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zinjero
28 abonnés
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0,5
Publiée le 30 décembre 2011
Il y a 500 films noirs supérieurs à celui-ci. Ici presque rien ne va. Trio d'acteurs principaux fade. Scénario simpliste avec bon nombre de situations improbables. Pas un brin d'humour. Le pompon est à mettre au crédit du titre français "Pour toi, j'ai tué". Si au moins le héros s'était appelé Omar...
Le film présente une scène d'attaque de fourgon blindé assez étonnante, et un vrai moment de suspens, lorsque le personnage joué par Burt Lancaster, cloué sur son lit d'hopital, s'attend à la visite d'un tueur. Je me suis néanmoins dit au visionnage que le film noir était un genre terriblement codifié, avec des personnages (femme fatale, homme sentimental manipulé, ami flic, chef gangster...), des situations, très récurrents, et une sentimentalité bien hollywoodienne. Signe qu'il doit manquer des éléments d'originalité qui feraient un chef d'oeuvre (pour "Les tueurs" ça doit être, entre autres, la mise en scène quasi expressionniste de Siodmak). A voir tout de même.
Après les tueurs, Robert Siodmak retrouve 10 ans plus tards Burt Lancaster pour un film noir parmis les meilleurs, Criss cross est un polar au scénario interressant et on a pas le temps de s'ennuyer de plus que le film ne dure qu'une heure et vingts minutes.
Les années 40 sont les années de la consécration pour Siodmak, qui réalisa aussi "les Tueurs" et "Double énigme"... "Pour toi, j'ai tué" épouse à la perfection les codes du film noir dont il emprunte "l'inéluctable crépuscule" au chef-d'eouvres du genre, dont l'incontournable "Griffe du passé", tourné deux ans plus tôt. "Pour toi, j'ai tué" s'inscrit dans la même veine, course effrénée vers la mort pour vivre intensément l'amour. Siodmak réussit lui aussi à mêler les deux, exercice de style que beaucoup ont essayé sans jamais y parvenir. Pour réussir ce tour de force, Siodmak ne laisse rien au hasard, ni la photographie (sublime), ni l'interprétation magnifiée par Yvonne de Carlo et le géant Burt Lancaster. Une pleine réussite.
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4,5
Publiée le 18 mars 2022
L'une des pièces maîtresses du film noir! Un film d'amour fou avec le fataliste (Burt Lancaster), la femme fatale (Yvonne De Carlo) et le gangster (Dan Duryea). Rien ne manque à l'appel! Comme dans "The Killers" (1946), Robert Siodmak donne aux forbans de cette èpoque bènie des dieux leur visage si particulier! Les tourments de Lancaster sont explorès de fond en comble, l'atmosphère est pesante à souhait, les ombres sont menaçantes, la femme fatale n'a jamais ètè aussi ensorcelante qu'ici et les vues aèriennes sont parfaitement maîtrisèes! De plus la sèquence de l'attaque d'un fourgon blindè sous les bombes de gaz lacrymo constitue encore aujourd'hui un morceau d'anthologie! spoiler: Tout comme la fin (très romantique) des deux amants maudits qui se retrouvent dans les bras! il en rèsulte un grand classique du film noir, sans doute le sommet de la carrière amèricaine du cinèaste gènial de "The Crimson Pirate" (1952)...
Une réussite majeure dans le genre du film noir grâce notamment à l'ambiance réaliste que Robert Siodmak a réussit à instaurer en filmant un Los Angeles ensoleillé avec des cadrages et des éclairages élégants. On peut juste reprocher au film que certains personnages ne soient pas suffisamment développés mais l'interprétation est remarquable en particulier pour Burt Lancaster et surtout Yvonne De Carlo sublime en femme vénale. Certainement un des meilleurs représentants du film noir américain des années 40.
Voilà un bel exemple de film noir des années 40 mais sinon, il n'y a pas grand-chose d'original au niveau de l'intrigue qui reste convenue dotée en plus d'une fin qui fait un peu bâclée. Sinon, rien à dire sur la mise en scène et les acteurs, Burt Lancaster étant excellent.
Un vrai polar réussi difficilement concevable de nos jours ( C.f censure ) & à voir en entier, notamment pour le passage ou Ramirez cite Shakespare à propos de ces gens " préférant toujours ce long cortège de regrets & de protocoles éternels du moment que rien ne change "...
Un film noir de qualité. L'ensemble est profondément désespérant et pessimiste, comme savait i bien le faire Burt Lancaster. L'ensemble très classique n'en est pas moins brillant, avec une atmosphère remarquable et un Burt Lancaster magnifique. Fort.
Le décès soudain de Mark Hellinger, producteur-journaliste des Tueurs et de La cité sans voile n'ont pas empêché la Universal de produire cet autre classique du film noir, Pour toi, j'ai tué (le titre français stupide n'a plus grand chose à voir avec le titre américain, Criss cross qui signifie "embouteillage"), réalisé en 1949 par R. Siodmack. Le scénario importe moins que l'ambiance réaliste commune à toutes les productions d'Hellinger. A signaler l'intéressant remake (A fleur de peau) réalisé en 1994 par Steven Soderbergh.
Magnifique film noir de Siodmak ! Virtuosité de la caméra, plongée et contre-plongée, évocation quasi documentaire sur le Los Angeles des 40's, la beauté vénéneuse d'Yvonne de Carlo envoûtera Burt Lancaster dans un destin implacable ! De Carlo//Lancaster, me rappelle Turner//Garfield, du Facteur sonne toujours deux fois, de Tay Garnett, mais Yvonne est encore plus fatale que Lana !!