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    New York-Miami
    note moyenne
    4,1
    648 notes dont 68 critiques
    répartition des 68 critiques par note
    26 critiques
    29 critiques
    10 critiques
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    Votre avis sur New York-Miami ?

    68 critiques spectateurs

    Jack G
    Jack G

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    3,5
    Publiée le 15 juin 2020
    Pour n’importe quelle analyse pertinente d’un objet culturel particulier, il est toujours sage de revenir à la source des évènements qui y ont donné naissance. Ce schéma est valable dans de nombreux domaines, et notamment pour le cinéma. Ainsi, pour quiconque s’intéresse à l’origine de la comédie romantique sur grand écran, New York-Miami, archétype du genre, est une étape incontournable. Tourné par William Heise en 1896, Le Baiser, un des premiers films connus, montre un câlin de 18 secondes. Depuis, les réalisateurs ont toujours été fascinés par représentation des sentiments amoureux au grand écran. En intégrant l’humour à la complexité de l’amour, la comédie romantique a traversé le temps par son universalité et parce qu’elle a évolué en fonction des attentes de chaque époque. Plusieurs films muets, comme La Petite Vendeuse (1927) appartiennent au genre, mais il s’imposera plutôt avec le parlant. Les décennies 1930-1940 sont l’âge d’or de la comédie dite « screwball » (loufoque), dans laquelle hommes et femmes, amourachés les uns des autres, échangent un feu roulant de mots d’esprit, et dont New York-Miami est justement un bon exemple puisque ce long-métrage est considéré comme le premier du genre. La comédie romantique est un genre indémodable grâce à sa capacité à insuffler une dose d’humour dans les tourbillons psychologiques de l’amour. Avec cette nouvelle réalisation, Capra aère le genre de la comédie américaine en l’emmenant à l’extérieur, entre Miami et New-York, dans une folle escapade. Mais cette entreprise ne s’est pas faite sans difficulté, comme le démontre la genèse mouvementée de ce projet sur lequel au départ personne n’aurait parié. C’est chez son coiffeur que Capra découvre dans la revue Cosmopolitan la nouvelle Night Bus de Samuel Hopkins Adams, connu pour avoir dévoilé des problèmes de santé publique au tournant du XXème siècle. Capra, pensant un jour en faire quelque chose, fait acheter les droits d’adaptation cinématographique à Harry Cohn, président de la Columbia Pictures depuis 1924, pour une somme dérisoire, et en confie l’écriture du scénario à Robert Riskin, scénariste attitré du cinéaste pour la majorité de ses films. Le jour où Capra décide d’en faire son nouveau film, il se heurte à une réticence généralisée. Malgré plusieurs tentatives, la mode des films d'autocar ne rencontre pas le succès au box-office, et les dirigeants de la Columbia tentent par tous les moyens de décourager Harry Cohn de produire ce film. En outre, aucune vedette ne veut jouer dans cette adaptation. Le scénario est initialement écrit pour Robert Montgomery qui décline la proposition, la trouvant sans intérêt. Quand Harry Cohn, le patron de la Columbia, se montre intéressé par le sujet, Louis B. Mayer, président de la MGM, qui ne croit pas une seule seconde au potentiel commercial de ce film, décide de punir son acteur Clark Gable, en disgrâce au sein du studio, en le poussant à aller tenir ce rôle. En dépit de ses protestations, Clark Gable doit l’accepter. Le producteur tient en effet à réprimander l’acteur, déjà victime des méfaits de l’alcool, après que celui-ci ait refusé plusieurs scénarios sous des prétextes ridicules. Son châtiment se traduit donc par son exil pour quelques semaines à la Columbia, une compagnie bien moins prestigieuse que la MGM. Pour l’instant. En face, on ne peut pas dire que le rôle féminin principal ait plus tenté les actrices, puisque tour à tour, ce sont Myrna Loy, Constance Bennett, Margaret Sullavan, Bette Davis, Loretta Young, Carole Lombard et Myriam Hopkins qui le refusent. Claudette Colbert n’est pas plus intéressée et pose ses conditions : son salaire doit être doublé et, voulant partir en vacances, le tournage ne doit pas dépasser un mois. Harry Cohn accepte et l’actrice, à contrecœur cependant, est donc obligée d’accepter. Pour ne pas que le terme "bus" apparaisse dans le titre, on change l’intitulé de la nouvelle en « New York-Miami », qui doit aussi être réécrite entièrement afin d’approfondir les personnages principaux et leur donner plus de consistance. Le tournage peut enfin débuter, mais Capra n’est plus du tout enthousiasmé et n’a qu’une seule envie à ce moment-là : en finir le plus vite possible. En plus de cette exaspération, Capra, desservi par la mauvaise grâce de ses acteurs principaux, ne bénéficie que d’un budget dérisoire de 325 000 dollars pour mener à bien son projet cinématographique. Il décide alors de prendre tout ceci à la légère et le tournage se déroule très vite, notamment à cause des caprices de Claudette Colbert. Mais finalement, le résultat le satisfait, en grande partie grâce au jeu du couple en tête d’affiche, les deux