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Rabia
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Rabia" et de son tournage !

Récompenses et nominations

Le film a été présenté au Festival du Film International de Toronto en 2009. Il a également été récompensé par le Prix Spécial du Jury au Festival du Film de Tokyo la même année et était en compétition officielle au Festival du Film de Rotterdam en 2010.

Tournage

Le tournage s'est déroulé sur cinq mois en Espagne et 80% de celui-ci s'est passé dans une maison fermée, ce qui a contribué à rendre l'atmosphère claustrophobe.

Adaptation

Rabia est l'adaptation du roman éponyme de Sergio Bizzio, qui gagna le Prix International du Roman de la Diversité lorsqu'il fut publié. Cependant, le réalisateur a choisi de déplacer l'histoire de l'Argentine à l'Espagne et d'introduire la problématique de l'immigration. Il revient sur le moment où il a découvert le roman: " J’ai découvert le roman de l’écrivain argentin Sergio Bizzio grâce à une de mes productrices et j’ai immédiatement été saisi par son style très cru, actuel et percutant. Rabia traite de l’immigration intra Amérique du Sud. Comme beaucoup d’autres latino-américains, Rosa et José-María émigrent dans l’Argentine prospère des années 90. Berta Navarro, ma productrice, m’a rapidement proposé de déplacer le récit en Espagne afin de gagner en universalité en transposant les conflits « Sud-Sud » en conflits « Nord-Sud ». En relisant le roman, j’ai été rapidement d’accord avec elle. J’ai d’abord travaillé seul sur l’adaptation. J’avais besoin de m’approprier l’histoire. Une fois la première version achevée, nous avons, avec Sergio Bizzio fait quelques allers-retours. Au bout du compte, le scénario est proche du roman."

Une équipe qui gagne!

L'équipe technique du film compte des spécialistes de renom tels que Enrique Chediak, directeur de la photographie sur 28 jours plus tard ou encore Eugenio Caballero, qui gagna l'Oscar du Meilleur Directeur Artistique pour Le Labyrinthe de Pan. Le film est également produit par la même société de production que celle du film de Guillermo Del Toro (Tequila Gang). Le réalisateur précise qu'il a choisi délibérément de tourner en Espagne car il y est plus facile de trouver des financements qu'en Equateur où l'industrie cinématographique n'est pas aussi développée.

L'origine du titre

Rabia couvre deux significations en anglais. La première est celle de la rage comme maladie et la seconde celle de la rage, comme comportement humain. Tandis que dans le livre, l'écrivain joue sur les deux versants du mot, le réalisateur a préféré se concentrer sur la colère ressentie par le personnage principal pendant tout le film.

Un acteur de série

Le jeune acteur Yon González est l'un des personnages récurrents de la série à succès "L'Internat", dans sa version espagnole El Internado, dans laquelle il interprète le rôle de Iván Noiret León.

Grandeur et décadence

Le réalisateur s'est tout particulièrement intéressé à la grande bourgeoise et à la différence de classe sociale en soignant les détails: "La famille Torres appartient à la grande bourgeoisie déchue dont je souhaitais explorer en détail le mode de fonctionnement. Au delà du cinéma, j’ai été très influencé par la photographie et notamment une photo de Martin Chambi qui s’intitule "Novia en Mansion Montes" (« La mariée dans le Manoir Montes »). Elle a induit certains choix de mise en scène. Il s’agit d’un portrait de mariage d’une fille de bonne famille. La mariée porte une magnifique robe longue et est placée en bas de l’escalier principal du manoir familial. Elle avait posé une condition : la gouvernante qui l’avait élevée devait être présente dans le portrait. Malgré le désaccord des parents, Chambi accepta mais la plaça au fond de la pièce, presque dans la pénombre. Je trouve cette façon de signifier la violence de ces rapports touchante et juste. Cette image en dit long sur le conflit de classes et la soumission dans les sociétés sud-américaines."

