Le Complexe du Castor
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Eowyn Cwper
Eowyn Cwper

163 abonnés 2 040 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 mars 2020
FILM OU CADRE ?

Le cadre d’un film joue sur la perception qu’on a de lui. Un peu comme celui d’un tableau, ce cadre dirige l’interprétation et oriente nos conclusions. Rares toutefois sont les réalisateurs qui, comme Foster pour Le complexe du Castor, manipulent directement notre interprétation en touchant à ce cadre plutôt que de se concentrer sur le film, qui en théorie contient déjà naturellement, en tant qu’objet fini, certains motifs à notre ressenti – le cadre n’est pas l’œuvre, après tout. Néanmoins elle semble avoir pris un malin plaisir à se ficher du contenu pour… qu’on ne puisse pas le ficher.

Le film a été sorti de la Black List de 2008, un sondage conçu (et qui agit) comme la poubelle d’Hollywood. On ne le connaît paradoxalement que pour les pépites que des artistes attendris arrivent à en sortir. On peut supposer que les artistes attendris qui ont su voir le potentiel du scénariste Kyle Killen, en l’occurrence, étaient Foster et Gibson, liés dans l’entreprise par le courage de leur amitié. Ce dernier sortira d’ailleurs aussi le Castor d’une poubelle.

DR. BEAVER ET MR. WALTER

Le Castor, ou Mr. Beaver en VO dans le texte, c’est une marionnette dans laquelle le personnage de Gibson (Walter Black) va déverser sa personnalité maniaco-dépressive jusqu’à lui faire mimer et ventriloquer sa vie entière.

> Hello. The person who handed you this card is under the care of a prescription puppet, designed to help create a psychological distance between himself and the negative aspects of his personality. Please treat him as you normally would, but address yourself to the puppet. Thank you.

Pour quoi faire ? Pour se guérir lui-même de cette dépression profonde qui est la cause de sa séparation d’avec sa femme (Foster) et de l’écroulement de son business jadis prospère. Pour rendre ça un peu crédible au regard des autres personnages, il va faire croire que c’est une prescription de son psychiatre, une technique “qui fait un tabac en Suède”. L’étape d’après, c’est de rendre son comportement crédible aux yeux du spectateur, et ce n’est pas gagné.

> This is a picture of Walter Black, a hopelessly depressed individual.

EMPATHÉTIE

La mine d’abord piteuse, le film se fait un allié primordial et précoce de l’attendrissement qu’on éprouve en tant que spectateur et qui a en fait motivé tous les étages de sa création : le script et le Castor ont tous les deux été sortis d’une poubelle (je l’ai dit) et ils ont accédé chacun à la postérité parce que quelqu’un, à un moment donné, a éprouvé de la pitié à leur égard. L’amorce n’en est que plus geignarde mais elle devient aussi décalée et opaque – une soupe atmosphérique qui est sûrement la cause à ce que des critiques tels que Roger Ebert partagent mon sentiment d’une première partie frisant le ridicule.

Mais l’attendrissement va nous être vital, nous faisant vite oublier le peu de pertinence de sa genèse, et rendant du même coup la crédibilité facultative – oui, carrément. C’est notre petit cœur tout ramolli qui va nous attacher au Walter surjouant tellement sa dépression (j’ai bien dit Walter le personnage, pas Mel l’acteur) qu’elle atteint le registre pathétique, et qui va créer notre lien avec Mr. Beaver.

> Starting over isn’t crazy. Crazy is being miserable and walking around half asleep, numb, day after day after day. Crazy is pretending to be happy.

QUAND UNE PELUCHE DEVIENT PERSONNAGE

Filmée en gros plans mignons (ou “du rôle empathique du grand angle”) et animée avec attachement par la main de Walter, la peluche oscille entre l’absurde et le rigolo, faisant simultanément sourire et froncer les sourcils. Le froncement s’accentuera quand Mr. Beaver aura fini de “réparer” Walter : un peu précipité par une voix off colmatant les transitions à coups de Scotch (vous savez, le gros marron, là), le processus de guérison fait de nouveau de lui un bon père et un mari parfait. Hm. Weird flex but okay.

