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Des gens comme les autres
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Bertie Quincampoix
142 abonnés
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3,0
Publiée le 14 novembre 2018
Première réalisation de Robert Redford, Des gens comme les autres prend la forme d’une dissection d’une famille américaine bourgeoise bien sous tous rapports, mais qui essaie surtout de sauver les apparences après deux drames l’ayant touchée de plein fouet. Si le film n’évite pas certaines maladresses, il contient aussi de nombreuses séquences bouleversantes, portées notamment par le jeune acteur Timothy Hutton, absolument remarquable. Le récit perd quelque peu en force et en complexité spoiler: lorsqu’il finit par faire porter toute la culpabilité sur les épaules de la mère de famille . Dommage.
Voilà le type de films multi oscarisé (meilleur film / scénario / réalisateur / 2nd rôle masculin) passé sous les radars pour le public français. Aussi étrange que ce premier film, académique sans nul doute, est un coup de maitre de Redford pour son premier derrière la caméra. Même injustice que pour l’excellent « Du silence et des ombres » de Mulligan. Et dire que les concurrents de ce film étaient ni plus ni moins que « Raging bull », « Elephant man », « Tess », … Chronique familiale de gens ordinaires (référence au titre original) de la WASP society bourgeoise, les non-dits entre les 3 membres d’une même famille devant surmonter le deuil de l’un des leurs sont au cœur du processus narratif. C’est un véritable film malaise dans lequel chacun à sa douleur, ses secrets ; et Redford et ses comédiens parviennent à tout nous faire ressentir avec une grande finesse et sensibilité. Aucun pathos ou mélo, mais nous sommes tout de même bouleversés tant la pudeur et la retenue est au centre de cette famille. Jusqu’au moment où grâce à la psychothérapie, car ce film est aussi un éloge à la psychothérapie, les langues se délient, le vernis craque, la famille se déchire et les mots/maux sont posés pour un nouveau départ familial nécessaire. Ces séances de psy sont parmi les bons moments du film ; et pour cela l’approche élégiaque de la discipline passe bien. Par contre, les flashs backs font surranées et pas très crédibles. Très bon film à voir de préférence en VO, le doublage en français n’est pas une réussite. tout-un-cinema.blogspot.com
Ce mélo cousu de fil blanc, avec psy caricatural incorporé et obligé, met en scène la famille moyenne américaine aux prises avec le deuil d'un enfant. Larmoyant et lassant malgré l'absence de musique et le jeu juste et sobre de Donald Sutherland. Ce premier film de Robert Redford m'avait intéressé à sa sortie mais il ne tient pas bien la corrosion acide du temps. On est loin de ce qu'auraient fait Sirk ou Minnelli avec le même thème. Mary Tyler Moore (la maman narcissique) et Thimothy Hutton (le fils troublé dont le grand frère est mort) en sont partiellement coupables car ils n'assurent pas les rôles difficiles dont Redford les a chargé. Des Gens comme les autres (Redford, 1980)
INTERIEURS. La grande dépression. Les maladresses d'un premier film même quand on s'appelle Robert Redford. Des gens bien, des gens ordinaires. Un plaidoyer pour la psychothérapie comme les aiment les américains. Chacun son psy, chacun ses douleurs, bas les masques, un affrontement qui a mal vieilli.
