d'oeuvre, mais je n'ai pas du tout accroché. Soit j'ai loupé un truc, soit ce n'est tout simplement pas du tout mon genre de film, soit il a atrocement mal vieilli...faites votre choix!
Je lui donne 3 étoiles car j'applaudis l'audace de celui ci. Mais je n'ai pas trop aimé. le jeu des acteurs n'est pas extraordinaire et l'histoire ne me convinc pas. dommage
Ah la la le film donne vraiment faim c’est une véritable critique de la société de consommation le film est vraiment drôle les dialogues absolument géniales du plaisir Ça c’est de la bonne viande qu’il disait!
Très déçu, je pensais avant la vision de l'oeuvre, mettre un bon 4/5 pour ce projet emballant. Des amis qui s'enferment pour manger jusuq'à s'en rendre malade, et l'on met cet élément scénaristique en parallèle avec le sexe, c'est énorme. En plus le film avait été sélectionné à Cannes en sélection officielle, ce qui allèche également, une violente polémique s'était d'ailleurs battue sur l'oeuvre, sans compter la présence de Philippe Noiret. Bref, je voulais le voir depuis pas mal de temps. Mais l'idée de mettre ce 4/5 s'est envolée à 1h15, quand j'ai commencé à m'ennuyer, vous savez c'est un ennui non analysable, mais qui apparait d'instinct, pourtant les dialogues étaient aussi biens qu'au début et l'histoire avançait bien. et j'ai voulu passer à 2 lorsqu'il n'y avait plus que des éléments rebutants et inintéressants. Franchement ça devient ignoble, les femmes dénudés sont physiquement horribles, les hommes passent leurs temps à péter, et ça c'est juste insupportable et ça devient irregardable, c'est ce coté qui m'avait déplu dans Salo ou les 120 journées de Sodome. En plus, il n'y a plus que ça, c'est trop répétitif. Je le déconseille aux moins de 13 ans. 2/5
C'est à croire qu'au début des années 70, les cinéastes italiens avaient envie de titiller les sensibilités du public français. Déjà en 1972, Bertolucci avait foutu son grain de sel en nous pondant un film très controversé mais sans intérêt. Un an après, c'est Ferreri qui se met à la colle, en nous proposant le plus formidable tollé survenu au festival de Cannes. « La grande bouffe », y aurait tellement de trucs à dire sur ce film. Grosse critique des mœurs bourgeoises. Tout un chacun sachant très bien que ces messieurs et mesdames ne sont jamais les derniers à s'adonner aux orgies avec bouffe et sexe à donf. Grosse critique de la société de consommation (tant de bouffe consommée, parfois gaspillée, alors que, pas si loin que ça, il est des hommes, des femmes et des gosses qui crèvent de faim). Et pour finir, critique de l'être humain. Le Marco n'y va pas par quatre chemins et dit clairement ceci : l'Homme n'a besoin finalement que de deux choses : la bouffe et le sexe. Point barre. En gros, « La grande bouffe », c'était un film destiné à être un vrai brûlot, mais doté d'un fond bien concret. Seulement, à l'écran, ça ne fonctionne jamais. L'ensemble dégage un ennui épouvantable. Ennui s'étalant sur plus de deux heures en plus de ça. Ni scandaleux, ni choquant, ni écoeurant (spoiler: bien que la scène du chiotte qui explose ou les flatulences de Piccoli , on aurait pu s'en dispenser), juste ennuyeux. Traiter du suicide collectif via le prisme du suicide gastronomique, okay, pas de problèmes, mais en faire un truc aussi chiant non. Là je dis merde ! Next !
Je sais bien que ce film ne plait pas à tout le monde . Mais moi qui suit un gros mangeur, j'adore . J'auré bien aimé partagé cette orjie de bouffe avec les acteurs ! Et puis voir andréa Ferréol toute nue sur un énorme gatau, ca aussi ca m'aurait plu . Le film a été critiquée mais moi j'adore le repasser souvent en dvd . Je m'en lasse pas . C'est un trés grand film qui mérite bien les 5 étoiles !