Ici, on voit totalement pourquoi Jim Carrey a été considéré pour le rôle, et il n’en faut pas beaucoup pour avoir l’impression que c’est lui qui incarne la seconde personnalité de Gibson, celle qui ravive son accent australien et barbouille son dialecte de “hoy, mate” pour faire parler et se mouvoir la marionnette : cette grande naïveté dans le drame, c’est totalement le genre de Carrey (pas l’accent australien, évidemment) et on n’a aucun mal à imaginer une version à la Tom Shadyac du Castor : il aurait pu être un élément de comédies comme Menteur menteur ou Bruce tout-puissant – que ce soit voulu ou non, Foster retrouve en tout cas les quelques fibres qui ont fait marcher ces comédies sur la corde raide du blockbuster tragicomique.

> No, Meredith, you’re talking about a bloody puppet. We’re talking about a miracle.

FOSTERING THE DOUBT

Son film ne se prétend surtout pas psychologique ou psychocohérent (Walter lui-même a inventé la “marionnette thérapeutique” pour justifier au regard du monde la dissociation de sa personnalité) mais il le devient de lui-même : la marionnette ne cessera jamais de nous paraître trop étrange, même lorsqu’elle devient le PDG (oui oui) et la mascotte de l’entreprise de Walter, dont elle devient responsable de la renaissance. Juste parce qu’elle est mignonne, elle masque le drame d’un profond délabrement psychologique, ce qu’on ressent durement et qu’on peut difficilement tolérer (certains spectateurs décrocheront d’ailleurs définitivement à cause de cette fausseté qui dure loooongtemps – et ça se comprend).

À cet endroit-même où le Castor, en tant que mascotte, revêt son apparence la plus pure d’inoffensif muppet, et au-delà du dérangeant déni de la maladie mentale par Walter ET le film à la fois, quelque chose ne va pas : même les films avec Jim Carrey ont un débouché violent ; Walter ne va pas parler avec sa main pendant le reste de sa vie, le bobard ne va pas tenir toujours et la patience de sa femme trouvera ses limites (d’autant plus vite avec Foster).

Avant que tout cela n’arrive à une conclusion concrète, une relation d’amour-haine entre le spectateur et le Castor commence, ce en quoi la traduction du titre est bien trouvée et a eu raison de ne pas se restreindre à être littérale : le Castor est… complexe. D’ailleurs, il n’a même pas de nom : comment pourrait-on lui faire confiance ? Le doute s’installe que Foster prendra soin de ne pas résoudre avant longtemps – ce pour quoi j’admire son film.

Des deux fils de Walter (le petit qui aime autant le Castor que son père et pour qui l’on s’inquiète qu’il ne vienne à les confondre dans son jeune esprit, ou le grand qui trouve toute l’idée du traitement débile et dont on s’inquiète qu’il provoque la rupture d’avec son père), on ne sait plus auquel donner raison : faut-il montrer de l’affection ou du scepticisme pour Walter et son compagnon fourré ?

MANIPULER LE CADRE

Ce qui rendait l’introduction désagréablement indécise s’est bonifié mais est demeuré là : Foster manipule encore le cadre, bloquant notre interprétation, nous imposant le dilemme, nous rendant impossible de faire le moindre choix empathique. Seul son propre personnage évolue à l’aise dans ce ballet mental dont elle a particulièrement pris soin qu’il lui convienne, à défaut de le départir de son style trop clinique qui trouvera son paroxysme avec Money Monster cinq ans plus tard, et à l’inverse de la magnifique représentation de l’instinct maternel qu’elle avait distillé dans Little Man Tate – il est toutefois probable qu’un tel traitement était nécessaire pour lui permettre de toucher à la racine de notre ressenti sans lui mettre autre chose sous la dent qu’une nullité prémâchée.

