La Grande bouffe
Note moyenne
3,4
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174 critiques spectateurs

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43 critiques
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30 critiques
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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 13 septembre 2012
Je m'attendais à un film plus bon enfant, dans un esprit plus crétin, sales gosses. Je me suis planté, le film est d'une noirceur crasse, du genre de celles qui collent aux doigts et laissent un sale goût dans la bouche.. Un film qui n'aurait pas pu être réalisé à une autre période que les années 70, et c'est dommage. Une petite déception en ce qui me concerne tout de même...
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 juin 2012
Alors la le cinéma fait un grand pas. Marco Ferreri prend de force un marché sclérosé avec des idées métaphysiques pour l'époque.

Une génération de comédiens vieillissants accepte de se fragiliser dans un nouveau concept hyper dérangeant détruisant une décennie de rôles plutot conventionnels.

La nourriture principale ingrédient de cette déferlante de victuailles devient une arme suicidaire. On n'ingurgite plus pour subsister mais pour le gain d'une souffrance exigée menant au trépas.

Ces esprits délirants suite aux hectolitres de vins absorbés sombrent volontairement vers la nuit éternelle.

Parasités intérieurement par le mal de vivre, ils se suppriment en malmenant leurs corps qu'ils veulent punir d'avoir pris le pouvoir sur une ligne de conduite d'esprit responsable.

Cet hymne à la bouffe absorbée en masse est révolutionnaire, l'audace prend le pas sur une conventionnalité cinématographique lassante. Un nouveau voyeurisme s'exprime sans limites. Volontairement abject la grande bouffe met en lumière un cinéaste hautement épicurien, autun, paradant sur les marches du festival de cannes fier de son travail.

Insulté, frappé, c'est un chemin de croix pour l'équipe du film endurant jusqu'au bout le déferlement critique d'une foule menaçante et hystérique non préparée.

La grande bouffe va permettre à certains comédiens de se remettre en question notamment Michel Piccoli inaugurant en ces années soixante dix un changement radical dans le choix de ses personnages acceptant des rôles complexes tel que dans « Grandeur nature » de Luis Garcia Berlanga.

La grande bouffe est un film bénéfique, novateur, tout est remis en question. Réalisateur et surtout comédiens renaissent par la provocation, un mot merveilleux mouvementant des esprits endormis par les procédures basiques et sans surprises du métier.

Un incontestable progrès cinématographique, une œuvre d'art surréaliste emblème nauséabond d'une profession osant enfin titiller l'intolérable.
Gourmetdefilms
Gourmetdefilms

70 abonnés 657 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 30 mai 2012
Ca bouffe, ça rote, ça dégueule, ça pète en musique, ça défèque, ça se copule les uns devant les autres (sur des victuailles), ça claque, tous ça en huis clos pendant 2 longues heures, vous allez me dire que c'est un reportage sur un élevage industriel dans le Morbihan où l'on gave des porcs? Non et je m'excuse auprès des porcs, c'est juste "un film culte" censé être une critique de l'humain, des bourgeois, de la société de consommation ou de je ne sais quoi! Bref du vulgaire en veux tu en voilà, une suite de péripéties sans aucune originalité, un scénario nul sans dialogues, juste des excès gastro-sexuels insensés avec un mastroianni dans le personnage d'un mufle type "porno trash". Il ne manquait plus qu'un gars sodomisé et une femme ou même une chèvre violée pour faire la cerise sur la gâteau.
Shékiinä .
Shékiinä .

66 abonnés 678 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 octobre 2012
La grande bouffe a été peu compris à sa sortie, très controversé, et hué à Cannes. Philippe Noiret répondit aux critiques : Nous tendions un miroir aux gens et ils n'ont pas aimés se voir dedans, c'est révélateur d'une grande connerie. Tout est dit.
Le film le plus scandaleux et excitant à la fois du cinéma français. Il montre avec ironie, provocation et humour loufoque des problèmes et vérités courantes comme la boulimie, la société de consommation dans laquelle nous vivons, et aussi histoire de se moquer de la bourgeoisie trop correct et coincée. Ce qui est encore plus drôle c'est les acteurs qui s'en donnent à cœur joie et s'impliquant dans leur rôle ; il y a de quoi rire, j'imagine même pas le nombre de kilos qu'ils ont pris durant le tournage. Ça a l'air comme ça d'être du grand n'importe quoi mais ça reste vrai dans le fond : tout excès en tous genres est dangereux. Très belle partition au piano, une musique entêtante.
Arthur Debussy
Arthur Debussy