acteurs ne se supportant pas, ce qui rend bien service au réalisateur pour le réalisme des relations entre les personnages du film et notamment dans la scène de ménage improvisée au motel. A ce sujet, et toujours dans sa biographie, Capra écrivit cette remarque croustillante : "Tout ce que Claudette Colbert avait à faire, c’était de taper sur le système de Gable pendant le tournage comme elle me tapait sur le système en dehors du tournage." Lors de la première aux Etats-Unis, le 22 février 1934, New York-Miami est froidement reçu par la critique. Sa sortie sur le territoire nationale est très discrète, et le film commence même à disparaitre de certaines affiches au bout d’une semaine seulement. Mais le public répond présent et consacre très rapidement le film par un franc succès dans les salles. Ainsi, les spectateurs américains font en très peu de temps du long-métrage l’un des plus gros succès de 1935. Ce triomphe atteint son paroxysme lors de la cérémonie des Oscars 1935. Nominé dans les cinq catégories les plus prestigieuses, il en remporte chaque trophée : meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleur acteur, meilleure actrice, et, récompense suprême, le film de l’année. New York-Miami est le premier film de l’histoire à réussir cette performance, avant que ce record ne soit égalé 40 ans plus tard, en 1975, avec le sublime Vol au-dessus d’un nid de coucou, de Milos Forman. Dans sa biographie, Frank Capra a écrit à propos de ce succès : "Ce qui m’étonne le plus dans cette histoire, ce n’est pas en fin de compte que New York - Miami soit devenu un classique, c’est que le film ait vu le jour. Un film sur la façon dont It Happened One Night fut fait aurait été encore plus drôle que le film lui-même". Il faut dire que la genèse du long-métrage a été longtemps incertaine, mais les deux acteurs principaux, peu enclins à participer au projet, magnifient cette œuvre par leur spontanéité. Clark Gable est parfaitement convaincant dans le rôle du journaliste insolant au grand cœur, tandis que Claudette Colbert excelle dans le rôle de la jeune bourgeoise fière mais fragile. Capra ajoute cette belle remarque à propos de son acteur, Clark Gable : "Je crois que ce fut le seul film de Gable où il n’ait jamais eu la possibilité d’être lui-même, d’être le vrai Gable, viril, enfantin, attirant, un peu mufle sur les bords." Précisons à son propos, qu’à tort ou à raison, une légende vivace lui attribue une influence sur la mode masculine de l’époque, grâce à la scène où il enlève sa chemise et dévoile son torse nu. Les ventes de sous-vêtements masculins auraient alors fortement baissé à la suite de la sortie du film, et les fabricants essayèrent de poursuivre le studio Columbia. Quoiqu’il en soit, Clark Gable obtient grâce à ce film le seul Oscar de sa carrière et retrouve la MGM, qui l’avait écarté, avec le statut de grande star du cinéma. De son côté, la Columbia sort de l’ombre et s’impose définitivement comme un studio majeur d’Hollywood. Jusque-là, ses premières productions furent pour la plupart des westerns rapidement tournés. En conclusion, il est important de souligner les influences apportées par ce film sur la société de son temps. En plus de l’hypothétique chute des ventes de sous-vêtements masculins liée à la scène avec Clark Gable, d’après Stanley Cavell, connu pour ses travaux de philosophie sur le cinéma, New York-Miami fait partie des longs-métrages fondateurs du sous-genre des comédies américaines de remariage, un concept formulé par Cavell lui-même. Notons également que la fameuse chute du « mur de Jericho », sous-entendue à la fin du film, Code Hays oblige, choqua l’Amérique puritaine, hostile aux relations sexuelles hors mariage. Enfin, le dessinateur Fritz Freleng a confié s'être inspiré de New York-Miami (son film préféré), en particulier de la manière avec laquelle Clark Gable mange des carottes tout en parlant, pour créer le personnage de Bugs Bunny. Une anecdote croustillante à propos de ce film fondateur de la comédie loufoque, sous-genre mélangeant subtilement le burlesque et l’humour slapstick avec des questions liées aux mœurs, et en l’occurrence, le remariage, dont l’âge d’or perdure jusqu’au milieu des années 1940.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 11 avril 2020
    La modernité de ce film m’a bluffé ! Non seulement Capra invente la comédie romantique moderne, mais il l’invente sous une forme tellement parfaite qu’on n’a presque rien trouvé à lui ajouter de valable depuis. Un couple que tout oppose, l’homme-ours et la femme-enfant, des acteurs à forte personnalité, le road trip qui vire à la lune de miel, les petits détails qui rendent les personnages attachants (une miette coincée entre les dents, un crachat raté, un cours d’auto-stop... combien de films de cette époque ont eu ce genre d’idées géniales?) et surtout un scénario brillant, où les dialogues n’écrasent jamais la vérité des situations (contrairement à certaines comédies screwball que je trouve beaucoup plus datées). Bref, un modèle du genre, incontournable.
    lecercledesrockeursdisparus.com
    lecercledesrockeursdisparus.com

