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    Le Bonheur
    note moyenne
    3,8
    126 notes dont 22 critiques
    18% (4 critiques)
    27% (6 critiques)
    41% (9 critiques)
    9% (2 critiques)
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    5% (1 critique)
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    22 critiques spectateurs

    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,5
    Publiée le 4 mars 2017
    Le film possède cette avantage de faire défiler la vie en accéléré. Les sentiments qui apparaissent et disparaissent. L’amour qui va et qui vient. Le bonheur qui se transforme en malheur selon les personnes: « Je suis heureuse et malheureuse » dit l’amante. Une histoire d’amour filmée avec grâce et douceur avec la banalité de la vie sublimée par la caméra et les moments simples de la vie qui créent ce bonheur qui semble en vérité nous échapper sans cesse mais que l'homme défend coûte que coûte, ce qui rend cette dernière scène dans la forêt si belle alors qu'elle est d'une si profonde tristesse.
    gimliamideselfes
    gimliamideselfes

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    4,5
    Publiée le 4 juillet 2013
    Ah je ne regrette pas d'avoir vu ce film. Je n'ai pas forcément vu spécialement de Varda et si j'ai aimé ses films je n'en ai pas fait une réalisatrice à suivre (enfin plutôt où je devais compléter sa filmographie) mais le bonheur pourrait bien changer la donne. Effectivement, le titre annonce tout : le bonheur et le bonheur c'est beau, c'est simple, ça ne pose pas de questions. Le film possède une identité folle tant sur le choix de la musique incessante, sur les choix des couleurs des décors, des habits, avec une photographie exceptionnelle, mais surtout ce montage. Ah qu'est ce que j'aime ce montage exprimant tantôt le désir, l'amour, le bonheur, le chagrin, la désolation. Tout passe par le montage. Et on a ces deux jeunes filles qui gravitent autour de cet homme simple, qui aime et qui aime très fort. Le bonheur ça s'additionne alors pourquoi se poser des questions ? La fin ne révèle rien, tant mieux, le bonheur du titre aurait pu être gâché et c'est là que réside la force du film, cette recherche du souverain bien à tout prix. Mais j'aime cette vision simple des choses qui sont infiniment plus complexes et c'est tellement simple que le film parvient à être vrai alors qu'il n'est pas forcément réaliste. En tous cas c'est assez sublime. D'autant plus qu'il est magnifique bien dialogué. Rien qu'une phrase telle que "tu fais bien l'amour", l'entendre comme ça, l'air de rien, le sourire sur les lèvres, ça transpire l'amour et le bonheur. Je n'aime pas les gens heureux, je n'aime pas le bonheur, mais le bonheur de ce jeune homme avec tout ce qu'il entraîne me fascine. Je passerai outre la réussite totale des scènes limites érotiques et d'une grande subtilité du film. Putain de film. Simple mais avec une immense profondeur. Tout ce que j'aime.
    bidulle3
    bidulle3

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    4,5
    Publiée le 29 juin 2012
    Une histoire banal à notre époque, peut-être, mais en 1965, Agnès Varda réalise un film sulfureux, rempli de réflexion, de clin d'oeil, poétique, beau, joyeux mais ceci ne serais pas finalement qu'une abstraction au reste ? Avec "Le bonheur", elle nous emmène dans un univers impressionniste, les décors sont sublimes, ont est cerné de fleur, comme pour forcé cette gaieté, pour nous enivré, dans une ambiance coloré, aux frontière de la peinture tellement ont pourrais y voir une oeuvre d'art à chaque plan. Mais la vrai grande force de ce film, c'est la remise en question de l'amour, doit il être vécu avec une seul personne ? l'amour peut il se partagé ? mais surtout, à partir d'où l'idée moral arrive ... Agnès Varda choc part cette romance triptyque, d'un naturel incroyable, vrai couple dans la vie, Jean-Claude et Claire Drouot forme un couple authentique, et la cinéaste prend bien soin de montré les moindres petites choses du quotidien. Et élément qui donne encore plus de réalité, se sont leurs vrais enfants, tout ses détails donnent bien plus de relief. Mais malgré tout ceci, la palme reviens à la magnifique Marie-France Boyer, très belle, elle rentre parfaitement dans l'atmosphère, souriante, jovial, et terriblement excitante. Elle représente quelques chose comme le mal du bien, une personnification d'un surplus au bonheur, une addition, comme avec deux histoire d'amour, ont pouvais être deux fois plus heureux, mais jamais Agnès Varda ne va mettre les deux femmes en compétition, non, c'est le personnage de François qui en est la clef. Envie, fantasme, "Le bonheur" frappe fort, et se pose comme une oeuvre qui marque le corps et l'esprit. Je pense que chacun y verra sa perception, cependant, il est impossible de resté de marbre. En somme, "Le bonheur" est un film d'une grande force, doté d'une musique de Mozart qui nous hante pendant et après le visionnage, avec des endroit magnifique, tant part les partie de campagne, que les appartements, les jardins ... bref, Agnès Varda nous montre un film d'une grande tristesse entouré d'un univers joyeux, ce parallèle est juste génial, ont ne peut pas être triste, mais ce final nous rend la gorge serré, avec une certaine incompréhension, voire de la colère ou pourquoi pas un sourire. C'est cruel, empoisonné, c'est juste la vie en faite. Le bonheur à un prix, et celui là est bien trop cher ...
     Kurosawa
    Kurosawa