Superbe mélo, assez bouleversant et juste. Alors certes, le film pâtit d'une triste réputation auprès des geeks et d'une frange des cinéphiles. Car oui, ce 1er film de R. Redford, calibré pour les Oscars, est celui qui a battu "L'Empire contre-attaque" et "Raging Bull" notamment cette année-là. En fait, de tous les nominés de 1980, il est probablement celui qui a le moins bien traversé le temps et les mémoires. Et pourtant, c'est un très beau film à mon sens. Pourtant, je ne raffole pas du style Redford, si tant est qu'il y en est un. Classique, posé, presque impersonnel, c'est un cinéma "à la papa", sans éclats et sans fioritures. Il obtient pourtant des performances saisissantes de ses acteurs, orchestrent son drame avec un sens du rythme peu commun (les 2 heures sont passées très vite), et il sait illustrer un bon scénario. Couleurs automnales ternes, thème lourd, personnages très humains, et si l'on peut regretter le fait que l'histoire se déroule dans un milieu très bourgeois, il sert surtout à mettre en exergue certains travers de la société US. Le personnage de Beth reste le plus complexe, en apparence froid, mais on arrive aussi, parfois, à en saisir toutes les nuances. Le film reste intéressant dans son propos, les dialogues sont brillants (il faut quand même se dire qu'ils doivent être explicites tout en reflétant les non-dits entre les différents personnages), les acteurs sont très bons, c'est poignant et fort, bref, c'est effectivement un produit calibré, mais il est aussi digne, intègre et sincère. Et du coup, ça le rend respectable. D'autres critiques sur thisismymovies.over-blog.com
Ce film de Robert Redford sur la douleur incomprise d'un adolescent suite à la mort accidentelle de son frère dont il se sent responsable, raconte comemnt alors que le jeune homme va se sortir de son enfer grâce à un psy,à la verbalisation de ses maux et à une jeune fille, alors que le couple de ses parents, mère froide et père protecteur va éclater, se révèle à la longue plutôt ennuyeux
Voilà un film d'une intelligence rare, joué en plus d'une manière époustouflante, notamment par l'ado au centre de l'histoire. J'ai été en particulier subjugué par l'étude psychologique des membres de cette famille, chaque âme étant sondée au plus profond : un ado culpabilisant qui remonte la pente, après une tentative de suicide, grâce à un psy et une copine de chorale, une mère égocentrique qui avait son fils préféré, et qui est surtout sensible au paraitre (aux yeux des autres), enfin un père , au coeur sur la main, qui cherche à comprendre et aider son fils dans cette épreuve. Bref, un film qui fait sacrément réfléchir sur la famille. Une réussite.
Redford dans sa première réalisation obtient un oscar pour ce drame familial. Excellente interprétation de Sutherland en tête. Je recommande ce film qui passe actuellement sur Paramount Channel.
Pour son premier film, Redford signe un mélodrame sur la perte et la culpabilité. Une œuvre délicate, dotée d une bonne interprétation, mais pas assez rythmée, si bien qu'il y a bcp trop de longueurs. Oscar du meilleur film et du meilleur réal.
Ce film se base uniquement sur les relations qu'un jeune homme a avec sa famille, ses amis, son psy et tout ceci est d'un ennui... La réalisation est extrêmement plate, aucune originalité. Le scénario est horrible, d'une lenteur incroyable, des personnages pas du tout attachants et des dialogues terriblement creux. La lumière est très mal utilisée: chaque plan est froid, terne et sans vie. Le montage est dépourvu de toute beauté et de toute intelligence. Je parlerais bien de la musique mais vu qu'il y en a pratiquement pas... Des gens comme les autres est un titre bien choisi, puisque c'est une histoire totalement banale: toutes les familles ont leurs problèmes, leurs histoires mais quand on la raconte avec aussi peu d’intérêt que ça, c'est un flop assuré...
Encouragé par Sydney Pollack, avec qui il a déjà tourné 5 films, Robert Redford se lance dans la réalisation en 1980 avec Ordinary people, adaptation du roman de Judith Guest où l'on suit une famille qui doit faire face à la mort du fils ainé.
Redford rentre très vite dans le vif du sujet et nous immerge dans la vie de cette famille plutôt aisée où chaque membre, que ce soit le père conseiller fiscal, la mère ou le second fils Conrad, devra faire face à la mort brutale et accidentelle du fils ainé. C'est surtout sur Conrad qu'il braque sa caméra, lui qui a assisté impuissant à cette mort et qui va peu à peu se renfermer sur lui-même et s'éloigner de ses proches. Redford s'attarde surtout sur son rapport avec la vie et les relations qu'il va entretenir avec son entourage et notamment sa mère.
