Le Complexe du castor raconte l'histoire d'un homme en pleine dépression, se baladant constamment avec une marionnette de castor qu'il traite comme un être humain doté de sentiments.
Théoriquement , il y a tout de même une trame assez originale, avec ce dépressif dont la bipolarité (schizophrénie ?) s'exprime a travers une vieille marionnette de castor trouvée dans une poubelle. Malheureusement, Le Complexe du castor remballe un peu trop vite sa noirceur, sa folie, son côté déjanté, pour une histoire de réconciliation familiale vue et revue, en tout cas beaucoup trop conventionnelle pour séduire aujourd’hui. Le sujet principal semble en permanence détourné, soit avec une sous-intrigue complètement inintéressante sur le fils et de son amie (Jennifer Lawrence) trop peu crédible malheureusement, soit par la musique mal adaptée au traitement du sujet. De plus, la mise en scène de Jodie Foster est elle aussi beaucoup trop sage, trop académique. On perçoit une peur du ridicule qui pourtant, est la qualité principale de bons nombres de grands cinéastes.
Dommage, car c'est bien lorsque le sujet déraille que le film décolle, comme lors de cet affrontement entre Gibson et son castor qui entre finalement dans le mille...
Malin et un peu fou, The Beaver se laisse regarder, entre les délires de Mel Gibson, le retrait de Jodie Foster et la faible participation de Jennifer Lawrence, The Beaver est assez gentillet comme film ; certes la B.O laisse à désirer, et ressemble à une musique assez barbante digne des films romantiques de Woody Allen, mais le film aborde un côté assez sombre, mais pas assez travaillé à mon avis : le film rend le personnage de Mel Gibson pas assez fou, selon moi. Le film est pas mauvais, mais un peu bâclé.
Un film très original, avec un très bon Mel Gibson, et pourtant un film peu passionnant, qui ne décolle jamais. Décevant alors que la scénario est très original.
C'est un film touchant et sensible sur la maladie mentale qui affecte une personne mais également tout son entourage. Le personnage principal développe une double personnalité qui s'exprime à l'aide d'une marionnette...Cela met un peu d'humour et de légèreté dans un film qui autrement aurait été extrêmement aride. Je trouve que Mel Gibson s'en sort plutôt bien dans le maniement de la marionnette.
Abandonné par tous à cause de son comportement borderline, M. Gibson sait par contre qu'il peut compter sur de vrais amis et notamment J. Foster qui lui offre un de ses meilleurs pour ce film sensible et profond sur un sujet qui prête au départ plus à sourire. Le scénario est bien construit certes mais la perf de Gibson lui permet d'atteindre une autre dimension, le parallèle avec la vie de son interprète étant inévitable. On y croit malgré le ridicule de la situation, on est emporté par le film et la mise en scène sait se faire discrète pour mieux mettre en valeur ses acteurs. Il y a un petit coup de mou au milieu mais on repart aussitôt pour un finish bouleversant. C'est aussi la preuve que quand on confie des rôles d'ados à des acteurs un tant soit peu charismatiques, on peut avoir des choses intéressantes : A. Yelchin et J. Lawrence confirment leur immense talent respectif pendant que J. Foster brille elle aussi de mille feux. C'est troublant et intriguant, un film sensible qui s'avère très touchant. D'autres films sur
Avec un pitch aussi tordu que le transfert de personnalité d’un père de famille dépressif dans une marionnette, on pouvait craindre un film grotesque ou tire-larmes mais, grâce à la délicatesse du scénario et au jeu crédible de Mel Gibson, le résultat est une fable familiale assez touchante mais finalement très insignifiante. Pour sa seconde réalisation, Jodie Foster s’efforce de mettre au centre de son long-métrage la psychologie de ses personnages tourmentés, à commencer par celui de Mel Gibson qui semble profiter de ses propres aliénations pour rendre de ce schizophrène le plus attachantes possibles, ainsi que les jeunes et talentueux Jennifer Lawrence et Anton Yelchin, dont la sous-intrigue autour de leur bluette s’avèrera finalement inutile. Une fois le film achevé on en vient toutefois à se demander où cette petite histoire a voulu nous emmener car, à défaut d’être amusante, la mise en scène ne réussit jamais à rendre le sujet suffisamment profond pour donner à l’ensemble un semblant de pertinence.
Un film touchant, très efficace, qui ne traine pas en longueurs, un rythme emballant, des acteurs épatants à l'image d'un Mel Gibson très juste, d'une Jodie Foster toujours aussi envoûtante. Quant à Anton Yelchin, il s'agit là d'une véritable révélation et Jennifer Lawrence est une excellente confirmation après "Winter's bone". L'analyse de la dépression est très juste. Une œuvre magnifique, une très franche réussite. Superbe et émouvante découverte.
Entre les musiques, les personnages travaillés et bien ficelés, l'histoire qui ne ressemble à aucune autre et la romance entre Jennifer Lawrence et Anton Yelchin, ce film est vraiment une source de plaisir. Complexe pour les plus jeunes mais magnifique pour les plus grands, ce film peut être vu par tout le monde, en toutes circonstances, car il nous apprend que notre vie est un mensonge. Un mensonge que l'on se créé, que l'on se dit à soi-même et cette phrase que nos parents nous dirons toujours quand ça va mal : "Tout va bien aller" La performance de Mel Gibson dans ce film est tout simplement majestueuse, le père aux deux facettes ( celle du Castor et de Walter Black ) mais au cœur unique pour son fils Henri, sa femme et son autre fils Porter ... Entre joie et tristesse, je n'ai su entre quoi trancher à la fin du film, à vous de juger de vos propres yeux. L'amour de nos parents et le fait que l'on veut y ressembler lorsque nous sommes jeunes, nous fait comprendre à quel point ... ils nous sont chers.