The Beaver omet cependant de transmettre une intimité qui soit durable : la famille, dans l’esprit de Foster, est une machine paramétrable qui se dispense visiblement de tendresse au-delà des quelques scènes convenues par le standard. Mais il n’y a bien que ça de standard. Quand on y pense, il fallait même oser le faire, ce film. Un peu inconfortable mais trop tentaculaire (l’air de rien) pour être taxé de malsain, le scénario va jusqu’au bout de son concept – en cela, on peut remercier le caractère de Foster, que cela tenait à cœur d’éplucher petit à petit le visuel marrant pour ne laisser que le noyau dur et amer, pétri de fortes émotions négatives et d’une lutte acharnée et usante contre la maladie, jusqu’à la coupure. Littérale. Celle du bras de Walter avec le Castor au bout.

CONCLUSION

Pour aller aussi dans la comédie noire, Foster a dû en faire une comédie de l’or noir : refusée par plusieurs studios, elle a trouvé un financement en Arabie Saoudite pour que son idée vienne au monde. Film d’amitié, scénario familial, ne nous y méprenons pas : sous l’épaisse couche d’un divertissement à peine original, se cache pour qui veut la voir une production avec une forte personnalité ainsi que l’impitoyable et très sérieuse manipulation de l’esprit humain par une adorable peluche.

Dans une puissante trahison de l’attachement qu’elle a elle-même créé, Foster parvient à faire de son Gibson d’ami la marionnette de lui-même même si, derrière le courage de faire écrouler son propre château de cartes, elle ne cache pas d’atouts majeurs et ne justifie pas toujours la gêne qu’elle répand à l’étage psychologique. Si toutefois cette dernière n’envahit pas le spectateur et qu’il sait la gérer, il y verra peut-être un ingenrable succès.

> This is a picture of Walter Black, who had to become The Beaver, who had to become a father, so that one day this might just become a picture of Walter Black.
Audrey L

806 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2019
Une histoire aussi inattendue que sa fin est tragique. Un homme dépressif qui "joue" à la marionnette Castor pour éviter de se suicider et reprendre sa vie en main (littéralement), une drôle de façon de faire une thérapie. Si l'on rit dans un premier temps de voir tout le côté cocasse de la situation, on passe bien vite aux soupirs de compassion en voyant le fardeau que devient ce traitement pour les proches de l'homme. On se demande même ce que l'on aurait fait à la place de l'épouse... Le film accuse cependant une certaine redondance (on en a vite sa claque de la marionnette, surtout qu'elle a un capital d'agacement très élevé) et quelques moments creux. Mais cette marionnette est si bien animée et mise en image qu'on ne se focalise que sur elle, Mel Gibson, j'avoue honteusement ne l'avoir vu que lors qu'il n'avait pas son Castor. La conclusion de cette thérapie est vraiment surprenante, et l'on n'ose imaginer que cela s'est réellement terminé de cette façon (trop horrible pour être vrai, non ? On n'ose même pas vérifier...), pauvre homme. On plaint autant le dépressif que sa famille qui le porte à bout de bras, les deux points de vue sont aussi bien défendus, et la courte durée du film (1h30 générique compris) permet de ne pas s'y ennuyer. La famille en question a l'air aussi frappée que le père (le garçon qui défonce le mur de sa chambre à coups de tête... Le futur Castor de la famille ?), vraiment cette histoire fait autant sourire que compatir.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 316 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 avril 2019
L'histoire de ce père de famille dépressif, qui trouve en ce castor en peluche, un moyen de combattre sa dépression, faut avouer que ça sentait vraiment le purin. Heureusement, Jodie Foster est une cinéaste intelligente. Et ce "Complexe du castor" n'est pas la catastrophe que son pitch laisse redouter. Mais, peut-on parler de bon film pour autant ? Assurément non. Parce que si cette histoire a de quoi séduire au début, en usant d'un ton assez cynique, force est de constater qu'elle le range vite au vestiaire pour alors s'orienter vers une réconciliation familiale des plus convenues. L'illusion d'avoir une comédie mordante dure une vingtaine de minutes. Ce qui est d'autant plus décevant venant de Foster. Finalement, on retiendra en priorité le contre emploi de Mel Gibson.
ronny1
ronny1

