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Blow Up
note moyenne
3,7
1697 notes dont 185 critiques
29% (53 critiques)
23% (42 critiques)
16% (30 critiques)
17% (31 critiques)
9% (16 critiques)
7% (13 critiques)
Votre avis sur Blow Up ?

185 critiques spectateurs

ChroniqueMécanique
ChroniqueMécanique

Suivre son activité 245 abonnés Lire ses 214 critiques

4,0
Publiée le 10/10/2011
Considéré comme le chef-d’œuvre d'Antonioni, "Blow-up" est une expérience cinéphilique sensorielle et inclassable. On comprend même sans aucun problème pourquoi David Lynch dit l'adorer. Avec un regard contemplatif sur ce qu'il filme, le célèbre réalisateur italien entoure sa pellicule d'un climat pesant, d'une ambiance mystérieuse à souhait, le tout rythmé par de bruyants silences. Une œuvre culte car maudite, Antonioni n'ayant pu tourner quelques scènes présentes dans le scénario dont la scène centrale de l'intrigue, faute de moyens financiers et de temps, problèmes causés par des brouilles avec la production. Le cinéaste récompensé par la Palme d'Or cannoise en 67 a donc du tout repenser lors du montage de ses prises de vues, et faire preuve d'astuce et d'habileté afin d'aboutir à un résultat qui ne serait pas chaotique, mais qui a certainement rajouter au côté énigmatique. Cette mise en abyme d'un jeune artiste londonien tourmenté par ce qu'il découvre au cœur même de ses propres clichés est une déclaration d'amour emprunte de philosophie à la photographie, la peinture, la comédie, l'art en général. Le personnage de ce photographe frimeur, fougueux et branché, qui découvre sur ses photos ce que ses yeux n'ont pas vu, est d'ailleurs l'un des grands attraits du film. En effet, David Hemmings livre une prestation habitée, alors que ses partenaires de jeu sont un gros bémol. On peut d'ailleurs voir Jane Birkin, ici au tout début de sa carrière d'actrice, apparaître au générique. Avant-gardiste et terriblement moderne pour l'époque, donc forcément kitsch aujourd'hui, « Blow-Up » souffre justement de ce côté très austère et hyper-intellectuel, de son tempo lent et sourd, mais réussit bizarrement à nous hypnotiser, alors qu'il faut bien le dire, il ne si passe pas grand chose. Les dialogues sont rares, le suspense inexistant, et les questions soulevées ne se voient apportées aucun élément de réponse. Si l'on s'ennuie parfois, faute à un scénario trop léger, on est tout de même happé par la mise en scène d'une précision métronomique, sobre et épurée, au visuel lumineux et élégant. A l'image de la scène finale et cette partie de tennis jouée par un cours de mime, un film vraiment étrange, parfois plat, mais d'une surprenante beauté. Retrouvez toutes mes critiques, avec photos et anecdotes, sur mon blog : http://soldatguignol.blogs.allocine.fr/ N'hésitez pas, merci !
Puce6386
Puce6386

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3,5
Publiée le 29/06/2013
Un drame britannique qui nous plonge dans le Londres des Sixties, entre révolution culturelle et libération des mentalités, ainsi que dans un monde étrange, celui de la photographie et de l’art. Un film visuellement beau et à l’atmosphère unique. La mise en scène y est lente, minutieuse, appliquée, et s’avère un plaisir à analyser. La partie de tennis finale, scène révélatrice du film, est probablement l'une des plus réussies. Entre réalité et illusion, "Blow Up" est une réalisation complexe, artistique, à la mise en scène et au scénario impressionnants !
Max Rss
Max Rss

