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47 Ronin
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "47 Ronin" et de son tournage !

Légende nippone

Le film s’inspire d’une vieille légende japonaise, reposant elle-même sur un fait réel. En 1701, Asano Naganori est condamné au seppuku (sacrifice rituel chez les samouraïs) pour avoir blessé le maître de cérémonie du shogun Yoshinaka Kira. Suite à cet événement, les 47 samouraïs qui servaient Asano décident de se venger. Deux ans après la mort de leur seigneur, en 1703, ils exécutent leur vendetta et tranchent la tête de Kira. Cet acte accompli, ils se rendirent, furent condamnés à mort (par seppuku) et enterrés aux côtés de leur seigneur.

Plus connu que la Bible !

L'histoire des 47 Ronin est l'une des plus célèbres de tout le pays. Adaptée maintes fois au cinéma, mais également au kabuki et en séries télévisées, le récit légendaire est porté sur le grand écran dès 1910-1917 (la date est incertaine) par Matsunosuke Onoe. Il faudra cependant attendre 1962 et l'adaptation de Hiroshi Inagaki, Chûshingura, pour qu'il soit découvert du public occidental, notamment grâce à Toshiro Mifune, déjà connu du public pour ses rôles récurrents dans les films d'Akira Kurosawa. Quelques grands réalisateurs se sont par ailleurs frottés au mythe, parmi lesquels Kenji Mizoguchi (version de 1941), Kon Ichikawa (version de 1994), Kinji Fukasaku (autre version de 1994) et John Frankenheimer (version de 1998).

Précisions historiques

Les Japonais vouent un véritable culte aux 47 ronin et à leur maître Asano, et se basent pour cela tout autant sur la légende que sur la vérité historique. Leur vengeance est devenue un symbole de fidélité, de bravoure et de dévouement. Ils sont aussi célèbres que le plus fameux des samouraï, Musashi Miyamoto, qui eut lui aussi droit à des adaptations cinématographiques de Kenji Mizoguchi (Miyamoto Musashi, 1944) et de Hiroshi Inagaki (La Légende de Musashi, 1954). Héros nationaux, les 47 ronin bénéficient même d'une célébration annuelle : le 14 décembre, le festival de Gishisai, dans la ville d'Ako, où eurent lieu les événements, la ville se couvre de bannière et lanternes colorées. La journée est fériée. Chaque année, des milliers de pèlerins visitent le temple de Sengaku-ji où reposent les valeureux ronin.

Histoire fantastique contemporaine

Le réalisateur Carl Rinsch voulait donner au récit du Chûshingura (terme désignant l'ensemble des fictions basées sur l'histoire des 47 ronin) une portée internationale, en prenant en compte le fait que le public était aujourd'hui un habitué de la SF, du fantastique et des super-héros. Il s'est alors inspiré des oeuvres de Hayao Miyazaki, Katsushika Hokusai et Utagawa Hiroshige, trois des plus grands dessinateurs que le Japon ait porté, pour retranscrire l'immense richesse de la légende nippone.

Authenticité moins un

Bien que le film soit une production américaine, les responsables de 47 Ronin ont entouré Keanu Reeves d’un maximum d’acteurs japonais. Le but de la manœuvre était de rendre l’histoire plus authentique. On retrouve parmi eux Hiroyuki Sanada, Tadanobu Asano, Rinko KikuchiJin Akanishi et l'actrice Kô Shibasaki. Reeves est le seul samouraï du film d'origine caucasienne.

Retardé

La sortie du film a été repoussée à deux reprises. Initialement prévue pour le 21 novembre 2012, elle a été placée ensuite au 8 février 2013 afin de tourner de nouvelles scènes avec Keanu Reeves et de travailler sur la 3D. Enfin, la date a encore été repoussée pour échouer au 25 décembre 2013 (nouvelles scènes et post-production).

Compromis linguistique

En raison du casting majoritairement nippon et de la volonté de Keanu Reeves, les scènes ont été tournées, dans un premier temps, en japonais, avant d’être jouées en anglais. Il a cependant fallu pour cela que certains acteurs nippons, qui ne parlaient pas anglais, apprennent leur texte phonétiquement.

Le flop de l'année

Alors qu'il était attendu comme un de ses succès qui traverse les océans, 47 Ronins ne parviendra probablement même pas rembourser son budget colossal de 175 millions de dollars. Il n'a rapporté que 20,6 millions au bout de cinq jours sur les écrans américains et 2,8 millions depuis sa sortie au Japon alors que le sujet aurait dû attirer les foules dans les salles obscures. Il s'agit, selon Variety, du plus mauvais démarrage pour un film ayant coûté plus de 150 millions (de dollars).