Métamorphose et dégradation

Le réalisateur Sebastián Cordero insiste dans son film sur le parallèle entre l'homme et l'animal, la condition des immigrés qui doivent se cacher pour survivre, mais aussi la dégradation humaine qui s'ensuit et que l'on peut retrouver sous une autre forme dans la bourgeoisie: " Dans Rabia, on assiste au mimétisme avec le rat. C’est un processus qui mène José-María à se rapprocher de l’animalité, à faire un retour vers quelque chose de très primitif. Souvent, dans une maison ou un appartement, lorsqu'il y a des rats ou des souris, les habitants le savent mais ne les voient jamais. En Espagne beaucoup d’immigrés vivent dans un monde parallèle. Dans la famille bourgeoise, la dégradation se dévoile de manière plus sophistiquée, elle opère dans un monde dans lequel le discours et les apparences jouent un rôle central. En faisant le parallèle avec la dégradation animale de José-María, j’ai cherché à faire un portrait de ces autres formes de dégradation que sont le cynisme, les excès et le manque d’amour."

Musique et narration

Le réalisateur revient sur les choix qu'il a fait pour la bande originale du film à laquelle il donne un rôle important dans la narration: "Cela faisait très longtemps que je souhaitais utiliser les deux versions du titre "Sombras" : l’originale du chanteur équatorien Julio Jaramillo et la reprise de Chavela Vargas. Ces dernières années la musique de Chavela a été souvent utilisée dans le cinéma espagnol, notamment dans les films de Pedro Almodóvar. Mon scénario abordait directement la thématique de la « cachette », des ombres qui circulent en silence et des mésaventures amoureuses. J’ai senti que le titre pouvait jouer un rôle intéressant dans la narration. Les paroles disent : « Mes bras te chercheront / ma bouche t’embrassera / et je respirerai l’air / cette odeur de roses / quand tu seras parti / je serai recouvert par les ombres ». José-María offre à Rosa la version originale typique de la culture équatorienne. En incluant également la version de Chavela Vargas sur un film produit en Espagne, autour d’une famille traditionnelle espagnole, je voulais souligner autre chose. Je trouvais intéressant d’essayer de comprendre comment pouvait résonner un élément de la culture sud américaine émanant du couple Rosa / José-María dans la culture espagnole de la famille Torres. "

Intériorité et design sonore

Lorsque le producteur du film Guillermo Del Toro a vu le premier montage du film, le cinéaste a abordé avec lui la question du son et du design sonore : "Au fur et à mesure que l’histoire avance, le film devient de plus en plus sophistiqué à la fois sur le plan visuel et sonore : on assiste à l’isolement du personnage de José-María, on dresse le portrait de sa vie intérieure. Nous avons décidé de confier ce travail stratégique du son à Oriol Tarragó dont la spécialité est le cinéma de genre. Il a notamment travaillé sur [Rec] ou L' Orphelinat. Il fallait que le son rende compte de la déchéance physique et qu’il participe activement à l’installation de la tension."

Espace et temps

Pour le réalisateur, l'un des plus grands défis du film était la question du temps, puisque Rabia se déroule sur plus d’un an. Il revient sur la façon dont il a travaillé cette dimension et sur les choix techniques qu'il a fait : "Il est important de ressentir le temps qui passe et d’utiliser de façon pertinente les ellipses au sein de chacune des « saisons » qui ponctuent le film. J’ai donc opté pour l’utilisation de plans séquences. Au début, je souhaitais privilégier le point de vue de José-María, mais cela créait un déséquilibre au niveau du récit. J’ai donc décidé de raconter l’histoire en alternant les points de vue de mes deux protagonistes. Le plan séquence qui montre José-María en train de téléphoner depuis la chambre au premier étage, pour ensuite descendre les escaliers et rejoindre Rosa qui décroche dans la cuisine, est une des premières séquences à laquelle j’ai pensé en lisant le roman. C’était un moyen de les réunir et de parcourir l’espace de la maison. C’est finalement le spectateur qui les relie grâce à son regard. Outre les plans séquences, j’ai aussi provoqué de faux contre-champs encore une fois pour souligner l’impossibilité de la relation. Lors de la scène de dératisation, quand tout le monde sort et se prépare à monter dans la voiture, le dernier regard de Rosa se porte vers le haut de la maison bien qu’elle ne se doute pas que José-María se retrouve cloîtré dans le grenier. En revanche, lui la regarde effectivement depuis la fenêtre."
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