Vaudeville

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benoitparis
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4 - Très bien
« Vaudeville » est une comédie sentimentale qui charrie des stéréotypes inhérents au genre, mais qui, miracle, ne tombent pas dans la banalité. Le film montre simplement que les existences elles-mêmes reposent sur des stéréotypes… Comme « Grand guignol », Marboeuf décline de bout en bout la cocasserie du clown triste, jamais aussi bon que lorsque les situations sont objectivement tristes. La gageure est tenue jusqu’à la fin, c’est un numéro d’équilibriste sans faux pas qui distille un tendre bourdon.
Ajoutée le 31 mai 2011 à 21h04
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soniadidierkmurgia
19 abonnés |
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4 - Très bien
Jean Marboeuf est un cinéaste en marge du cinéma français qui a toujours refusé d’obéir aux règles du système. « Vaudeville » est le film qui aurait pu lui permettre d’accéder à des budgets plus conséquents. Comme il l’explique dans les bonus du DVD le film suivant « Grand guignol » lui a refermé la porte qui s’était entrouverte. Comme toujours avec ce type de réalisateurs (Séria, Thomas, Mocky,… ) une famille d’acteurs plus ou moins célèbres les accompagnent dans leur originalité. Pour Joël Séria ce sera Marielle ou Carmet, pour Pascal Thomas Ceccaldi ou Menez et pour Marboeuf la fidélité aura pour noms Marchand, Thibault, Giraud ou Serrault. Marchand avec son physique lycanthrope (pensez au loup de Tex Avery) était jusqu’alors abonné aux rôles de dragueurs invétérés. Des rôles un peu stéréotypés qui ont pu faire passer l’acteur pour un personnage superficiel marqué par une certaine propension à la veulerie. Marboeuf profita du moment dépressif de Marchand pour le faire changer de registre offrant le rôle du coureur de jupons à Giraud lui aussi excellent dans la catégorie dragueur de supermarché. Le pari a été réussi donnant à voir des personnages aux abords de la cinquantaine qui s’interrogent sur le sens à donner à leur vie. Chacun nous touche par sa fragilité. Le propos du cinéaste est un plaidoyer pour l’homme durement touché par la rébellion de la femme dans les années 70. Ce n’est pas un hasard si Marie-Christine Barrault est la seule à fumer, signe de l’émancipation autrefois plutôt réservé à la gent masculine. Les hommes dans le film ont perdu leurs repères et grands enfants qu'ils sont, demandent à la femme de les aider à se reconstruire après la révolution des mœurs qu’elle vient de leur imposer. Le noir et blanc donne un côté intemporel au film dont on pourrait croire qu’il se passe dans les années 60 si l’on en juge par les scènes au grand magasin ,impensables dans les eighties. Et pourtant Marboeuf par l’apparition d’un ado écoutant du hip hop replonge
Ajoutée le 03 août 2008 à 23h35
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