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    4,0
    Publiée le 16 juillet 2019
    Clark Gable crève l'écran dans New York-Miami, qu'il partage avec une gallerie de seconds rôles savoureux, à l'instar de Shapeley ou du conducteur de bus. Le film est rythmé par des échanges drôles, teintés de l'ironie mordante et familière à Gable. Celui-ci possède un charisme fou et une élégance rare qui rendent chaque scène dans laquelle il apparaît absolument inoubliable (la scène des murs de Jéricho : un sommet de comédie). Certes, les personnages sont stéréotypés et le scénario un peu convenu, mais les dialogues sont brillants et l'histoire, bien qu'elle suive un scénario finalement peu originale malgré des péripéties réjouissantes, permet de passer un bon moment. Sorti il y a près de 85 ans, ce film dépeint une atmosphère d'un autre temps, dont on ne peut être que nostalgique...
    que du cinéma
    que du cinéma

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    4,5
    Publiée le 25 mars 2019
    Film romantique avec un couple mythique du cinéma. Beaucoup de moments où l'on rie. Film qui raconte la fuite d'une fille de milliardaire qui rencontre un homme; ici joué par Clark Gable
    Patjob
    Patjob

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    5,0
    Publiée le 24 janvier 2019
    Quel régal que ce classique de la grande comédie Américaine, signé par l’un de ses rois, qui concilie admirablement humour et humanisme. Toutes les qualités des meilleurs films du genre sont là : rythme endiablé, situations cocasses, dialogues étincelants, et une dimension sentimentale qui joue très intelligemment sur la suggestion et l’ambiguïté. Sans que tout cela ne soit déconnecté de la réalité sociale de l’Amérique en crise économique, rappelée en quelques plans saisissants. Chaque minute est à savourer ; c’est tellement jubilatoire que l’on aimerait que cela dure longtemps et pouvoir se souvenir de presque tout. Un film qui n’a pas pris une ride, dont se délectera des décennies encore, et qui constitue une grande leçon pour les faiseurs de comédies à gros sabots et à situations convenues.
    Wagnar
    Wagnar

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    5,0
    Publiée le 25 janvier 2018
    Comblés d'Oscars (Meilleur film, meilleur réalisateur, meilleur acteur masculin et féminin, meilleur scénario adapté) amplement mérités, New York-Miami est un authentique chef-d'oeuvre ainsi qu'un des meilleurs films de Frank Capra. Claudette Colbert est parfaite en fille à papa faussement sûre d'elle et l'arrogance souvent irritante de Clark Gable trouve ici parfaitement son emploi; surtout, la façon dont les deux personnages passent de l'irritation à l'amour est dessinée avec une subtilité parfaite. Mêlant en un parfait équilibre rire et émotion, menée tambour battant et sans temps mort, New York-Miami est l'une des comédies les plus parfaite de l'âge d'or.
    Matthias T.
    Matthias T.

