Canine
Note moyenne
3,2
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193 critiques spectateurs

5
35 critiques
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55 critiques
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44 critiques
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26 critiques
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18 critiques
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15 critiques
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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 janvier 2014
Film surprenant et dérangé.
Il porte un regard sur la construction sociale et sur un patriarcat protectionniste et démoniaque.
S M.
S M.

40 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 décembre 2013
Film grec intriguant, très malsain, dérangeant voire choquant sur des parents qui manipulent et éduquent leurs enfants tels de vrais dictateurs. Les acteurs sont impressionnants de froideur et de justesse. "Canine" est un film qui marque définitivement et qui continue à faire réfléchir après son visionnage. A ne pas mettre entre toutes les mains!
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 10 novembre 2013
Ce film c'est du jamais vu. Glauque au plus haut point, triste, original, déroutant, touchant, malsain, quelques fois improbable, sont les mots qui caractérise ce film. Les acteurs jouent bien, on est vraiment plongé dans l'ambiance du film, qui peut paraître un peu molle parfois. La fin n'en est pas trop une et on s'attend à une suite. J'ai tout de même relativement apprécié ce film hors du commun ! 3,5/5
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 26 octobre 2013
Un "Wtf" permanent, franchement, désormais on se doit de faire des films aussi dénués de sens pour se faire connaitre ? C'est simple quand un film est nommé aux oscar , à Cannes ou encore une autre connerie, c'est dans les 3/4 quart des cas un gros navet.
Sérieusement, depuis quand parler d'inceste , d'éducation débile comblé d'un scénario aussi vide qu'un porno permet d'être reconnu comme un "film" ?...
Il faut faire des choses absolument ridicule et "soi-disant" novateurs pour être reconnus ? Mais où allons nous voyons ?...
Je ne le conseille pas ...
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 10 octobre 2013
Non, je suis très ouvert, j'adore les ovni, mais là non...c'est du foutage de gueule, il faut arrêter de tout justifier au nom de l'art et de la réflexion. De toutes façons quand les inrocks crient au génie généralement hein...bon au moins la photo est très chouette.
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2013
Arte aime les films pour bobos allumés. Surtout grecs ? Surtout grecs et très malsains ? Après "Strella", qui avait l'ambition de faire du Almodovar à l'athénienne, "Canine". Voulant flirter sans doute avec une étrangeté à la Haneke, pour banlieue athénienne. Nouveau ratage. Lanthimos n'est pas plus inspiré que Koutras. Car il ne suffit évidemment pas de poser une situation improbable pour personnages à destins plus improbables encore, pour que la mécanique fonctionne. Y compris en filmant avec les pieds - pour faire "auteur". Le spectateur, même a priori bienveillant (ce que je m'efforce d'être), a d'emblée l'impression d'assister à un foutage de gueule majuscule. Et plus on "avance", plus cela se confirme, avec une surcharge de scènes complaisantes, et un bafouillage constant en guise de "style". Le vide abyssal qui se dégage de tout cela (bref, heureusement) permet - seul "avantage" - à chacun de peupler à sa convenance, et de trouver du sens à ce qui en manque cruellement - si du moins bonne volonté. Ce qui ne fut pas mon cas !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 28 septembre 2013
Si certains s'interrogent sur le ''but'' du film, pour ma part je m'inquiètes quant à la société dans laquelle nous vivons. Je suis navré d'exposer ça ici : mais je pense qu'il est important, presque nécessaire de se rendre au cinéma en sachant que l'on ne va pas regarder ce que l'on a forcement l'envie de voir. Apprenons un peu à rêver et à se laisser malmener par la la poésie du cinéma ou de notre quotidien.

Bref, il s'agit à mon sens d'un film en effet très riche par les enjeux dramatiques mais aussi par une mise en scène et une esthétique vraiment (très bien) maîtrisée. Le jeu des acteurs est lui aussi -pour ainsi dire- très correct.

excusez-moi pour mon français qui n'est pas toujours correct)
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 16 août 2013
Prix Un certain regard du Festival de Cannes en 2009, le dernier film de Yorgos Lanthimos porte haut et fort sa récompense. Ce prix a pour vocation de mettre en avant un cinéma atypique. Canine ne déroge pas à la règle... La suite sur Vivons curieux !
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 14 juillet 2013
Alors un film enfin un film original, un véritable ovni ,je n'en dirai rien de l'histoire,il faut le découvrir .Un film au rythme très lent mais dont on ne peut décrocher,un film qui nous retourne avec des scènes assez dérangeantes mais sans voyeurisme...très intelligent,une révélation. J'ai adoré.
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 11 juin 2013
Chef d'oeuvre de critique sociale, même s'il faut dépasser le seuil d'une situation familiale difficlement suportable dans ce film sans concession !
Moorhuhn
Moorhuhn