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2,0
Publiée le 13/05/2015
Alors qu'il contemple les clichés qu'il a pris dans un parc, un photographe voit un détail qui l'intrigue, et par une suite d'agrandissements (d'où le titre du film) se rend compte qu'il a été le témoin involontaire d'un meurtre. Que l'on soit novice ou averti en la matière, un film de Michelangelo Antonioni ne laisse jamais indifférent. Film en avance sur son temps, « Blow Up » ne déroge pas à la règle. Il s'agit là d'un objet original mais qui laisse une tenace impression d'envoûtement et de répulsion à la fois. Esthétiquement parlant, le film est un véritable bijou, tout tombe pile poil. Une nouvelle fois, la mise en scène d'Antonioni semble libre de toutes contraintes. Le cinéaste italien peut s'exprimer comme il le souhaite. Le point culminant est atteint lors de cette analyse des photos où le spectateur est limite happé. Chaque plan, chaque regard arrivant où il faut et quand il faut. Si plastiquement, la réussite est totale, l'écriture quant à elle, laisse très sérieusement à désirer. Il est difficile de ne pas être tout bonnement plombé par ce rythme très lent et par ce manque de rebondissements. Il faut attendre tout de même plus d'une heure avant qu'il ne se passe quelque chose. C'était strictement le cas aussi dans « Profession : reporter », tout était dans le non-dit, mais ça passait mieux. Malgré un sujet de base original et une vraie réflexion sur quelles sont les frontières entre le fictif et la réalité, et sur l'impossible communication entre les êtres, Antonioni ne parvient jamais à intéresser son spectateur de manière continue. A défaut d'être passionnante, la case « Blow Up » est quasi obligatoire pour toute personne s'intéressant de près ou de loin au cinéma.
Caine78
Caine78

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2,5
Publiée le 30/01/2009
Je dois avouer avoir toujours eu du mal à comprendre comment certains réussissaient à écrire des livres entiers sur l'oeuvre d'Antonioni. Pourtant, il est vrai que ce réalisateur a quelque chose de particulier, ce côté atypique qu'il est extrêmement difficile de renier. Ainsi, ce "Blow Up" nous laisse une étrange sensation, un mélange d'ennui et de fascination par moments, l'impression d'avoir vu un bon film sans avoir été vraiment convaincu pour autant... Bref, beaucoup de sentiments contradictoires difficiles à analyser en quelques lignes. En revanche, ce qu'il est facile selon moi d'oserver dans le cinéma d'Antonioni, c'est bien le vide qui caractérise si souvent les films de ce metteur en scène. En effet, il est incroyable de voir le néant que brasse Antonioni dans ce film, ou il ne se passe strictement rien (deux rebondissements en 103 minutes, et ce n'est pas une façon de parler!). Paradoxalement, c'est là aussi que l'on trouve ce talent si particulier à Antonioni. Car malgré l'ennui régulier que l'on peut ressentir, ici, on n'en demeure pas moins fasciné par certaines scènes, le travail sur l'image étant remarquable et la réflexion sur cette dernière tout autant. Car c'est bien ce thème auquel Antonioni semble se vouer corps et âme : la force et la subjectivité de l'image, capable de caher, de dissimuler... Bref, voila un film qui ne plaira certainement pas à tout le monde, mais qui n'en demeure pas moins une expérience tout de même intéressante : les plus avertis peuvent donc s'y attarder, ne serait-ce qu'une fois.
Robin M
Robin M

