Copacabana
Note moyenne
3,4
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226 critiques spectateurs

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Philippe R.
Philippe R.

4 abonnés 123 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 janvier 2016
2016 !et je découvre Isabelle Huppert dans un rôle qui lui colle à la peau , que du bonheur au scénario super bien écrit , aux répliques qui donnent envie de rester scotché à l'écran .
Adeline L.
Adeline L.

1 abonné 28 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 janvier 2016
Babou est une femme enfant, flanquée d’un corps androgyne. Elle mène une vie chimérique qui traduit ses propres incohérences, caprices, et l’on peut dire enfin, sans trop hésiter : folie. On est embarqué dans sa personnalité, dans la vie de dilettante qu’elle mène.

Babou a une fille : Esméralda. Cette dernière, ayant honte des frasques de sa mère, préfère ne pas l’inviter à son mariage qui est prévu dans un futur assez proche. Quand Babou l’apprend, elle qui est d’habitude si excentrique, a beaucoup de peine. Bien sûr, elle ne perd pas son caractère primesautier et naïf qui dessine tout le charme du personnage. Cet événement marque un tournant dans sa vie. Elle décide de travailler, comme pour prouver à sa fille qu’elle n’est pas la folle qu’elle croit. Le travail se révèle être ingrat, Babou doit s’installer à Ostende et travaille pour une agence de vente d’appartements de multipropriétés. Elle y rencontre une colocataire irascible, les débuts sont pénibles et laborieux. Mais Babou s’en sort plutôt bien. Néanmoins, fidèle à elle-même, elle prend sous son ailes un couple de sans domicile fixe et, jouant avec le feu, décide de les loger dans des appartements libres qui appartiennent au propriétaire pour lequel elle travaille. Ne remarquant rien d’anormal, la patronne de Babou décide de lui offrir une promotion, elle devient ainsi agent immobilière.

Entre temps, Esméralda fait le voyage jusqu’à Ostende pour rejoindre sa mère. Elle s’attend à un repas seule à seule avec sa mère, ponctué de vrais dialogues : c’était trop espérer. Babou a en effet invité le couple sans abris à déjeuner, les discussions sont légères. Exaspérée, Esméralda décide de rentrer chez elle. Babou doit laisser sa fille tenir les rênes de sa propre vie. Elle voulait lui prouver qu’elle était capable de réussir quelque chose. Elle a échoué : son caractère demeure infantile, et d’une volatilité quelque peu agaçante. Peut-on sous ce prétexte demander à Babou de changer ? Il semble que son personnage est riche et qu’il se suffit à lui-même.

Babou nous surprend, nous fait rire mais, plus que tout cela, c’est une femme très attachante, en quête d’amour véritable. C’est cela qu’elle recherche, au cœur même de ses infantilités. Elle quête maladroitement, certes, mais véritablement, un peu de reconnaissance. Toutefois concrètement, sa vie lui échappe. Elle est trahie par sa patronne qui dit au propriétaire sa faute professionnelle (celle d’héberger des SDF). Elle est congédié sans attente. Babou est ainsi, elle avance, comme un funambule, tout en légèreté. Après tout, en quoi cela ne pourrait pas être respectable ? C’est l’histoire d’une femme qui se cherche. On finit par aimer ses frasques et à en rire. Après tout, pourquoi lui demander de changer ?

L’auteur nous la fait découvrir avec beaucoup de subtilité, de clins d’œil, et d’humour. Quant à sa fille, elle joue en quelque sorte le rôle de mère. Elle aura grandi plus vite que les jeunes adultes de son âge. Néanmoins, durant le film, Esméralda fait tout un chemin d’acceptation.

En tout cas, la fin du film est un véritable pied de nez : Babou se rend au mariage de sa fille et n’a pas empêché de marquer sa présence d’incongruité : elle danse avec une troupe brésilienne, une de ses trouvailles et finalement, on se laisse emporter par son sourire. On est sous l’aile de son charme. On se prend au jeu, et ça marche ! Une peinture de caractères peu communs pris sur le vif, des chemins qui se croisent et qui se cherchent. La peinture de caractères, hauts en couleurs est intéressante. Les ingrédients d’une comédie appréciable sont réunis.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 décembre 2015
Controverse avec mon épouse, moi j'ai "marché"
c'est un film attachant où une fois de plus, Isabelle Huppert est époustouflante et porte le film...on retrouve un peu de ses personnages déjantés de "coup de torchon" et "eaux profondes" mais il faut la voir aussi dans white material de Claire Denis....film très abouti sur le colonialisme... Revenons à Copacabana; sa fille est déjà "vieille" et elle, refuse de vieillir, jusqu'au jour où elle fait honte à sa fille... Il faut voir ce long plan sur le visage dévasté de "Babou" c'est bouleversant !!! C'est la clé du film et ce qui va expliquer, tous les efforts surhumains, qu'elle va s'imposer pour être "à la hauteur".
Les séquences sur le boulot à Ostende (ça change de Copacabana) me semblent bien vues...
anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 31 août 2015
Comédie originale et décalée qui nous emmène au fin fond de la Belgique à Ostende tout en nous faisant voyager à Copacabana. Isabelle Hupert incarne avec maestria cette mère de famille un peu bohème et rebelle qui refuse de céder à tout ce qui devrait faire d'elle une mère posée et normale. Copacabana inverse le conflit générationnel avec Isabelle Hupert en ado attardé et sa fille Lolita qui veut grandir trop vite. De nombreuse situations prêtent à sourire, notamment celles se situant dans l'hôtel..
Ghibliste
Ghibliste