167 abonnés 579 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 avril 2013
Et bien, quel film! Je ne savais absolument pas à quoi m'attendre avant de le lancer, je ne connaissais pas du tout le synopsis et je pense que c'était le meilleur état d'esprit à adopter avant de le voir. Du coup, l'avis qui va suivre sera un spoiler géant:

spoiler: La séquence d'introduction m'a directement intrigué. 3 jeunes gens sont dans une salle de bain en train d'écouter un enregistrement sonore qui leur explique de manière incohérente le sens de quelques mots. Une fois l'enregistrement fini, ils décident de jouer à un jeu d'endurance physique et de résistance à la douleur. "WTF?!" me disais-je en premier lieu. Et plus les minutes passaient, et plus j'assistais à un film inouï de violence psychologique. Canine est un des films les plus malsains qu'il m'ait été donné de voir. Je l'ai trouvé particulièrement perturbant parce que ça traite de quelque chose qui me fascine et m'effraie: la manipulation. Ces jeunes gens ont été éduqués par leurs parents dans un espace clos, une maison isolée dans la campagne. Cette éducation a été réalisée sans aucune influence du monde extérieur et a été entièrement dictée par les principes imposés par les parents. Et c'est terrifiant. C'est terrifiant de voir des esprits manipulés aussi facilement. Comme l'impression d'observer un état totalitaire contrôlant les masses dans un cadre plus intimiste. Une sorte de Corée du Nord modèle réduit quoi. Lanthimos a de plus des idées de mise en scène. La forme est envoûtante, tantôt ultra soignée et cadrée au millimètre près, tantôt purement chaotique. La mise en scène du film est une réussite, un modèle d'audace. Et cette forme appuie le fond avec brio, le cinéaste fait durer les séquences, nous installant encore plus profondément dans un véritable cauchemar. Voir ces jeunes manipulés sans savoir une seule seconde qu'ils le sont est véritablement dérangeant. Au fond on assiste à une réflexion abstraite sur la socialisation qui est ici un processus dicté par la simple volonté de deux parents, dans une prison dorée où la réalité des enfants est purement illusoire. L'impression d'assister à la représentation du concept de la caverne de Platon. Tout surprend. Les scènes de sexe sans émotion, la violence de certains passages... Certains dialogues et certaines séquences sont aussi inattendues que percutantes (je crois d'ailleurs que l'auto-mutilation dentaire à la fin du film va me traumatiser longtemps). Toutes proportions gardées, j'avais l'impression d'assister à un mix entre du Haneke et du Lars Von Trier. Toutes proportions gardées bien entendu car le film bénéficie de sa propre touche personnelle. Canine me donne cette impression d'être un spectacle de marionnettes où l'être humain n'existe plus, où le sens des mots change, où l'espoir semble anéanti. Le plan final est d'ailleurs très évocateur. On croit un instant à la liberté de la fille évadée mais non. Le cadre change mais le constat reste le même, elle restera à tout jamais enfermée. Une oeuvre saisissante, du cinéma qui vise haut.
lorenzo fly
lorenzo fly

32 abonnés 818 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 février 2013
Voila un film sans objectif précis assez loufoque et inhabituel qui se veut déroutant embelli par un certain esthétisme dans la photographie. Une bonne expérience cinématographique qui mérite qu'on s'y attarde!!
Dicidente
Dicidente

50 abonnés 691 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 février 2013
Le concept du film est de très loin interressant, mais voilà c'est très lent en fait.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 18 janvier 2013
Intéressant. Voici les pensées qui me viennent sur ce film que je ne raconterai pas.

C'est un film qui interroge la connaissance qu'on transmet et l'éducation : ici, ce sont les parents, sorte de monstre bicéphale en parfaite connivence, qui veulent à tout prix maîtriser et contrôler l'environnement de leurs enfants afin de les modeler à leur manière. J'imagine que le père n'est sans doute pas satisfait d'être à la tête (ou presque - car il semble qu'il a un supérieur) d'une usine, il a besoin de tout contrôler. Sa famille est une extension de lui-même qu'il doit maintenir, contenir, délimiter. C'est une mission qu'il semble s'être donnée. Ses enfants ne sont pas sortis de lui pour vivre leur propre destin, ils sont encore "à l'intérieur de lui" pourrait-on dire, et il en est pleinement responsable, de A à Z, comme on peut l'être de ses stylos, de ses vêtements, de ses objets.(A qui on ne donne pas de nom, tout comme les personnages du film n'en ont pas. Il y a une tentative avec "Bruce" qui montre bien comment l'aînée tente de s'émanciper).