189 abonnés 772 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 18 mai 2012
e film de Marco Ferreri mérite amplement son statut sulfureux, car même s'il a (un petit peu) vieilli il garde encore aujourd'hui tout son aspect dérangeant. Sa critique acerbe et outrancière de la bourgeoisie française est à la fois très drôle et tragique, le talent de Ferreri consistant à appuyer là où ça fait mal sans jamais se départir d'un second degré salvateur (quand ça n'est pas du dixième degré) et d'une justesse déconcertante. Surtout que le long métrage bénéficie d'acteurs remarquables, le quatuor Mastroianni/Piccoli/Noiret/Tognazzi. Chacun d'eux représentant une certaine facette de la société bourgeoise : l'un est pilote de ligne, le suivant réalisateur, un autre juriste et le dernier chef cuisinier. Tous les 4 sont réunis pour un week-end orgiaque, avec pour mots d'ordre sexe et bouffe. Ils ont en effet décidé d'en finir avec la vie et pour cela de se gaver de nourriture jusqu'à ce que mort s'ensuive. L'idée est simple mais géniale, et permet à Ferreri de pointer du doigt la dérive de notre société de consommation, thème toujours d'actualité et qui témoigne bien de la lucidité et de la pertinence de «La Grande Bouffe». Certes le rythme s'essouffle parfois, mais l'excellence de la distribution, la qualité de la mise en scène et de la photographie, l'humour ravageur et le mordant du scénario en font une oeuvre tout à fait digne d'intérêt. Irrévérencieux et cynique, un film inoubliable. A voir! [2/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 16 mai 2012
On m'avait énormément parlé de ce film et j'avais donc une certaine hâte à le voir. C'est fait ! Et comme souvent pour les films dont j'ai tant entendu parlé, je reste un peu sur ma faim (bon le jeu de mots est un peu facile...). Sûrement un des films les plus bizarres du cinéma. ça m'a plus mais pas complètement emballé, j'attendais des dialogues un peu plus profonds, plus critiques, plus acerbes. Je le conseillerais tout de même, pour l'expérience, mais avec modération.
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 17 février 2012
" La Grande Bouffe " est le film qui rendit enfin célèbre Marco Ferreri, cinéaste qui depuis une dizaine d'années avait poursuivi (en Espagne, puis en Italie) une oeuvre mineure, mais très cohérente, d'entomologiste passionné par les perversions et les rites de la vie bourgeoise. Représentant la France au festival de Cannes, le film fait scandale et propulse Ferreri au nombre des meilleurs observateurs de son temps. intervenant au tout début de la " crise " des pays riches, cette fable à base de héros trop nourris choque et fait prendre conscience au public de cinéma qu'il est entré dans une ère de digestion et de recyclage. Le film n'aurait jamais été possible sans la vieille complicité unissant les acteurs et leur confiance dans ce réalisateur qui leur a déjà donné des rôles de vieux enfants têtus et pervers. Le style de Ferreri, inimitable de simplicité, est peut-être ce qui dérange le plus le public de l'époque. Loin de jouer les provocateurs ou les esthètes, celui-ci adopte une façon de filmer affectueuse et distanciée, et raffine son propre système qui consiste à multiplier les angles de prise de vue afin de créer, à la longue, un setiment d'étrangeté né d'une fausse familiarité. La nourriture a beau être le " sujet " du film, elle n'est jamais l'objet-fétiche de la caméra, Ferreri concentrant toute son attention sur la façon dont chacun de ses personnages accepte de se laisser mourir, non par frustration, mais par trop-plein de matière. Ferreri développera cette approche dans ses films postérieurs, particulièrement la " Dernière Femme. " En ce sens, il est un des grands " témoins " des années 1970
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 16 février 2012
Je n'ai ni aimé, ni détesté, ce film ne m'a fait absolument rien ressentir, il m'a laissé totalement indifférent, demain je l'aurai oublié. D'où ma note qui coupe la poire en deux.
this is my movies

823 abonnés 3 087 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2016
Incompris à Cannes par une horde de critiques qui détestent qu'on les dérange pendant leurs siestes après leur nuit blanche, ce film est d'ailleurs une critique du mode de vie cannois : des bourgeois vont se remplir le bide et baiser jusqu'au bout de la nuit jusqu'à en mourir. C'est corrosif et ultra-subversif car en gros, les notables épuisent les ressources du monde jusqu'à en crever d'opulence. Les 4 acteurs principaux sont juste magiques, les dialogues bien faits, les situations sont d'abord amusantes avant de virer au scato puis au franchement écœurant et A. Ferréol apporte, grâce à ses formes généreuses, un sex appeal inattendu doublé d'un appétit sexuel insatiable. Coté mise en scène, ça colle à son sujet, ça nous emporte dans ce tourbillon jusqu'au bout et malgré son côté vieillot, le propos demeure tristement actuel. D'autres critiques sur
Angela Ki La
Angela Ki La