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5,0
Publiée le 18/02/2015
Blow Up fait partie de ces œuvres qui bousculent le cinéma autant dans sa forme que dans son appréhension. Palme d’Or au Festival de Cannes en 1967, l’œuvre de Michelangelo Antonioni répond à cette volonté de transfigurer le cinéma, et ses codes, pour amener le spectateur à réfléchir sur la réalité de l’image et par-delà à sa propre réalité. Blow Up est une illusion qui repose sur la confrontation entre l’homme et la technique qui modifie la perception du temps. Thomas (David Hemmings), photographe de studio, arrête le réel par le biais de la captation photographique lors d’une sortie dans un parc dans lequel il s’intéresse à deux amants. Une fois la pellicule développée, cette scène d’amour se transforme en une scène de meurtre par le biais des modifications techniques. L’agrandissement des détails amène la réalité à ne devenir que des formes abstraites qui renvoient à la nature des tableaux de Bill (John Castle), peintre contemporain partageant le studio. La réalité se frotte alors au problème de l’unicité du point de vue : Thomas photographiant des amoureux ; la photographie renvoyant à un meurtre ; Antonioni apportant son propre regard par le biais de sa caméra qui guide le spectateur ; le spectateur qui choisit de croire ou non à la thèse du meurtre. L’œuvre se clôt justement sur cette question de la croyance en l’image. Le groupe de jeunes marginaux qui ouvrait également l’œuvre réapparait autour d’une des scènes les plus signifiantes sur la place de l’image. Grimés en mime, ils entament une partie de tennis sans aucun équipement. L’absurdité de la situation se métamorphose néanmoins en une forme de réalité par la croyance mise par les acteurs. En effet, le collectif entre dans le jeu en suivant la balle invisible des deux « joueurs ». Cette notion de groupe modifie alors la position individuelle de Thomas, incrédule, en la rendant marginale. Antonioni accentue ce changement de perception en ajoutant le son d’une véritable partie de tennis et en suivant la balle invisible avec sa caméra. Il prend alors pleinement son rôle de réalisateur en offrant aux spectateurs une altération de la réalité par le biais de l’image : il donne littéralement vie à l’action. L’adhésion de Thomas se matérialise enfin par le ramassage d’une balle. Le réalisateur italien pense la croyance, notamment celle en l’interprétation, comme une valeur performative. Néanmoins en créant ainsi une réalité irréelle, il pose la question de la véracité du meurtre puisque la solitude de Thomas dans le cadre à la fin met en lumière son échec à convaincre les autres personnages. Ce manque d’implication d’autrui dans la paranoïa de Thomas met en avant une autre originalité du traitement scénaristique de Blow Up : la notion d’événement ou de non-événement. Le personnage de Thomas ne s’inscrit pas pleinement comme la centralité de l’univers multiple de l’œuvre. Les autres protagonistes continuent à suivre leur propre trajectoire (cf. le dilemme sentimental de Patricia, la création artistique de Bill, la soirée arrosée de Ron). Fait rare, Antonioni jongle avec une archipel de personnages sans tomber dans la facilité du film choral et en gardant un regard mono-personnel. L’unité de l’événement majeur du film, le meurtre, n’a ainsi d’intérêt – et donc de prééminence – que pour les acteurs qui y participent : la victime, le(s) meurtrier(s) et le témoin. Pour les autres, il s’inscrit comme un événement étranger à leur propre hiérarchie des évènements. Un constat qui se retrouve également dans la vie même de Thomas qui troque subitement sa paranoïa (extraordinaire) pour coucher avec deux jeunes filles (ordinaire). Bow Up, auquel on pourrait reprocher une lente mise en place, trouve justement sa force dans son traitement de la temporalité du quotidien de son personnage en montrant l’irruption de l’événement (le soudain) dans le non-événement (le quotidien). La non-implication dans l’histoire de Thomas par les autres protagonistes fait écho à la société anglaise décrite par Antonioni. Dans ce Swinging London, la société est partagée entre deux dynamiques. D’un côté, une mobilisation pacifiste et utopique – esquissé au travers d’une manifestation contre le nucléaire – ; de l’autre, un délitement des consciences par un rejet psychédélique de la réalité (musique, drogue, sexe). Cette dualité se retrouve néanmoins dans une société de l’image caractéristique des années 1960. La réalité ne prend corps que par et pour l’image qui remplace la parole et l’écriture. Cette dernière joue un rôle central dans la construction des significations du réel – le meurtre ne trouve une existence que par le prisme de la photographie – et dans la construction de la vie sociale – les femmes se divisant sur la question de l’acceptation ou le refus de l’image –. Blow Up est, enfin, une œuvre initiatique en suivant le parcours de Thomas souhaitant passer d’un photographe « alimentaire » (faire des photographies de mode sans plaisir et émotions) dans un studio qui annihile tout possibilité de spontanéité à un « vrai » photographe qui se concentre sur la structuration du temps au travers d’un recueil avec des sujets « graves » (sa nuit dans un asile). Antonioni pose les jalons de compréhension d’un art moderne tendant toujours plus vers l’abstraction, de l’incompréhension des « gribouillages » de Bill aux pointillismes des agrandissements des photographies. Il finit d’ailleurs par devenir un point évanescent dans le cadre du réalisateur lors de la dernière scène perdu dans une immensité verte. Thomas transcende ainsi sa notion de l’art en voyant la création non pas comme une finalité (la mode) mais comme une création en soi et pour soi. Le sens, notamment celui qu’il donne à sa photographie, est forcé justement par son besoin de sens. Blow Up est une œuvre riche qui devient l’emblème même de l’époque dans laquelle elle s’inscrit. Elle signe la magnificence d’un cinéma comme socle d’une certaine philosophie de l’image. Avec Blow Up, Antonioni apparaît comme une sorte de magicien de l’image créant le réel en montrant justement ses failles.
Olmo
Olmo

