5349 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
174 critiques spectateurs
5
43 critiques
4
36 critiques
3
30 critiques
2
25 critiques
1
24 critiques
0
16 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Un visiteur
5,0
Publiée le 22 novembre 2013
Un film subversif, dérangeant et drôle. La Grande bouffe, c'est l'orgie protée aux nues, la bonne chaire poussée jusqu'au suicide. C'est une diatribe sociale où les hommes riches, les notables, ne trouvent de raison de vivre (et de mourir) que dans l'excès. C'est aussi une simple volonté provocante, l'amusement lié au désespoir, le suicide par le pet. La Grande bouffe s'illustre dans une tradition de l'humour subversif des pétomanes du début du XXe siècle, mais se sublime dans la dévotion. La mort apporte une grandeur à cet abandon charnel. C'est une critique de la société de consommation, qui gâche et surconsomme et qui conduit directement à la mort. L'insouciance consciente est le paradoxe de ce film, atrocement pessimiste, non seulement délicieux mais également dérangeant quarante ans plus tard. Il continue et continuera d'interroger.
« Il reste de la farce ?.... C'est la vie qui est une farce ». Le cinéma sert aussi à provoquer. Et qu'il provoque du plaisir ou du dégoût importe peu, ce sont des émotions.« La grande bouffe », cauchemar pour les anorexiques, chimère des grenouilles de bénitiers, fléau des biens pensants, un film hué et conspué par la Croisette qui avait visiblement oublié de retirer son balai ce jour là. La bouffe et le cul, la frontière ténue qui sépare l'Homme de la Bête (d'ailleurs il y a beaucoup de bêtes, plus ou moins vivantes, dans le film), une réflexion sur la sur-consommation, sur l'argent et la fonction (profession) qui ne font pas le bonheur. Un jeu macabre entre 4 immenses acteurs (et une actrice, Andrea Ferréol, aux formes généreuses, ça change), un humour corrosif, une insolence maîtrisée et de la bouffe, toujours de la bouffe, jusqu'à en crever. Et puis un film dont l'affiche fut dessinée par l'immense Jean-Marc Reiser... Chapeau Marco.
Inspiré de Sade dans son concept de l’accomplissement de ses vices avant de mourir, Marco Ferreri a eu l’idée ingénieuse de placer la nourriture au centre des plaisirs de ses personnages. Ce choix a permis de faire de La grande bouffe une allégorie des dérives de la société de consommation ainsi que des instincts humains qui font souvent cohabiter difficilement le corps et la raison, une peinture dégradante donc qui ne put s’empêcher de créer un scandale lors de sa présentation à Cannes en 72 (une année où les critiques étaient déjà occupés à conspuer La maman et la putain d’Eustache). Voir des notables se ridiculiser ainsi en s'empiffrant à en crever, souffrir de problèmes intestinaux et embaucher des prostitués put à l'époque sembler révoltant mais a surtout permis de lever certains tabous scénaristiques importants. Le quatuor d’excellents acteurs, dont les rôles partagent les prénoms, donne agréablement vie à ces bourgeois aux mœurs écœurants et rend donc prenante cette orgie culinaire dont le scénario semble pourtant un peu répétitif.
Le film est imparfait, il se complait dans une ambiance pesante, scatologique, terriblement crade et dérangeante. Mais ce qui fascine le plus avec cette œuvre, et qui en fait un chef d’œuvre, c'est l'histoire qu'il y a autour. La Grande Bouffe a été présenté à Cannes et a subi une vindicte incroyable, mettant de façon quasi unanime ce film dans les films indignes du 7ème art. 40 ans plus tard, on redécouvre ce film et l'on se rend compte que celui-ci est bien plus que de la provocation scatologique et de mauvais goût. Il est un écrin de vision de ce que devient l'homme dans la société moderne: une machine à manger et à baiser. La société de consommation dans toute sa splendeur. De loin, le film possède pleins de défauts de facture. Mais le premier degré des personnages (les noms des personnages sont en fait les noms des acteurs), leur non interprétation au delà de certains traits de caractères, font que le film devient intriguant, su ce qu'il révèle un tant soit peu de l'Homme. Et c'est aussi le meilleur moyen de démarrer un régime, vous ne voudrez plus manger pendant un certain temps après avoir subi ce chef d’œuvre.
la sous-consommation , l'ennuie des riches du pouvoir la bouffe , le cul , les femmes , la morale , le mélange des genres coup de maître Ferreri hué par les crasseux du festival de cannes à l'époque et c'est un pieds de nez ces snobinards et riches de la coté d'azur ces bouseux qui n'on que de yeux que pour leur paraître leur égocentrisme . ce film montre bien la fatigue les vies ennuyeuses , leurs désirs inassouvis, et pour y mettre fin le suicide par la bouffe manger à en crever .
la sous-consommation , l'ennuie des riches du pouvoir la bouffe , le cul , les femmes , la morale , le mélange des genres coup de maître Ferreri hué par les crasseux du festival de cannes à l'époque et c'est un pieds de nez ces snobinards et riches de la coté d'azur ces bouseux qui n'on que de yeux que pour leur paraître leur égocentrisme . ce film montre bien la fatigue les vies ennuyeuses , leurs désirs inassouvis, et pour y mettre fin le suicide par la bouffe manger à en crever .