En s'intéressant à cet élément horrible qui va chambouler la vie de cette famille, Redford jette un regard juste sur l'humain, sa vision et sa façon de réagir à ce genre d'évènement. Bénéficiant d'une excellente qualité d'écriture, tant dans les dialogues que dans les personnages, il étudie la culpabilité, les rapports enfants-parents, la réaction à la mort ou encore l'enfermement sur soi-même. Malgré le ton classique, il se fait assez sobre et arrive à faire ressortir la complexité et même l'émotion des personnages et enjeux.
Néanmoins, il commet quelques maladresses, certes non préjudiciables pour apprécier cette première oeuvre. Il y a encore cette impression qu'il se cherche, ne sait pas tout à fait quel ton adopter et reste légèrement trop sage, empêchant le film d'être réellement bouleversant. Sa gestion des flash-back laisse aussi un peu à désirer, c'est dommage car à côté de cela, il arrive bien à cerner les personnages et en faire ressortir les émotions et la complexité. Par contre, si le talent d'acteurs de Redford n'est plus à démontrer depuis bien longtemps (This Property Is Condemned, Three Days of the Condor, All the President's Men etc), il montre qu'il est aussi capable de très bien diriger des acteurs, Timothy Hutton , Mary Tyler Moore ou Donald Sutherland peuvent en témoigner.
Si, pour sa première oeuvre, Robert Redford commet quelques maladresses, ce n'est pas vraiment préjudiciable tant il fait preuve de justesse et ntelligence dans le traitement de ses thématiques, permettant de faire ressortir l'émotion des enjeux et personnages. Ce sera pour lui un succès critique et public, couronné par divers oscars dont celui de meilleurs films (malgré la présence de Raging Bull et Elephant Man face à lui).
À comparer avec "la chambre du fils" si on veut le mettre en relation avec un film d'aujourd'hui. Un drame familial du passé qui se révèle devant nous par l'intermédiaire du souvenir et de l'impossible réparation. Le film est assez tendu autour du jeune toujours en quête d'apaisement mais pourtant en mal-être évident. Vraiment très beau et portrait sensible d'une famille en deuil avec une fin assez bouleversante.
En guise de première réalisation, Robert Redford signe une chronique familiale pleine de sincérité et de justesse sur les conséquences néfastes qu’a la mort accidentelle sur les liens entre le fils cadet et ses parents. Comme le titre l’indique, cette famille Jarrett est un foyer stéréotype de la classe moyenne américaine. Mais derrière cette apparence policée, les non-dits et les vieilles rancœurs vont ressurgir pour mener cette famille soudée, pilier de l’idéologie puritaine américaine, au bord de l’implosion. L’évolution des relations entre ce fils, incarné par Timothy Hutton, qui vient de faire une tentative de suicide, son père surprotecteur brillamment interprété par Donald Sutherland et sa mère beaucoup plus distante, est le véritable point fort de ce Ordinary people dont le scénario réussit à ne jamais s’enliser dans une routine émotionnelle ni une tonalité mélodramatique poussive et à nous offrir des passages si bouleversants à mi-parcours que sa conclusion semble quelque peu brutale. Le gros défaut du film en revanche tient à sa mise en scène qui multiplie grossièrement les flashbacks sans forcément qu’ils soient justifiés. Même s’il ne vaut les concurrents qu’il a battu lors des Oscars 1980 (Raging Bull et Elephant man), cette histoire de famille réussit à nous émouvoir avoir un récit qui pourrait très bien être celle de n’importe lequel de ses spectateurs.
Superbe. Une analyse pointue des sentiments humains. Le jeu des acteurs est à couper le souffle par leur puissance. Je n'ai pas pu retenir des larmes et pourtant ce n'est pas dans mes habitudes. Je reste toujours assez détachée des films que je vois.