55 abonnés 913 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 décembre 2018
Par une justesse de tous les instants, la réalisatrice réussit à rendre crédible et passionnante cette thérapie improbable, mais qui doit également beaucoup à la prestation de Mel Gibson. Le script mixe une histoire d’adolescents qui est également, en creux, une sorte de thérapie, avec un rôle réécrit sur mesure pour Jennifer Lawrence. Malgré son jeune âge (elle à vingt ans au moment du tournage), elle offre déjà une présence impressionnante, réduisant Anton Yelchin au niveau d’un simple faire valoir. Enfin Jodie Foster n’hésite pas à jouer une épouse psychorigide, remplie de bonne intentions, qui sous son vernis policé, n’offre pas la moindre soupape a cet univers devenu irrespirable. Filmé avec un visuel élégant, et accompagné d’une musique jamais hors de propos, ce troisième film de l’enfant prodige du cinéma, par la grâce d’une fluidité rare, est une vraie réussite. Seul point noir, l’humour qui devrait apporter distanciation et respiration m’a semblé bien faiblard, avec parfois des répliques qui tombent à plat. C’est peu de chose comparé aux qualités de l’ensemble et en particulier d’un happy end habile, hésitant et fragile. Après tout, il reste encore un bras… Avec « Le complexe du castor » Jodie Foster a remis en selle son ami et très controversé Mel Gibson.
Guide de Survie du Cinéphile Amateur
Guide de Survie du Cinéphile Amateur

24 abonnés 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 septembre 2018
Enorme coup de cœur que cette nouvelle réalisation de Jodie Foster, qu’on retrouve trop rarement derrière la caméra. Partant d’un postulat qui pourrait paraître farfelu (l’histoire d’un homme qui va revivre au travers de sa marionnette) et tourné rapidement à la farce voire au ridicule, Jodie Foster choisit d’orienter son récit sur l’aspect psychologique, en abordant un sujet sombre : la dépression d’un père de famille et les souffrances qu’il éprouve, ainsi que ses proches. Clairement, on est loin de la comédie, l’intrigue virant plutôt du coté du drame psychologique.
Le scénario est d’ailleurs nettement plus complexe et profond qu’il n’y paraît, il aborde des thèmes forts de manière intelligente, sans tabou, et en évitant autant que faire ce peut les clichés habituels, chose assez rare lorsqu’un film choisit de traiter de la dépression, de la bipolarité ou de la schizophrénie. On ne peut être que touché par la vie de cette famille qui tente de remonter la pente, de retrouver un semblant de normalité alors que le père sombre dans son autisme et sa solitude. Les personnages sont tous bien écrits, chacun vivant et ressentant à sa manière la dépression du patriarche : la femme qui cherche à retrouver son amour passé et sa vie d’avant, l’aîné qui ne veut surtout pas ressembler à son père (et liste toutes leurs similitudes) et enfin, le plus jeune fils, qui s’isole de plus en plus et souffre du manque de repères. Bien sûr, pour que des personnages nous touchent autant, il est essentiel qu’ils soient bien interprétés et que de bons acteurs leur donnent vie. C’est à ce niveau qu’intervient l’atout majeur du film, dans le choix audacieux et clairement payant de prendre Mel Gibson comme acteur principal pour incarner Walter Black. Une quinzaine d’années après "Maverick", Jodie et Mel sont à nouveau réunis, et le résultat est plus que concluant. Gibson est tout simplement extraordinaire, bouleversant d’authenticité, de fragilité, de sensibilité, de souffrance intériorisée. Le combat qu’il livre à lui-même pour survivre, ou du moins pour tenter de retrouver un semblant de vie, nous va droit au cœur et colle à merveille à la peau de Gibson, toujours très juste en père aimant et perdu. Cette performance permet d’ailleurs à Mel de se réhabiliter quelque peu auprès du public (ressusciter !) et de rappeler à ses trop nombreux détracteurs qu’il est un acteur (et un réalisateur) hors norme et bourré de talent… Rien que pour cela, et aussi pour la sensibilité qu’elle a su insuffler à son film, merci Jodie Foster !
Auteur du livre "Guide de Survie du Cinéphile Amateur" (sortie janvier 2019)
P.  de Melun
P. de Melun

79 abonnés 1 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 juin 2018
Un peu démonstratif et peu convaincant au final, ce drame psychologique original brasse nombre de sujets autour de l’environnement familial. Mel Gibson y est moyennement convainquant, tantôt émouvant, tantôt ridicule. L’ensemble est inégal, manquant de profondeur. Bref un peu décevant.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mai 2018
un feelgoodmovie novateur,drôle, rafraîchissant ,simple et si complex a la foit mais le film est long trop long
Fabien S.

