Drame d'une grande puissance.Un scénario d'une cohérence absolue et un récit non linéaire qui prend le spectateur dans ses filets jusqu'à la dernière image. Acteurs formidables. Une description peu commune de la vie en Palestine et en Israël, et pas très" politiquement correcte". Une réalisation remarquable. Grand film à voir impérativement.
Excellent film qui tient le spectateur en haleine jusqu'au bout. Les acteurs (non professionnels) sont tous très justes, et le montage à la façon Alejandro González Iñárritu donne encore plus de poids à l'ensemble.
Film choral très sombre où les destins croisés des habitants d'un quartier populaire de Jaffa sont l'occasion d'une méditation sur le choc des différences communautaires entre chrétiens, musulmans et juifs. Métaphorique mais surtout, hélas, terriblement confus dans la construction. Sur ces thèmes transposés à Los Angeles, Paul Haggis avait autrement mieux réussi le multi-oscarisé "Collision".
L'intrigue se déroule à Ajami, un quartier de Jaffa, en Israël, où habitent plusieurs communautés (juifs, musulmans & chrétiens). Un meurtre, une vengeance et c'est tout le quartier qui s'embrase, plusieurs protagonistes dont leurs destins se croisent apportent une importance plus ou moins flagrante au récit. Tel un film choral, ils ont tous quelque chose en commun, que l'on découvre petit à petit. Un drame saisissant, violent, hyper réaliste et parfaitement interprété. Remarqué à travers le monde dans divers festivals, dont Cannes, où il a obtenu une mention spéciale de la Caméra d’Or, 5 Ophirs (équivalent des Oscars) en Israël, Prix du Meilleur Film à Jérusalem et bien d'autres encore (dont une nomination pour l'Oscar du Meilleur Film Etranger !).
Ajami est un quartier de Tel-Aviv. Un quartier où juifs, musulmans et chretiens cohabitent non sans mal. Nous sommes là devant un film profondément social, ou les jeunes sont clandestins, les clandestins sont démunis, les démunis cherchent une issue, les issues amènent leur lot de drames.
Ajami est un film sur le destin. Par un mode narratif complexe, presque confus mais qui garde le spectateur alerte, différentes intrigues sans lien apparent vont finir par se percuter. Les clans s'allient parfois: un arabe amoureux d'une juive. Les clans s'affrontent souvent: un arabe assassine un juif. Tous sont pris dans la tourmente d'un contexte explosif ou le moindre incident dégénère.
Ajami est un film sur la vengeance, celle qui enflamme la region depuis plus d'un demi-siècle. Un policier israelien perd son frère, en perd tout controle de lui-meme ... et le bourreau des uns devient la victime des autres.
Servi par de jeunes acteurs touchants, Ajami est une bombe.
Petit film sans grande originalité, et qui est pourtant encensé par la critique bien-pensante (à gauche donc), vendu comme film choral bien (voire audacieusement) construit, et surtout en forme de dialogue fructueux entre communautés (il y a des Musulmans, quelques Juifs et même un Chrétien, le méchant cependant). Si l'exposition a un certain rythme et quelques attraits (la saisissante scène de justice de paix bédouine), l'histoire (les histoires) s'embrouillent vite, la structure éclatée n’est qu’un pesant procédé narratif, et Dieu que le jeu des interprètes est forcé, et que de cris et de larmoiements !
Une bonne presse et de bons échos m’ont poussé à aller découvrir ce film réalisé par deux hommes de confessions religieuses différentes, l’un juif l’autre musulman. Ajami est le nom d’un quartier de Jaffa, à côté de Tel-Aviv. Divisé en plusieurs chapitres, le film nous raconte les histoires de Nasri et Omar, deux frères vivant dans la terreur depuis que leur oncle a tiré sur le membre d’un autre clan, Malek un jeune réfugié dont la mère est en train de mourir et Dando, un policier juif à la recherche de son frère disparu. A la manière d’un film choral, celui-ci va amener leurs destins à se croiser. Habilement construit et intéressant, ce film ne m’a paradoxalement pas réellement marqué. Sa construction fait souvent appel aux flash-backs rendant par moment la narration un peu confuse. Les personnages sont plutôt attachants à l’image des plus jeunes comme Malek et Nasri, d’autres sont puant comme le père de la jeune fiancé d’Omar qui refuse que sa fille sorte avec un garçon d’une confession religieuse différente de la sienne. J’ai par contre trouvé que l’histoire du flic n’était pas suffisamment exploitée. Sans jamais tomber dans le didactisme, le film nous invite à réfléchir sur les conditions de vie de cette société israélo-palestinienne. Un peu long par moment, il prend toute son ampleur dans un dénouement terrible qui met en scène les principaux protagonistes. Malgré toutes ses qualités et l’intelligence de son scénario, Ajami fait partie de ces films qu’on a envie d’aimer, mais qui ne réussissent pas vraiment à émouvoir ou à marquer. Tant pis.