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5,0
Publiée le 04/07/2010
Dés l’introduction, Antonioni place son histoire dans un contexte social bien particulier. A travers l’évocation de la libération sexuelle et la paranoïa, le vide d’une existence voué à capturer du faux, du construit, de l’érotisme froid, dans un simulacre de séduction, lors d’une séance de photographie d’anthologie. Le film se construit lentement sur le rapport entre fiction et réalité, et ce au travers des différents points de vue présentés (Thomas, son appareil, le spectateur, et Antonioni) qui du fruit de leur confrontation aboutiront à de multiples questions, et peu de réponses. En effet, l’essentiel n’est pas de savoir si le crime a vraiment eu lieu, mais bien d’amener à une remise en cause de la perception du réel et de l’irréel. Un grand film qui exaltes les sens, parle de la vie, et de l’art. Chef d’œuvre.
FDC33
FDC33

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5,0
Publiée le 03/06/2012
En réalisant en 1966 Blow Up , Michelangelo Antonioni a signé une oeuvre du cinéma absolument fascinante , unique , merveilleuse et sublime . En effet , tout , exactement tout , y est dans ce film comportant une atmosphère assez spéciale et étrange à certains moments mais très intéressante , bien entendu . Il situe son long-métrage dans le milieu de la photographie , de l'image et c'est cela qui va donner lieu à un summum du septième art dans le sens où chaque plan est magnifique , captivant et travaillé . Il y a de longs moments de silence instaurant un certain mystère qui atteint son apogée avec le meurtre soupçonné par le protagoniste du film interprété par l'exceptionnel David Hemmings . On peut-être également ravi par les séquences du long-métrage avec la grande et très belle Vanessa Redgrave . On tient là du vrai cinéma , virtuose et original et le thème de la photographie comme vecteur de la captation d'un fait ou d'un évènement ( en l'occurrence ici , d'un meurtre ) , ne pouvait être plus admirablement bien traité . Une oeuvre magistrale , assurément .
fixnoel
fixnoel

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0,5
Publiée le 31/01/2008
Tout simplement le film le plus nul que j'ai vu de toute ma vie. D'un naturel nerveux on m'a obligé à rester regarder ce film EN ENTIER dans la salle de classe. Je suis pourtant ouvert en cinéphilie mais dressons un topo de ce foutage de gu***. Un scénario déplorable absent de dialogue ce qui rend le film totalement angoissant on espère du début à la fin pouvoir comprendre l'intérêt du peu de dialogue qu'il y a. Les couleurs sont nuls, les personnes ont tous des têtes à claque. Que l'on m'explique pourquoi une simple séance d'habillage se transforme en lutte de gay dans des rideaus violets ... des mîmes qui n'ont rien à foutre là mais ils le sont quand même. Un film qui rend nerveux et qui angoisse tellement on en attend la fin. J'en suis arrivé à insulter ma prof de français de ne pas m'avoir laissé sortir de la salle ...... je n'utilise pas de grossiereté pour exprimé la haine que j'ai contre ce film qui est la plus grosse abération cinématographique et la nullité incarnée ... nul nul nul nul nul nul nul !!!!!!!! et aucun intérêt
Dory D.
Dory D.