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    4,0
    Publiée le 5 janvier 2018
    Une comédie romantique vraiment très sympathique et bien écrite. Le duo Riskin-Capra faisait bien des étincelles !
    raphaelK
    raphaelK

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    5,0
    Publiée le 2 novembre 2017
    Ici, rien ne paraît artificiel, alors même que toute l’histoire repose sur l’incongruité des situations : c’est que l’interprétation des acteurs principaux repose sur la spontanéité. La réalisation, elle, crée un rythme en parfait équilibre, très rapide avec de fréquentes ellipses, tout en étant à plusieurs reprises ralenti, pour permettre au spectateur de reprendre son souffle, comme dans certaines scènes tournées en un seul plan, où les comédiens jouent la situation d’une traite. Le naturel est permanent mais pas systématique, évitant au film toute monotonie : parfois Capra choisit un plan très travaillé, comme ce magnifique gros plan de Colbert en train de se dévêtir, à contre-jour près de la fenêtre du motel, une faible lumière n’éclairant que ses yeux – scène où les contours du dos et de la nuisette de Colbert forment une silhouette frêle, sensuelle, puissamment graphique, qui dit la gêne puritaine, mais aussi la pureté fondamentale du personnage, prisonnier d’une situation fortement érotique.
    Xavi_de_Paris
    Xavi_de_Paris

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    3,5
    Publiée le 10 septembre 2017
    La quintessence de la comédie romantique à l'ancienne, portée par un duo très crédible, formé par Clark Gable et Claudette Colbert. "New York-Miami" suit les tribulations d'un homme et une femme issus de deux univers différents, qui vont apprendre à se connaître, à s'apprivoiser. Les répliques et réparties piquantes ne manquent pas tout au long du film, le film mêlant humour et mélo avec un savant dosage. La façon de traiter le sujet donne une vision très moderne pour l'époque du sentiment amoureux, ce qui en fait une réussite encore aujourd'hui.
    JimBo Lebowski
    JimBo Lebowski

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    4,0
    Publiée le 16 juin 2017
    Road movie tendre, drôle, malicieux et romanesque avec un duo d'acteurs jouant la comédie à la perfection, dans le sens où le récit s'amuse à chambarder les registres sans que cela ne paraisse invraisemblable, avec un côté vaudevillesque plaisant. Juste une réserve sur le final où tout se dénoue pour le coup de manière très convenue, Capra a trop souvent tendance à enjoliver les choses à l'excès et je trouve justement que cette histoire aurait méritée une conclusion un peu plus subtile que ça. Mais globalement j'ai vraiment adoré, excellent moment, et je n'en attendais pas tant.
    TTNOUGAT
    TTNOUGAT

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    5,0
    Publiée le 24 mai 2017
    Délicieuse comédie, c’est l’adjectif qui convient le mieux à ce chef d’œuvre dont un couple est le sujet. Tout cinéphile se souvient de la trompète de Jéricho, des deux mottes de paille et de la leçon d’auto-stop. Claudette Colbert et Clark Gable n’ont pas volé leurs oscars, c’est cette unanimité qui donne à l’art cinématographique ses lettres de noblesse. On peut toujours ne pas aimer mais ne pas admirer, c’est ne pas en voir la richesse et encore moins la ressentir. New-York–Miami est en plus d'une comédie, un film d’aventure par son rythme et son suspense. Il est riche en passages romantiques et parsemé de détails sociaux chers à Capra. Il possède aussi un personnage attachant en la personne du papa d’Elie qui disparaitra de l’écran bien après Peter Warne, ce qui montre ou va la sympathie du réalisateur. Un dernier mot : ce film a plus de 80 ans, il n’a pas vieilli car il ne porte que sur les sentiments et qu’il ne s’est jamais voulu moderne…Capra ne se posait pas ce genre de question. C’est la vie qui a changé et particulièrement l’éducation et l’extrême jeunesse des spectateurs qui ne dépassent guère 40 ans. Dommage qu’ils n’approfondissent pas cet aspect des choses…Rien n’est plus utile que le cinéma pour se comprendre entre générations. Nous les anciens, nous comprenons fort bien les 15/40 ans…L’inverse est beaucoup plus rare ce qui n' éait pas le cas vis à vis de nos parents dont nous adorions leurs films préférés.
    pysa
    pysa

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    4,0
    Publiée le 10 mai 2017
    Une jeune femme fuit son père millionnaire qui s'oppose à son mariage et rencontre dans un bus un journaliste fauché. Frank Capra signe la quintessence de la comédie romantique.
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

