Demain est un autre jour
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    Note moyenne :   4,2 pour 13 notes dont 4 critiques  | 
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    NicoMyers
    NicoMyers

    42 abonnés | Lire ses 303 critiques |

      4 - Très bien

    Toute l’ambiguïté et la complexité de Sirk apparaissent au grand jour dans son film de 1956, Demain est un autre jour. Tout comme dans Mirage de la vie ou encore Tout ce que le ciel permet, il est impossible de dire si le dénouement est un "happy end" ou non. Sarah Jane revenait, en effet, mais trop tard dans Mirage de la vie, tout comme Cary dans Tout ce que le ciel permet dans le cas où Rock Hudson mourrait de ses blessures – au spectateur d’imaginer sa propre suite… C’est le cas dans Demain est un autre jour. A mon avis, Sirk, homme de lettre très cultivé (selon Jon Halliday, auteur de « Conversations avec Douglas Sirk », il devait être "l’homme le plus cultivé d’Hollywood"), n’était pas dupe de son final, tout comme le spectateur d’aujourd’hui ne l’est plus : Cliff rentre au bercail, et sa famille semble être plus attentionnée grâce aux efforts de la maîtresse Norma Vail, néanmoins rien n’affirme un bonheur futur – en tout cas, pas la mine atterrée de Fred MacMurray. La phrase finale, de la bouche d’un des enfants, ne peut laisser crédule pour peu que l’on ait un peu d’ironie : "quel beau couple, tout de même !" Les enfants, la famille, la société américaine, sont parvenus à leur fin, qui était de faire revenir Cliff Groves, inquiétant "rebelle" à la recherche d’un amour véritable, dans la norme. Sirk réitère donc une fois de plus son pari, qui est d’intégré au mieux la forme hollywoodienne pour y glisser sa critique de la société américaine. Comme d’habitude, le tout s’accompagne des terribles déchirements internes inhérents à tout mélodrame, qui révèle la complexité de nos vies, dans lesquelles on ne choisit pas toujours entre le bien et le mal, mais parfois entre le bien et le bien. Le tout est d’une incroyable subtilité : tout est dit, et pourtant on n’y a vu que du feu. Jamais le trait n’est grossier ou souligné. Alors, Demain est un autre jour, chef d’œuvre ? Non, bien des éléments empêchent le film d’accéder à ce rang. (....)

    Ajoutée le 28 juil. 2009 à 19h21
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    Flav43
    Flav43

    95 abonnés | Lire ses 1076 critiques |

      4 - Très bien

    Réunir Fred MacMurray et Babara Stanwyck dans «There’s always tomorrow» (USA, 1955) permet à Douglas Sirk de ressusciter le couple qu’ils ont formé plus de dix ans plus tôt dans «Double Indemnity» de Billy Wilder. Après avoir interprété un couple pris dans une histoire de meurtre et d’usurpation, MacMurray et Stanwyck jouent deux anciens amants qui se retrouvent par hasard après plusieurs années d’absence. Les deux amants de Sirk, personnages bourgeois de quartier hupper class, portent en eux les réminiscences des protagonistes de Wilder. Sauf que Sirk n’est pas Wilder. Tous deux exilés européens, Sirk cultive un art bien plus porté vers le pathétique des sentiments que Wilder. L’analogie développée par le cinéaste entre ses personnages et les objets qu’ils promeuvent (les jouets pour MacMurray, patron d’une fabrique d’objets ludiques, et les vêtements pour Stanwyck, gérante d’une boutique d’accoutrements chics) aboutit à une objectivation des personnages. Au-delà de l’application toute sartro-existentialiste menée par Sirk, «There’s always tomorrow», selon le canevas typique aux plus élémentaires des mélodrames, construit l’image de l’homme comme celle d’un objet jeté dans les torrents du hasard. De qui pro quo en malentendus, les deux anciens amants, portés par le démon de midi et par les volitions inconscientes de la morale bourgeoise, souffrent et donnent à souffrir. Objets du monde et fruits du hasard, les hommes, tels qu’ils se donnent à voir sous le prisme de Sirk, sont affiliés par la mise en scène aux éléments qui composent leur environnement quotidien. Les barreaux d’un escalier deviennent les grilles d’une prison tandis que l’éclairage de la Lune projeté sur les visages se charge du courroux du destin. Enfant d’Europe, nostalgique du rousseauisme comme en témoigne «A time to love and a time to die», Sirk se dévoile animiste, aussi soucieux de donner une âme aux hommes qu’aux objets dont ils s’entourent.

    Ajoutée le 26 juil. 2009 à 19h24
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    Antoine Renaud
    Antoine Renaud

    7 abonnés | Lire ses 507 critiques |

      5 - Chef d'oeuvre

    C'était l'époque où il y'avait de vrais acteurs, de vraies histoires, de vrais mise en scène, de vrais musique... "Demain est un autre jour" de Douglas Sirk est un beau classique du 7e art avec, pour ce film, comme leitmotiv, la pluie reflétant les sentiments repsectifs des personnages. Superbe!

    Ajoutée le 11 juil. 2009 à 16h58
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    loulou451
    loulou451

    22 abonnés | Lire ses 1216 critiques |

      2.5 - Moyen

    A voir pour la sublime Barbara Stanwick ! Elle illumine le film par sa classe et sa sublime beauté. Tout son visage capte la lumière quand Fred Mc Murray et Joan Bennet traînent leur misère dans l'ombre de la star. Douglas Sirk avait accepté le film pour le casting… Il aurait dû le remanier. Difficile de croire qu'un grand escogriffe comme Mc Murray put être l'amour secret d'une diva du cinéma pendant plus de 20 ans. Forcément, ce parti pris nuit gravement au reste d'une histoire somme toute banale et par trop moralisatrice (la belle finissant par s'en aller pour laisser son chevalier ennuyeux au bras de son enquiquineuse d'épouse fidèle et sottement aveugle)… Le contraste est si saisissant qu'on en vient à pousser un grand ouf de soulagement quand on voit l'avion de Barbara Stanwick s'envoler vers New York et une solitude qui sera certainement plus amusante qu'une nuit passée dans les bras de Mc Murray !

    Ajoutée le 02 août 2007 à 14h13
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