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    3,0
    Publiée le 4 avril 2019
    C'est une famille heureuse, le couple vit paisiblement à la campagne avec deux enfants adorables, jusqu'au jour où François tombe amoureux d'une autre femme, Emilie. Il ne trompe pas Thérèse parce qu'il ne l'aime pas mais bien parce qu'il subit un coup de foudre. François ne voit aucun inconvénient à cela, c'est au contraire pour lui du bonheur qui s'additionne. Le film étonne par une douceur exacerbée à laquelle on peut être sensible quand la mise en scène se fait moderne, à l'instar de cette suite de champs-contrechamps dont la rapidité vertigineuse dit l'émotion qui saisit deux personnages sur le point de s'embrasser pour la première fois, mais qui flirte avec la platitude car le plus souvent enrobée dans une joliesse formelle qui affirme le refus de toute aspérité. C'est entendu, Varda fait un film sur le bonheur mais exclut tout de même trop longtemps le conflit, avant un dernier tiers plus équivoque osant une contradiction bienvenue entre une photographie très colorée et des sentiments plus partagés – le drame doit composer avec un élan vitaliste. Plus convaincant dans sa représentation d'un bonheur de surface, ou plutôt un bonheur nuancé, que dans une plénitude pas loin d'être mièvre, "Le bonheur" est un beau film imparfait.
    Adrien Perry
    Adrien Perry

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    3,0
    Publiée le 10 novembre 2010
    Cette esthétique vieille france, campagne, fraiche jouvencelle me ravit absolument...La fin glaciale est assez perturbante aussi d'autant plus que j'étais sur un nuage toute la première partie A Voir.
    David F.
    David F.

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    5,0
    Publiée le 12 mars 2009
    François vit avec Thérèse et leurs enfants. Ils sont heureux. Un jour, François rencontre une autre femme Emilie, dont il tombe également amoureux sans pour autant délaisser sa femme. Agnès Varda s'intéresse à la notion de bonheur à la fois comme concept individuel et collectif et de sa fragilité. Son film tel la nature "rousseauiste" où il prend place est d'une fluidité sans pareil. Elle dépeint avec honnêteté les relations de François et de "ses femmes", leur bonheur mais aussi leurs désillusions. Le Bonheur constitue un film d'une étonnante modernité aussi bien par sa quête de celui-ci mais aussi par sa vision de la famille. Un très grand film!
    brunocinoche
    brunocinoche

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    3,5
    Publiée le 11 novembre 2015
    1er film en couleurs d'Agnès Varda, peut-être pour magnifier un peu plus cette vision idyllique de la vie sentimentale du début du film. Il faut patienter dans le temps pour que le film prenne tout son intérêt à l'apparition de la seconde femme aimée. Un film dans l'air du temps, 68 n'est pas loin, un film grave malgré ses couleurs pastels. On aurait aimé des acteurs plus charismatiques mais la mise en scène d'Agnès Varda, légère et lumineuse, fait de ce film une belle réussite, à la fois simple et hors norme, à l'image de la cinéaste.
    max6m
    max6m

