Une réussite supplémentaire à mettre dans les must de Jodie Foster. Abordant un sujet difficile, présentant des personnages complexes et profonds, on est happé par cette projection marionnettiste de Gibson. Un beau film.
La principale qualité de ce film est la puissance de l’interprétation de ces acteurs et principalement de Mel Gibson bluffant en dépressif qui s’invente une cure via une marionnette pour reprendre sa vie ne main. Le principe de cet homme qui gère ces problèmes émotionnels et relationnels via sa marionnette de castor donne d’emblée un film à la drôlerie un peu mélancolique, mais qui ne reste pas dans ce mode en faisant évoluer l’intrigue plus vers le drame au moment où le dérivatif que s’était trouvé Wlater tourne à l’obsession psychotique. Le film est féroce dans son approche des relations humaines quand Walter par le biais de son castor démontre que ce qui fait nos relations familiales et amicales peuvent aussi être, sinon la source, du moins une partie des frustrations qui parcourent notre vie. Si le paradigme du film, donc, est fort, il est un peu affaiblit par une sous-intrigue impliquant le fils qui n’apporte pas grand-chose au film sinon une bluette adolescente clichée et ceux malgré la grande qualité des deux interprètes de ces ados (Anton Yelchin et Jennifer Lawrence). J’avoue en fait n’avoir pas étais plus emballé que ça par le film et être resté un spectateur passif du film sans jamais me sentir en empathie avec un seul des personnages. Je lui suis pourtant grée d’avoir montré le vrai visage de la dépression et de ses conséquences sur la famille du malade, les films ayant trop tendance à vouloir fournir une raison à la maladie, alors que par essence c’est une déprime majeure sans raisons concrètes. À voir pour cette raison, la trouvaille de la marionnette qui allège un peu le propos (du moins au début) et pour l’excellence de l’interprétation.
Un drame psychologique original qui brasse bon nombre de sujets autour du cercle familial. Mel Gibson y est tout à fait convainquant et émouvant. Cependant, l’ensemble s’avère trop plat, manque de profondeur et parfois de crédibilité, et n’offre pas de réel surprise. Un film inégal et maladroit, tantôt touchant, tantôt longuet !
Un film qui traite plutot intelligemment et serieusement de la dépression. Une première réalisation soignée mais facile pour Foster, Gibson plutot crédible et Lawrence qui crevotte déja l'écran. Le parallèle père-fils est appréciable. On ne rit pas vraiment et ce n'est pas vraiment le but mais il est plutot inclassable niveau genre.
Un homme en pleine dépression va se créer une deuxième personnalité grâce à une peluche de castor le rendant encore plus fou qu'il ne l'était déjà. Le film est très fort et puissant de par ses acteurs et sa réalisation. En effet Mel Gibson et Jodie Foster forment un couple déchiré qui veut retrouver un rythme de vie normale. Mel Gibson est une fois de plus parfait dans le rôle d'un homme triste voulant s'en sortir. Son interprétation est d'autant plus bonne qu'il joue un double rôle. Jodie Foster est elle la femme et la réalisatrice. Pas une première pour elle mais presque. Le film est donc assez spécial mais fort donc à voir.
Le complexe du castor est un film maniant le désespoir de vivre et la tension personnel. C'est un grand film car c'est tout simplement véridique : qui n'aurait pas envie de vivre dans sa bulle et de parler avec une peluche, qui ne souhaiterait pas enfin sortir de cette vie de m*rde qui nous colle aux basques? Les personnes qui ont déjà été déprimés pendant une longue période et qui ont (par la même occasion) essayé de se suicider ont (je pense) plus de facilité à comprendre le personnage principal. Ce film est une bouffée d'air pour ceux (celles) qui ne croient plus en la vie, mais aussi pour ceux (celles) qui n'espèrent plus rien de personne. Et puis TOUS les acteurs (actrices) sont incroyables. Une très grande leçon de vie.
Jodie Foster signe ici un drame émouvant très bien interprété par Mel Gibson et elle même . L'histoire est original même si parfois c'est un peu gros . Le film est court ce qui fait que l'on ne s'ennuie pas , bien rythmé et tout les acteurs sont bon . A voir au moins une fois .
Un film surprenant, magnifique aussi, qu'il faut voir au second degré, comme une métaphore. Admirablement bien joué (Gibson et Foster sont excellent), attendrissant, improbable aussi, poignant, fort, terrible aussi. Magnifique.
Ce film ne m'a pas touchée. Très fade. Vu, et aussitôt oublié, malgré mon respect pour J.Foster. Heureusement qu'il ne dure qu'1h30 parce que plus longtemps je me serais sans doute endormie...
the beaver est un film qui brille de par son originalité mais surtout à travers un jeu d'acteur inouïe : Mel Gibson joue très bien le père de famille dépressif qui trouve en la peluche du castor un exutoire et arrive même à insuffler à cette marionnette toute l'ampleur d'un personnage à part entière. Jodie Foster a signé un film doté d'une vraie profondeur et d'une vraie intelligence, avec un scénario bien ficelé et une progression psychologique qui n'a rien a envier à un Ted, si ce n'est qu'il en est une sorte de versant obscur...
Un film qui montre que la dépression n'est pas une fin. Le tout est mis en scène de manière très sobre et le jeu d'acteur de Mel Gibson en donne toute la sincérité.