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    Sweet Valentine
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Sweet Valentine" et de son tournage !

    A l'origine...

    La réalisatrice Emma Luchini revient sur l'origine du film et sa réflexion sur l'amour qu'une femme peut porter à un homme: "J’étais en train de lire Crime et Châtiment, et je me demandais de quelle nature pouvait être l’amour d’une femme prête à pousser l’homme qu’elle aime en prison pour son bien, quitte à se priver de lui jusqu’à la fin de sa vie. Très pragmatique, je me suis dit : «Mais elle est bête, s’il va en prison elle ne le reverra plus». Ça m’a paru contradictoire. Et pourtant, cette abnégation, cet amour sans ego, sans narcissisme, proche de la compassion, a quelque chose de féminin, d’incompréhensible et de fascinant. Ce point de départ m’a amenée à une réflexion sur le couple et sur l’impossibilité – ou la difficulté – d’être ensemble. Illustrée par la phrase de Lacan : « Aimer, c’est vouloir donner quelque chose qu’on n’a pas à quelqu’un qui n’en veut pas »…".

    La toute première fois...

    C'est le premier long-métrage réalisé par Emma Luchini, enfant de la balle puisque fille du célèbre acteur Fabrice Luchini. Mais c'est aussi la première apparition à l'écran de Vanessa David. La jeune actrice, qui a également co-signé le scénario du film, avait cependant déjà joué dans la première réalisation d'Emma Luchini en 2007, un court-métrage intitulé Sur ses deux oreilles. Vanessa David revient sur sa collaboration avec la jeune réalisatrice: "On avait, au départ, un langage commun puisqu’on avait tourné deux courts métrages ensemble. La durée du long métrage nous a, plus encore, appris sur l’autre. C’est formidable de travailler avec Emma car elle apporte un soin particulier aussi bien à son propos qu’au cadre et à l’esthétique. Une fois sur le plateau les paramètres techniques réglés précisément, on la voit se consacrer avec beaucoup de plaisir aux comédiens. J’aime travailler à l’oreille et je me retrouve dans ses dialogues et dans sa façon d’aimer les entendre dire."

    Un tournage sur les chapeaux de roues!

    Le film a été tourné en cinq semaines de six jours sans le moindre arrêt! Des conditions d'urgence souhaitées par la réalisatrice pour les besoins du film: " Même si c’est très difficile à obtenir, j’ai tout fait pour qu’on tourne dans la continuité car je voulais être au plus près des nuances et des variations qui se produiraient d’une scène à l’autre. C’était très fort à vivre, car nous avancions un peu à l’aveugle, vivant jour après jour les avancées sentimentales des protagonistes, tour à tour légers ou taciturnes. L’humeur de l’équipe collait étrangement au rythme de l’histoire, comme si le tournage devenait le road-movie, et vice versa… Quelque chose d’assez magique."

    Retrouvailles

    Bien que ce soit la première collaboration entre la réalisatrice Emma Luchini et l'actrice Louise Bourgoin, cette dernière avait déjà séduit le père de la première, Fabrice Luchini en 2008, dans La fille de Monaco d'Anne Fontaine. L'ancienne Miss Météo de Canal + retrouve en outre l'un des ses partenaires sur ce même film, Gilles Cohen.

    Quel genre?

    La réalisatrice définit son film comme empruntant à la fois au "buddy-movie sentimental" hollywoodien et au "road-movie: "J’aime beaucoup la situation classique des comédies hollywoodiennes, où l’homme et la femme sont obligés de cohabiter et de se supporter avant de tomber amoureux. Il y a un côté La Chèvre aussi. Ce sont des codes de jeu extrêmement efficaces, dont il est très jubilatoire de se servir (...) c’est un road-movie sans road. Les personnages font le voyage dans leur tête. Sonia apprend la vie, Ivan lâche (la bride serrée de) ses certitudes. Un chemin énorme est parcouru, pour l’un comme pour l’autre. Mais sans qu’ils aient changé de place."

    Influences...

    A l’origine, la jeune réalisatrice raconte qu'elle s'est inspirée du personnage de Sonia dans Crime et châtiment pour imaginer son histoire. Pour l'actrice Vanessa David en revanche, l'inspiration est venue du cinéma de Pedro Almodóvar: " Je suis très sensible à l’univers d’Almodóvar, et cela m’a sans doute influencée. Les comédies américaines et italiennes des années 50 et 60 m’ont sûrement nourrie aussi". Ce que la réalisatrice semble confirmer: "Je pense qu’elle apporte cette dimension par son physique. Chez Almodóvar, il y a une «culture de la gueule». Vanessa ne ressemble à personne et j’aime sa singularité.".

    Une mosaïque de décors, de costumes et de musiques

    La réalisatrice a choisi de travailler sur des couleurs acidulées en ce qui concerne les décors et les costumes: "Je voulais, pour chaque décor, trouver une identité visuelle forte et contrastée. Puisque le road-movie est géographiquement minimaliste – on dirait que les protagonistes ne sillonnent que la banlieue de Lisbonne – l’univers de chaque personnage devait être très contrasté entre eux. Les différentes personnalités marquent les étapes de ce voyage, avant tout par l’identité visuelle du lieu qu’ils habitent (...) De même pour les costumes, on a beaucoup travaillé à partir de croquis et de matières bien particulières pour se rapprocher d’une certaine harmonie chromatique. Il y avait l’idée d’un univers à réinventer pour que la cavale du couple prenne une dimension onirique et fantasmée." Pour la musique, Emma Luchini a voulu composer une véritable mosaïque: " La musique a été pensée dans le même but que les décors, pour marquer les différentes étapes du voyage. Au début, à Paris, on est dans une sorte de faux film noir un peu burlesque, avec la musique bizarre et urbaine de John Lury. Puis c’est le départ, le voyage où Sonia découvre la vie : de la salsa mexicaine ringarde avec Aronne au reaggeaton chez les Brésiliens, de la trompette féllinienne dans le cirque flamand pour finir au son de l’orchestre grec de la guinguette au bord de la route… Le parcours initiatique suit une sorte d’errance musicale."

    Sweet Valentine en Festivals

    Sweet Valentine, sélectionné en compétition officielle au Festival d'Angers "Premiers Plans" 2010, consacré au jeunes réalisateurs, a obtenu le Grand Prix du Jury. La jeune réalisatrice était déjà repartie avec le Grand Prix du Jury en 2008 pour son court-métrage Sur ses deux oreilles.
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