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Un visiteur
2,0
Publiée le 16 août 2012
Après avoir adoré Lost in translation, Virgin Suicides et Marie Antoinette je me serais attendu à autre chose de la part de Sofia Coppola, cependant on ne peut qu'être séduit de la relation famille entre le père et sa fille dommage que le scénario n'est pas été creusé davantage mais l'on reconnaît bien le bon goût en matière de musique avec une superbe bande son.
Beau beau beau et c... à la fois. D'abord ce bolide qui se mord la queue suivi de près par les blondes bien dressées. On sent à peine l'ironie derrière la caméra ou on se dit déjà, fichtre, ça remplit bien la pellicule tout ça... Couper, mettre un plus dans ce constat, non ?... Bien capté l'état du rêve américain des années 2000, l'acteur pantin livré aux filtres féminins, cet éternel malentendu quant aux modalités, marche au pas mon garçon, tu es cadré, en tous points mécanisé. Bande-son irréprochable comme les prises de vue, toutes pertinentes. Une intrusion dans l'intimité qui rappelle les distances à parcourir aux Etats-Unis pour la garde alternée d'un enfant. S'occuper de son corps et compter les points, c'est court et limite f... de gueule comme menu... Reste pour le spectateur la petite patineuse dans son jeu sobre, la démonstration du vide affectif commun père-fille, ce manque qui donne fuite ou recherche l'un de l'autre plus tard. Très facile tout cela, le paroxysme étant atteint avec ce tube musical de crooner au générique. Bof !
Difficile de noter une telle oeuvre. A la fois légèrement déçu après avoir dégusté le chef d'oeuvre Lost In Translation, et assez impressionné de voir le parcours atypique de cette cinéaste, et de la voir tenter de faire des choses nouvelles. Ce film a quand même le mérite de parler de la meilleure des façons de l'ennui, le "spleen" des stars qui n'ont plus rien n'a attendre de la vie, sans pour autant tomber dans l'ennui, justement. Voilà qui était un exercice très périlleux, et ce genre de thème aurait pu être gâché s'il n'avait pas été confié à Sofia.
Mais j'ai senti quelque part un peu d'auto-suffisance chez elle. Elle est capable de faire vraiment mieux que ça. Comme dans LIT, les moments de vie quotidienne sont parfaitement retranscrits, c'est beau. Y a aussi des moments vraiment sublimes, je pense par exemple à ce long plan du mec dans la salle de maquillage avec sa pommade qui l'étouffe, ça rend tellement mal à l'aise... Et y a d'autres moments plutôt lourds, où elle essaie de bien appuyer les faits, alors que ça mériterait d'être beaucoup plus léger (la scène au bord de la piscine par exemple), et la longueur du film, qui aurait plutôt mérité un format de moyen métrage. Et puis c'est assez énervant de toujours la voir traiter des même sujets, on pourrait croire que toutes les stars sont malheureuses, que la richesse rime avec monotonie... N'y aurait-il pas un soupçon d'autobiographie dans sa filmo ?
Au final c'est un film assez conceptuel et assez osé, mais on en attend beaucoup plus d'elle.
Qu’est-il arrivé à Sofia Coppola ? Où sont passés les Virgin Suicides, Les Marie-Antoinette, les Lost in translation ? A vrai dire nulle part… Sofia joue la carte de la facilité et nous sert un film d’un ennui affolant, sans réel histoire et où les acteurs sont en roue libre… Une énorme déception et un Lion d’or pour ça…
Même si le scénario est simple voir linéaire, j'ai apprécié ce film pour son ambiance décalée, cette vison brute des choses, sans fioritures. Sur le coup cela semble une perte de temps de regarder des scènes où les personnages font des choses banales : jouer à la Wii, rester immobiles avec un moulage sur la tête... Mais au final, derrière la banalité de cette histoire on perçois quelquechose qui nous laisse une sensation bizarre quand vient (spoiler: de façon abrupte ) le générique de fin. Si le but du cinéma c'est de nous transporter dans un autre univers ça a plutôt fonctionné avec moi cette fois-ci.