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4,5
Publiée le 17/02/2013
Le plus saisissant, ce sont sans doute ces photos en noir et blanc qui se transforment en images muettes, mouvantes, vides et vertes, avec un corps abandonné sur le côté. Puis le mort disparaît, les images aussi. Et si c'était un peu cela, la vie ? Des souvenirs imagés qui, quelquefois, viennent nous hanter.
Akamaru
Akamaru

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2,0
Publiée le 26/12/2010
L'oeuvre-clé de Michelangelo Antonioni n'en finit pas de provoquer un sentiment mêlé de fascination et de répulsion.Selon les codes narratifs classiques du cinéma,"Blow Up"(1966)est véritablement hors-sujet.Mais si on le voit sous un angle purement artistique,où la démarche du metteur en scène s'apparente à une élégie picturale,le film prend une valeur immense.Antonioni capte d'une façon précise le Swinging London des années 60,ce mélange de pop culture,de libération sexuelle et de révolution juvénile en cours.Un photographe de mode exigeant et solitaire(David Hemmings,habité),croit déceler un meurtre organisé en développant des photos quelconques prises dans un parc.Le grand sujet du film concerne la manipulation des images,la réversibilité de celles-ci selon le point de vue appréhendé.Antonioni parle aussi de l'incommunicablité entre les êtres,en témoigne cette magnifique scène finale avec la partie de tennis entre les mimes.Esthétiquement et visuellement,le film est une claque absolue.Par contre,sa narration très lâche,la rareté de ses dialogues et la difficulté à décrypter certains messages rendent "Blow Up",sinon ennuyeux,particulièrement épuisant.
soniadidierkmurgia
soniadidierkmurgia

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4,0
Publiée le 19/09/2008
Exercice de style de Michelangelo Antonioni metteur en scène repute d’accès difficile. Difficile de classer le film dans un genre précis. On oscille entre le policier et le porrait intimiste d’un jeune photographe de mode. Quoi qu’il en soit la sauce prend et on finit par être intrigué par ce jeune homme à qui tout semble réussir et qui semble avoir un problème avec le pouvoir qu’il tire de sa profession. Les séances avec les mannequins au début du film sont édifiantes à ce sujet. Se croyant autorisé à tout il décide de photographier un couple dans un parc désert. Manque de chance il quelque chose qu’il ne devait pas voir et se retrouve pris au piège. Le jeune homme qui se croyait tout puissant avec son appareil photo qui lui sert à déshabiller les âmes s’apercçoit que l’essentiel peut lui échapper. Le film vaut surtout pour son climat très particulier qui donne l’impression qu’Antonioni observe David Hemmings comme un insecte prisonnier sous une plaque d’un microscope. Il faut dire que David Hemmings parfait dans le rôle est de tous les plans. Les scènes où Hemmings tente de percer le mystère de ses photos sont envoûtantes et démontre la maestria de ce grand réalisateur.
Wicked Witch of the East
Wicked Witch of the East

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0,5
Publiée le 20/11/2009
Ma prof d'histoire de l'art nous disait, à propos du carré blanc sur fond noir de Malevitch, que si on n'aimait pas, c'est parce qu'on avait pas les outils intellectuels qui nous permettaient d'avoir accès à ce type d'œuvre. J'ai bien peur d'être dénuée de tout outil intellectuel. Avec Blow Up, le diagnostic est confirmé : je ne suis vraiment pas faite pour les oeuvres intellos. Ya trois trucs que j'ai aimés dans Blow Up : 1) Les Yardbirds. Le seul passage intéressant du film. Qui arrive à 10 min de la fin. 2)L'image. Un film sur la photo où chaque plan est une photo. (Ce qui explique aussi sans doute l'inertie générale du film.) Donc de très beaux plans. 2) Maintenant, quand mes amis me diront qu'ils ont combattus un alligator à mains nues ou qu'ils ont escaladé l'Evrest, je pourrais enfin me mettre à leur niveau. En effet, j'ai regardé Blow-Up EN ENTIER, d'UNE TRAITE et DE PLEIN GRÉ. Donc voilà. Blow-Up c'est un film looooooong. Un film de Gus Van Sant à côté, c'est un film d'action. Et surtout, il ne se passe rien. Pourtant l'idée du scénario, à la base, elle est bien. Mais bon après tout, pourquoi s'encombrer d'un scénario ? Alors je sais, c'est fait exprès, métaphysique-profondeur-libre-interprétation-poésie-vide-intérieur-du-héros blablabla mais bon, je vois pas l'intérêt de faire exprès de faire un film où le spectateur va être complètement passif. Ah, si, je sais ! Pour avoir une palme d'or et une bonne critique chez Télérama ! (Bon je caricature, des fois à Cannes ils ont des bonnes idées, genre Pulp Fiction). Enfin, pour tout ceux qui ont trouvé de l'émotion dans Blow-Up, j'aimerais bien qu'on m'explique. Bon, j'vais aller voir le remake de De Palma, ça me serait sans doute plus accessible.
Wobot
Wobot