66 abonnés 586 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 février 2012
Ce film est complètement écrasé par sa réputation, et quand le scandale c’est l’arbre, on a envie d’écarter les branches pour voir si l’arbre cache la forêt. L’idée de départ est géniale, après, je trouve que ça se gâte. Il n’y a aucune proposition morale ou critique sociale,pas même manifeste esthétique. Chaque provocation amène une autre provocation, et une autre, une vraie accumulation de scènes fortes qui s’annulent par répétition. On pourrait l’accuser de vouloir seulement choquer le bourgeois, et se dire: c’est tout? L’histoire qui se déroule dans une sorte de villa cossue, intérieur digne d’un atelier d’artiste ou d’antiquaire, la lumière très soignée, voire vaporeuse, transparente, digne de David Hamilton, prouve que c'est pas tout à fait ça.. Donc c’est le délire d’un artiste sûr de lui, et maître de ses moyens, ok. Si il s’agissait de provoquer le bourgeois, je dirais que c’est pas suffisant pour moi,(d’autant plus que n’étant pas bourgeois, je n’ai pas été plus choqué que ça). C’est très formaliste comme un tableau de maître, et ça reste entre le pamphlet et l’absurde, sans jamais se décider, c’est la force et la faiblesse du film, une fiction limite intello. La pièce maîtresse c’est un quatuor d’acteurs en or massif, et une plantureuse nympho, qui ont des rôles propres à détruire leur carrière ou les faire entrer dans la légende. Le fait qu’ils gardent leur prénom d’origine pour moi c’est assez maladroit, ça ne marche pas, on est pas bête à ce point pour ne pas faire la différence entre l’acteur et le jeu. A voir pour la culture cinématographique, que l’on aime ou pas, mais à voir seulement.
r0c-bribri
r0c-bribri

30 abonnés 818 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 1 février 2012
Ici, il n'est nullement question de l'aspect satirique du film plutôt bon mais plutôt de la plateur de l'écriture et surtout de la mise en scène.Rien ne donne d'épaisseur à un sujet qui aurait pu donner un bien meilleur film.Les acteurs rattrapent l'ensemble déjà très fragilisé par cette lenteur omniprésente, un film pauvre sur un sujet polémique.
AlexTorrance
AlexTorrance

33 abonnés 486 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 février 2012
La Grande bouffe, avant d'être une grande controverse sur la Croisette, est un suicide collectif pour le moins original et délirant où quatre protagonistes assez drôles, du nom de leurs interprètes Marcello, Philippe, Michel et Ugo, décident de se goinfrer jusqu'à la mort. Orgie de sexe et de nourriture où les images assez crues finissent par devenir monnaie courante, au milieu de la scatophilie et autres plaisanteries assez grasses. Certaines scènes sont très drôles, d'autres beaucoup moins. Le long-métrage, après un démarrage en beauté, finit par s’essouffler au niveau du récit et la recette de cette grande bouffe finit par devenir assez indigeste à force de se répéter. Néanmoins, film à voir absolument.
Xavi_de_Paris

364 abonnés 2 856 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 novembre 2011
Chef-d'oeuvre pour les uns, navet pour les autres, cette orgie sur pellicule ne laisse en tout cas pas indifférent. Mais que l'on aime ou que l'on n'aime pas, il faut toutefois reconnaître la qualité de l'interprétation et de la mise en scène. Pour le reste, tout a été dit : de la bouffe du début à la fin, le tout entrecoupé de scènes de sexe. Reconstitution en quelque sorte de la Rome décadente. Génial.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 octobre 2011
De la bouffe et du sexe, les bases primitives du plaisir de l’homme… L’idée est originale, si on prend la première bouchée avec eux, on participe à cette orgie sans limite avec plaisir. La deuxième partie donne envie de vomir… pari réussi de Ferreri ? J’aurai aimé tout de même que le lien entre les protagonistes soit plus approfondi. Au final c’est une mascarade tout ca ! Un résumé de la vie… ?
Vutib
Vutib

155 abonnés 701 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 janvier 2012
Il vous serra impossible de résister à l'orgie cinématographique qui s'opèrera devant vos yeux crédules. Ce film, particulièrement mature et précoce pour son époque (1973), fait des prouesses, tant en matière d'irrévérence et d'immoralité. A mi chemin entre la grossière comédie et le drame existentiel, cette consommation outrancière de nourriture et de sexe estomaque le téléspectateur. Explosant tous codes et tabous sociaux comme cinématographiques, ce "Salo" Franco-Italien déborde d'ingéniosité et de singularité. Les interprétations sont incroyables et la longue et douloureuse chute de ces amis mélancoliques et désœuvrés est juste hallucinante. Outrancier, écœurant parfois même, "La Grande bouffe" est une œuvre gargantuesque et abyssale flairant bon le chef d’œuvre. 18/20
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