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The American
Anecdotes, potins, actus, voire secrets inavouables autour de "The American" et de son tournage !

Adaptation

The American est adapté du roman A Very Private Gentleman de l'écrivain britannique Martin Booth, publié en 1990. Un livre que le réalisateur avait lu alors et déjà imaginé en film potentiel, séduit notamment par la complexité du personnage.

L'effet papillon

Le récit est situé dans les Abruzzes, une région qui compte notamment de nombreuses espèces de papillons. De même, le personnage principal du livre est un britannique, tueur à gages un brin excentrique, qui a pour couverture la peinture de papillons. Le réalisateur Anton Corbijn explique ainsi qu'en changeant la nationalité de son héros devenu américain, il ne pouvait plus jouer sur la personnalité excentrique de ce dernier, qui aurait été moins crédible. Il a cependant souhaité garder la référence au papillon que l'on retrouve sous la forme d'un tatouage dans le dos de Jack (George Clooney).

La région des Abbruzzes

De façon assez unanime et conformément au roman, la région montagneuse des Abbruzzes au nord de Rome s'est imposée lors des repérages en 2008 comme étant l'endroit idéal pour le tournage. Reculée et majestueuse, elle présentait toutes les qualités pour ravir le réalisateur : "cet espace est complément âpre, c'est le genre de paysage authentique qu'on ne voit que très rarement au cinéma", avait-il confié.

Six avril 2009

Quelques mois après cette décision, et alors que la production bat son plein pour les derniers préparatifs, un violent tremblement de terre frappe la région le 6 Avril 2009, plongeant notamment la ville de L'Aquila dans les ruines. Ce même jour, Anton Corbijn rencontre George Clooney aux Etats-Unis pour finaliser sa participation. Mais ils ne parlent que du drame, évoquant notamment l'apport et la "publicité" que leur tournage pourrait favoriser. Quand il arrive en juillet pour apporter son soutien en compagnie de Bill Murray, Clooney prend rendez-vous et annonce lui-même le début du tournage pour septembre.

Castel del Monte

Tourné en grande partie dans le village Castel del Monte qui abrite 129 habitants, le film a plus que doublé la population locale avec l'arrivée de son équipe de tournage. Cette proximité a entrainé une connivence et des échanges nombreux et chaleureux de l'avis de tous. De façon naturelle, la majorité des habitants apparaissent dans le film, notamment dans la scène de la procession du père Benedetto. Une procession qui a d'ailleurs dû changer de nom, le script l'ayant malheureusement nommé du nom de celle du village voisin, une erreur proche de l'hérésie pour les habitants.

Habiller George...

Être costumière d'un film avec George Clooney peut se révèler moins évident qu'il n'y paraît. Suttirat Anne Larlarb avait pour mission de faire du personnage de Jack un "homme normal, anonyme et qui cherche à se fondre dans le paysage", alors qu'elle habillait un homme qu'elle jugeait "l'un des plus élégants de la planète". Pour parvenir à ce délicat équilibre, elle s'est appuyée sur une entente idéale avec l'acteur et le réalisateur qui partageaient sa vision de la garde-robe adéquate au personnage. Cette dernière s'est donc remplie de "classiques intemporels, passe-partout, excluant toutes références trop chics ou stylisées".

Violante Placido

Pour interpréter le rôle de Clara, la prostituée qui éveille à Jack/Clooney la possibilité d'une vie nouvelle, le choix du réalisateur s'est porté sur Violante Placido, une actrice italienne incarnant une sorte de " figure classique de la beauté à l'italienne". La jeune femme, qui n'est autre que la fille de l'acteur Michele Placido, obtient ici son rôle le plus marquant. En plus de la "tension sexuelle" que son rôle induit, "elle apporte un quelque chose d'old-fashion, propre aux actrices marquantes du cinéma", affirme le réalisateur, convaincu.

Un scénariste pas si inconnu!

Le scénario de The American est signé Rowan Joffe qui n'est autre que le fils du réalisateur Roland Joffé (Mission, La Cité de la joie). On lui doit déjà le scénario du film d'horreur 28 semaines plus tard (2007).

De la musique au cinéma

Le cinéaste néerlandais Anton Corbijn commence sa carrière comme journaliste spécialisé dans la musique, et se fait connaître grâce à ses clichés en noir et blanc de nombreuses stars (David Bowie, Joy Division, U2, Miles Davis, Clint Eastwood...). Sa collaboration avec le groupe Depeche mode marque également durablement son parcours. En 2007, après avoir fait ses premières armes de réalisateur en filmant des concerts, Anton Corbijn réalise Control sur la vie du leader de Joy Division, Ian Curtis, premier long-métrage présenté à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes. The American, son deuxième film, opère une rupture puisqu'il ne présente aucun lien direct avec l'univers musical dont le cinéaste est issu.

Changement d'ambiance

Auréolé d'un succès critique notable à la sortie de son précédent film Control, une plongée en noir et blanc dans la mélancolie tragique des derniers jours du chanteur de Joy Division, le réalisateur Anton Corbijn souhaitait travailler sur un projet le plus différent possible. Le thème d'un homme solitaire qui cherche la rédemption pour ses actes passés, correspond exactement à ce qu'il cherchait, un équilibre adéquat entre romance "à l'américaine" et tension propre au thriller.
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