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    La Folie Almayer
    note moyenne
    2,3
    72 notes dont 24 critiques
    répartition des 24 critiques par note
    1 critique
    3 critiques
    4 critiques
    5 critiques
    7 critiques
    4 critiques
    Votre avis sur La Folie Almayer ?

    24 critiques spectateurs

    stebbins
    stebbins

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    4,5
    Publiée le 28 janvier 2012
    Un roman-film littéralement subjuguant. La plus aboutie des réalisations de Chantal Akerman que j'ai eu l'occasion de voir sur un écran de cinéma. Après quelques films à dispositif redondants voire carrément énervants la cinéaste francophone surprend terriblement avec La Folie Almayer, poème impur et hypnotique dont chaque image témoigne d'un sens évident de la matière et de la lumière. Akerman prend le temps de macérer chaque plan de son film dans la durée et dans l'espace, fabriquant de véritables moments de ravissement... On regarde La Folie Almayer dans la torpeur la plus totale, l'oeil spongieux et l'oreille à l'affût de chaque bestiole, chaque bruissement de feuille, chaque vaguelette. C'est une expérience sensorielle complètement habitée, extrêmement bien réalisée et mise en scène. Au beau milieu de ce tourbillon de moiteur il y a cet acteur que je découvre avec stupeur : l'ahurissant Stanislas Merhar, campant le tourmenté Gaspard, trogne irrégulière au corps d'épouvantail, comme empaillé dans sa chemise, marmonant des mots, des musiques et des sentiments de violence et d'autodestruction. Le comédien, dirigé dans l'artifice par Chantal Akerman parvient en même temps à amplifier le métrage de sa voix passionnante, de son oeil humide et pointu, de son front nerveux et froncé de sueur, de ses cheveux de paille et de sa silhouette alerte, élégante et précise. Voici donc l'une des premières grandes suprises de ce début d'année, monument de dramaturgie mettant un point d'honneur à se défier du naturalisme tout en aérant l'ensemble d'images resplendissantes. Un enchantement.
    Maqroll
    Maqroll

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    3,0
    Publiée le 13 février 2012
    Une adaptation très personnelle d’un roman de Joseph Conrad et dont le personnage central est sans doute la rivière qui draine les sentiments et les émotions des uns et des autres. Un père et sa fille vont se déchirer jusqu’à l’extrême dans une histoire familiale dramatique qui se résoudra finalement dans le sang et la mort. C’est long, c’est parfois envoûtant, parfois confus… Le fil se perd puis se retrouve… C’est une métaphore cruelle et sauvage, souvent d’une grande beauté formelle. Mais je reconnais que je n’ai pas totalement adhéré à ce discours pourtant original mais trop dispersé.
    norman06
    norman06

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    2,0
    Publiée le 6 mars 2012
    Une superbe photo et la belle mèche blonde de Stanislas Merhar sont les deux qualités de cette adaptation littéraire ampoulée, qui hésite entre la thématique du cinéma colonial des années 30 et la torpeur durassienne. Les plans fixes sur des acteurs cantonnés à la pause tiennent lieu de projet artistique, loin de l'originalité de "Jeanne Dielman", unique réussite de cet ex-égérie de l'avant-garde.
    JR Les Iffs
    JR Les Iffs

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    1,0
    Publiée le 8 décembre 2018
    Film très moyen. Après un assez bon début, le film s'enlise dans les répétitions, les longueurs, des lenteurs, jusqu'à plus soif. C'est assez bien filmé, mais c'est toujours la même chose, aucune originalité, aucune créativité cinématographique. Ennui presque total, les acteurs n'articulent pas, heureusement il y a quelques sous-titres. Bref, un film très décevant.
    Serge CHITRIT
    Serge CHITRIT

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    4,0
    Publiée le 24 mars 2012
    Voilà, comme çà , mes impressions sur ce film...c'est très esthétique , profond, lent , j'ai eu peur de m'ennuyer , mais finalement , je ne me suis pas ennuyé, juste une petite critique sur le jeu de l'acteur principal , qui à mon avis sur-joue son rôle. Chantal Akerman nous fait partager un très bel univers qui est à la fois le sien et celui de l'Asie. Des images très travaillées comme de la photo, j'ai adoré, surtout celles de l'eau, où l'on se retrouve comme dans un rêve. Au bout du compte, un film onirique où il est bon de se laisser entrainer et qui m'a fait penser à Tarkovsky, mais aussi à Équateur de Gainsbourg. À voir!
    annereporter94
    annereporter94

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    1,0
    Publiée le 7 février 2012
    Une torpeur sourde vous saisit dès le début et ne vous quitte plus... vous avez peur de vous endormir devant ces plans fixes qui n'en finissent pas et à la fin vous vous demandez: mais c'était quoi ce film? Eh bien, je suis totalement incapable de répondre...
    Thierry M
    Thierry M