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0,5
Publiée le 21/01/2013
R.I.E.N.:Ce sont les 3 lettres qui représentent le film!!!En fait,Michelangelo Antonioni aurait pu monter "Blow Up"(1h51) en 3 min(sérieusement...):spoiler: Le héros fait des photos d'un couple et il se trouve qu'il y a un homme armé qui les vise et un cadavre.Le héros perd les clichés et le cadavre disparait.FIN.Voilà l'histoire et c'est pas une blague.En dehors de ça,on voit David Hemmings errer à Londres en faisant des allers-retours dans son studio pour ne rien faire."Blow Up" se finit en apothéose par spoiler: un match de tennis joués par des mimes(????).Bien sûr,beaucoup trouveront un sens profond ou un message sur "l'illusion de la société moderne" ou je ne sais quelle autre connerie...
Enzo Gagliardi-Kubrick-Scorsese-Flora Nolan
Enzo Gagliardi-Kubrick-Scorsese-Flora Nolan

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4,5
Publiée le 14/10/2018
Blow Up est l'un des films les plus mystérieux, déroutant et donc fascinant qui n'ait jamais été réalisé. A tel point que David Lynch déclare l'adorer et s'en être inspiré. C'est un film à voir absolument car personne ne sera dire s'il a aimé ou détesté. En effet, cette oeuvre réussit l'exploit de fasciner avec un scénario quasiment inexistant. L'idée de base est extrêmement intéressante et aurait pu donner un thriller, une enquête riche en rebondissements mais nous n'aurons rien de tout ça. Le film met environ 1 heure à rentrer dans le vif de son scénario et une fois cela fait,... plus rien. Et pourtant on reste paradoxalement attiré par l'écran. En réalité, le film s'attache réellement et longuement à décrire son personnage principal, artiste frimeur et fougueux. On ajoute donc de très nombreux détails sur sa personnalité et sa vie spoiler: (l'achat de l'hélice, les femmes qui souhaitent être prises en photo, la bataille pour obtenir un morceau de guitare qui sera jeté dehors), on est constamment du point de vue de ce photographe. Le rythme est très lent, avec de longs silences et des dialogues extrêmement rares. Une oeuvre extrêmement contemplative donc sur l'art et la philosophie. En définitive, certaines scènes ennuient, quand d'autres sont tout à fait fascinantes. La première demie heure étant remarquable. Maestria de l'image, rythme lent, silences bruyants, scénario inexistant tout en ayant un regard particulier,spoiler: mimes qui jouent au tennis, des mystères donnés sans aucun élément de réponse au final... si le film est parfois ennuyeux, le tout dégage une ambiance incroyablement pesante et mystérieuse sans que rien ne se passe. Une expérience à vivre dans ce film extrêmement avant-gardiste
selenie
selenie

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4,0
Publiée le 16/09/2014
"Blow-Up" est avant tout une oeuvre très inscrit dans les sixties, les décors, costumes et la BO magnifique sont un témoignage d'une époque. Le meurtre est assez secondaire, s'il reste le fil conducteur on suit surtout le photographe star dans ses errances diverses alors qu'il est de plus en plus obnubilé par ses photographies "témoins". Un grand film qui marque surtout les esprits en quelques scènes (la 1ère séance photo, la "bataille" avec les 2 groupies, les mimes... etc...).
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