"Everyone says I love you" (USA, 1996) est un hommage de Woody Allen au genre très particulier qu'est la comédie musical. Le film est au carrefour entre Stanley Donen et Woody Allen, Donen pour les chorégraphies et les musiques miélleuses et Allen pour l'humour doucement grinçant et la direction d'acteurs assurées. Le film, parsemé de chansons très bien écrites et fort bien chorégraphiées, est l'histoire d'une famille recomposée en proie à de nombreuses péripéties aux apparences insignifiantes mais qui, par le truchement de la caméra allenienne, deviennent des évènements. L'humour pataud de Woody Allen agit sur l'histoire est donne à voir des situations plus cocasses les une que les autres. Le film datant tout de même de 1996, il s'agit d'un véritable exploit de la part de Woody Allen d'avoir réussi à réssusiter le temps d'un long-métrage le genre musical. En effet, hormis une dominante psychologique qui hante le film, la patte d'Allen et une photographie américaine typique des 90's, rien ne distinguerait "Everyone says I love you" de "Singin' in the rain" (USA, 1953) de Donen et Kelly. Cependant les chansons, si elles sont entraînantes, ne gravent nullement ( hormis bien sûr la chanson éponyme ). En conclusion, connaissant trop peu l'oeuvre d'Allen je ne peux critiquer ce film en tant que place dans la filmographie du cinéaste, cependant je peux dire qu'il s'agit là d'un très belle hommage, plus loin de l'esprit Allen que ne l'était "Take the money and run" (USA, 1969). Ceci est donc bien la preuve que "Everyone says I love you" est un excellent hommage. Excellent hommage certes mais pas un chef d'oeuvre.
A une époque où le chômage, la guerre, le crime, et la corruption inspirent de nombreux cinéastes, Woody Allen décide, quant à lui, de s'attaquer à un genre cinématographique des plus euphorisants, la comédie musicale. Pied de nez aux courants dominants ou projet de longue date ? Peu importe, l'idée elle même doit être saluée comme une claque en pleine figure de la morosité ambiante. Certains ne manqueront cependant pas de se demander ce que le neurasthénique Woody est venu faire dans un genre qui faisait de la joie de vivre son leitmotiv, avant que Bob Fosse en constate le déclin. Les inconditionnels du cinéaste n'ont cependant guère lieu de s'inquiéter quant aux thèmes abordés par le film : la forme ne change rien au fond chez cet entêté de la description intimiste et du bavardage brillant. On retrouve l'intellectuel complexé en mal d'amour, les couples mal assortis, la bourgeoisie new yorkaise avec ses petits problèmes existentiels, et d'autres détails reconnaissables de son univers. Les scènes proprement "musicales", assez rares mais franchement burlesques, jouent sur l'effet de surprise. Elles ne sont pas indispensables à l'histoire, qui est suffisemment relevée, mais elles apportent un grain de folie qui vient à point pour "arranger" des situations de plus en plus délicates. L'hommage rendu à Groucho Marx, au travers dun numéro musical denvergure, est emblématique du nouveau virage burlesque de l'auteur d"Intérieurs". Son sens de l'humour, depuis qu'il n'est plus axé exclusivement sur son personnage dinellectuel déphasé, est parfaitement aiguisé. Et même si, pour certains, ses uvres les plus marquantes appartiennent à la mouvance "bergmanienne" du cinéaste, ce film est une grande réussite.
Un très bon Woody Allen, qui sait faire rire et émouvoir en même temps (du Woody Allen, quoi!). Le film offre de purs moments de folie très agréables. Je ne sais aps trop quoi dire, juste que c'est du pur Woody Allen, avec ses problèmes d'amour, ses fantasmes habituels... à voir!
"Tout le monde dit I love you" ou un film aérien, harmonieux, interprété et mis en scène fort joliment par un Woody Allen d'humeur -presque-joyeuse, bref un divertissement aussi agréable que musical. Tim Roth y est parfait et les autres acteurs suivent la cadence en rythme, tout ce petit monde semblant effectivement inspiré par l'amour...