Ajami est un film basé sur les conflits, que l'on pourrait rapprocher des films de gangsters : les personnages sont enfermés dans des histoires d'où ils ne peuvent s'échapper. Mais là où Ajami se distingue des films de gangters, c'est dans son réalisme frappant. Ajami est également un film que l'on pourrait rapprocher du documentaire. Scandar Copti et Yaron Shani ont tourné leur film à Tel-Aviv avec des acteurs amateurs qui connaissent mieux que quiconque l'atroce réalité de la vie en Israël. La force de ce thriller haletant, en fait, est d'avoir permis aux réalisateurs de tisser, entre les apprentis comédiens et leurs personnages, des liens qu'ils s'obstinaient, précisément, à nier dans la vie... Le scénario, virtuose, évoque Scorcese, Tarantino, voire Coppola mais l'on pense notamment au film israélien Valse avec Bachir, sorti la même année, qui décrit également le conflit Israélo-Palestinien mais du point de vue militaire. Dans la manière de raconter un récit réel en introduisant une ou plusieurs histoires, Gomorra (2008) se rapproche du type de construction de Ajami : Tous deux basés sur des conflits armés faisant référence à Scorcese, Tarantino, leur force majeure est d'arriver à révéler l'ambivalence tragique de la réalité Israélienne (pour Ajami) ou Nopolitaine (pour Gomorra). On ne peut que ressentir de la compassion vis à vis des personnages qui sont tous les victimes ou les bourreaux d'un autre. Le conflit palestino-israélien n'avance pas tout comme les personnages de ce film.
Ajami se rapproche donc plus du documentaire que de la fiction, son réalisme est sont point fort et l'on ne peut s'empêcher d'établir une réflexion personnelle sur le sujet. C'est donc un film réussit qui mérite sa nomination aux oscars.
certes, ce film apprend beaucoup sur la vie des différentes communautés à Jaffa, particulièrement sur l'exploitation des palestiniens par les arabes chrétiens d'Israel (mais ce n'est peut-être qu'un cas particulier). Plus généralement sur les rapports entre les 3 communautés. Mais le film est long, lent et peu passionnant. Est-ce dû aux acteurs ou à la mise en scène : peu de personnages nous accrochent vraiment, si ce n'est, peut-être, le narrateur, assez absent tout au long du film.
Film original, avec des acteurs non professionnels. Un autre film entre le conflit israelopalestinien mais avec une approche différente. Dans un quartier a exception : majorité d'arabes, le film nous mène dans des histoires parallèles qui soulignent le malaitre et la vie de tous les jours ;qui est dangereuse. Un film réussi pour une petite production qui souligne une belle coopération entre 2 réalisateurs d' origine opposée. Cependant quelque fois, il y a un manque d'accroche. remarque : les chutes des acteurs quand ils se font "abattre" ne paressent pas très réaliste^^(mais les acteurs, réels habitants du quartier ont du mérite).
Dans la série film chorale/thriller/drame avec un soupçon de "Rashomon", je demande "Ajami". Rien de nouveau dans la forme mais une efficacité rare. Un des films qui sortent du lot ces derniers temps, en sachant que j'en vois énormément. Le fait de connaître le(s) pays et d'être très vigilant sur ce qu'y font les réalisateurs a favorisé mon intérêt mais on peut se laisser happer par le(s) histroire(s) sans ça.
Un film dur désèspéré sans concession . à travers plusieurs familles israeliennes et palestiniennes une vision noire de la situation politique et sociale de ces pays . Bien filmé bons comédiens scénario un peu confus par moment mais globalement excellent .
J'y suis allé galvanisé par une critique presse élogieuse . Forte enthousiasmé par la façon dont s'était vendu le film et parce qu'une salle ugc le passait . J'étais persuadé de voir un grand film, film que j'aurai pu défendre envers et contre tous. Alors il y a bien des qualités , que ce soit le jeu des acteurs , la qualité et l'originalité du scénario, l'aspect réaliste , et la mise en scène . Le film nous renseigne sur le "bourbier" Israélien sans passer par un côté dictatique un peu facile , sans plus nous donner de grandes solutions ou céder au manichéisme. Mais c'est aussi sûrement ma plus grande déception (à ce jour) de l'année 2010. Aucun moyen de ressentir quelque chose durant le film , aucune emphase émotionnelle avec les personnages et l'histoire. Le film aurait du me faire l'effet d'un coup de poing en pleine figure , pourtant rien . Je saurai pas dire pourquoi, au départ, j'étais tenté de dire que c'est parce que le film est un chassé croisé, et que du coup, la structure narrative est éclatée. Mais même, certains films du même type ne m'avaient pas laissés froid. Je sais pas vraiment , mais quoi qu'il en soit, à cause de tout ça, les deux heures ont, malheureusement,étés longues.
Copti et Shani sont sur une frontière, Copti filme, Shani écrit (ou l’inverse, voir les deux) qu’est-ce qu’il reste…un savant film d’une difficile mesure géopolitique (régionale) mais fort de sens et d’audace. A flirter avec la mise en scène d’une certain cinéma hollywoodien et film choral les deux réalisateurs donnent une saveur particulière en s’appropriant les codes du genre. Touche finale et personnel qui dans un dernier élan donne au film un relief le sortant ainsi d’une réalisation classique pour ce genre de film (on se rappellera Innaritu notamment). Cependant l’effort et la manière sont là. Connotation florissante, indication quasi pédagogique le film propose une lecture crédible et véridique de ce qui se passe à Jaffa, ville des plus cosmopolites. Quand mise en scène s’accorde avec à propos et intention avec intelligence de la narration.