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La Clepsydre
note moyenne
3,2
47 notes dont 15 critiques
40% (6 critiques)
0% (0 critique)
13% (2 critiques)
7% (1 critique)
33% (5 critiques)
7% (1 critique)
Votre avis sur La Clepsydre ?

15 critiques spectateurs

Piarvi Recherreen
Piarvi Recherreen

Suivre son activité 9 abonnés Lire ses 128 critiques

5,0
Un film circulaire et allégorique. Il m'aura fallu un second visionnage pour dépasser la surprise déroutante du premier. "La Clepsydre", c'est le pèlerinage d'un homme en quête de vérité et d'absolu, à la recherche de son père et sans doute aussi de Dieu, mais qui ne trouve sur son chemin qu'un monde en délabrement physique et moral, gouverné par l'éphémère et le caractère passager des choses. Les guides sont aveugles, les portes condamnées par de grands murs en pierre, les routes perdent ceux qui les empruntent, quand elles ne sont pas des impasses ... Construit comme un rêve, avec sa succession de scènes sans lien cohérent apparent entre elles, le film est un "passage" permanent ; non pas vers les réponses espérées, mais vers le doute le plus absolu.
benoitparis
benoitparis

Suivre son activité 51 abonnés Lire ses 1 273 critiques

5,0
Avant le révolu, il y a un monde onirique, introspectif, spectral, baroque, avec du merveilleux enfantin et de l’humour surréaliste, et aussi de l’érotisme, où un père démiurge est conservé dans un état indéterminé entre la vie et la mort. Il a été construit littérairement par Bruno Schulz, il est visualisé par W. J. Has. L’écrivain se référait à son roman familial et à un monde menacé, le cinéaste évoque lui un monde physiquement anéanti, dans les deux cas c’est celui du judaïsme polonais. L’adaptation du roman « Le manuscrit trouvé à Saragosse » démontrait déjà le génie de Has pour créer un monde cinématographique baroque et à la lisière du fantastique. Il est radicalisé dans « La clepsydre ». On ne peut guère que comparer aux visions d’un Fellini, mais combien l’univers du polonais est plus grave, radicalement détaché, poignant. « La clepsydre » est un chef d’œuvre unique.
thewall
thewall

Suivre son activité 4 abonnés Lire ses 740 critiques

5,0
Il est rare d'être confronté au génie, surtout au cinéma. Il est des évidences qui sont pourtant immédiates : Has fait partie des plus grands cinéastes du siècle et pourtant l'oubli semble le frapper comme une malédiction. La vision jubilatoire et mystique de cette Clepsydre est là pour confirmer tout le bien que l'on pense de ce cinéaste visionnaire. La richesse tant thématique que visuelle de ce film pourra en décourager plus d'un, mais pour tous les amateurs de perles rares, c'est un objet à contempler avec dévotion. Les amateurs d'ambiances étranges et gothiques ; ceux qui jubilent à la vue de paysages désolés et de natures mortes (avec cimetière brumeux et spectres errants); ceux qui aiment les paraboles religieuses et les scènes transcendantes à la Tarkovski doivent impérativement voir ce bijou d'intelligence et de beauté plastique. Attention, chef-d'oeuvre !
stebbins
stebbins

Suivre son activité 310 abonnés Lire ses 1 782 critiques

2,5
Pour rendre compte de la sophistication inouïe d'un film comme La Clepsydre il conviendrait presque de n'en parler qu'avec des mots de cinq syllabes ou bien de rédiger une critique intégralement en alexandrins. Effectivement l'oeuvre de Wojciech J. Has est proprement démiurgique dans sa forme : la densité des images est évidente, la direction artistique extraordinairement imposante, la mise en scène impressionnante, la continuité du récit par le montage exemplaire. C'est l'Art baroque à son acmé, avec tout son raffinement et toute sa démesure. Si l'on excepte la filmographie d'Orson Welles La Clepsydre contient quelques-uns des décors les plus merveilleux et les plus recherchés de toute l'Histoire du Cinéma. Véritable voyage dans le temps, symphonie sidérante voire parfois hallucinante, l'oeuvre-monstre de Wojciech J. Has a donc toutes les apparences du chef d'oeuvre absolu... Il est pourtant terriblement dommage de devoir affirmer que sans le génie visuel et purement rythmique de son réalisateur La Clepsydre ne serait qu'un récit nébuleux sans la moindre substance scénaristique. L'unité du film est indéniable dans sa structure mais fortement discutable dans son écriture : les personnages et leurs interactions sont peu développés, parfois même approximatifs ; l'évolution du semblant d'intrigue n'a visiblement ni queue ni tête, le film prenant des allures de visite au musée en cherchant à s'appuyer sur la magnificience de ses tableaux multiples. Bref La Clepsydre est certainement une oeuvre d'Art à part entière mais aussi un film qui n'assume pas véritablement son déséquilibre intrinsèque. Somptueux mais vain.
tixou0
tixou0