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    0,5
    Publiée le 3 février 2012
    Quel ennui, quelle lenteur, des plans qui n'en finissent pas. Je me suit endormit, ce qui m'arrive rarement au cinema.
    mem94mem
    mem94mem

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    0,5
    Publiée le 29 janvier 2012
    Film extrèmement difficle. Très difficile à supporter, tant l'ennuie gagne le spectateur. Aucun sentiment ne transparait, tellement c'est froid, dans cette moiteur sub tropicale. Pire film vu depuis longtemps. Plusieurs personnes sont sorties avant la fin. Je suis resté jusqu'au bout car bloqué au milieu des sièges dans une rangée étroite. A la sortie, c'était la consternation générale. Même si on vous invite, n'allez pas voir ce film.
    VOSTTL
    VOSTTL

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    1,0
    Publiée le 28 juin 2013
    Comme c’est lent... (Depuis qu’il voyage en Europe à travers ses réalisations, Woody Allen nous filme les capitales comme de beaux guides touristiques. On ne peut pas lui en vouloir ; Woody Allen n’a pas vocation de filmer les bas quartiers, les banlieues tristes)... Que de plans et de regards figés... (Je n’ai pas trouvé utile d’écrire sur « Avengers ». Si le film est dans l’ensemble correct, maîtrisé, ces supers heros réunis ne m’ont fait ni chaud ni froid. Déjà, je ne suis pas fan de ces Marvel pris séparément)... J’ai pourtant apprécié des films qui prenaient leur temps. (Le générique de « Comme un chef » met en appétit, voilà une bonne entrée)... Je n’ai rien contre la lenteur si elle s’inscrit dans le récit, c’est le cas dans « La folie Almayer » Mais allez savoir, j’ai décroché dès les premières minutes et me suis laissé vaquer à d’autres préoccupations personnelles qui gèrent ma vie au quotidien, des choses banales, sans importances... Et de temps en temps, je me recentrais sur « La folie Almayer »... et... Ma folie à moi c’est d’avoir pensé à d’autres films dont je n’ai pas fait sciemment la critique, comme « Avengers », «To Rome with Love » ou le volet quatre de « L’Age de glace »... « La folie Almayer » : une véritable purge et qui à ma grande honte est plus indigeste que « Comme un chef ». Après tout, il n'y a pas de honte à ne pas aimer ce film, ce qui est honteux c'est de le mettre en balance avec "Comme un chef", c'est un peu comparer des carottes avec des clous ! Bref, "La folie Almayer", c’est du cinéma, je n’en doute pas, mais ce n’est pas mon cinéma. A partir du moment où je n’ai ressenti aucune captation à défaut d’émotion, il me paraît légitime d’avoir l’esprit vagabond. Et comme j’aime le cinéma, je vais jusqu’au bout du chemin, je n’abandonne pas. J’envie les allocinautes qui ont le courage d’arrêter en cours de film. Et si c’était ça aussi « La folie Amayer » : en oublier le film pour penser à d’autres films. Une étoile quand même pour m’excuser de ne pas avoir fait l’effort de me concentrer. Mais à qui la faute ?
    Bertie Quincampoix
    Bertie Quincampoix

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    1,0
    Publiée le 20 février 2016
    Si quelques bribes d'histoire et de sensations nous restent en mémoire, cette adaptation du premier roman de Joseph Conrad est assez désespérant tant l'ennui qui s'y dégage est profond. Presque chaque minute nous fait regretter de ne pas avoir consacré les deux (interminables) heures que dure ce film à autre chose. spoiler: Un final en plan fixe de 10 minutes sur la tête de Stanislas Merhar triste . Difficile de trouver un quelconque intérêt à ce long-métrage qui n'en finit plus.
    JiMorrison27
    JiMorrison27

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    2,5
    Publiée le 7 février 2012
    La Folie Almayer est un film visuellement somptueux, ainsi que l'atmosphère...
    Raw Moon Show
    Raw Moon Show

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    2,0
    Publiée le 22 août 2013
    Enfin ! preuve est faite qu'il ne suffit pas de coller du Wagner sur des images pour les sublimer. Boorman et Von Trier ont su le faire, Chantal Akerman beaucoup moins... Ensuite, je n'apprends rien à personne en disant que la meilleure façon de souligner un glissement progressif vers la folie c'est encore de la détacher d'un cadre à faire exister (la forêt, le fleuve, d'autres personnages, le rythme de la narration...). C'est ce contraste qui met en valeur l'échappée folle. Or ici, tout est enchevêtré. Chaque plan s'étale en langueur autour de cette seule idée. Tout transpire la folie Altmayer, les interminables plans, les dialogues récités de façon désincarnée, les visages vidés de sens, les postures molles... De belles images bien traumatiques ne suffisent pas à faire un grand film. Conrad doit bien se marrer de là où il est !
    teklow13
    teklow13

