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Quatre ans après avoir réalisé le sulfureux "Caligula", Tinto Brass reste dans le registre de l'érotisme mais contrairement à son précédent film, le spectateur n'est soumis à aucune image violente ou choquante, au contraire le réalisateur qui a écrit lui-même le scénario de ce long-métrage veut passionner le spectateur sur une simple histoire d'érotisme qui sépare un homme et sa femme en intégrant des éléments qui poussent le spectateur à pouffer de rire dans chaque situation soit en insérant des dialogues d'une crudité sans nulle autre pareille soit en mettant en scène des personnages qui effectuent des actes qui vont à l'encontre de la moralité. Tinto Brass est un provocateur puisqu'il installe cette histoire en 1940 donc en pleine période pendant laquelle le pays est dominé par le fascisme de Mussolini. L'histoire se passe dans l'un des sites les plus convoités au monde, Venise. Le scénario pour un film purement érotique est extrêmement riche, le réalisateur désirant attirer le regard du spectateur du début à la fin sans l'ennuyer et il y parvient et sans image répugnante, c'est ce que l'on pourait appeler l'hymne à la joie et au plaisir culinaire et sexuel. Le réalisateur sait très bien que la musique compte énormément dans un film et il a donc engagé le plus grand compositeur Italien Ennio Morricone. Ce qui est plus surprenant, c'est le choix de l'actrice, elle qui a enchaîné les longs-métrages dont "Police Python 357" et "1900" sans jamais vraiment dévoiler son corps par pudeur décide de briser le tabou en laissant le réalisateur filmer ses formes généreuses et la montrer nue en train de faire l'amour avec un homme beaucoup plus jeune qu'elle. Tout ce que l'on peut dire, c'est que le réalisateur sait faire rire le spectateur sans le dégoûter, chose qui lui avait été reproché auparavant. Ici, le sexe est bonheur et nature et c'est cette conception de cette liberté sexuelle qui rend le film si touchant. Stefania Sandrelli est sublime dans ce film si intimiste!
Ajoutée le 11 juin 2010 à 10h43 Signaler un abus
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