Suivre son activité 260 abonnés Lire ses 1 648 critiques

3,0
Totalement déconcertant en tant que tel, ce "Prix Spécial du Jury" cannois en 1973 a cependant des qualités esthétiques flagrantes (ambiance ethno-fantastique, décors surtout, absolument époustouflants, entre « gothique », expressionnisme et baroque). Onirisme et surréalisme donnent la tonalité générale de quelque chose à l'évidence d'estimable, mais qui résiste en permanence à l'entendement : méditation sur le temps, qui s'écoule et se contracte, entre failles et repentirs des souvenirs, probablement, mais quoi d'autre ? J’avoue être restée largement en dehors d’un propos m’échappant, ce qui justifie alors une notation intermédiaire, la magie des images ne pouvant justifier à elle seule une adhésion supérieure ! Le cinéaste juif polonais Wojciech Has (1925-2000) adapte ici un recueil de nouvelles de son compatriote également juif, Bruno Schulz, abattu en pleine rue en 1942 par un gestapiste, dans le cadre d’une vengeance personnelle - le côté décousu du récit vient alors peut-être du passage à l'écran de plusieurs histoires, et non d'une seule (sauf à remarquer que le fil rouge minimum est la relation père/fils, le père de fiction s'appelant "Jacob" et étant marchand de tissus comme le père de Schulz, et ayant la même place centrale que dans la vie réelle), fortement marquées à la fois par la nostalgie de l'enfance et la récurrence de fascinations nettement plus adultes, pour les dominatrices dénudées. Has a su à cet égard (ce qu’on ne peut que porter à son crédit !) reprendre avec pertinence et développer « cinématographiquement » ces obsessions qui faisaient aussi l’essentiel de l’autre partie du travail de Schulz, éminent graphiste : omniprésence de sa ville natale en Galicie (aujourd’hui ukrainienne) avec nombre de scènes de rue, importance du judaïsme (bien qu’étant « assimilé » et ne vivant pas dans le ghetto avant l’invasion nazie), culte pour la femme, quasi-idolâtre, voire teinté significativement de sado-masochisme.
max6m
max6m

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1,0
Non, désolé, ce film a beau être considéré comme un chef d’œuvre absolu, il n’a su susciter en moi qu’un profond ennui et une irrépressible envie de dormir… Non que le film soit dénué de tout contenu. Cette succession d’historiettes en provenance de différents écrits de Schulz est même plutôt dense en termes de métaphores, historiques ou religieuses, très ancrées dans l’histoire juive de la Pologne. Le film peut peut-être même se voir comme une vaste représentation symbolique du génocide juif, débutant par le voyage dans un des trains de la mort d’un jeune rêveur. Mais ça ne passe pas. Trop d’onirisme tue l’onirisme ! On se retrouve à regarder une succession décousue de scènes qui ne vont jamais au bout de ce qu’elles voudraient dire et ce foisonnement de séquences oniriques fini par nous fatiguer et nous plonger dans le même état de léthargie permanent que les patients de ce sanatorium. En cela le film est réussi, dans sa capacité à nous faire ressentir la même chose que ceux qu'on voit à l’écran… Puisque tout est rêve, tout peut arriver, le personnage peut se retrouver n’importe où, à n’importe quel moment et faire n’importe quoi, si bien qu’on perd rapidement l’intérêt à suivre ses diverses péripéties fantasmatiques gavées, comme des oies, de symboles. Et l’abus de foie gras fini par écœurer. Et je suis pourtant très loin d’être réfractaire à l’abstraction! On pourrait alors se raccrocher à la beauté des images et au travail de la mise en scène pour rester éveillés, mais même là, la déception fut grande. Certes, Has sait bien bouger sa caméra, mais les couleurs pâles et le flou de son film, en respect aux conventions du rêve les plus ringardes, nous donne plutôt l’impression que le film est malencontreusement passé à la machine à laver… Au final, on ne sait plus vraiment si le film est flou ou si c’est notre vue qui commence à déclarer forfait, le sommeil nous gagnant. La Clepsydre fut plus pour moi un véritable défi lancé à ma capacité à garder les yeux ouverts.
zecreep
zecreep

Suivre son activité Lire ses 3 critiques

5,0
Grandiose et monumentale. Pas de mots assez forts pour parler de LA CLEPSYDRE, oeuvre géniale et visionnaire.Le film est une véritable accumulation de scènes anthologiques qui nous confronte au sublime. Le film s'impose avant comme une référence dans le macabre intelligent. Les amateurs de fantastique apprécieront. Fans de Tarkovski, Bela Tarr, Boutonnatet autres amateurs de curiosités, ruez-vous sur ce spectacle inouï, d'autant qu'il est rare.
gemini-hell
gemini-hell