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    4,5
    Publiée le 27 janvier 2012
    Quelque part en Asie du Sud-est, au fin fond de la jungle, au bord de la rivière, une cabane, un français, sa femme malaise et sa fille. Il était venu là dans le but de découvrir un trésor, il perdra celui qu’il avait réussi à créer. AVANT AILLEURS. Ce sont les deux mots qui séparent la sublime séquence d’ouverture du reste du film s’agençant comme un long flash back. Pourtant on reste bloqué dans cette première séquence, tout le reste du film c’est ICI MAINTENANT, et pourrait être la version déployée de ce qui se déroule dans cette bicoque. Une cabane en bois, un night club au fond de la jungle, des néons, les bruits de la nuit bientôt camouflés, mais en vain, par le Sway de Dean Martin qui provient de l’intérieur. Et un travelling avant, langoureux, sensuel, qui pénètre dans les lieux et s’approche de la scène. Scène dans laquelle un jeune chanteur asiatique grimé en crooner mime Dino avec derrière lui des danseuses approximatives. Le chanteur se fait poignarder soudainement puis une danseuse continue ses mouvements avant de venir chanter en gros plan devant la caméra. Tout le film est pratiquement construit comme un long travelling avant, le long de la rivière, vers l’inconnu, s’enfonçant de plus en plus dans les méandres, et débouchant sur un visage perdu, plein de détresse. Un peu comme l’autre roman très connu de Conrad, c’est une avancée vers le néant, vers la folie. De ce meurtre un peu absurde se dégage l’idée du pastiche, de grimer quelque chose qui n’est pas nous, l’impossibilité de porter un costume avec lequel on ne fera jamais réellement corps. Trouver sa place ou être a une place qui n’est pas la sienne. C’est tout ce que raconte le film. Ces occidentaux venus se perdre au fin fond de la jungle tentent de faire corps, d’habiter un plan qui les happe peu à peu. Il n’y a pas de symbiose Ils sont dévorés par les éléments, l’eau de la rivière, de la mousson et de l’humidité, la boue, la végétation luxuriante, les cris des animaux. Ils disparaissent. Pour essayer de survivre il leur reste la parole. Le français, le père de la petite Nina, parle, il dit qu’il aime, qu’il aimerait faire, qu’il devrait faire,…il tente d’habiter le plan avec quelque chose qui s’évapore et qui ne sert à rien là où il est. Il est en décalage, une verrue. Il dit mais ne fait rien. Il est dans l’attente. L’attente d’explorer la jungle à la recherche de son trésor, l’attente de voir revenir sa fille partie faire toute sa jeunesse dans une pension, il regarde circuler l’eau de la rivière en attendant que quelque chose arrive. Sa femme non plus n’est pas à sa place. Elle aussi attend, ou plus exactement reste, elle est juste là, liée à cet homme qu’elle n’aime pas par l’intermédiaire de Nina sa fille. Elle a été adoptée autrefois par un autre occidental afin d’apprendre cette culture. Ca n’a pas fonctionné. Et puis il y a Nina. Ni blanche ni asiatique, elle ne sait pas se situer. Elle passe des années dans une pension pour apprendre comme une blanche, elle en sort écœurée, par ce qui se dit, par l’odeur du bœuf carotte. Où est sa place ? ici dans cette cabane dans la jungle auprès de son père ? en Europe ? elle ne cherche plus, elle aussi elle attend, perdue, désœuvrée. Il y a, derrière le statisme apparent de ces situations, et son caractère désespéré, une dimension romanesque très forte, quelque chose de rageur, de vibrant, l’envie de fuir, de crier son amour, d’affronter les éléments. Cette force ne passe pas immédiatement dans le plan de la cinéaste, mais se distille peu à peu, se met en place dans la durée des plans. Des plans qui avancent comme les travellings dans l’Hôtel Monterey, toujours plus loin vers l’inconnu, vers le mystère, vers la folie. Chacun renferme et libère une vraie puissance de cinéma, quelque chose d’assez hypnotique et de fascinant. Chacun renferme presque un petit Apocalypse Now en soit, alors que le film s’achève également sur un visage-monstre Brandoesque plongé dans l’obscurité et le néant.
    wanshai
    wanshai

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    1,5
    Publiée le 27 janvier 2012
    Des plans sequences interminables sur des acteurs sous fortes doses de Lexomil et un montage approximatif. Seuls bons acteurs : l'Asie, le fleuve et le climat humide et chaud.
    Tamino75
    Tamino75

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    0,5
    Publiée le 31 janvier 2012
    Favorablement impressionné par "La Captive", je ne peux qu'exprimer mon agacement devant cet étalage puéril de narcissisme, de ficelles cinématographiques d'un autre âge, de jeu outrancier, de personnages insipides et sans psychologie. Stanislas Mehrar gaspille ici son talent à pleurnicher de bout en bout et rien ne vient relever le niveau de ce film nul à pleurer.
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