tuco-ramirez
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3.5 - Bien
Dans un quartier ultra orthodoxe de Jérusalem, la religion fait loi. Aaron, respecté par la communauté, reprend la boucherie cachère de son père et emploie un jeune étudiant de passage pour l’épauler. Père de famille et solidement installé dans la communauté religieuse ; à son esprit défendant, il va tomber amoureux de ce jeune homosexuel et vivre une histoire d’amour impossible… La communauté intégriste n’envisage même pas que l’homosexualité puisse faire irruption dans ses rangs.
Troublant, subtil et chirurgical ; ce film dissèque une organisation sociale où la liberté de l’être humain est limité au préceptes religieux et au regard des autres. La liberté sexuelle est niée par une religion dictant sa loi, cette histoire est donc impossible. Le titre par le lui-même ; ce 11ème commandement siffle comme un interdit par opposition à « tu aimeras ton prochain » ; la religion devient castratrice. Dans cette société, les individus s’épient, se dénoncent ; à l’affût du moindre faux pas de l’un des leurs. La caméra, discrète, nous fait percevoir cette surveillance réciproque permanente. Pour aller à l’essentiel, ce film est très épuré, limpide et minimaliste dans sa mise en scène et son écriture ; ce choix renforce le propos.
Ce film traite du fascisme religieux avec justesse. Touché par ce film, pourtant le sujet et les personnages (les intégristes juifs musulmans) ne m’inspiraient guère. Un nouveau « Brokeback mountain » chez les juifs orthodoxes… peut être… mais alors aussi bien réussi que son homologue.
Beau film israélien sur les plus extrémistes d’entre eux… auto critique réussie.
Ajoutée le 19 nov. 2010 à 17h16
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