Pas besoin de tourner autour du pot. J'ai détesté cette comédie bouffonne et satirique,qui fait du mot provocation son cheval de bataille. En 1973,Marco Ferreri filmait 4 stars reconnues(Philippe Noiret,Marcello Mastroianni,Michel Piccolo et Ugo Tognazzi)dans une grande demeure bourgeoise,le temps d'un week-end riche en excès. Le film tourne autour de la consommation du sexe,et surtout celle de nourriture jusqu'à écoeurement. Il ne s'interdit aucune impudeur,aucune limite morale et ressemble en cela à du Luis Bunuel par son côté dérangeant et descente en règle des mœurs de la bourgeoisie d'époque. "La grande bouffe"(1973)fit évidemment scandale à sa sortie,mais fut un carton box-office français(3 millions d'entrées),les promesses sulfureuses y étant pour beaucoup... Mais le temps est outragement long dans ce film salace pour être salace,creux derrière sa volonté de montrer diverses crises de la quarantaine,et partant dans tous les sens. Bref,c'est loin d'être culte à mes yeux.
J'aime la manière de Ferreri de travailler (ou de faire travailler) sans filets ses acteurs, lui-même, de faire un film à partir d'une idée, d'une impulsion. Il y avait beaucoup de Bunuel en lui, avec les risques inhérents à ce genre de personnalités. "La grande bouffe" est un film raté, non dépourvu d'ambition, mais auquel on ne croit guère. Si les gens ont été choqués par ce film, ils n'avaient que ça à faire. J'écris ceci 40 ans après sa sortie, les rapports nord-sud (comme on dit si bien avec cette hypocrisie si arrangeante) ne se sont nullement arrangés, le rapport à la nourriture reste plus que crucial... mais bon, c'est tout! Si dans "I love you" Ferreri a mit le doigt sur un des maux de l'Epoque, il avait raté le coche en 73. La mise en scène semble exsangue, le propos se délaie, et il y a de meilleurs moyens d'effarer le bourgeois que d'enchaîner/alterner les boustifailles, les pets et la pornographie. Mention spéciale à Ferréol, capable de se sortir de n'importe quel rôle, grande dame de l'écran, comme on le verra plus tard dans "Despair" de Fassbinder. Les autres? Ils sont là sans y être, comme un impuissant dans un club échangiste.
Un suicide culinaire ou partir par la grande porte. L'outrance à mort. Les mots "chef d'oeuvre" retrouvent leurs lettres de noblesse avec ce film, partie fondamentale de la culture cinématographique.
Causant un grand scandale lors de sa présentation au Festival de Cannes, "La Grande bouffe" a obtenu ce qu'il cherchait : provoquer les gens et leur montrer à quel point l'être humain n'a essentiellement que deux besoins (la bouffe et le sexe) qui, poussés à l'extrême, deviennent quelque chose d'absolument répugnant. Ici quatre amis, interprétés par quatre acteurs de talent (Noiret, Tognazzi, Piccoli et Mastroianni) vont passer des jours à se gaver de nourriture jusqu'à en crever. Excessif et dégoûtant, le film est souvent dérangeant mais sous allures tapageuses, il n'en reste pas moins relativement intelligent, critiquant bien évidemment la société de consommation. Et la mise en scène de Ferreri a beau être banale, il truffe son film de séquences particulièrement cultes, tendant comme Philippe Noiret le dira : "un miroir aux gens et ils n'ont pas aimé se voir dedans. C'est révélateur d'une grande connerie."
Il fit scandale à l'époque, Considérant que dans la vie, il n'y a que la bouffe et le sexe qui compte, quatre amis décident de finir leur vie de cette façon. Des critiques autoproclamés et des découpeurs de pellicule en quatre nous ont pondus des analyses farfelues sur le sens caché du film qui serait donc un pamphlet contre la société de consommation ! Ben, non, ce n'est pas un film à message, ce n'est (et cela n'a rien de réducteur) qu'un excellent exercice de style. La mort d'Ugo Tognazzi entre les doigts (c'est le cas de le dire) d'Andréa Féréol, est une scène d'anthologie.
Malgré l'ivresse de l'excès, qui s'acharne encore de nos jours sur les tranches privilégiées, on savoure ou on déguste devant l'inertie de ces quatre fumiers, toujours plus sympathiques avec le temps et les regrets, pour ces belles gueules du ciné.
Un film considéré comme culte, très marquant, et donc à voir une fois au moins dans sa vie. Le côté décalé et esthétique du film lui donne une bonne prestance mais, peut être parce que j'en atendais trop, j'ai trouvé ce film sans plus.