Une production tendue

47 Ronins fut un véritable pari, a priori raté, que se lança Universal Pictures. Réalisé par Carl Rinsch alors que celui-ci n'était encore jamais passé au long-métrage, le film devait selon ce dernier se rapprocher le plus possible du film de samouraïs, dans un style japonais et à la construction réaliste et historique. La production souhaitait quant à elle faire un film plus mainstream, grand public, ce qui engendra quelques frictions entre les deux partis.

Tournage chaotique

Durant le tournage du film et même pendant sa phase de post-production, le script fut plusieurs fois réécrit et transforma la trame initiale prévue par Carl Rinsch. Ainsi, Yorick van Wageningen, qui avait à l'origine un rôle important en tant que Kapitan, fut réduit à une courte apparition silencieuse à cause de ces multiples changements. Il fut par ailleurs décidé au dernier moment de tourner le film en 3D stéréoscopique, ce qui ralentit la production, plomba le budget et obligea le réalisateur à retourner certaines scènes.

Noël est en avance

Universal ne recule devant rien pour faire la publicité de ses films. Un prequel animé du film, de 3 minutes 45 et appelé 47 ronin : the way of the warrior, fut en effet diffusé sur la toile depuis CraveOnline le 12 décembre 2013, alors que la sortie américaine du long-métrage était prévue pour le 25.

Un rôle sur mesure

Rick Genest, qui incarne ici le contremaître, joue pour la première fois, avec 47 Ronin dans un long-métrage. C'est son physique particulier lui a valu ce rôle : l'acteur est tatoué sur 90% de la surface de son corps, d'un squelette mêlé à un corps en putréfaction, lui donnant cette apparence des plus étonnantes. C'est à cause de son surnom, "Zombie", dont il hérita suite à une opération du cerveau quand il était jeune, qu'il s'est fait tatoué de la sorte.

Plus vrai que nature

Les flèches qu'utilisent divers personnages du film ont été réalisées à la main par l'artisan anglais, Michael Reape, célèbre en Europe pour son talent de fabricant d'armes artisanales. Pour les plans rapprochés, une petite quantité de flèches furent construites avec une qualité digne d'oeuvres muséales, pour une plus grande vraisemblance.

Pimp my ronin

La chef costumière Penny Rose a réalisé pour chacun des personnages un costume personnel customisé selon leur histoire et caractère. Ainsi, s'ils sont tous en kimono, les tenues que portent les ronin sont bien plus colorées et modernes que les véritables costumes de samouraï.

Le calvaire de la costumière

Après s'être documentée avec son équipe sur les tenues portées par les Japonais au XVIIIème siècle, Penny Rose y a incorporé une touche de modernité, prenant quelques libertés au niveau des couleurs et des tissus. Il fallut confectionner, majoritairement à la main, les différents costumes des personnages principaux (certains, comme Oïshi, en ont une bonne dizaine), ainsi que ceux destinés aux quelques 900 figurants du film. Les costumiers eurent à préparer près d'un millier de kimono blanc, base de tout costume, avant même de s'attaquer à la création des tenues originales. 400 armures en plastique furent également fabriquées à Budapest, en imitant l'imprimé du cuir, qui se portait à l'époque.

Découvertes du monde

47 Ronin marque la première incursion de Kô Shibasaki et de Jin Akanishi dans le cinéma hollywoodien. Largement connus sur l'archipel nippone, le public occidental va à son tour pouvoir découvrir ces deux acteurs à la filmographie déjà bien remplie.

Keanu ou rien

Les scénaristes Chris Morgan et Hossein Amini, ainsi que Carl Rinsch, ont vite pensé à Keanu Reeves pour interpréter Kaï. Contacté deux ans avant le début du tournage, il participa à l'élaboration du scénario avant même de rencontrer le cinéaste. Son rôle de collaborateur fut essentiel du fait que Kaï est un nouveau venu dans la légende des 47 Ronin. Personnage original du film, il fait le lien entre fantastique et réalité.

Reeves au volant

Si Keanu Reeves a accepté de tourner dans 47 Ronin, c'est d'abord grâce à la légende, qu'il découvrit aux côtés des scénaristes : "J'étais attiré par l'univers du film. Il me parle en tant qu’Occidental, grâce à l’universalité de ses thèmes : l’honneur, la vengeance et l’amour." Mais c'est en rencontrant le réalisateur Carl Rinsch qu'il comprend l'important langage visuel à construire pour le film et qui lui fait admirer le cinéaste : "Carl a un rapport au film basé sur les émotions, et il est ouvert au partage et à la collaboration. C’est un styliste hors pair et il est parvenu à donner à ce monde fantasmatique une véritable présence".