    Suivre son activité 77 abonnés Lire ses 595 critiques

    4,5
    Publiée le 19 août 2017
    « New York-Miami » est la matrice de la comédie romantique actuelle et de la screwball comedy des années 30-40. Tout dans ce film est réjouissant : le couple d'acteurs principaux, au physique si particulier, Clark Gable et Claudette Colbert, les dialogues, vifs et piquants, irrésistibles, la mise en scène, fluide et inventive sans trop en faire, la photographie, réservant de belles séquences, notamment dans la nature,... Ce long métrage fait partie des meilleurs Capra, et autant le dire tout de suite, cela signifie que c'est un film d'une grande qualité et rafraichissant au possible. Un divertissement fin et intelligent, en somme, une rareté à notre époque ! Il paraît que l'ambiance était exécrable durant le tournage, les acteurs ayant été forcés de faire ce film par leurs producteurs : rien ne transparaît à l'écran, c'est dire leur professionnalisme. Au contraire, on sent une grande complicité entre Gable et sa partenaire, pimentée d'un brin d'agacement qui retarde à la toute fin des retrouvailles qu'on espère et qu'on devine depuis le début. Et comment ne pas évoquer l'humour omniprésent ! Que ce soit visuellement ou dans les dialogues, Capra a l'art de rendre le moindre évènement joyeux, de rendre la vie quotidienne euphorique, en partant de détails anodins ou de situations vues mille fois. Comme à son habitude, il utilise les clichés les plus rebattus pour mieux les faire voler en éclat. A ce titre, nombre de personnages sont ambivalents, apparaissant sous une dimension au début, et se révélant tout autre au fil du temps. Je n'en dis pas plus, mais vous comprendrez ce que je veux dire en regardant ce film : Capra a également l'art de surprendre. Rien ne lui résiste, encore moins le spectateur, qui ne peux que fondre devant ces personnages si attachants. En bref, un classique indémodable, et un film au charme envoutant. A voir !
    this is my movies
    this is my movies

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    4,0
    Publiée le 23 avril 2017
    Véritable matrice de la rom-com moderne, ce film de F. Capra est porté par un couple d'acteurs qui, à la base, n'avait pas très envie de jouer dans ce film. Produit par la Columbia, alors considéré commeun studio mineur, il se fera prêté ces 2 stars par les studios (Gable sera envoyé sur ce film pour le punir de sa liaison avec J. Crawford) et l'ambiance sur le tournage sera électrique, notamment entre Capra et C. Colbert. En définitive, le film sera le 1er de l'histoire à réaliser le combo ultime aux Oscars (meilleur film, meilleur réal, meilleur scénar, meilleur acteur et actrice, u exploit réalisé à ce jour par seulement 3 films !). L'alchimie à l'écran entre Gable et Colbert est évidente, leur mésentente sur le plateau participant surement au tout. Au milieu de tout ça, on trouve tout de même quelques scènes devenues cultes et on comprend pourquoi, même quand on voit le film en entier (ce n'est pas toujours le cas). Malicieux, enlevé, pétillant, le film est un vrai à suivre et il ose pas mal de trucs pour l'époque (aucun baiser entre les 2 stars, suggestion de l'acte sexuel, héros masculin torse nu, spoiler: femme qui quitte l'autel à son mariage !!!!! ) bref, ce road movie est un pur classique. D'autres critiques sur
    bobmorane63
    bobmorane63

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    4,0
    Publiée le 12 avril 2017
    Deuxième long métrage que je découvre du cinéaste Frank Capra après le chef d'oeuvre "La vie est belle" avec James Stewart et Donna Reed qui m'avait marqué par un message positif. Ce film "New York Miami" date des années 30 mais vieillit plutot bien au visionnage. On y suit une héritière d'une famille de riche sur le point de se marier qui fait une fugue sur le trajet comme le titre l'indique "New York Miami" et rencontre sur son chemin un journaliste dont les relations ne vont guère ensemble au départ mais vont se tisser un lien. La belle fait la une des magazines pour la retrouver et le journaliste hésite de faire un scoop contre une bonne paye. J'ai bien aimé ce film dans sa globalité qui possède un bon scénario, de bons dialogues parfois cocasses comme par exemple la scène de l'auto stop. La mise en scène est soignée pour son époque. Ses comédiens, Clark Gable qui ne porte pas encore la moustache et la belle Claudette Colbert forment un duo formidable entouré par d'excellents acteurs secondaires dont un certain War Bond qui fera pas mal de Westerns par la suite. A voir.
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