A situation complexe, film complexe...En tout cas, excellente plongée dans un quartier de jaffa, condensée de vie, d'espoirs et de désespoirs ou tout le monde cherche un peu sa place au soleil...a voir et à méditer, loin des clichés et des bla-bla pseudo-socio-géopolitiques convenues.
"Ajami" fait parfois penser à l'excellente trilogie "Pusher". Il n'en a toutefois pas l'intensité, sans doute en raison du jeu bien approximatif des acteurs (non professionnels) et de la réalisation assez plate. Ambitieux mais peu convaincant.
Tout est parti d'un malentendu... Malheureusement, cela va provoquer des conséquences qui vont bouleverser à jamais la vie de plusieurs personnes... Ce long-métrage israélien a le mérite de se baser sur un scénario original et ambitieux. L'incompréhension et la défiance entre les différents protagonistes issus des trois communautés sont extrêmement prévisibles. Cependant, il faut avouer que le spectateur est accroché du début à la fin par cette intrigue réaliste, bien qu'elle fasse l'apologie d'une violence omniprésente qui fait froid dans le dos. Mais, malgré tout, il y a un sentiment de frustration qui rejaillit. En effet, le côté parcellaire de l'histoire est assez déroutant et fait perdre de la qualité à ce film. On sent cette volonté de la part des réalisateurs de maintenir un suspens haletant mais, du coup, aucune grosse émotion n'est suscitée. Bon, il faut tout de même vanter les multiples rebondissements qui sont intéressants et pleins d'intensité. Soulignons surtout le merveilleux jeu des acteurs qui est véritablement épatant. Au final, quoi qu'on en dise, "Ajami" se dégage comme une production honorable.
Un film écrit et réalisé à deux mains par un arabe israélien et un juif israélien. L'histoire de destins croisés dans le quartier d'Ajami à Jaffa où cohabitent juifs, arabes et chrétiens. C'est la première fois que je vois au ciné cette description de la société israélienne. On suit la destinée d'Omar et de son petit frère pris malgré eux dans une guerre de gang. Le film aborde des sujets quotidiens en Israël mais qu'on ne connait pas toujours : les rapports entre les arabes israéliens et les autres, entre arabes musulmans et arabes chrétiens, entre les policiers israéliens et la population arabe, la cohabitation pas toujours évidente entre les communautés, les travailleurs clandestins, les soldats israéliens qui disparaissent... Une société où tout le monde est à cran et où le moindre incident se transforme en tragédie. Un film intelligent, bouleversant et sans concessions.
Un scénario bien structuré, des acteurs ultra crédibles, un réalisme étonnant.. un équilibre certain ! C'est une vraie tranche de vie, il y a des rancoeurs, des amitiés profondes, des complicités et des amours impossibles.. On se projette complètement dans la réalité et l'environnement de Jaffa. Pas caricatural pour un sou il retranscrit bien la pesanteur des traditions culturelles, la réalité de communautés qui essayent de vivre ensemble, de se supporter mais n'oublient jamais où est leur place.. Un très bon film.
Un film prétentieux. Les cinéastes cherchent à nous présenter un caléidoscope des situations de conflits entre les communautés réligieuses israélo-palestiniennes. Mais au final, le montage brouillon et lourdeau fini par déservir cet intention initiale. Le film aurait d'avantage sa place sous forme de mini-série diffusée pour un 'thema" sur arte, car il n'ya là pas de cinéma, c'est plat au niveau de la réalisation, jamais on ne s'attache au personnages. J'avoue avoir été surpris après tout les louanges voués au film.