Un dernier tour ?

Outre son rôle dans 47 RoninKeanu Reeves a joué en 2013 dans Man of Tai Chi, sa toute première réalisation, prolongeant son incursion dans la sphère asiatique du combat. Il avait également auparavant joué Siddhartha dans Little Buddha, de Bernardo Bertolucci, en 1993.

Un chef des plus charismatiques

Hiroyuki Sanada, qui incarne Oïshi, le chef des samouraïs dans le film, a dit rêver depuis le début de sa carrière du moment où il pourrait enfin incarner Oïshi. Pourtant, "ce n’était pas sans anxiété que j’ai abordé le rôle, parce que le personnage a été joué par de nombreux acteurs que j’admire". L'interprétation du protagoniste est de plus différente de ce qui en a été fait jusque-là, plus universelle et humaine.

Un gentil méchant

Tadanobu Asano qui est déjà mondialement connu pour son rôle dans Ichi the Killer (2001) de Takashi Miike, s'amuse de jouer ici un méchant. "Quand j’étais petit, j’ai vu des versions des 47 rônins au cinéma et à la télévision, et ma grand-mère me disait : 'Toi aussi, tu es un Asano.'" Le sort a voulu qu'il incarne, dans les 47 Ronin, Kira, l'ennemi juré du dit Asano. Il relativise en considérant son personnage comme étant fondamentalement tordu mais pas si méchant : "Il est arrogant et assoiffé de pouvoir, mais en changeant légèrement de point de vue, on peut l’appréhender comme un homme charmant."

Un Japon en toc

Loin de se dérouler dans le pays du soleil levant, le tournage eut lieu en studio à Budapest et sur les terrains extérieurs des studios Shepperton, près de Londres. Le but était de recréer un Japon féodale mythique et sublimé : "Beaucoup de gens qui n’ont jamais mis un pied au Japon s’en sont créé une image mentale. Le film va encore plus loin dans ce sens : notre Japon est encore plus verdoyant et lumineux" précise le réalisateur. Des recherches sont cependant faites pour ne pas commettre d'impair par rapport aux détails de comportements, gestuelle, langage, histoire etc.

Reconstitution générale

Pour les besoins du tournage, certains décors gigantesques furent construits à Budapest et à Londres, les ajouts numériques touchant majoritairement les personnages et effets spéciaux et non les décors. 15 000 fleurs de cerisier artificielles furent ainsi posées à la main sur des arbres qu'il fallut démonter pour les expédier au Royaume-Uni du fait de leur taille. Ce sont également 300 bambous venus d'Italie, allant jusqu'à 15 mètres de haut, et quelques bonsaïs parfois centenaires, qui furent aménagés dans les studios.

Des combats en veux-tu en voilà !

C'est Gary Powell, le coordinateur de cascades de SkyfallQuantum of Solace et Unstoppable (entre autres), qui s'est chargé des combats et des principales scènes de cascades. Rinsch précise "nous voulions réaliser la majorité des cascades sans effets spéciaux, et il a obtenu des prouesses de son équipe".

Entraînement intensif

Si Keanu Reeves est un habitué des films de combat (Matrix), il n'avait jamais combattu avec un katana (sabre japonais). Il s'y entraina six semaines avant le tournage pour en connaître les bases. De plus, lors du tournage, deux scènes précises le mirent en face de deux combattants très différents : l'un, Oishï, est un adversaire de taille, car Hiroyuki Sanada maitrise l'art traditionnel du sabre et se bat sans mouvement ou coup superficiels. L'autre, Neil Fingleton, l'homme le plus grand d'Europe (2.32 mètres), a obligé l'acteur à se battre la tête constamment relevée, en adaptant sa chorégraphie de combat à la taille démesurée de son adversaire.

Un bestiaire fantasmé

"Nous avons abordé le film comme une version en prises de vues réelles des dessins animés d’Hayao Miyazaki". Rinsch et son superviseur des effets visuels, Christian Manz ont beaucoup travaillé à rendre vivants des animaux de la mythologie asiatique. Le combat contre le Qilin (sorte de licorne chinoise) constitua l'une des scènes les plus complexes à filmer pour ensuite y intégrer l'animal légendaire et les rajouts de décor : "C’est notre grosse course-poursuite, sans voiture, mais avec une énorme créature dans les bois" précise Manz. On trouve aussi dans le film un Oni (sorte d'ogre) et un dragon, entre autres créatures fantastiques.
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