94 abonnés 577 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2015
"Copacabana", de Marc Fitoussi, vaut avant tout pour son actrice principale Isabelle Huppert qui, comme toujours, crève l'écran, et dont seule Aure Atika arrive ici à la cheville. Cela dit, il y a d'autres qualités à ce film (pas son affiche en tout cas) qui se laisse regarder avec plaisir, sans pour autant susciter l'admiration... Les dialogues sont plutôt bons et l'une des répliques à propos d'une petite fille à sa mère reste en mémoire : "C'est sympa à cet âge- là, puis après, ça vous chie dessus !". Le portrait de l'héroïne fantaisiste "Babou" et son rapport avec sa fille, comme au sein du monde impitoyable et risible de l'immobilier est quant à lui relativement touchant. J'ai aussi beaucoup aimé le final, haut en couleurs, bien dans l'esprit de ce que l'on appelle habituellement "comédie dramatique" (sauf qu’ici on ne rit pas vraiment) humaine et loin d'être inintéressante.
Pierre D.
Pierre D.

5 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 juillet 2015
Isabelle H. Génialissime.
Régo fondant.
Acteurs au top.
Des plans terribles.
Tourcoing. Ostende.
Le Nord.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 23 juillet 2015
Une mère fantasque et qui se fout des conventions sociales tente de rétablir le lien avec sa fille à qui elle fait honte. Tel est le sujet de départ. Certes, on s'en éloigne un peu quand le personnage d'Isabelle quitte Roubaix pour Ostende pour un nouveau travail où elle espère vendre des appartements en multipropriété. Mais, si elle part, c'est pour mieux revenir en quelques sortes. Je dois dire que j'ai apprécié son personnage haut en couleurs même si j'avoue qu'il y a des moments où on a envie de lui flanquer une gifle surtout lorsqu'elle se rend chez sa vieille amie Suzanne qu'elle n'a pas vu depuis un bail pour lui parler feng-shui et finalement lui demander ses clefs de voiture. Il y a en effet ce côté égocentrique dans le personnage d'Isabelle mais aussi plein de tendresse comme lorsqu'elle accueille le couple de sans-domiciles... Et puis, il y a comme quelque chose de généreux chez elle et d'insouciant, mais dans tous les cas elle s'en sort à bon compte, c'est peut-être ça le sentiment de liberté ! A vous de juger !
willycopresto
willycopresto

150 abonnés 1 384 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 juillet 2015
"Copacabana" rediff. le 22.07.2015 sur Arte
On dirait presque que ce scénario n'a pas été écrit mais improvisé au fil de l'histoire tant le récit semble décousu : on se retrouve de Tourcoing à Ostende, on se demande pourquoi. Mais après tout, il y a bien eu week-end à Zuydcoote" qui n'est pas si loin sur la côte... Tout comme on se demande pourquoi cette mère délurée semble si vivante par rapport à sa fille déjà éteinte qui ne veut même pas d'elle à son mariage ! Le rôle de cette dernière est joué, horriblement mal, par Lolita Chammah (fille réelle d'Isabelle) écrasée par le talent de sa mère et qui n'arrive pas à nous convaincre. Isabelle Huppert sauve à elle seule cette réalisation de Marc Fitoussi, bien aidée par Aure Atika. C'est bien peu mais cette satire dans laquelle la production n'a pas déménagé à Copacabana se laisse voir.
willycopresto
xavierch
xavierch

54 abonnés 1 167 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 21 février 2015
Un film où Isabelle Huppert traverse l'écran, de par sa seule présence, son jeu, car l'histoire ne fait pas vraiment sourire au départ, et tout est changé quand elle est à l'écran, ce qui fait que l'on s'attache à se personnage au mode de vie si particulier, anti-conformiste. Un bon moment.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 janvier 2015
Mon Dieu qu'on a froid dans ce film, froid de la saison, du lieu, des décors, d'Isabelle Huppert (que j'adore pourtant) et de l'autre actrice qui joue le rôle de la big boss immobilière, froid de la fille d'Huppert, froid d'ennui, froid mortel.
Chiant. A oublier.
CLEM 06
CLEM 06

13 abonnés 198 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2014
Marc Fitoussi voit le personnage de Badou comme un prolongement possible du personnage de 'ado fugueuse d'Isabelle Huppert dans "Les Valseuses" de Blier.
Huppert est une femme qui sait jouer le plus souvent les rôles dramatiques ici elle se décharge de cet a priori. Cette femme nous fais rire en mère qui a envie de redevenir ado.
Un film de mère et fille très fort et poignant.
On est sur des plans de caméras assez basiques avec des gros plans et quelques travelings, sur ce point la pas vraiment d'innovations. Mais ses plans servent à intensifier la beauté des deux actrices qui sont Isabelle Huppert et sa vraie fille Lolita Chammah.