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    4,0
    Publiée le 3 mars 2009
    Le bonheur est un film en apparence très simple: un couple, François et Thérèse, vivent heureux avec leurs enfants dans la France des années 60. Puis François tombe amoureux d’une postière, Emilie, sans pour autant cesser d’aimer sa femme. Il croit alors en un bonheur cumulatif, partageant en toute bonne foi son amour entre les 2 femmes. Mais le propos est en réalité plus complexe. En célébrant en même temps l’amour familial, conjugal et l’adultère, l’amour libre, sans véritablement marquer de préférences et laissant le spectateur seul juge de ce qu’il voit, Varda ouvre son film à diverses lectures, variables selon la sensibilité de chacun. Certains se retrouveront dans la philosophie de François et son rapport à l’amour et d’autres seront choqués par cette infidélité, justifiant la perversité de ce comportement par la mort de Thérèse. Mais sur ce drame, Varda ne nous dit pas grand chose, restant très vague sur la nature du décès (accident ou suicide?). Ce qu’elle nous montre, c’est un même bonheur au début et à la fin du film (même séquence mais la maîtresse a pris la place de la femme). Elle place ainsi ces 2 relations dans un rapport d’égalité, qu’on pourrait lire comme un hymne à la liberté, la liberté de choisir son rapport à l’amour. Ce propos est porté par une mise en scène travaillée qui accompagne l’évolution des relations : d’abord assez plat et monotone, le montage devient plus saccadé à partir de la rencontre François/Emilie. Varda ose quelques effets de mise en scène, fonctionnant par associations d’idées, assez efficaces (visite de François dans l’appartement d’Emilie, François soulevant le corps de sa femme, inserts de publicité ou de plans de fauves). Enfin, il faut souligner le riche travail apporté au traitement de la couleur. En associant un code chromatique à chacune des 2 femmes, Varda utilise de manière ludique les couleurs, tout au long du film, parachevant ainsi un travail formel en parfaite adéquation avec le propos. Une réussite.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    4,0
    Publiée le 18 octobre 2010
    Tourné en 1965 ce film a perdu en 2010 tout son coté novateur et provocateur...Au temps des relations éclairs conclues sur le net,il me paraît extravagant d'autant que son ton « nouvelle vague 1960 » est complètement obsolète. Pour moi ,aujourd'hui vieux soixantehuitard, il demeure ce qu'il était: terriblement douloureux au point que je ne peux le regarder seul. Je passe sur son coté esthétisant,coloré et bucolique que madame Jacques Demy ,en parfaite symbiose avec son mari, à su rendre de parfaite façon sans oublier les teintes vives des vêtements et des décors intérieurs comme extérieurs,je passe aussi sur les acteurs dont le jeu paraît un peu décalé bien que très présent,je passe aussi sur quelques gros plans et quelques ralentis à répétition qui me déplaisent ainsi que la bande son vraiment ringarde de Mozart dans ce contexte. Car,sur ce film le contenu passe avant le cinéma tant le sujet traité est grave:le bonheur,le vrai,le plus dur à atteindre ;celui entre deux êtres destinés à vivre ensemble et à fonder l'avenir familial. Agnes Varda fait un choix courageux,elle se fait l'avocat de l'homme dont les arguments sont parfaits, nonobstant son égoïsme absolu et puis elle passe de l'autre coté ,celui de l'épouse, pour nous montrer sans une seule parole inutile quelle est sa réponse. Enfin,elle termine sur la maîtresse de « jour » pour conclure son propos et sa logique absolue.45 ans après,il me glace toujours autant.
    EvaR
    EvaR

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    5,0
    Publiée le 7 septembre 2012
    Une oeuvre incroyable, visuelle tout d'abord, avec une esthétique inspirée des peintres impressionnistes, mais aussi morale.. L'histoire est terriblement dérangeante. C'est pour ces raisons que tout est réussi, tout est impeccable. Probablement le long métrage de Varda le plus éblouissant de sa carrière.
    fresh-BUZZ
    fresh-BUZZ