686 abonnés 4 150 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 août 2017
Une excellente comédie psychologique. Mel Gibson s'amuse avec sa marionnette de castor. Une métaphore sur la dépression, la solitude. Jodie Foster réalise une belle fiction sur la famille et sur une relation amoureuse joués par Jennifer Lawrence et le regretté Anton Yelchin . Une oeuvre marrante qui nous réfléchit sur la vie en général.
ArnoRuoms
ArnoRuoms

25 abonnés 101 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 février 2017
Heureusement que le regard bienveillant de Jodie Foster nous fait oublier la glauquerie générale du film... Mel Gibson est en tout point fabuleux.
Eric C.

301 abonnés 2 275 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2016
Film assez déroutant dans un premier temps puis peu à peu on se fait à ce personnage à part entière qu'est cette peluche marionnette de castor, prolongement d'un Quinquagénaire déprimé qui est métamorphosé par ce substitut. Mel Gibson livre une prestation énorme, décalée, déjantée, attendrissante même si le fond reste finalement dramatique avec le parade que c'est un film extrêmement drôle. Tous les acteurs sont parfaits, Jodie Foster, les deux enfants et Jennifer Laurence, grandiose et charmante comme toujours. Un excellent film, comédie dramatique originale et qui tient en haleine à partir du tiers du film.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 mai 2016
Superbe film, Mel Gibson est époustouflant par le réalisme de sa pathologie. Jodie Foster signe avec ce film, un premier essai réussis ! Beaucoup de sentiments sont mélangés dans ce film entre tristesse, compassion et fierté face à l'acharnement du père de famille.
Mehdi
Mehdi

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2016
Ce drame insolite, à la fois drôle et sombre, vaut surtout pour la performance de Mel Gibson. A voir..
Eselce

1 621 abonnés 4 240 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 avril 2016
Pas un excellent film mais beau par bien des aspects, "Le complexe du castor" est l'histoire d'un homme déprimé qui va s'ouvrir une double personnalité à travers une marionnette de castor accrochée à son bras. Il va peu à peu refaire surface et reprendre confiance en lui jusqu'à ce qu'il ne parvienne plus à se détacher de la marionnette. Une bonne interprétation de Mel Gibson qui semble à demi fou, à demi désespéré. J'aime beaucoup la manière dont l'entourage de Walter prend la chose. Et la difficulté pour les proches de Walter d'accepter sa nouvelle condition et son "castor".
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

90 abonnés 1 714 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 avril 2016
Le Complexe du Castor, drame ou comédie familiale? On ne sait plus trop tant le discours et la morale sont ambigus... Mel Gibson joue juste à la perfection, le castor aussi... Mais ce sont à proprement parler les seuls points forts du film. Le reste fait trop "cliché familial" et manque furieusement de rythme pour nous tenir éveillés durant 1h30. Ma curiosité était attisée, mais la déception est ma seule récompense...
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 29 juillet 2017
The Beaver est une oeuvre grandiose! Véritable pépite du 7e art, Jodie Foster réalise un film incroyablement puissant sur un sujet rarement abordé, ou du moins ayant était mal exploité auparavant. Nous suivons donc ici un individu en pleine dépression et touchant le fond, afin de faire face a cette crise, il se verra, malgré lui, trouver remède au sein d'une marionnette. Un scénario assurément singulier, marqué par de nombreuses scènes fortes. Le film présente une panoplie de personnages touchants et affectueux, interprétés par des acteurs grandioses. On s'attacherai presque au Castor. Mel Gibson est juste splendide, que dis-je, prodigieux dans ce rôle, il transmet un sentiment de réel pitié chez le spectateur, tant sa détresse est partagée. Un film que je vous conseil donc vivement de voir, ne serait-ce pour admirer la performance de Mel Gibson qui frôle la perfection.
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