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Un visiteur
2,0
Publiée le 11 avril 2010
Un exposé alambiqué des relations complexes entre jufs et arabes israéliens, arabes chrétiens et arabes musulmans de Jaffa. Tout le monde se méfie, les rancunes mafieuses les fait s'entretuer. Le découpage de ce film nous surprend et il faut faire beaucoup d'efforts pour ne pas décrocher. Je n'adhère pas à cette technique filmographique de commencer la projection par la dernière image du film et de monter le film en 5 chapitres anachronologiques. Le sujet était déjà délicat alors en compliquer encore l'exposé en fait un film pour "initiés".
Dans le même concept, mais en moins poussé, qu’un 21 Grammes, Ajami fait pâtir sa réalisation d’un bouleversement scénaristique. Les scènes sont dans un désordre intelligent et attrayant. Mais le grand point fort du film, qui aurait pu être un son plus grand défaut, réside dans une mise en scène réfléchie et juste. Pour faire passer un réel message, Ajami dépasse la fiction et rend le tout comme une réalité certaine. Le naturel des acteurs et l’absence de musique extérieur à l’intrigue renforce cette idée de réalisme. Le film commence percutant pour finir percutant tout en passant par une angoisse insoutenable. Poignant tout en justesse.
Ce film semble plaire beaucoup aux critiques (cf. Le Monde) et moins au public déstabilisé à juste titre par les complications inutiles du montage et du récit qui rendent cette histoire plutôt simple quand on y réfléchit, confuse à tel point qu'on arrive à s'en désinteresser complètement. Par dessus le marché même si les sous-titres précisent plus ou moins les situations, il est difficile pour un non locuteur d'arabe et d'hébreu de différencier ces langues, et encore moins quand il s'agit de palestiniens musulmans et chrétiens!
Construit en plusieurs chapitres, ce film illustre un même moment tragique vu sous différents point de vues.
C'est une série de juxtaposition de destins des personnages, mise en scène non sous une logique chronologique, mais une logique narrative extremement bien maitrisé ! A voir
il y'a bien longtemps que je n'avais pas reçu une telle claque,plus qu'un film,une revelation,on se dis qu'on est vraiment bien en france,il y'a tellement a dire, sur se film,on pourrais y passé la nuit,le sujet est traité a merveille,les acteur sont plus qu'époustouflant,vraiment,je conseille a ceux qu'il veulent sortir des film habituel d'allé voir cette tuerie.
Ajami a représenté Israël pour l'Oscar du meilleur film étranger 2010. Vu la qualité moyenne du cinéma local, c'est forcément déjà le signe que cette oeuvre co-écrite et co-dirigée par Scandar Copti (35 ans) et Yaron Shani (37 ans) n'est pas banale. Sachant que l'un est est juif et l'autre arabe, c'est aussi l'assurance d'un regard neuf sur la situation au Moyen-Orient. Mais si Ajami est un film politique, il est aussi social (l'extrême dénuement de ce quartier emblématique de Jaffa) et romanesque (avec ses fratries divisées et ses idylles interreligieuses). La violence n'est pas juive ou arabe, elle est partout, à chaque coin de rue et les réalisateurs ont choisi la forme du thriller pour témoigner d'un quotidien délétère. Impossible alors de ne pas penser au Scorsese de Mean Streets, pour la tension permanente et la sensation que tout peut arriver, notamment le pire, à chaque instant. Impeccable sur le fond et la forme, le film est aussi innovant dans sa construction, avec ses 5 chapitres qui bousculent la chronologie et les points de vue. Il est aisé de se perdre dans les dédales d'une narration trop sophistiquée qui éclaire certains faits (racontés parfois sous deux angles différents, à une demi-heure de distance) et en délaisse d'autres. Pour cette raison, le film peut laisser à distance, au moins à la première vision. Une incitation pour retourner le voir et comprendre enfin toutes les complexités d'un scénario largement plus dense que la moyenne.
Cette excellente image d'une société où la méfiance d'autrui est omniprésente est construite comme les mésaventures chapitrées des différents habitants de ce concentré du Moyen-Orient dont le rebondissement principal et surtout le lien entre chacun de ses personnages apparaissent dans l'ultime chapitre. Si ce système narratif anachronique a de quoi rendre ce suspense passionnant, il a également fait perdre le fil à une partie du public. Ce qui est également impressionnant, c'est de savoir que ce film est entièrement porté par des acteurs non professionnels qui font un très bon boulot.