A quoi cela me fait-il penser ? A "Violence et passion" (Visconti) par son huit-clos qui part en vrille.
Au mythe de la caverne (Platon) en ce qui concerne la construction de ses connaissances. Ici, les avions qui passent dans le ciel finissent parfois par tomber, et cela devient de petits avions de 10 cm de long, jouets que les enfants mériteront ou pas. Les bouteilles d'eau en plastique sont consciencieusement dépouillées de leur enveloppe publicitaire. Les canines tombent et repoussent quand on est assez grand pour quitter le nid familial (autant dire, jamais). Les paroles d'une musique jazz sont détournées de leur sens pour coller au discours familial par la voix soi-disante du grand-père (le musicien).
En ce sens, le film est riche de ces inventivités, toutes là pour interroger le savoir transmis par les parents aux enfants.


Ce film raconte la trahison constante des parents envers leurs enfants, qui leur apprennent que la salière se dit "téléphone" ou qu'on ne peut pas poser le pied dehors et qu'une voiture est nécessaire. Tout parent pourra s'y reconnaître, quand il ne dit pas tout à l'enfant (dans le but de le manipuler et l'amener là où il le souhaite, par exemple). Je ne parle pas là des tabous familiaux. Mais de ces petits arrangements avec la vérité, comme "il n'y a plus de nutella" alors qu'il y en a mais que c'est plus simple de dire ça que de dire qu'on ne veut pas lui en donner. Tout enfant s'y reconnaîtra donc aussi, qui a été à un moment ou à un autre bafoué dans son désir de connaître, par tous les mensonges ou inexactitudes qu'on lui a renvoyés, "parce que le monde est trop complexe" ou "pour le protéger d'une réalité trop cruelle". Ca me rappelle la publicité "C'est quoi cette bouteille de lait, papa ?". Le papa continue à lire son journal, mais quand la question devient plus épineuse "comment on fait les bébés", le père réagit (et explique le fonctionnement de la bouteille de lait pour faire oublier l'autre question). Ca me rappelle aussi Alice Miller qui dénonce le "C'est pour ton bien" censé légitimer des attitudes violentes (au sens moral ou figuré) des parents pour le bien-être (futur) de leurs enfants.

La conclusion ? Le film reste ouvert. spoiler: On ne saura pas si l'aînée retournera d'où elle vient à la fin de journée, si elle va oser relever le capot et poser un pied par terre en dehors de la voiture (son père peut, mais elle ?). Moi, j'ai cru que le père passait en coup de vent à l'usine et qu'il n'avait pas coupé le moteur. J'ai pensé que l'aînée mourrait asphyxiée par les gaz d'échappement, le pot étant juste à l'arrière au niveau du coffre.
En tout cas, le film démontre assez bien qu'en voulant trop protéger ses enfants on arrive au contraire.
Toutou to you
Toutou to you

41 abonnés 599 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 décembre 2012
Primé à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, Canine de Yorgos Lanthimos interpelle le spectateur par son ambiance dépouillée et un propos ô combien original. On est dans du cinéma d'auteur ambivalent, dans une fable surréaliste pointant du doigt toutes les formes de privation. Un père et une mère de famille s'occupent à leur façon de leur fils et de leurs deux filles, en les éduquant loin du monde et en inventant des apprentissages singuliers. Le papa paie Christina qui s'occupe des besoins du garçon cependant qu'elle-même deviendra l'élément perturbateur de ce petit univers insolite...
Dogtooth est de ces métrages à priori rédhibitoires : propos intelligent voire élitiste, traitement froid, situations incongrues etc. Pourtant force est de constater que sous ses faux aspects distingués, le film de Lanthimos possède une force sensible remarquable. On est face à une fable sur la connaissance brimée. Ce père, sorte de dieu tutélaire, est tel un gourou aux pouvoirs de décision irrécusable. Lui et son épouse inventent leur monde (leur langage est le même, leurs définitions différentes), ils tiennent leur progéniture hors d'une société trop pernicieuse. Mais sont-ils mieux que ce qu'ils rejettent ? La réalité est distordue. Mise en scène avec un soin méticuleux, avec des plans fixes qui épousent admirablement l'atmosphère étrange de cette oeuvre et en utilisant un humour pince sans rire audacieux, Lanthimos impose une oeuvre perturbée, perturbante que la beauté formelle parvient à rendre encore plus jouissive. Du cinéma difficile mais du cinéma courageux. 4/5
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