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    3,0
    Publiée le 4 février 2013
    Le Bonheur est un merveilleux film d'amour comme on en voit plus, un film d'amour passionné, beau et intelligent, d'une beauté et d'une sensibilité incroyable, le premier film en couleur d'Agnès Varda est un pur bonheur, un régal pour les yeux. Agnès Varda signe un film quelque peu ennuyeux par moment, mais tellement beau et émouvant qu'on ferme les yeux, Le Bonheur est un film malin et émotion sur l'amour, les sentiments, la famille. Le scénario est bon, parfois ennuyeux, mais tellement efficace et beau, ça se laissé regardé avec un plaisir non-dissimulé, les personnages sont beaux et très attachants, les acteurs sont bons, Jean-Claude Drouot est parfait, Claire Drouot est très bonne, Marie-France Boyer est bonne, les dialogues sont malins et terriblement beau, la mise en scène est maîtrisé et extrêmement inventive, la photographie de Jean Rabier et Claude Beausoleil est sublime, Jean-Michel Defaye signe une B.O. efficace et très belle. Le Bonheur c'est un très beau film d'amour, sensible et émouvant, on passe par toute sorte d'émotion, on en prend plein les yeux, mais surtout on aime le message, le contexte, terriblement moderne. Agnès Varda nous offre un film sublime, elle vise toujours juste et avec grâce, mais en plus de nous donné à voir l'un des plus beau films d'amour qu'on est jamais vu, elle le fait avec maîtrise et inventivité. Le Bonheur c'est émouvant, juste, lent, ennuyeux, prenant, efficace, sublime, inventif, maîtrisé, gracieux et surtout moderne. À voir.
    Petiot L
    Petiot L

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    3,5
    Publiée le 4 août 2013
    J'ai eu envie de rire au début , tout ce sucre , ce cul-cul-la praline , et j'ai été embarqué par tout ce qu'elle a voulu dire , montrer , faire passer . Et les qualités esthétiques de couleurs , cadrages en font un petit frere des demoiselles de Rochefort . Film audacieux , rare, et bien fait. Merci , thème classique, mais vision très personnelle .On voyage en plus dans une époque . Quelle artiste ! Tellement à contre-courant de tout ce qu'on peut voir .
    traversay1
    traversay1

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    3,5
    Publiée le 3 août 2016
    Le film a été fustigé à l'époque par son "amoralité". Ce qui était subversif, c'est qu'aimant Émilie, le héros (J.C Drouot, célèbre Thierry la Fronde, pour la première fois au cinéma) n'en aime pas moins Thérèse : il agit par addition et ne comprendrait pas qu'il faille choisir. D'ailleurs sa bonne foi est si entière qu'il parle à Émilie de Thérèse, mais surtout à Thérèse d'Emilie, lors d'un de leurs dimanches à la campagne. Et que dire de la fin, une image du bonheur comme si rien ne s'était passé. Beaucoup de choses à dire sur la forme, un film Nouvelle Vague dans ses cadrages (du Godard "light") et son montage (l'audace des fondus au rose). Et sur la musique de Mozart, omniprésente. La mise en scène de Varda, cinéaste dentellière, est tellement délicate. 45 ans après, le film reste toujours aussi, euh, troublant.
    Daniel C.
    Daniel C.

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    4,0
    Publiée le 3 octobre 2017
    Quel drôle de film ! Je l'ai découvert ce dimanche au Louxor en séance matinale. Un invité à l'issue du film a parlé du film de John Ford, qu'il avait vu la veille et qui s'intitulait "Les deux cavaliers". Mouvement insu de son inconscient ? Je me suis demandé comment ce film aurait été perçu si le menuisier avait été une menuisière, qui aurait prôné aimer deux hommes. Le film d'Agnès Varda est beau, drôle parfois. Il constitue un témoignage ethnologique d'une époque, mais bien que tourné en 1965, la critique féministe semble absente. L'implacable sexisme du personnage de François (Jean-Claude Drouot, l'interprète de Thierry La Fronde) ne semble pas donner lieu à un quelconque regard critique. C'est pour le moins troublant. Cet homme apparemment gentil, tendre, aimant est à l'abri des tâches ménagères, de la responsabilité des enfants. Un drame surviendra, mais il semble le seul épargné. A tel point que "Le bonheur" semble rimer avec horreur. Lorsque le film s'est achevé dans les couleurs de l'automne, j'avais froid, tant l'issue de cette histoire me semblait glaçante.
    pierrepp
    pierrepp

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    5,0
    Publiée le 9 juillet 2013
    ce merveilleux film me conforte sur l'étendue du talent d'Agnés Varda, qui est une vraie cinéaste, avec un oeil averti sur les couleurs, les cadrages, la façon de filmer les scénes intimes avec la caméra en mouvement... trés moderne pour le début des années 60, son film a bien vieillit.
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