Sofia Coppola est ce qu’on appelle une enfant de la balle. A ce titre elle connaît très bien le Château Marmont résidence mythique des stars hollywoodiennes en transit ou en recherche existentielle. Elle y a séjourné durant sa prime jeunesse et c’est sans doute ses yeux d’enfants qu’elle a greffé sur la jeune comédienne Elle Fanning. On découvre la vacuité quotidienne de la vie d’une star dont on ne sait pas très bien si elle est encore sous les feux de la rampe ou si elle traverse une période de disette. Le ton général du film fait plutôt penser que le personnage campé par le trop sous estimé Stephen Dorff est dans un creux de popularité. Rouler dans une superbe Ferrari bleue n’empêche pas de s’ennuyer à cent sous de l’heure, c'est une des leçons du film. Pour le reste, on voit cet homme encore jeune, coincé dans une vie rythmée par les obligations imposées par le show business, meubler les temps morts en zonant dans LA ou en matant depuis son lit deux stripteaseuses professionnelles venues lui prodiguer des séances privées à l'aide de leurs barres amovibles qu'elles rangent soigneusement dans leur étui une fois leur prestation tarifée exécutée. Quand sa fille le rejoint dans l'hôtel parce que sa mère l'a abandonnée pour une période indéfinie on perçoit que Sofia Coppola a bien connu le sentiment d'insécurité que la jeune Elle Fanning parvient à rendre parfaitement. A plusieurs reprises le père et sa fille nous semblent avoir le même âge, lui encore immature et elle trop tôt vieillie par une insouciance envolée. Après avoir laissé sa progéniture en plein désert pour qu'elle rejoigne une colonie de vacances, Johnny Marco se résout à quitter le château Marmont. Est-ce le résultat d'une soudaine prise de conscience un moment évoquée ? Sofia Coppola ne va pas plus loin, comme si l'histoire de la star ne l'intéressait plus une fois la petite Cleo partie. Il s'agit peut-être du film le plus personnel de Sofia Coppola et même s'il n'est pas toujours facile d'accès on ressent bien toutes les souffrances qu'elle a voulu y faire passer. Il suffit juste de s'abandonner.
Long, long, long..... voire interminable !! Je ne comprends toujours pas le message qu'a voulu faire passer, du moins je le présume, la réalisatrice dont j'ai bien aimé les films précédents... Certainement quelque chose comme la vacuité d'une existence facile ?... Bonne interprétation de la jeune comédienne, décors souvent luxueux qui en font rêver certainement plus d'un, belle voiture, beaux hôtels, mais ça ne suffit pas pour en faire un film réussi. Très décevant et surtout horriblement ennuyeux...
Alors la je suis perplexe. Tout le monde est d'accord, que l'on aime ou que l'on aime pas, ON S’ENNUIE. Mais là je comprends vraiment pas. Quel est l'interêt? C'est sûr que ça n'arrive pas souvent que le réalisateur ai pour BUT d'ennuyer son public. Parce que oui, c'est le but. Qu'on s'ennuie autant que cet acteur à la vie ... Passionnante... Des plans, longs mais loooongs ! Certes c'est le but, qu'on se rende compte à quel point la vie est nulle et ennuyante mais la être obligé de sauter des séquences parce que la caméra reste pendant 2 min (2 VRAI minutes) sur un acteur maquillé avant un tournage ou dézoomer un plan où on voit l'acteur en question et sa fille faire bronzette. Certes c'est original, y a pas à dire. Mais c'est pas pour moi.
Somptueux, magique, histoire d'un acteur dans l'ennui. La musique vous envoûte, Phoenix à la baguette. Ne vous attendez pas à un scénario à rebondissement, tout est dans l'image et la musique.
J'ai été voir ce film pour la réalisatrice Sofia Coppola que j'apprécie particulièrement. Mais grande déception! Un scénario poussif, des scènes très lentes et sans grand intérêt, des acteurs un peu fades. On a qu'une envie: sortir du cinéma au plus vite!
On y croit pendant un moment, est-ce une critique de la vie de ces 0.1% de ces branle-nouilles de... toux... l'"élite"... qui ne font pas grand-chose de leurs vies, est-ce une découverte de la féminité/amour (non-sexuel) par un mâle à travers sa paternité, ben finalement non, c'est bel et bien un film de fifils/fifille à papa qui comprend rien à la vie et qui crache à la gueule de ces 99.9% de gens qui doivent travailler et ainsi être forcés par le sort de grandement passer à côté d'instants privilégiés avec leurs enfants/famille. Pourtant j'avais bien aimé Lost in Translation... Mais bon est-ce qu'on peut pleurer sur le sort de ce mec qui est tout seul et isolé mais qui, si on y réfléchit 0.1% de seconde, a à tout moment le choix de changer sa vie ? Ben évidemment non. A voir quand même pour l'atmosphère et les très bons acteurs, mais attention: si vous payez plus de 0.99 euro la gallette, vous vous serez fait avoir.