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    Ajami
    Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "Ajami" et de son tournage !

    Des scènes plus vraies que nature

    A certains moments du tournage, les acteurs atteignaient un tel niveau de spontanéité que le film relevait plus du documentaire que du tournage fictif. Par exemple, lors d'une arrestation dans le film où des policiers veulent arrêter un jeune en pleine rue, l'équipe du film a dû les séparer parce qu'ils auraient pu réellement se blesser. Dans une autre scène, des policiers sont en voiture. Les acteurs, qui sont en fait de réels policiers, étaient avec le caméraman dans la voiture lorsqu'ils ont été interpellés par un homme dans la rue qui voulait leur vendre des chaussures. Les interprètes ont eu la même réaction que s'ils avaient été hors-tournage et le caméraman a continué à filmer. Au montage, les réalisateurs ont décidé de conserver la scène.

    Un projet de longue haleine

    Le projet du film vient à l’origine de Yaron Shani pendant ses études de cinéma à l’Université de Tel-Aviv. Il voulait montrer différentes histoires l’une après l’autre, mais son idée n’avait alors rien à voir avec le quartier d’Ajami. Ce n’est qu'en 2002, lors de sa rencontre avec Scandar Copti, que le script prit forme. Yaron présidait le festival étudiant international de Tel-Aviv et Scandar y présentait un court-métrage. Il lui a proposé de travailler avec lui sur son projet et Ajami est né. Il a pourtant fallu 7 ans pour que le film soit entièrement réalisé, le temps de mettre en place le scénario et de préparer les acteurs.

    La collaboration Scandar Copti / Yaron Shani

    Aucun des deux réalisateurs n’aurait envisagé de faire ce film seul. « L’engagement dans ce travail ensemble était intuitif et s’avéra très fructueux, même si ce projet impliquait une conjonction compliquée d’identités et de perspectives. (…) Le gros du travail consistait à être ensemble, proposer des choses, en discuter, et découvrir les perspectives et le point de vue de l’autre,» expliquent-ils.

    Des "non-acteurs" sans script

    Les personnages du film ne sont pas incarnés par des acteurs professionnels. Le casting s’est fait dans la recherche de gens dont le parcours et la vie étaient proches du personnage qu’ils devaient incarner. Au début du projet, 300 personnes ont commencé une préparation pour le film. Au fur et à mesure, seuls certains se sont lancés dans l'aventure et les réalisateurs avaient leurs acteurs. Pendant sept mois, Scandar Copti et Yaron Shani ont travaillé avec les acteurs pour réussir à capter des émotions réelles au moment du tournage. Il ne s’agissait pas de répétitions mais plutôt de préparation psychologique par le biais de mises en situations diverses. Les acteurs n’ont eu accès au script à aucun moment du tournage. Ils étaient directement confrontés aux situations sans savoir ce qui allait se passer. De cette façon, leurs réactions et émotions étaient très proches de la réalité.

    Un tournage chronologique

    L'une des particularités de ce film vient de la manière dont il a été tourné. En effet, tout a été filmé chronologiquement et il n’y avait qu’une seule prise pour chaque scène pour garder à l’écran un maximum de sincérité dans l’émotion. Si jamais une scène ne convenait vraiment pas, il était possible de faire une seconde prise. Les réalisateurs demandaient, dans la confidence, à un acteur de changer l'une de ses actions pour que la réaction des autres acteurs soit sincère. Par ailleurs, l’ensemble du film n’a été tourné qu’avec deux caméras. Chacune avait 40 heures de rush à la fin du tournage. Le montage, que les réalisateurs comparent à un montage de documentaire, a demandé un an de travail: "Certaines prises duraient plus de 30 minutes et nous offraient des options très variées. Le montage a duré un an. C’était comme explorer le potentiel dramatique du film depuis le début", commentent Scandar Copti et Yaron Shani.

    Le choix du lieu

    Ajami est un quartier de la ville de Jaffa en Israël. « Il n’y a, à notre connaissance, aucun autre lieu qui exprime mieux la tragique collision de différents "mondes" que les rues d’Ajami. Ajami est un melting-pot de cultures, de nationalités et de perspectives humaines opposées.», commentent les réalisateurs. Par ailleurs, Ajami est le quartier où Scandar Copti a grandi.

    Les honneurs

    Outre une distinction spéciale à la compétition de la caméra d’Or du festival de Cannes, le film a remporté de nombreuses récompenses. L’Académie du film Israélien lui a décerné 5 Ophirs (équivalent des oscars en Israël) dont le prix du meilleur film, du meilleur réalisateur et du meilleur scénario et il a remporté le prix du meilleur film au festival international du film de Jérusalem. Il fut choisi comme meilleur premier film au festival du film de Londres et comme meilleur film au festival de Montpellier. Il était également dans la sélection officielle du festival international de film de Toronto.

    Cannes 2009

    Ajami a été présenté en Sélection officielle de la 41ème édition de la Quinzaine des Réalisateurs.
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