Représantant Israel aux oscars 2010 pour sa nomination dans la catégorie "meilleurs film étranger", Ajami, thriller de Scandar Copti et Yaron Shani nous propose 1h58 de suspense agrémenté d'une peinture sociale de la situation de Jaffa ou plus globalement du Moyen-Orient. Premièrement, on ne peut que consater la qualité du scénario, valorisant le genre, grace a un découpage "Tarantinesque" en cinq chapitres, qui fait évidamment pensé a l'exellent "Pulp Fiction".Ici ce découpage permet de tenir en haleine le spectateur dans une multitude d'intrigues liés les une aux autres.Par ailleurs soulignons la prestation d'ensemble d'acteurs amateurs mais exellent, en particulier Youssef Sahwani interpretant avec charisme "Abu Elias" sorte de patriarche local. Ce choix de comédien préalablement novice, ajouté a une maniere de filmé fesant penser aux documentaire, renforce cette sensation d'immersion dans Jaffa. D'ailleurs, on peut y voir une description social qui semble juste avec une société empêtrer entre modernité et poid des traditions.Ce long métrage à égalment le mérite de montrer la complexité de la situation dans une ville concentrant Chrétiens, juifs, musulmans, riche et pauvre en confrantant les différents points de vue, sans jamais prendre partie. Le tout bénéficie de la présence quelques magnifiques chansons traditionelles, malheureusement beaucoup trop rare. Toutefois on peut quant meme reprocher une certaine confusion qui par moment nous envahit. En effet mieux vaut etre concentré pour pouvoir profiter du film car le découpage meme si il reste une bonne iddée, n'est pas assez maitrisé et offre quelques longues minutes d'interrogations, jusqu'a ce qu'une nouvelles informations nous parviennent (souvent un peu tard), Ajami souffre alors de longueurs qui lasseront certainement les plus impatient. Mais, globalment on à donc une oeuvre qu'il serait dommage de louper car non avare en qualités et prometteur quant à l'évolution de la carrière future de deux réalisateurs
Un film oppressant où la racisme ordinaire n'est plus visible tant il est diffus, ambiant, permanent ! Difficile au début d'accrocher à cette suite de portraits qui ne fait sens que bien plus tard avec une conviction et une force qui glacent le sang. Chronique de la violence ordinaire !
Heureusement que ce n'est que du cinéma !... Mais ce qui est plus inquiétant, c'est que des milliers de personnes à travers le monde vivent ces choses au quotidien. Un film qui dénonce la crise sociale au Moyen-Orient et par la même occasion, nous fait prendre conscience des risques, qu'encourent la plupart des pays occidentaux, pour la survie de la race humaine.
Bof bof...Une histoire à rebondissements n'est pas forcément un thriller ni un film policier. Le décor est bluffant. La violence des échanges, la mixité des populations de ce quartier de Jaffa, la difficulté de vivre entre les lois de la jungle, les lois du clan, les lois de la religion nous font visiter un pays rarement vu au cinéma sous cet aspect et c'est, à mon avis, ce qui est le meilleur de ce film et qui a ébbloui les critiques. Pour en revenir au film, le scénario passablement embrouillé avec trois histoires simultanées, le montage à la pulp fiction (en moins maîtrisé!) où l'on montre d'abord le point de vue du protagoniste et ensuite la vérité "vraie", les acteurs non professionnels font que peu à peu on perd le fil de cette histoire ou de l'intérêt pour le suspense. A la dernière bobine, on comprend enfin tout, mais on avait déjà décroché.
Fort, haletant, violent et tendre...J'ai été bluffée par ce thriller si humain, qui décrit si bien les spirales où peut nous jeter la société...surtout dans le contexte d'Israël et de la Palestine... Un seul conseil, c'est filmé en épisodes, donc le suspense est là jusqu'au bout, et les personnages sont très attachants... Ok, ce n'est pas très optimiste pour l'avenir, c'est même assez noir, mais un grand bravo, pour moi, un grand film ^^