Suivre son activité 21 abonnés Lire ses 395 critiques

1,5
Film stupéfiant de maîtrise au niveau technique et artistique. Mais l’histoire … hormis les premières scènes dans le train et l’arrivée au sanatorium ainsi que le magistral plan final, quel dédale confus et peu accessible auquel nous assistons. Et les dialogues n’éclaircissent en rien le cheminement mental du héros principal. Laborieux. Certainement le plus gros budget de l’histoire du cinéma en toiles d’araignées.
beth62
beth62

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1,0
Un mélange absurde psychédélique qui évoque les univers complexes et torturés de David Lynch et Terry Giliam... peut être un peu excessif et long. J'aime ce genre de cinéma, mais pourtant, j'ai arrêté le dvd à la moitié du film. J'aurais peut être du chercher à ressentir, à me laisser "assommer" et emporter, plutôt que de trop réfléchir en quête d'explications logiques...
fred1
fred1

Suivre son activité 1 abonné Lire ses 9 critiques

5,0
4 étoiles me semblent insuffisantes pour ce pur chef-d'oeuvre totalement en dehors du cinema conventionnel, un voyage dans le subconscient, totalement onirique mais totalement accessible, jamais ennuyeux, plein d'humour, d'une imagination inimaginable, poétique, au coeur de l'univers hassidique, très émouvant aussi avec des décors parmi les plus soignés que je n'ai jamais vu (à l'exception des films de Jeunet et Caro et de Polanski). A quand une édition en video, DVD.... je cotiserais si cela se pouvait pour contribuer à faire éditer ce film en DVD.
frougeot
frougeot

Suivre son activité 8 abonnés Lire ses 8 critiques

5,0
Eveil au cinéma d'art. Quand le cinéma devient peinture, le mot chef d'oeuvre plus que jamais semble approprié; oniriste et religieux, profondément ennuyeux peut être, mais d'un ennui riche, qui nous oblige à voir ce que le film évoque, encapsule. Tout simplement sublime.
ciedesloups
ciedesloups

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0,5
Lorsque La Clepsydre de Wojciech Has est sorti au cinéma, je suis allé le voir avec des amis dans une salle d'arts et essais du Quartier Latin : au début de la séance il y avait une vingtaine de spectateurs, nous étions 5 étudiants et fûmes les derniers à quitter la salle après 1 heure Sans commentaire Il existe des cinéastes qui ont peu de succès, pour beaucoup ce n'est pas justifié, pour Has peut-être que si
Wingnut7
Wingnut7

Suivre son activité 11 abonnés Lire ses 306 critiques

1,0
On essaye de comprendre au début et on se perd vite au fil du chemin, peut-être un manque de compréhension, dans un monde fantastique où le personnage principal change d’univers comme de chemise de façon invraisemblable et loufoque.On commence à s’ennuyer après avoir essayé de comprendre ce que le réalisateur veut vraiment raconter à travers cet univers de rêves,de situations inimaginables et incompréhensibles.Peut-être un de ces artistes complètement délurés.
Pablo TM
Pablo TM

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3,5
Un jeune homme rend visite à son père mourant. Il est logé dans un sanatorium où le temps ne fonctionne pas normalement. Ici son père est vivant alors qu'ailleurs il est mort. Le voyage s'engage alors dans un voyage à travers le temps et l'espace où se mêlent souvenirs et rêves. Ambiance onirique bien rendue. Le films rappelle beaucoup Le manuscrit trouvé à Saragosse (film suivant du cinéaste). La photographie est sublime (grand angle, mouvement de caméra) et les décors fastueux venant contredire l'ambiance de putréfaction qui suinte du film. On pense également au Stalker (Tarkovski, 1979) et au roman Ubik de Philip K Dick (1969). Le rythme est néanmoins un peu pesant et les références à la Kabbale et à la culture juive un peu opaques.
Pseudofile
Pseudofile

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1,5
Après une journée bien remplie, je m’étais décidé à me faire une séance ciné tranquille, mais voilà que je jette mon dévolu au hasard sur Sanatorium. Alors là, je ne sais pas s’il faut avoir le cerveau vidé pour accepter n’importe quoi ou pour se plonger de manière analytique dans la psyché de l’auteur. Un film ésotérique, incompréhensible pour le spectateur lambda qui veut juste se détendre, donc pour moi. Ca tourne en rond dans d’interminables scènes en plans séquences, en lents panoramiques, en long travellings. Les scènes s’entrechoquent d’un plan à l’autre dans une narration elliptique qui m’a perdu définitivement. Je me suis même demandé si les acteurs comprenaient ce qu’ils jouaient… J’ai baillé tout du long, ça devait servir à ça je suppose. Mais si le rêve permet de raconter tout et n’importe quoi, il m’aura épargné de tenter de comprendre ce film en songe. Par contre c’est bien filmé et l’ambiance visuelle est particulière. A rapprocher d‘Imaginaerum pour le ressenti.
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