3,5/5 pour moi pour cette petite comédie plaisante par une perfection d'humour.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 19 juin 2014
Est-ce necessaire, ici, de dire une nouvelle fois combien Isabelle Huppert est un monstre sacré du cinéma français. Un film comme celui-ci aurait pu être une jolie ballade mélancolique et amusante, si elle nétait pas irradiée par le génie d'Huppert.
La "Babou" qu'elle incarne, sorte d'hystérique iconoclaste, délurée au possible et touchante quand il faut, est portée à l'écran avec tant de justesse et d'élégance.
Le scénario est somme toute assez banal, une mère, une fille, un faussée creusée entre elle deux. Une fille qui dit à sa mère que sa présence n'est pas souhaitable à son mariage car elle ne veut pas avoir honte. Une mère qui se lance dans une nouvelle vie pour gagner sa place au mariage de sa fille.
Joli film, modeste, qui n'a rien d'extraordinaire mais qui est d'une tendre justesse de ton et bourrée d'idées intelligente dans l'écriture du scénario. A voir !
the-mars
the-mars

1 abonné 25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juillet 2013
Tout tourne autour d'Isabelle Huppert, qui est exceptionnelle comme souvent.
anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 11 juillet 2013
Seigneur que ce film est chiant!! J'ai cru partir avant la fin. Il n'y a aucun intérêt à l'histoire qui réside dans une inversion mainte fois vue : La fille est coincée et dans sa petite vie pépère et la mère immature se tape tout ce qui bouge. Dommage car le duo Chammah / Huppert est séduisant sur le papier mais ne dégage finalement rien. Je l'ai vue au cinéma et devant la critique élogieuse du programme télé d'hier j'ai voulue le revoir ( au cas où j'aurais raté un truc!) en effet j'ai bel et bien raté un truc : le fait de ne pas allumer ma télé!
Guillaume836076
Guillaume836076

100 abonnés 126 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2013
Avant d'être un film, c'est avant tout un des plus beau portrait de femme de ces dernières années dans le cinéma français.
Sur un ton doux-amer et décalé, Marc Fitoussi, nous livre une jolie comédie qui ressemble à un ovni rafraichissant dans le paysage cinématographique français.
Cela tient premièrement à l'atmosphère et au contexte dans lequel "Babou" évolue, en contradiction avec ce qu'elle est et ce qu'elle voudrait vivre dans la réalité: partir là bas au Brésil, un pays qu'elle ne connaît pas et qui la fait rêver. Gros effet de contraste entre l'ambiance d'Oostende, ses plages vides, son temps gris et pluvieux, un travail et des collègues pas très sympathiques et la personnalité de "Babou" originale, fantasque, aventurière, entière, parfois agaçante, absolument pas formatée pour cette vie où il ne se passe pas grand chose et où l'on doit se battre pour survivre. Car autour de "Babou" tout est triste, tout est gris. Ambiance cinéma social d'un certain cinéma belge ou anglais. Elle, elle s'étonne de tout, elle pense à elle, n'écoute qu'elle, elle veut rester libre, mais en étant toujours curieuse des autres, des êtres humains authentiques. Egoïste, certainement, mais toujours généreuse. Mais cet égoïsme là, nous la rend attachante.
Au passage, Fitoussi, croque un portrait intelligent d'une société du travail, où l'humain déserte au profit d'une compétition acharnée, qui resterai le seul moyen de survie (à cet égard belle prestation d'Aure Atika en cheftaine aux dents longues)...
Deuxièmement, Isabelle Huppert. A mille lieux des personnages torturés qu'elle a l'habitude d'incarné, elle nous livre une de ses plus belles prestations depuis belle lurette. Elle est "Babou" pour l'éternité. Forcément étonnante. Très émouvante. Il faut voir ses regards, mélange de mépris, de tristesse et de désespoir quand elle est humiliée (quand sa fille lui avoue sa honte ou quand elle pose son regard sur une Aure Atika qui l'a trahie).
La fantaisie et la folie douce du personnage lui vont très bien. La comédie lui va bien. Une réplique mémorable: "C'est sympa à cet âge là, puis après ça vous chie dessus...". Culte.
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